Dimanche 06 Juillet 2008
2:58
Accueil

Inscrivez ici votre @dresse e-mail
 


L'ObsE en direct sur votre site/blog ? (clic gauche)





ACTUALITE

Versailles, le 4 février vers 15h00...


Lundi 4 février, jour de la réunion du Parlement en congrès, jour de deuil pour la démocratie, les opposants au coup d'État s'étaient rassemblés dans les avenues menant au château de Versailles. J'accompagnais un couple d'amis, elle habillée en Marianne à bonnet phrygien (mais la poitrine couverte, en février), et lui coiffé d'un casque d'Astérix...



A quelques centaines de mètres du lieu où se déroulait le coup d'Etat "simplifié", un citoyen raconte sa journée du 4 février 2008

Versailles, le 4 février vers 15h00...

Comme il mesure un mètre nonante pieds nus, il était impressionnant avec les ailes du casque relevées. Un Astérix de deux mètres, cela ne passe pas inaperçu. J'étais vêtu en député du Tiers, tricorne à cocarde, gilet, cape noire, ceinture tricolore, et brandissant au manche de mon parapluie le drapeau cousu par une de mes grand-mères pendant la guerre (Que faut-il dire ? La dernière ? On l'a déjà cru de la précédente. La plus récente ? Mais il y en eut d'autres depuis. [Ce n'est pas de mes grand-mères que je parle]).
 
Peu de gens, et guère de caméras. Le temps est loin des cars de manifestants venus de la France entière. Les vieux communistes sont aux allichamps et les socialistes ont trahi. Evidemment, on ne se déplace pas volontiers un lundi –il faut exercer un métier aux horaires souples- ni en février. Louis-Philippe disait qu'on ne fait pas de révolution en hiver, ce qui ne l'empêcha pas d'être renversé en février. Dans les rues, d'aimables CRS, serviables comme des hôtesses d'accueil, orientaient les arrivants vers les diverses manifs (car on ne se mélange pas entre opposants, non mais !). 
 
Un hippie schnouffé, hors d'âge, le fou de service, insultait les keufs dans l'indifférence générale.
 
Nous allâmes d'abord à la manif des souverainistes, porteurs de drapeaux tricolores en berne, puis à celle d'Attac, où les bannières arboraient le sigle à pourcentage. Une pasionaria y adjura les manifestants de rentrer chez eux par un chemin leur évitant de rencontrer les souverainistes, ces gens étriqués « avec qui nous n'avons rien en commun ». On y prônait l'amitié entre les peuples et l'abolition des frontières. Souriez, financiers ! Riez, européïstes ! Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles avec de tels adversaires.
 
Près des grandes écuries, un cordon de robots-cops bonnasses, déguisés en martiens de série télévisée, jouait le rôle des Gardes Françaises empêchant le peuple d'entrer au château. Et dans le château, les traîtres abolissant la République. Combien d'entre eux, soixante-huitards repentis, crièrent-ils dans leur jeunesse : « CRS-SS ! » ? 
 
Versailles dans toute sa splendeur. Cette bâtisse prétentieuse n'a jamais été, depuis trois siècles, que l'antre de la tyrannie et le théâtre de la trahison. A chaque génération, des classes dominantes sans cesse renouvelées reprennent le même pli : vanité, fermeture en caste, mépris de leurs concitoyens, platitude devant l'éphémère Permanent du Spectacle qui les domine pour un temps, rouerie et naïveté, lâcheté et ragusade, entraînant chaque fois un peu plus bas dans le déclin notre si beau pays.

La Grande Révolution et ses suites, qui coûtèrent, hélas, maintes vies, ont fait disparaître des centaines de monuments magnifiques. Mais ce monstrueux palais reste inchangé, tendant ses tentacules au bout de sa longue avenue. Monument au malheur de la France et de l'Europe. Il paraît avoir été bâti pour cela.
 
En voyant rejouer pour la dixième fois la même sinistre pièce, l'abus de pouvoir rendant illégitime le pouvoir légitime, le peuple bafoué, les gardes protégeant les traîtres, je songeais à ce que Marc Bloch écrivit pendant l'Occupation : « Les faits l'ont aujourd'hui prouvé : l'indépendance nationale à l'égard de l'étranger et la liberté intérieure sont indissolublement liées, elles sont l'effet d'un seul et même mouvement. Ceux qui veulent à tout prix donner au peuple un maître accepteront bientôt de prendre ce maître à l'étranger. Pas de liberté du peuple sans souveraineté du peuple, c'est-à-dire sans République. » 

Restaurons notre République !
 
Christian Darlot


Samedi 09 Février 2008
Lu 2638 fois

Accueil Accueil    Envoyer à un ami Envoyer à un ami    Imprimer Imprimer    Taille + Taille +    Taille - Taille -

ACTUALITE | ANALYSE | DOCUMENT | REFERENDUM | CAMPAGNE DU NON

Dans la même rubrique :
Villiers propose un 'traité refondateur'

Irlande : c'est non

Irlande : c'est non - 12/06/2008


Le menu de la présidence française risque d'être amer

Plan B : Kouchner veut 'remettre ce Traité sur le métier'

Irlande : le non en tête dans un sondage, mais rien n'est joué

61% des Français ont compris qu'ils ont été roulés

OGM et supranationalisme européen

À Bruxelles, la France est complètement à l’ouest

Paris souhaite-t-elle la création d’un nouvel Empire (carolingien) ?

OGM : c'est au tour du Sénat de s'exécuter

Le gouvernement irlandais peine à minimiser les conséquences du traité de Lisbonne

Irlande : une manipulation d'Etat révélée par un courriel diplomatique

La nuance polonaise

La nuance polonaise - 11/04/2008


OGM : le Parlement français s'exécute

Qui veut la peau des alter-européens ?

Traités européens introuvables : un journaliste irlandais témoigne

La liberté d'établissement prime la liberté syndicale

Le traité constitutionnel ressuscite, les demandes de référendum s'amplifient

Le protocole de Londres entre en vigueur

Face aux peuples, le complot du silence

Bruxelles va s'intéresser à votre vie intime et vos origines ethniques

63% des Français veulent un référendum

Les lobbies trois fois plus actifs à Bruxelles qu'à Paris

Un début de résistance à Westminster ?

Constitution bis : les dirigeants européens se réjouissent

De l'éclatement des nations à l'Europe des régions ?

Malgré son dynamisme démographique, la France renonce à six eurodéputés

VGE : c'est la reprise de la Constitution européenne à 90%

La Constitution européenne est de retour

Les souverainistes français exigent des garanties de souveraineté et un référendum

Législatives : La ratification du TCE n’est plus acquise

Immigration familiale : où en sont les Européens ?

Pour la Pologne, accepter la Constitution serait une 'capitulation'

Un 'cabinet bleu' au coeur du pouvoir ?

Airbus-EADS : un échec du 'fusionnisme' européen

«Europa durchregieren» : le plan allemand

Le 'Waterloo' de la souveraineté prononcé par le Conseil d'Etat

Les européens regrettent leurs devises nationales

L'UMP donne des gages à Berlin

La fin du tarif postal unique

L'intégration européenne menace-t-elle la démocratie?

Roumanie et Bulgarie tentent l'aventure européiste

Défaire le non

Défaire le non - 19/12/2006


Leçon hongroise pour l’Elysée

Cuisine européenne et dépendance

Bolkestein II : c'est pire

La ratification de la Constitution européenne par l'Allemagne est bloquée

L’étau américain se resserre encore un peu plus sur la «construction européenne»

Cinq Français font basculer un vote sur l'E.T.A à Strasbourg

Bolkestein : le refoulé est de retour

Un sondage confirme que les Français veulent changer d'Europe

Bruxelles lance l'artillerie lourde contre les intérêts français

Turquie : les eurodéputés français se prennent les pieds dans le tapis

L'actionnariat populaire universel : une idée qui fait son chemin

Revue des dernières déclarations sur l'avenir de l'Europe

Brevet européen : des députés appellent au secours la Constitution... française

Le candidat de la 'rupture' cherche l'adoubement...à Bruxelles

Constitution en berne, Euro en en crise, élargissement en panne : revue de presse

L’adresse guère accorte des nationalistes à Corte

Les élus français persistent dans le communautarisme

Notre analyse du dernier sommet européen

Vaclav Klaus et Karel De Gucht : les deux visions de l’Europe

47 eurodéputés français rejettent le résultat du référendum

L'UMP et le PS redisent leur 'soutien' à la Constitution européenne et à la fin de la souveraineté pénale des Etats

Strasbourg assiégée

Strasbourg assiégée - 14/06/2006


Cour de Luxembourg : la dictature en robe

Le 'non' l'emporterait aujourd'hui à plus de 58%

L'Europe, finalement trop petite pour la France

'France : 250.000 places de travail attendent les Polonais'

Un traité pour un rendu

Enfin un rapport officiel lucide sur l'échec de l'Euro

La Constitution française toujours pas conforme au vote du 29 mai

Un ancien dissident soviétique met en garde contre une dictature de l’Union Européenne

Danse sur un volcan

Danse sur un volcan - 20/03/2006


Le protectionnisme a le vent en poupe

Villiers : « La nouvelle directive Bolkestein est un mensonge »

Le dumping social reste au coeur du 'compromis Bolkestein'

Revue de presse européenne

Euro : on vous l'avait bien dit

Baise de TVA

Baise de TVA - 24/01/2006


Français, vous êtes des 'malades imaginaires'

La Cour de justice est accusée d'outrepasser ses compétences

L'euro cher menace notre industrie

La Commission européenne éclaboussée par l'affaire Rhodia

«Le PS doit en finir avec la chimère d'une Europe fédérale»

Face au 'non', les budgets de communication prévoient un nouvel arrosage

L'édifice est en train de craquer

Les dernières déclarations du petit monde européiste

Turquie: 'Une erreur colossale'

Dernières nouvelles de Bruxelles

Revanche en chambre sur le 29 mai

Dernières déclarations sur le processus de ratification

Politique énergétique : Villepin a-t-il entendu le 'non' Français ?

Croissance en berne, chômage en hausse : faut-il sortir de l'euro ?

Dernières nouvelles de feue la Constitution européenne

Un droit civil unique pour un peuple unique ?

Big Brother aux portes de l'Union européenne ?

L'UMP veut saucissonner la Constitution et la faire avaler par la Parlement

Vives réactions des lecteurs de Libération à la haine éditoriale de Serge July

Toutes les réactions après le Non français

Le non n'est pas une fin en soi

Le vent du non souffle maintenant sur les Pays-Bas

Le siège Français au Conseil de sécurité de l'ONU de nouveau menacé par un vote UMP-PS

Contrairement à Washington, Bruxelles refuse de protéger notre industrie textile

Les Européens du 'Non' font un tabac au Palais des Sports

Soupçonné de prise illégale d'intérêt, le Président de la Commission est sous le coup d'une motion de censure

'Gaston' Delors...

'Gaston' Delors... - 17/05/2005


Tu te souviens de Nice, dis ?

'Nous lançons un appel aux électeurs de la majorité et à tous les Français qui hésitent'

Pour le oui, cadeaux et grigris, par Daniel Schneidermann

L'Europe des crétins, par Michel Onfray

Quand Delors dégommait la Constitution européenne...

Ils ont aussi dit 'oui'...à la fin du veto Français à l'ONU

Le Conseil constitutionnel est-il une auberge espagnole ?

La croisière s'amuse à Bruxelles : quand les commissaires se font 'offrir' de luxueux voyages

Textile chinois : l'Europe paralysée par Bruxelles

France Europe et stress avec M.M. Rifkin, Lang et Bolkestein

Information contre propagande, par Paul-Marie Coûteaux

'Protégez-la comme la prunelle de vos yeux, pour l'avenir de la famille humaine'

Tony Blair annonce le retour de Bolkestein après le référendum Français. Nouvelle claque pour le 'oui'.

L'UMP malade de l'Europe ?

Les eurodéputés UMP siégeront aux côtés des obervateurs du parti islamiste Turc

'La directive Bolkestein n'est pas retirée'. Elle attendra le 'oui' au Traité et à ses articles 144 et 209

Villiers : «La grande triche du oui»

'Turquie, Bolkestein : seul un Non peut tout changer', prévient Philippe de Villiers

Le Non qui annonce le Printemps

Il n'y aura pas d'Europe sociale

Le Chirac antieuropéen 'd'avant' plane sur le meeting des souverainistes

Bolkestein II : le retour

L'UMP rejoint le PS pour le 'oui', tandis que le 'non' gagne encore des points

Versailles, 28 février 2005 : la fin de la Vème République ?

Philippe de Villiers tire son épingle du non


Après la Chine, l'Union européenne s'offre maintenant à l'industrie textile indienne



Vamos a la playa : 68% des espagnols boudent ou rejettent la constitution européenne




Congrès le 28 février, référendum fin mai : le Président précipite le calendrier

Le dogme européiste de plus en plus malmené par les réalités économiques

'Ce traité n'appelle pas une révision de notre Constitution, mais l'avis du peuple français sur son abrogation de fait'