|
Inscrivez ici votre @dresse e-mail
Insérez notre lien, nous insérerons le vôtre
|
Nos récents articles
Les brèves de L'ObsE
08/07/2008
Les socialistes européens demandent à Sarkozy de contourner le vote irlandais
Dans un communiqué du 8 juillet et à deux jours de la présentation par Nicolas Sarkozy du programme de la présidence française devant le Parlement de Strasbourg, le Président du Groupe socialiste au Parlement européen, Martin Schulz, "invite la Présidence française du Conseil à œuvrer pour la continuation de la ratification du traité de Lisbonne". "Nous sommes devant une période très difficile de l'intégration européenne et nous espérons que la présidence française réussira à surmonter les problèmes qui résultent du non irlandais", a déclaré Martin Schulz. "Nous considérons que la ratification du traité de Lisbonne par Chypre, dans cette période difficile, est un très bon signe qui redonne de l'espoir à l'intégration européenne. Nous invitons par conséquent la Présidence française à continuer de travailler en ce sens, afin d'encourager tous les pays membres à ratifier le Traité de Lisbonne", a indiqué le Président du Groupe socialiste, en soulignant que "l'Union a vraiment besoin de ce traité pour pouvoir fonctionner efficacement."
03/07/2008
A son tour, le président allemand refuse de ratifier le traité de Lisbonne
Le président allemand Horst Köhler a annoncé lundi qu'il attendrait, avant de promulguer la loi portant ratification du traité de Lisbonne, l'avis de la Cour constitutionnelle (BVG), actuellement saisie de plaintes contre ce traité. Le député bavarois de la CSU, Peter Gauweiler, et le groupe parlementaire de gauche radicale Die Linke, ont déposé des recours devant la BVG, émettant des doutes sur la constitutionnalité du traité. Ces plaintes ont en commun de dénoncer des déficits démocratiques et le transfert vers Bruxelles de certaines prérogatives actuelles du Bundestag (chambre basse du parlement). Dans un communiqué, la présidence de la République explique que M. Köhler s'est conformé à une demande que lui a adressée la Cour constitutionnelle. Respectueux de l'ordre constitutionnel allemand, M. Köhler attendra donc que les puissants juges de Karlsruhe se prononcent avant de signer le document de ratification. La date de leur verdict n'est pas connue, mais ils semblent vouloir aller vite. La décision du chef de l'Etat est "indépendante de l'examen par le président de la loi d'approbation" du traité, souligne le communiqué: autrement dit, elle ne préjuge pas de sa décision finale. Or le président s'est toujours montré favorable à la ratification du traité, tout comme le gouvernement de grande coalition d'Angela Merkel. Le traité de Lisbonne avait été largement approuvé au printemps par les deux chambres du parlement, le Bundestag (chambre des députés) et le Bundesrat (chambre des régions). M. Gauweiler, député "euroréaliste", a déposé une plainte essentiellement parce que le traité de Lisbonne affaiblirait le droit des parlements nationaux. En 2005, déjà, cet élu était parti en guerre contre la constitution européenne, rejeté par les Français et les Néerlandais, et recyclée dans le traité de Lisbonne. Pour que le traité de Lisbonne puisse entrer en vigueur le 1er janvier 2009, tous les 27 Etats membres doivent l'avoir ratifié. Depuis que les Irlandais l'ont rejeté lors d'un référendum, cette échéance est mise en doute, le président allemand étant le troisième, après les présidents polonais et tchèque à avoir ainsi annoncé qu'il retenait pour l'instant sa plume. (avec AFP)
02/07/2008
La presse étrangère ironise sur les propositions de Nicolas Sarkozy
Sarkozy croit-il lui-même aux ambitions affichées pour sa présidence du Conseil européen ? Le correspondant UE de The Economist ironise sur les tartarinades du président français - notamment lors de son intervention sur France 3 : "La plupart des propositions que M. Sarkozy a faite lors de l'interview [...] ont à peu près autant de chances d'être satisfaites par ses pairs européens et la Commission européenne à Bruxelles qu'en aurait un convive demandant un verre de lait lors d'un dîner français". Le journaliste développe des exemples, concernant la TVA et la BCE, et poursuit : "Peu, voire aucune, parmi ces propositions n'aboutira au cours des six mois de la présidence française. Et M. Sarkozy le sait forcément. [...] Alors pourquoi persiste-t-il à gonfler les attentes des Français sur ce qu'il peut obtenir, comme si les Français ordinaires avaient des mémoires politiques tellement courtes que les promesses d'hier seraient oubliées demain ?" (Blog d'Henri Védas)
01/07/2008
Non, ça n'est pas la France qui dirige l'Europe
A partir d'aujourd'hui, et pour une durée de 6 mois, deux Conseils européens (15-16 oct et 11-12 déc) et les réunions du Conseil de l'UE seront présidés par la France. La perspective suscite un enthousiasme de commande dans les médias (oh ! La tour Eiffel est bleue !), et l'indifférence de la population. Cette dernière a raison. Valéry Giscard d'Estaing, avec sa franchise souvent raffraîchissante, ramène les choses à leur juste proportion : "Les Français, qui ne sont pas modestes comme vous le savez, croient que la présidence de l'Union consiste à diriger l'Europe. Or l'Europe est dirigée par ses institutions et pendant six mois la France va exercer la présidence de l'une d'entre elles, le Conseil." Ou plus exactement d'une-et-demi (le Conseil de l'UE, et les Conseils européens). Mais notons que VGE est plus franc que cohérent : c'est lui-même qui en février dernier s'enflammait devant la création par Lisbonne d'un poste de président permanent du Conseil européen : Il s'agit, en effet, du premier Président stable de l'Union européenne et nous devrions avoir à l'esprit le précédent de George Washington. Mazette ! En réalité, le chef de l'exécutif européen, avec ou sans Lisbonne, c'est le président de la Commission. La présidence française correspond davantage à une super-présidence de sénat... ou de Bundesrat. Autant dire donc que les attentes que cherche à susciter le président Sarkozy sont hors de proportion avec les fonctions que lui, et ses ministres, assureront. (Blog d'Henri Védas)
01/07/2008
M. Sarkozy aura du mal à 'circonscrire' le non irlandais
Le Président Sarkozy qui prend aujourd'hui la tête de l'Union européenne a estimé lundi soir (France 3) que "la première priorité pour nous est de circonscrire le problème aux Irlandais" et que les autres pays européens "continuent de ratifier". "Il ne faut pas se presser, mais en même temps, on n'a pas trop de temps" avant les élections européennes de juin 2009 pour résoudre la crise institutionnelle, a-t-il dit. Pourtant, dans une interview au quotidien Dziennik, le président polonais Lech Kaczynski vient d'annoncer qu'il ne ratifierait pas le traité européen de Lisbonne, remarquant qu'il est devenu "sans objet" après son rejet par les électeurs irlandais, dès lors qu'il devait être ratifié à l'unanimité pour entrer en vigueur. Le parlement polonais l'avait autorisé à ratifier, dès avril, mais la ratification proprement dite, elle, appartient souverainement à la décision du chef de l'exécutif. "Il est difficile de dire comment cela se finira. En revanche, l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse", a affirmé le président Kaczynski. Il a souligné que le même raisonnement avait été tenu par les partisans de la Constitution au moment de son rejet par les électeurs français et néerlandais en 2005. "Et pourtant l'Union a fonctionné, elle fonctionne et elle continuera de fonctionner", a dit le président Kaczynski, "bien sûr, elle n'est pas idéale, mais une structure à ce point compliquée ne peut être idéale". Le président polonais a également mis en garde les autres dirigeants de l'Union contre une tentation d'isoler l'Irlande. "Si on brise la règle de l'unanimité une fois, elle n'existera plus jamais. Nous sommes trop faibles pour accepter ce genre de solution", a-t-il dit. Le 25 juin, c'était son homologue tchèque, le Président Vaclav Klaus, qui dans une interview publiée dans le journal espagnol «El Pais», déclarait que le Traité de Lisbonne «ne peut entrer en vigueur». Forcer son application serait «désastreux» pour l'Union, a-t-il estimé. «L'UE ne peut ignorer ses propres règles. Le traité de Lisbonne a été largement et démocratiquement rejeté par l'Irlande, et donc, il ne peut pas entrer en vigueur».
30/06/2008
Ce que nous coûte l'Europe
Du "coût de l'Europe" pour la France, on s'est jusqu'à présent contenté d'évoquer le « solde net » budgétaire, c'est à dire la différence entre la cotisation officielle versée au budget de l'Union et les « retours » des fonds européens en France. Celle-ci d'ailleurs ne cesse de croître. Notre pays récupère en aides agricoles et structurelles environ 66% de ce qu'il a versé : lorsque l'Etat contribue pour 100 euros au budget européen, les agriculteurs français récupèrent 50 euros et nos régions 16 euros, les 34 euros restants subventionnant l'Europe de l'Est et du Sud, ainsi que le fonctionnement des institutions européennes. La France est devenue le deuxième contributeur net en volume et présentera d'ici 2013 un solde "européen" déficitaire de près de 7 milliards d'euros par an. S'y ajoutent d'autres dépenses budgétaires directes, moins connues, telle que la contribution au fonds européen de développement (738,3 millions), les "refus d'apurement" et amendes communautaires pour défaut de transposition des directives (837 millions en 2008) ou le budget de la présidence française de l'UE (190 millions). Surtout, l'Etat français contribue en tant que percepteur des ressources européennes (la collecte fiscale a un coût), redistributeur des "retours" communautaires qu'il a subventionnés et transpositeur d'un important volume de normes communautaires (plus de 80% des lois nouvelles), le tout, au nom et pour le compte de l'Union européenne. Ces charges d'administration déconcentrée de l'Union européenne mobilise quotidiennement des moyens publics de l'Etat et des collectivités locales. Du côté des entreprises, le coût d'assimilation de la législation européenne représente environ 37 milliards d'euros. Ainsi, le coût global comptable de l'intégration européenne atteindrait 50 à 65 milliards d'euros par an pour la France. C'est le résultat du dernier rapport que publient les "Contribuables Associés" à la veille de la présidence française de l'Union, et qui est signé Christophe Beaudouin, du groupe Indépendance et Démocratie au Parlement européen. Télécharger le rapport ici .
30/06/2008
53% des Français ne croient pas à 'un projet ambitieux pour l'Europe'
Selon un sondage publié ces 20 et 21 juin par le quotidien les Echos et France Inter, les Français ont une confiance toute modérée dans la présidence française de l'Union. Seules 39 % des personnes interrogées pensent le président français capable de mettre en place un « projet ambitieux pour l'Europe » tandis que 53% semblent ne pas du tout y croire. Quant à la diplomatie, seule une personne sur deux pense Nicolas Sarkozy dispose des qualités diplomatiques nécessaires face à ses partenaires européens. Au niveau économique, 61% des français ont fait part de leurs doutes sur les capacités du président français à faire la différence sur la croissance économique et 71% des sondés pensent que Nicolas Sarkozy – bien qu'il s'y soit engagé à plusieurs reprises – ne règlera pas le problème de la hausse des prix du pétrole. Les Français, qui ont élu Nicolas Sarkozy pour faire revenir - pensaient-ils - le volontarisme politique au pouvoir, semblent avoir saisi que l'Union européenne telle qu'elle est bâtie, est en réalité le carcan de l'impuissance.
30/06/2008
Le chancelier autrichien menace de...consulter son peuple
Le chancelier autrichien, Alfred Gusenbauer, a affirmé que si des changements venaient à être apportés au Traité de Lisbonne suite au "non" irlandais du 12 juin, le traité "modifié" serait alors soumis au referendum dans son pays. Telle est la position du chef de l'Etat autrichien révélée dans une lettre ouverte publiée dans le quotidien Kronen Zeitung. Bien que le parlement autrichien ait déjà ratifié le Traité de Lisbonne, le chancelier estime que le rejet irlandais change la donne et inciterait le gouvernement autrichien à revoir ses positions si le Traité de Lisbonne n'entrait pas en vigueur tel qu'actuellement présenté. Avant le « non » irlandais au Traité de Lisbonne, en Autriche, seuls quelques élus et partis minoritaires avaient demandé qu'un référendum tranche du sort de ce traité.
30/06/2008
Des européistes sans le peuple, des eurocritiques sans le pouvoir
Dans une chronique intitulée "Europe : tous perdants" (Le Figaro Magazine, 27 juin), Eric Zemmour livre une analyse fine et juste, comme d'habitude, du paysage politique français à un an des Européennes : "Ils crient victoire, mais on ne les entend pas. Dupont-Aignan, Coûteaux ou Villiers à droite, Chevènement, Mélenchon ou Besancenot à gauche triomphent dans le désert. Et pourtant, elle ne tourne pas, l'Europe. Le grand combat politique des vingt dernières années entre fédéralistes et souverainistes s'achève dans un champ de ruines. Tous perdants. Cette bataille avait débuté lors du référendum de Maastricht en 1992. Séguin était très proche de Chevènement ; Léotard faisait estrade commune avec Pierre Bérégovoy. Mais, en 1995, c'est Chirac qui fut élu Président. Chevènement, en 2002, tentait « l'alliance des deux rives » ; mais c'est Le Pen qui faisait « turbuler le système ». Inhibés par le politiquement correct, Séguin et Chevènement n'osèrent jamais parler d'immigration à l'électorat populaire ; et Pasqua ne se vit jamais en numéro un. En 2007, Sarkozy, sonné par le référendum sur la Constitution de 2005, osa reprendre les thèmes des « nonistes » : préférence communautaire, critique de l'euro fort, politique industrielle, mais aussi exaltation de l'identité nationale, tandis qu'il rassurait discrètement les élites européistes avec son minitraité simplifié. Il le fit illico. Copié-collé de la Constitution Giscard. Ratifié par l'UMP et le PS. L'ouverture, ce fut cela : cette majorité de centre droit-centre gauche, conceptualisée par Giscard en 1974, ébauchée par Mitterrand en 1988, concrétisée en 2007. Ce coup de bonneteau se brisa sur le non irlandais. Ne restent que des européistes sans le peuple et des eurosceptiques sans le pouvoir. Les prochaines européennes de 2009 changeront-elles la donne ? « L'Europe est un despotisme éclairé et doux », confiait un jour Jacques Delors."
30/06/2008
Un rapport dénonce la recrudescence du racisme en Europe
Les capitales européennes sont largement montrées du doigt par les organisations de défense des droits de l'Homme et par l'Agence européenne des droits fondamentaux. La raison ? Le manque de moyens mis en œuvre dans la lutte contre les crimes racistes et l'augmentation de ce genre de délits à travers l'Union. L'agence souligne, par le biais d'un rapport publié récemment, que la raison principale de cet accroissement serait selon elle dû aux lacunes des lois européennes anti-discrimination. Le rapport rédigé souligne que les différences en matière de répression de crimes racistes varient largement entre les Etats-membres et que certains pays ne suivent pas les recommandations européennes en matière de lutte contre le racisme. L'Agence préconise par ailleurs la création dans chaque Etat-membre d'une police indépendante pouvant recevoir les plaintes des citoyens – organe extérieur en charge d'enregistrer les plaintes et de répondre aux abus des forces de l'ordre nationales. Entre 2005 et 2006, une augmentation des crimes racistes a été remarquée en Allemagne, Irlande, Autriche, Slovaquie, Finlande, Suède et au Royaume-Uni. La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni connaitraient également une augmentation des actes antisémites. Après pareil rapport, la nouvelle directive européenne anti-discrimination – que quelques Etats-membres n'ont réussi qu'à retarder pour le moment – est le cheval de bataille du Commissaire Barrot.
Irlande, par Serge Halimi
L’introuvable souveraineté de l’Union européenne
Propositions euroréalistes pour la présidence française
Villiers propose un 'traité refondateur'
Le coup de force du traité « simplifié »
Vers l'Europe des satrapes
Les peuples veulent reprendre le contrôle de l'Europe
Irlande : c'est non
Le menu de la présidence française risque d'être amer
Plan B : Kouchner veut 'remettre ce Traité sur le métier'
Lettre aux Irlandais, trois ans après le Non français
Irlande : le non en tête dans un sondage, mais rien n'est joué
61% des Français ont compris qu'ils ont été roulés
OGM et supranationalisme européen
La douleur du membre fantôme
Après Lisbonne, quelle défense pour quelle politique étrangère ?
Paris souhaite-t-elle la création d’un nouvel Empire (carolingien) ?
EADS et Airbus au service du bloc atlantique ?
OGM : c'est au tour du Sénat de s'exécuter
Le gouvernement irlandais peine à minimiser les conséquences du traité de Lisbonne
Irlande : une manipulation d'Etat révélée par un courriel diplomatique
La nuance polonaise
OGM : le Parlement français s'exécute
Qui veut la peau des alter-européens ?
Perversité de la 'directive Bolkestein'
Une spéculation d’avenir : l’élevage du baudet du Poitou
Le Traité Européen détruit la démocratie et instaure le féodalisme
Indépendance du Kosovo : la boîte de Pandore des séparatismes ethniques ?
Traité européen : que s'est-il passé ?
Traités européens introuvables : un journaliste irlandais témoigne
Les élites françaises : cyniques ou stupides ?
Versailles, le 4 février vers 15h00...
Le mépris des principes est la cause des malheurs publics
Le songe européen d'Attali
Le Parlement peut-il désavouer le peuple ?
La jurisprudence 'statophage' de la Cour de justice européenne
«L’Europe de Sarkozy est antidémocratique»
Jean-Louis Bouche d'Or
La liberté d'établissement prime la liberté syndicale
Le traité constitutionnel ressuscite, les demandes de référendum s'amplifient
'Qui paye les musiciens choisit la musique'
Le protocole de Londres entre en vigueur
Un 'double coup d'Etat'
Gagner plus ? Trois obstacles.
Face aux peuples, le complot du silence
'Nous sommes sur des rails, et vous pouvez hurler...'
Bruxelles va s'intéresser à votre vie intime et vos origines ethniques
Le traité de Lisbonne dans le texte
Le peuple victime d'un vice du consentement ?
L’éternel retour du ouisme
|
Derniers articles de l'ObsE
Aujourd'hui en Europe
|
|
Observatoire de l'Europe - Dir : Christophe Beaudouin - Edité par le Groupe I.D au Parlement européen, 288 Bd St Germain 75007 Paris - 01.40.63.40.20
Reproduction autorisée avec mention de la source : www.observatoiredeleurope.com |
||








