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  <title>L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE APRES LE NON, PORTAIL DE L'EUROREALISME</title>
 <description><![CDATA[Tribunes, articles d'actualité et brèves sur l'Union européenne depuis le rejet de la Constitution européenne par la France lors du référendum du 29 mai 2005.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2008-10-12T02:25:01+01:00</dc:date>
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   <title>L'OBSERVATOIRE DE L'EUROPE APRES LE NON, PORTAIL DE L'EUROREALISME</title>
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   <title>Les symboles du super-Etat réhabilités par les eurodéputés</title>
   <pubDate>Thu, 09 Oct 2008 13:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
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<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/1064689-1348577.jpg" alt="Les symboles du super-Etat réhabilités par les eurodéputés" title="Les symboles du super-Etat réhabilités par les eurodéputés" />
     </div>
     <div>
      Non, le traité de Lisbonne n'est pas la Constitution européenne, même s'il en recycle 98% des articles. Car les&nbsp;2% hautement symboliques du super-Etat - drapeau, hymne, devise, fête - n'y sont plus mentionnés.&nbsp; En attendant que les Irlandais donnent par référendum la seule réponse qu'on attend d'eux&nbsp;- oui, oui et&nbsp;oui&nbsp;-&nbsp;pour qu'entre en vigueur ce traité constitutionnel auquel il ne manque désormais que le nom, voici les symboles du super-Etat européen de retour, par la petite porte du Parlement de Bruxelles, pardon de Strasbourg, et avec l'aide des députés français de l'UMP, du PS et des&nbsp;centristes. L'utilisation de l'hymne, du drapeau et de la devise de l'Union européenne sera désormais obligatoire au Parlement européen, ont décidé jeudi les eurodéputés à Bruxelles&nbsp;qui regrettaient que ces symboles aient été abandonnés dans le traité de Lisbonne. Les élus européens réunis en session plénière ont adopté par 503 voix pour, 96 contre et 15 abstentions une modification de leur règlement intérieur, qui entrera en application ce vendredi. Cette modification prévoit que le drapeau européen ("un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu") soit systématiquement installé dans toutes les réunions parlementaires, que l'hymne européen (une adaptation de l'Ode à la Joie de Beethoven) soit joué lors des "sessions solennelles" - lors de la réception par exemple d'un chef d'Etat - et que la devise "Unie dans la diversité" figure sur tous les documents officiels de l'institution. Le Parlement européen a également établi officiellement le 9 mai, anniversaire d'un discours fondateur de Robert Schuman en 1950, comme Journée de l'Europe. Dans une déclaration annexe, les eurodéputés suggèrent même aux dirigeants européens de reconnaître cette journée comme "véritable jour férié européen" pour l'enraciner "dans la mémoire affective des Européens". L'Europe de Bruxelles, c'est l'Hydre de Lerne.&nbsp;Dans la mythologie grecque, Hercule&nbsp;devait tuer&nbsp;ce serpent d'eau à corps de chien possédant plusieurs têtes, mais celles-ci&nbsp;se régénéraient doublement lorsqu'elles étaient tranchées et&nbsp;l'haleine soufflée par les multiples gueules exhalait un poison radical, même durant le sommeil de l'animal. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Pour Cohn-Bendit, le « non » irlandais est un complot de la CIA</title>
   <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 15:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/1059678-1341043.jpg" alt="Pour Cohn-Bendit, le « non » irlandais est un complot de la CIA" title="Pour Cohn-Bendit, le « non » irlandais est un complot de la CIA" />
     </div>
     <div>
      Grand éclat de rire. Declan Ganley vient d’apprendre par téléphone que le Parlement européen à Bruxelles&nbsp;a publié un communiqué&nbsp;disant qu'il interrogeait le Congrès américain sur les liens troubles qu’il pourrait&nbsp;entretenir avec la CIA. Celui qui fût le leader du «&nbsp;non&nbsp;» au traité de Lisbonne est un habitué des rumeurs que font courir sur lui les partisans du «&nbsp;oui&nbsp;» et leurs relais journalistiques, depuis la campagne du référendum en Irlande. A à peine quarante ans et sans avoir jamais fait de politique, par son charisme, sa décontraction et son discours «&nbsp;<em>pour une Europe démocratique, transparente et responsable</em>&nbsp;», Ganley a désenclavé le «&nbsp;non&nbsp;» et touché le cœur des Irlandais. Impossible de le ringardiser, il fallait trouver autre chose. «&nbsp;Rivada network&nbsp;», son groupe de télécom, est florissant outre-atlantique et il a eu le Pentagone pour client (en Louisiane après le cyclone Katrina)&nbsp;: le «&nbsp;non&nbsp;» irlandais est donc un «&nbsp;coup des américains&nbsp;», pardi&nbsp;! Le 25 septembre, à Bruxelles, sur la foi de cette rumeur reprise par la presse allemande, Daniel Cohn-Bendit, qui n'est&nbsp;pas à un sophisme près,&nbsp;et ses collègues présidents de groupes politiques partisans du «&nbsp;oui&nbsp;», ont donc lancé le Parlement européen dans une enquête sur le financement du «&nbsp;non&nbsp;» irlandais. Pour l’ancien leader anarchiste devenu député, lui-même expulsé de France&nbsp;fin&nbsp;mai&nbsp;1968 pour ses liens&nbsp;supposés avec la CIA, les électeurs irlandais ont tout simplement été «&nbsp;achetés&nbsp;» par les services secrets américains, via Ganley et sa fondation Libertas. C’est à n'y plus rien comprendre&nbsp;: on croyait justement que Washington, échaudée par le «&nbsp;non&nbsp;» français à la guerre d’Irak, avait besoin d’une Europe unifiée disant «&nbsp;oui&nbsp;» à tout grâce au mécanisme de décision à la majorité qualifiée, et que la CIA avait d’ailleurs fondé, dirigé et financé le mouvement fédéraliste européen pendant vingt-cinq ans à travers l’"American Committee for United Europe" (ACUE) (<a class="link" href="http://www.chengetheworld.org/fr/index.php?op=articles&amp;task=verart&amp;aid=154&nbsp" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Lire</a>; notamment Rémy Kauffer, «&nbsp;<em>Quand la CIA finançait la construction européenne</em>&nbsp;», Historia, 27 février 2003 et <em><a class="link" href="http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Eurofederalists financed by US spy-chiefs</a> </em>). Qu’importe&nbsp;! Ganley serait&nbsp;un «&nbsp;néocons&nbsp;»&nbsp;(néo-conservateur), agent de la CIA, peut-être du Mossad, favorable une guerre contre l’Iran, à l’entrée de la Turquie, etc&nbsp;: qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage. Cette nouvelle théorie du complot amuse le leader du «&nbsp;non&nbsp;» qui sait qu’elle n’a qu’un but&nbsp;: tenter de déstabiliser la principale force d’opposition au traité de Lisbonne avant le second référendum en Irlande et les élections européennes de juin 2009. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Le 'oui' a-t-il trop profité de l'argent public ?</title>
   <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 15:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DOCUMENT]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[

C’est la question que pose en filigrane, au Premier ministre irlandais, la députée d’Irlande du sud, Kathy Sinnott, présidente du Groupe Indépendance et Démocratie au Parlement européen. Dans une lettre datée du 3 octobre qu’elle adresse au Taoiseach Brian Cowen, la députée qui fut l’une des porte-parole du « non » au traité de Lisbonne, demande au chef du Gouvernement de prendre les « mesures nécessaires » pour « faire particulièrement la lumière sur les dépenses engagées » pendant la campagne référendaire en Irlande par l’ensemble des « groupes parlementaires européens et fondations politiques européennes, ainsi que par la myriade d’organismes, mouvements, médias et think-tanks subventionnés par la Commission européenne ». Le 25 septembre dernier à Bruxelles, la Conférence des présidents de groupes politiques au Parlement européen, majoritairement favorable au "oui", avait publié une communication demandant la "transparence" sur le financement de la campagne du "non" au traité de Lisbonne lors du référendum irlandais. Dans cette lettre, Mme Sinnott s'indigne :  "tout en affectant de faire confiance à la Commission indépendante chargée de cette mission en Irlande (Standards in Public Office Commission), le contenu de ce communiqué tente en réalité de jeter le discrédit sur le résultat du référendum du 12 juin, et au-delà, sur le bon fonctionnement de la démocratie irlandaise". Puis, après avoir énuméré les sources de financement public possibles de la campagne du "oui" et également demandé la "transparence" sur les montants dépensés, la députée irlandaise confie être "affligée" de voir depuis Bruxelles, "les partis du "oui" qui ont perdu le référendum" laisser entendre partout que "les électeurs Irlandais pourraient être "achetés". (En document attaché, copie PDF de la lettre en langue originale)     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/1059694-1341067.jpg" alt="Le 'oui' a-t-il trop profité de l'argent public ?" title="Le 'oui' a-t-il trop profité de l'argent public ?" />
     </div>
     <div>
       <br />"Monsieur le Premier ministre, Dear Taoiseach,  <br />&nbsp;  <br />Le 25 septembre dernier à Bruxelles, la Conférence des présidents de groupes politiques au Parlement européen, majoritairement favorables au "oui", a publié une communication demandant la transparence sur le financement du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne.  <br />&nbsp;  <br />Tout en affectant de faire confiance à la Commission indépendante chargée de cette mission en Irlande (Standards in Public Office Commission), le contenu de cette communication tente en réalité de jeter le discrédit sur le résultat du référendum du 12 juin, et au-delà, sur le bon fonctionnement de la démocratie irlandaise.  <br />&nbsp;  <br />Permettez-moi de m'étonner de votre silence devant une telle attaque contre notre système démocratique, contre le peuple irlandais et de l'ingérence inacceptable qu'elle constitue.  <br />&nbsp;  <br />Avec notre Commission du référendum et les missions conférées à la SPO depuis 2001 pour garantir la légalité des financements, notre pays est justement un exemple unique en Europe d'un tel souci de transparence et d'équité des campagnes référendaires. L'Union européenne pourrait d'ailleurs bien s'en s'inspirer.  <br />&nbsp;  <br />Nul dirigeant de groupe politique à Bruxelles, nulle autorité extérieure ne saurait ainsi jeter l'opprobre sur un résultat démocratique ni dicter à nos institutions la conduite à tenir, sans la moindre réaction du Premier ministre de la République d'Irlande.  <br />&nbsp;  <br />Ce préalable étant rappelé, dès lors que depuis Bruxelles il nous est demandé la transparence sur le financement de la campagne référendaire, je me permets de vous inviter à prendre les mesures nécessaires pour faire particulièrement la lumière sur les dépenses engagées, dans cette campagne, par les groupes parlementaires et fondations politiques au niveau européen, ainsi que par les organismes, mouvements, médias et think-tanks subventionnés par la Commission européenne.  <br />&nbsp;  <br />Ces financements publics européens peuvent être rangés en trois catégories.  <br />&nbsp;  <br />Il y a d'abord les subventions des groupes politiques représentés au Parlement européen pour la campagne référendaire irlandaise.&nbsp;Notre Groupe Indépendance et Démocratie a financé la rédaction et l’envoi aux foyers irlandais d’un livret présentant nos arguments&nbsp;sur le traité de Lisbonne ainsi que quelques réunions publiques. Pendant le même temps, cinq des sept groupes parlementaires européens, représentant 90% des députés, avec des budgets en proportion, ont financé la campagne du "oui". De nombreuses affiches du "oui" étaient d'ailleurs signées du logo de ces groupes.  <br />Ces groupes et fondations politiques au niveau européen peuvent-il rendre publiques les dépenses précises qu'ils ont effectuées dans le cadre de cette campagne référendaire en Irlande, comme je suis prête à le faire moi-même au nom du Groupe Indépendance et Démocratie ?  <br />&nbsp;  <br />Il y a ensuite les subventions et marchés de communication accordés par la Commission européenne notamment pour une communication multimédias (Euronews, EurRadio, productions vidéos, internet...), et même la « formation de journalistes » (!), le réseau Europe Direct (expositions, conférences), la commande de sondages et d'études qualitatives, les associations « proactives sur les débats européens », Euroglobe (journalistes) ainsi que des centaines de « publications écrites ciblées ». Il n'est un mystère pour personne que ces médias et actions de communication subventionnés par Bruxelles ne laissent quasi aucun espace aux arguments du "non". Pour la seule année 2008, ce budget de communication européen est de 98.992.000 euros.  <br />Quelle est la part de ce budget public ayant, sous couvert d'informations des citoyens irlandais, en réalité alimenté la campagne du "oui" ? 20, 40, 50% ?  <br />&nbsp;  <br />Il y a enfin les abondantes subventions européennes qui, depuis des années, alimentent une myriade de mouvements, associations, think-tanks, dont beaucoup mènent ouvertement, y compris pendant la campagne du référendum, des actions (conférences, expositions, publications) en faveur de la Constitution européenne puis du traité de Lisbonne qui la recycle. De 2004 à 2006, ils ont, dans leur ensemble, reçu 121.098.317 euros (source : Rapport de la Commission européenne, 3 janvier 2008).  <br />Parmi ces organisations, quelles sont celles qui ont eu une activité visible en Irlande au cours de la période de prise en compte des dépenses en vue du référendum du 12 juin 2008 ? Quelles sont les sommes dépensées par elle en 2007 et 2008 dans ce cadre ?  <br />&nbsp;  <br />Nos concitoyens, comme l'ensemble des contribuables européens, ont le droit de savoir combien la Commission de Bruxelles, les partis, fondations et groupes politiques européens d'autre part, ont dépensé lors de cette campagne sur le traité de Lisbonne, rappelant que la quasi totalité de ces organisations et institutions militent pour le "oui".  <br />&nbsp;  <br />C'est au regard de l'ensemble de ces chiffres, mis sur la place publique, que chacun pourra juger de l'équilibre des moyens mis en oeuvre respectivement par le camp du "oui" et celui du "non".  <br />&nbsp;  <br />Permettez-moi, pour terminer, de vous dire combien je suis affligée que depuis Bruxelles, les partis du "oui" qui ont perdu le référendum, laissent entendre partout que les électeurs Irlandais pourraient être "achetés".  <br />&nbsp;  <br />Le peuple d'Irlande attend de votre part, Monsieur le Premier ministre, quel qu'ait été votre engagement lors de la campagne sur le traité de Lisbonne, que vous soyez aujourd'hui le rempart qui défendra le résultat de ce référendum, garantira la transparence et protégera la démocratie irlandaise.  <br />&nbsp;  <br />Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, Dear Taoiseach, à l'assurance de ma haute considération."  <br /> <br />Kathy Sinnott  <br />Députée d'Irlande du Sud au Parlement européen  <br />Présidente du groupe Indépendance et Démocratie 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Guaino : 'les critères de Maastricht ne sont pas la priorité'</title>
   <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 15:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/1060769-1342805.jpg" alt="Guaino : 'les critères de Maastricht ne sont pas la priorité'" title="Guaino : 'les critères de Maastricht ne sont pas la priorité'" />
     </div>
     <div>
      Jean-François Copé, patron des députés UMP, n’apprécie guère les propos du conseiller de Sarkozy, qui ne veut pas de débat à l’Assemblée sur la crise et déclare que les critères de Maastricht ne sont pas une priorité. Face à la crise, Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, veut plus de liberté. Liberté face au Parlement, et liberté face aux critères de Maastricht. Le conseiller spécial du Président estime qu’en raison de la crise financière mondiale, «<em>ce n’est pas le temps du débat (au Parlement)</em>» sur «<em>chaque décision prise</em>» pour lutter contre la déroute financière. Il estime, ce matin, que c’est au «<em>pouvoir exécutif (…) de prendre ses responsabilités</em>».&nbsp;Au-delà de la question du débat, Henri Guaino estime que la nouvelle donne économique doit permettre à la France une certaine largesse par rapport aux critères de Maastricht, qui prévoient notamment un déficit public contenu sous la barre des 3% du PIB. L’ex-séguiniste (Philippe Seguin avait appelé à voter «<em>non</em>» lors du référendum sur le Traité de Maastricht) pense que «<em>temporairement</em>», face à la crise, ces critères «<em>ne sont pas la priorité des priorités</em>». (Libération, 2 octobre, avec AFP)  <br /> <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>La zone euro, 'première à entrer en récession, dernière à en sortir'</title>
   <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 14:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ANALYSE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[

On avait une crise un peu artificielle sur la finance, on va avoir une crise durable et grave sur l’économie jusqu’en 2010 : récession, chômage, etc. Cela, on ne peut pas en douter. Comme on ne plus douter des ravages de la politique monétaire de la Banque centrale européenne. A l’arrivée, la zone euro sera la première à rentrer dans la récession, et peut-être la dernière à en sortir.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/1060753-1342790.jpg" alt="La zone euro, 'première à entrer en récession, dernière à en sortir'" title="La zone euro, 'première à entrer en récession, dernière à en sortir'" />
     </div>
     <div>
      <h4>«Les banques vont faire payer le prix aux particuliers»</h4><em>Pour Jean-Paul Pollin, professeur, l’impact sur l’économie réelle sera grave et durable. </em> <br />  <h5>Jusqu’où peut aller l’effet domino ?</h5>Personne ne peut le dire. Des listes circulent sur des banques pouvant être attaquées. Des opérateurs se livrent à une spéculation qui vire au jeu de massacre. Tout établissement dans la ligne de mire peut être amené à chuter, sans problème majeur d’insolvabilité.  <br />  <h5>La défiance actuelle dans le système bancaire serait entretenue par une «exubérance irrationnelle» ?</h5>En grande partie. La crise de confiance est si généralisée qu’elle frappe des banques saines. Mais certaines se retrouvent en manque de liquidité, après avoir vu fondre leurs fonds propres via la dégringolade de leur cours boursiers.  <br />  <h5>Vit-on des «prophéties autoréalisatrices» ? Le simple fait d’avoir des doutes sur la solvabilité d’une banque peut-il provoquer sa chute ?</h5>Complètement. Il suffit qu’on se méfie des uns des autres pour que les banques ne se prêtent plus entre elles. On parvient alors à un moment de fragilité tel qu’il n’y a plus d’argent disponible. C’est ce qui s’est passé lundi où le marché est devenu sec. Seules les banques centrales ont pu injecter de l’argent, à un niveau jamais vu hier.  <br />  <h5>Les paroles des politiques comme des banquiers sur la sûreté des banques ne suffisent plus à rassurer…</h5>C’est vrai. Qui sera le prochain : Société générale, Crédit agricole, BNP ? De proche en proche, on y arrive. Mais les fonds à mettre pour spéculer contre ses grandes banques sont énormes. Et les autorités monétaires peuvent encore dire stop. C’est ce qu’il s’est passé pour Fortis et Dexia. Elles ont dit : «Non, cette banque n’est pas insolvable. Elle n’a pas à tomber en faillite. Elle a des actifs supérieurs aux passifs. Donc on se porte garant.»  <br />  <h5>Le petit épargnant a-t-il raison d’avoir peur ?</h5>Non le petit épargnant n’a rien à craindre… Mais les banques feront payer le prix aux particuliers comme d’habitude. Dans la bonne humeur et l’autosatisfaction, les banques de dépôts vont éponger les conneries des banques d’affaires. Pour se refaire des marges, elles répercuteront les pertes sur le client. Par l’augmentation des marges sur les prêts ou la hausse de la tarification des services bancaire. A l’arrivée, en Europe, ce qu’on nous présentait comme un avantage sera un inconvénient. La crise aura un impact sur l’économie réelle plus fort et plus vite qu’ailleurs.  <br />  <h5>Quelles leçons tirez-vous du krach financier et bancaire ?</h5>Que l’autorégulation ne marche pas. Il y a un an, quand on parlait de la faillite de l’autorégulation, on me disait, comme Christian de Boissieu <i>[président du Conseil d’analyse économique, ndlr]</i> ou Alan Greenspan <i>[président la Réserve fédérale américaine jusqu’en 2006, ndlr] </i>: <i>«Tu ne peux pas dire ça, il ne faut surtout pas y toucher»</i>. A l’arrivée, l’Etat va prendre en charge les innovations financières hasardeuses et les fraudes. Sauver les institutions prêteuses, les fonds d’investissements, des actionnaires, des dirigeants, et le type qui a perdu sa maison, rien… Là, c’est trop tard. Ne rien faire coûterait plus cher que de faire le plan.  <br />  <h5>Et puis, on fera l’inventaire des dégâts sur l’économie réelle…</h5>Il risque d’être cruel. On avait une crise un peu artificielle sur la finance, on va avoir une crise durable et grave sur l’économie jusqu’en 2010 : récession, chômage,&nbsp;etc. Cela, on ne peut pas en douter. Comme on ne plus douter des ravages de la politique monétaire de la Banque centrale européenne. A l’arrivée, la zone euro sera la première à rentrer dans la récession, et peut-être la dernière à en sortir.  <br />  <h5>Il y aura un «avant» et un «après»?</h5>Pas forcément. Les banquiers n’ont jamais tiré les leçons des crises. C’est toujours la même histoire sous des formes différentes. Une fois assaini, on reproduit les mêmes erreurs avec des moyens différents. La finance comme la banque ne changeront pas si le cadre dans lequel elles opèrent ne change pas.  <br /> <br />  <p class="note"><em><strong>Jean-Paul Pollin</strong> est professeur à l’université d’Orléans et membre du Cercle des économistes.</em>  <br />Dernier ouvrage paru:<i> Les marchés financiers sont-ils rationnels ?</i> Chroniques Économiques 2002, Ed. Descartes.  <br /> <br /> <br /> <br />  <p class="note">Propos&nbsp;recueilli par Christian Losson<font size="1">&nbsp;</font>  <br /> <br /> <br /> <br />  <p class="note"><a class="link" href="http://www.liberation.fr/economie/0101119592-les-banques-vont-faire-payer-le-prix-aux-particuliers" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Libération, 1er octobre 2008</a>  <br /> <br /> <br /> <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>L'ancien président allemand veut stopper les abus de la Cour européenne</title>
   <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 14:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
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      <img src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/1060723-1342758.jpg" alt="L'ancien président allemand veut stopper les abus de la Cour européenne" title="L'ancien président allemand veut stopper les abus de la Cour européenne" />
     </div>
     <div>
      <span style="FONT-SIZE: 10pt">Une décision de la Cour de Justice européenne&nbsp;estimant la législation allemande sur le droit du travail contraire aux principes d'équité définis par une Directive européenne&nbsp;est actuellement contestée devant la Cour Constitutionnelle Fédérale Allemande.&nbsp;Commission de Bruxelles&nbsp;et Cour européenne de justice se renvoient régulièrement la balle pour rogner à tour de rôle&nbsp;les compétences nationales et accroître sans arrêt les compétences supranationales. C'est pourquoi l'ancien Président allemand Roman Herzog, dans une tribune intitulée "<a class="link" href="http://euobserver.com/7/26714" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Arrêtez la Cour de Justice européenne</a> "!&nbsp;qui s'était déjà exprimé il y a un an en ce sens,&nbsp;développe, avec&nbsp;Lüder Gerken (Directeur du CEP), une&nbsp;série d'arguments qui&nbsp;étrillent des décisions récentes de la CJCE, si abusives, selon les auteurs,&nbsp;qu'elles&nbsp;devrait conduire la Cour constitutionnelle allemande à se prononcer contre la jurisprudence&nbsp;toujours plus extensive de la&nbsp;Cour de Luxembourg. Les arguments de Herzog et Gerken sont&nbsp;les suivants :&nbsp;1. la Cour de Justice européenne a, selon eux, rendu des décisions dans des domaines (social, emploi), où elle n'est pas compétente. 2. la Cour s'est référée, pour motiver sa décision, à une "<em>tradition constitutionnelle commune à tous les états membres</em>" qui, en réalité n'existe pas. Pour les auteurs, en faisant ainsi et en s'asseyant sur les faits, la CJCE entend juste se donner une compétence pour créer une prétendue&nbsp;tradition commune à des Etats qui n'ont rien demandé. 3. la Cour entend annuler directement une législation allemande qui aurait été prise appuyée sur une interprétation fautive d'une directive. Ce faisant, la CJCE s'asseoit sur le principe que seules les législations nationales en la matière sont opposables aux citoyens. Herzog et Gerken reprochent à la Cour de justice de ne pas être neutre dans son application des traités,&nbsp;rappelant que&nbsp;le Traité de Lisbonne lui donne d'ailleurs mission de renforcer constamment les pouvoirs de l'Union.  <br /></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Ce que nous coûte une Europe antidémocratique</title>
   <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 14:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[TRIBUNE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[

Sortons de l'eurobéatitude : on peut quand même être pour l'Europe et faire le détail de la facture. Avec la récession qui guette notre économie, c'est la moindre des choses. Jusqu'à 2013, la France aura versé chaque année à Bruxelles 19,3 Mds, puis récupéré 12,8 Mds. Notre pays retrouve ainsi en aides agricoles et régionales 66% de sa cotisation à l'Europe. Lorsque l'Etat verse 100€ à Bruxelles, les agriculteurs français touchent 50€ d'aides et 16€ nous reviennent de plus 450 fonds européens. Où vont les 34€ restants ? Ils subventionnent les régions pauvres de l'Europe de l'Est et du Sud, et le fonctionnement des institutions européennes. La France est ainsi devenue le deuxième contributeur net en volume, avec un solde net budgétaire en déficit de plus de 6,6 Mds par an.      <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/1060678-1342673.jpg" alt="Ce que nous coûte une Europe antidémocratique" title="Ce que nous coûte une Europe antidémocratique" />
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       <br /><strong>Ce n'est&nbsp; pas l'Europe qui subventionne la France, mais la France qui subventionne l'Europe. </strong> <br /> <br />Qu'on s'en réjouisse ou qu'on s'en plaigne, on ne peut plus l'ignorer. D'un côté, on dira que c'est le prix de la solidarité des Français avec les régions espagnoles ou polonaises les plus pauvres. De l'autre, on dira qu'avec ces 6,6 Mds, la France pourrait s'offrir chaque année 300 km de TGV, 600 km d'autoroute, 6000 appareils d’IRM, tripler le montant des allocations aux personnes âgées dépendantes ou quadrupler le nombre d'étudiants boursiers. Veut-on vraiment de cette "Europe-providence" par laquelle Bruxelles s'attache partout une clientèle d'obligés ? C'est là un choix politique et il mériterait, à tout le moins, d'être tranché publiquement par la représentation nationale. Or, le montant de la cotisation ne fait l'objet d'aucun débat ni amendement au Parlement français. Ces 19 Mds sont même ignorés du chapitre "dépenses" de la loi de finances, donc du déficit sévèrement contrôlé par Bruxelles... De même que jamais n’y est discutée l'affectation, ni évalué l'impact économique réel du saupoudrage par les fonds européens.&nbsp;  <br /> <br />S'y ajoutent d'autres dépenses "européennes" telles que notre contribution au fonds européen de développement (738,3 M) dont on est pas sûr qu'il finance toujours le "développement", les refus d'apurement et amendes communautaires infligés à la France - parce que ses dirigeants n'ont pas le courage politique de transposer les directives résultant des traités qu'ils ont signés - (837 M en 2008), ou les corps militaires européens permanents (11 M), dont la Cour des comptes s'interroge sur l'utilité... Nous en sommes à 11 Mds de dépenses budgétaires directes en 2008.&nbsp;  <br /> <br /><strong>En outre, l'Etat devient une véritable administration déconcentrée de l'Union Européenne.</strong>  <br /> <br />Bruxelles n'a pas de percepteur, d'agent verbalisateur propres, ni de préfet. Du ministre jusqu'au fonctionnaire local, l'Etat sert donc de percepteur des ressources européennes et de redistributeur des fonds communautaires (qu’il a lui-même subventionnés). Surtout, il est transpositeur en droit national et exécuteur des quelques 175.000 pages de directives et règlements européens actuels : 82% de nos lois nouvelles sont faites par Bruxelles. L'ensemble de ces tâches administratives représentent un coût de 10 à 15 Mds d'€ par an pour l'Etat. Ajoutons-y la charge administrative induite par cette législation européenne pour les entreprises françaises (37 Mds par an), portant la facture annuelle totale entre 50 et 65 Mds[1] (Méthode des Coûts Standards)&nbsp;  <br /> <br /><strong>Au-delà, quels sont les coûts diffus des politiques communautaires en France ?</strong>  <br /> <br />Combien nous coûte le sans-frontiérisme économique (libre-échange sans contrepoids), l’Europe étant l’union commerciale la moins protégée du monde ? Tous les problèmes de l’économie française ne se réduisent certes pas à la façon dont Bruxelles impose le libre-échange. Mais nul ne saurait mesurer les gains qu’elle en tire, sans en soustraire ce que nous dépensons pour en compenser les effets&nbsp;: subventions aux bas salaires (25 Mds), maladies induites par le stress du fait de la concurrence accrue et de la précarisation du travail (24 à 76 Mds). En admettant qu’un tiers seulement de ces coûts soient imputables à l’"eurolibéralisme", nous serions entre 32 et 50 Mds annuels.&nbsp;  <br /> <br />Combien nous coûte le sans-frontiérisme démographique ? On a supprimé les contrôles fixes à l’intérieur (Schengen, 1995) sans sécuriser l’interminable frontière extérieure de 91.000 km. Dans le même temps, on a communautarisé la politique d’immigration (Amsterdam, 1999) sans qu’existe de vision commune en la matière. Une part du coût annuel de l’immigration (37 Mds selon JP Gourévitch) est bien le résultat de cet européisme inconséquent qui unifie pour unifier sans vérifier qu'une politique unique est possible et efficace. Si l’on s’en tient prudemment à un petit tiers&nbsp;: 12 Mds.  <br /> <br />Combien nous coûte l'uniformisation tous azimuts et donc l'absence de flexibilité ? Dans bien des domaines, la mosaïque européenne digère mal la règle unique de Bruxelles. La gestion monétaire unique en est le parfait exemple&nbsp;: la surévaluation de l’Euro favorise l’Allemagne mais défavorise la France. Administrerait-on le même médicament à tous les malades d’un hôpital&nbsp;? Il plombe nos exportations, notre pouvoir d’achat, ayant fait depuis toujours de sa zone «&nbsp;<em>un îlot de stagnation dans un océan de croissance&nbsp;</em>» (N. Baverez). L’Euro nous aurait coûté 2 à 400.000 chômeurs supplémentaires, selon les études les plus prudentes, soit 5 à 12 Mds annuels (allocations chômage, perte de cotisations et de recettes fiscales).&nbsp;  <br /> <br /><strong>Voilà qui mènerait la vertigineuse addition autour de 100 à 140 Mds annuels, 2.000€ par Français...bébés compris.</strong>  <br /> <br />C'est en réalité le prix à payer pour avoir remis quasi tous nos pouvoirs à une collection d'aristocraties échappant au contrôle populaire, celui de la dissolution des démocraties, auquel il faudrait ajouter les coûts immatériels (perte de confiance des citoyens etc ...) A voir l’acharnement des dirigeants à contourner les référendums contre la majorité des Européens, c'est l'idée même d'Europe qui est aujourd'hui menacée.  <br /> <br />A moins qu'en 2009, les électeurs ne se décident à envoyer au Parlement européen une majorité enfin capable de respecter et porter le triple "non" français, néerlandais et irlandais, pour dessiner une Europe des démocraties, des différences et des libertés.&nbsp;  <br /> <br /><strong>Christophe Beaudouin</strong>  <br />(<em>Valeurs Actuelles, "Parlons vrai", 2 octobre 2008</em>)  <br /> <br /><em><a class="link" href="http://www.contribuables.org/wp-content/uploads/2008/07/monographie_ce_que_nous_coute_l_europe_15.pdf&nbsp" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Ce que nous coûte l'Europe,</a>;</em> monographie publiée par les Contribuables associés, 1er juillet 2008  <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>L'Europe selon Maästricht à l'épreuve de la crise financière</title>
   <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 11:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/1060615-1342567.jpg" alt="L'Europe selon Maästricht à l'épreuve de la crise financière" title="L'Europe selon Maästricht à l'épreuve de la crise financière" />
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     <div>
      Claude Guéant qui demande la baisse des taux de la BCE, Henri Guaino qui relativise les&nbsp;critères du pacte de stabilité : les dogmes de Maastricht - monnaie unique, indépendance de la banque centrale, pacte de stabilité, concurrence sans contrepoids, taux directeurs élevés, monétarisme&nbsp;- sont-ils en train de s'effondrer à l'épreuve de la crise financière ?&nbsp;Pour Philippe&nbsp; de Villiers, le héraut du "non",&nbsp;c'est clair :&nbsp;la France ne soit pas s'engager&nbsp;"<em>dans la politique inconsciente de l’Union Européenne qui n’a jamais rien fait pour sauver l’emploi en Europe et qui est prête à dépenser aujourd’hui des milliards pour sauver les banques et les parachutes dorés de leurs dirigeants - près de 4 millions d’euros pour le PDG de Dexia. Ce n’est pas au contribuable français de venir au secours de la haute finance qui a précipité la crise. Plus de 6 milliards d’euros ont été trouvés en une nuit&nbsp; pour sauver la banque Dexia alors que l’Union Européenne a sacrifié plusieurs fleurons de l’industrie européenne au nom du dogme de la libre concurrence. Faut-il rappeler le refus de la commission de laisser la France intervenir lorsqu’il s’agissait de sauver Arcelor, Moulinex, Péchiney et bien d’autres. L’Union Européenne n’a jamais rien fait pour protéger le travail, elle fait tout aujourd’hui pour protéger la finance</em>." Et le Président du Mouvement pour la France de demander une nouvelle fois à Nicolas Sarkozy "<em>d’exiger de la BCE&nbsp; qu’elle baisse ses taux d’intérêts&nbsp; seule mesure capable d’amorcer une sortie de crise</em>". Même&nbsp;approche de la part de&nbsp;Nicolas Dupont-Aignan.&nbsp;Dans une analyse publiée sur son blog intitulée "<em>Crise financière : comment en sortir durablement?" </em>le député-maire d'Yerres estime que&nbsp;"<em>la crise que nous vivons - sans précédent depuis celle des années 30 - révèle la faillite d’un système économique et financier aux contrôles défaillants et à la finalité discutable."</em> Pour Nicolas Dupont-Aignan,&nbsp;<em>'Il serait en effet inutile et scandaleux de déverser des milliards d’aides publiques sur un système à bout de souffle pour lui permettre ensuite de recommencer les mêmes erreurs."</em>&nbsp;Par une série de&nbsp;propositions, NDA&nbsp;veut moraliser par une nouvelle régulation des marchés, un plan européen et national de&nbsp;relance keynésienne s'affranchissant du Pacte de&nbsp;stabilité et de l'Euro fort, un rééquilibrage de notre économie "au service de l'Homme" et au niveau mondial des zones de&nbsp;préférence régionale coopérant entre elles.Selon le Secrétaire général de l'Elysée&nbsp;Claude Guéant. "<em>La France n'a jamais caché qu'une baisse des taux, même si elle est faible, pourrait être un signe, un signe qui redonne confiance, un signe qui incite à nouveau à investir, à parier sur l'avenir</em>". Le taux directeur de la BCE, qui est indépendante rappelons-le,&nbsp;est actuellement de 4,25%. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>L'impuissance face à la crise</title>
   <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 11:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ANALYSE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[

À défaut de prendre des mesures concrètes susceptibles de remédier à la crise financière et bancaire actuelle, le mini-sommet européen de samedi dernier a eu le mérite de mettre un terme à la cacophonie qui s’était installée au sein des principaux partenaires économiques de l’Union. Pendant ce temps, les faillites continuent de se succéder à une cadence infernale, et la crise, qui était au départ financière, menace aujourd’hui d’atteindre l’économie réelle après avoir déstabilisé le système bancaire mondial.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/1060442-1342354.jpg" alt="L'impuissance face à la crise" title="L'impuissance face à la crise" />
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     <div>
       <br />Selon les grands médias français, le mini-sommet organisé à l’Elysée samedi 4 octobre a réussi à rétablir l’unité des « grands » de l’Europe (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie) concernant les réponses à apporter à la tempête financière et bancaire venue d’outre atlantique.  <br /> <br />Pour Nicolas Sarkozy il s’agit d’une réussite. On le comprend. Pour rappel, Paris avait semé le trouble ces derniers jours en proposant un « plan Paulson à l’européenne », d’une ampleur allant de 300 à 350 milliards d’euros, destiné à sauver les banques européennes, finalement bien plus intoxiquées qu’on ne le pensait.  <br /> <br />Le gouvernement Allemand – avec le soutien de la Banque Centrale Européenne (BCE) – avait aussitôt refusé cette solution.  <br /> <br />Les Allemands, ayant rétabli l’équilibre de leurs comptes publics – contrairement à la France – craignent que la planche à billets ne soit nécessaire pour alimenter ce genre de fond. Depuis Maastricht déjà (1992), l’Allemagne a toujours refusé l’idée d’un pilotage commun de l’économie, privilégiant les « actions nationales » comme l’a récemment rappelé la chancelière Angela Merkel.  <br /> <br />Jean-Claude Trichet, l’intransigeant président de la BCE, a indiqué que les institutions de l’UE n’étaient pas adaptées pour un tel plan de sauvetage calqué sur le plan américain. Selon lui, cela « ne correspond pas à la structure politique de l’Europe », car en effet l’Union ne dispose pas d’un « budget fédéral ».  <br /> <br />Conscient du danger que pourrait semer ce vent de discorde, Nicolas Sarkozy a multiplié les démentis, martelant qu’il n’avait « jamais » eu l’intention de créer un fond de garantie alimenté par les 27 états-membres de l’UE.  <br /> <br />L’apparence de l’unité désormais restaurée après ce « G4 européen » à l’Elysée, les mesures concrètes seront renvoyées au Conseil européen du 15-16 octobre. Car, à l’exception d’avoir fait accepter l’idée d’un « assouplissement » du pacte de stabilité et de croissance européen pour cause de « circonstances exceptionnelles », aucune décision concrète n’a été prise durant cette réunion.  <br /> <br />Pourtant il serait temps. L’économie mondiale, et européenne, semble s’enfoncer jour après jour dans une crise que les dirigeants semblent incapables à endiguer.  <br /> <br />Depuis l’éclatement de la crise des subprimes et de la bulle spéculative immobilière aux USA à l’été 2007, les prodromes ne manquaient pas. Cependant, à l’instar du nuage de Tchernobyl qui devait « contourner » les frontières de la France, la tourmente était censée « épargner » l’Europe.  <br /> <br />Au lieu de cela, le sauvetage in extremis de Fortis et Dexia – recapitalisées à temps par les pouvoirs publics sous l’égide de la BCE – a montré à quel point les établissements de crédit européens étaient aussi touchés. Evitée la panique bancaire en Belgique. Ecarté le naufrage du système bancaire européen. Oui, mais Cui Bono ?  <br /> <br />Après l’euphorie libérale du « tout marché » voilà que la régulation est de nouveau au goût du jour. Néanmoins, s’effarant des dérives du capitalisme financier, les dirigeants – et à fortiori Nicolas Sarkozy qui s’est retrouvé en première ligne après ses déclarations iconoclastes à l’ONU – ne font que mettre des rustines sur un système qui court droit à sa perte, comme en 1929.  <br /> <br />Il semblerait que les mots de Roosevelt pendant la Grande dépression soient toujours d’actualité : « Nous avons des banques en mauvais état. Certains banquiers se sont montrés soit incompétents soit malhonnêtes, ont utilisé les fonds qui leur avaient été confiés pour spéculer et faire des prêts déraisonnables ».  <br /> <br />La crise s’installe donc, et le contribuable paye toujours les pots cassés pour « la folie de Wall Street » et ses avatars européens. La paralysie du marché promet de se diffuser dans l’économie réelle. Aux Etats-Unis, après des décennies de laissé faire en matière de crédit, le contre coup de la crise va provoquer un credit crunch (pénurie de crédit).  <br /> <br />Selon Jean-Claude Trichet, après avoir longtemps « sous-estimés les risques », les marchés les « surestiment » aujourd’hui. L’on voit désormais des subprimes partout.  <br />De ce fait, la croissance, souvent entretenue artificiellement par le recours au crédit et à l’emprunt, va se retrouver en berne face à un réajustement brutal.  <br />Les résultats néfastes de la crise sur l’économie réelle ne devant pas se faire attendre.  <br /> <br />Sans crédit pas de consommation ou d’investissement, les ventes chutent, les entreprises réduisent leurs coûts de production et les ajustements se font par le facteur travail, d’où une progression du chômage. Les faillites et fusions de banques ont déjà coûté des dizaines de milliers d'emplois. La spirale infernale ne fait que débuter.  <br /> <br />La promulgation par le président Bush vendredi dernier du plan Paulson, suite à son adoption par la Chambre des Représentants le même jour – après l’accord deux jours auparavant du Sénat américain, devrait rétablir la confiance. Mais selon les experts, les effets de ce plan ne se feront sentir que dans 2 ou 3 ans.  <br /> <br />C'est définitif, l’ombre d’un scénario identique à celui de 1929 s’est bel et bien profilé aux USA, et si celui-ci a été évité, les USA n’échapperont pas à une sévère récession avec un système bancaire en « déconfiture » pendant 10 ans.  <br />Selon M. Trichet, les événements actuels « sont probablement les plus graves depuis la seconde guerre mondiale ».  <br /> <br />Tous les indicateurs sont dans le rouge. L’INSEE prévoit en France un recul de la croissance de 0,1% au 3e et au 4e trimestre. Les chiffres du chômage progressent partout. Aux USA il y a eu 160 000 nouveaux demandeurs d’emploi en septembre, un record depuis 2003, ramenant le taux de chômage national de 6,1%.  <br /> <br />L’euro quant à lui, qui avait atteint un record historique le 15 juillet où un euro s’échangeait contre 1,46 dollars, s’est retrouvé jeudi dernier à son plus bas niveau depuis le 7 septembre 2007 à 1,37 dollars. La dépréciation de la monnaie unique, longtemps souhaitée afin de rétablir l’équilibre des balances commerciales déficitaires au sein de la zone euro, inquiète alors.  <br /> <br />Le Dow Jones a perdu 21% et le Nasdaq 25% depuis le début de l’année. Les chiffres ne sont guère mieux en Europe et en Russie, dans les pays émergents d’Asie et d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Israël.  <br />Censés rehausser le moral des ménages, les pressions inflationnistes qui s’atténuent, et les prix des matières premières qui plongent aussi vite que la situation économique se dégrade, sont en fait des signes avant-coureurs de la récession.  <br /> <br />Pour ce qui est de l’UE, le seul organe de régulation demeure la BCE. Après un changement de discours spectaculaire ces derniers jours, M. Trichet en est revenu à son habituelle orthodoxie monétaire en expliquant que l’option d’une baisse des taux avait été envisagée.  <br />Les « gardiens » ont donc choisi « à l’unanimité » de conserver le principal taux directeur à 4,25%.  <br /> <br />M. Trichet a expliqué que les risques inflationnistes avaient « diminué », mais « pas disparu ». Il a motivé sa décision par la persistance du risque de spirale inflationniste prix/salaires.  <br />L’inflation en zone euro, revenue à 3,6% après un pic à 4% en juillet, reste raisonnable en comparaison de ses scores à deux chiffres dans les années 1980.  <br />Quant au prix du baril de pétrole, il est passé de près de 150 dollars à moins de 100 dollars en quelques semaines.  <br /> <br />Alors, pourquoi attendre à l’aune de l’urgence de la situation ? Il semblerait, malgré «l’assouplissement» du pacte de stabilité décidé lors du G4 du 4 octobre à l’Elysée, que M. Trichet en soit resté à des problèmes qui menaçaient l’Europe et la France il y a 30 ans.  <br /> <br />Quand l’idéologie monétariste et l’orthodoxie dogmatique prennent le pas sur la realpolitik économique il ne faut plus s’étonner de rien.  <br /> <br /><strong>Guillaume Borrione </strong> <br /><strong>pour <a class="link" href="http://www.guysen.com/" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Guysen International News</a> </strong> <br />
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   <title>Nicolas Sarkozy veut faire revoter l'Irlande fin 2009</title>
   <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 11:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
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      <img src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/1060415-1342324.jpg" alt="Nicolas Sarkozy veut faire revoter l'Irlande fin 2009" title="Nicolas Sarkozy veut faire revoter l'Irlande fin 2009" />
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      En tête à tête, puis lors d'un long déjeuner, mercredi, avec le «Taoiseach» (ainsi désigne-t-on en gaélique le chef du gouvernement irlandais), Nicolas Sarkozy a exposé son objectif visant à ne reporter que d'un an la mise en œuvre du traité de Lisbonne, fin 2009 ou au 1er janvier 2010, au lieu du 1er janvier 2009. Dans cette perspective, le président en exercice du Conseil européen estime que les Irlandais (qui s'étaient prononcés pour le «non» à 53,4 % en juin) devront retourner aux urnes à l'automne 2009. Les élections européennes de juin 2009 se dérouleront sous le régime du traité de Nice, ce qui «ne pose pas de problème, hormis quelques aménagements techniques», souligne-t-on de source diplomatique. En revanche, il est envisagé de prolonger le mandat de la commission Barroso (qui s'achève théoriquement en novembre 2009) pour faire la transition avec l'entrée vigueur du traité de Lisbonne. Cela pour satisfaire le souhait pressant des Irlandais de conserver «leur» commissaire, ce qui n'est pas possible avec le traité de Nice. Sous le régime du traité de Lisbonne, en revanche, la réduction du nombre de commissaires (de 27 à 18) n'interviendrait qu'en 2 014. (©&nbsp;Le Figaro, 2 octobre 2008) 
     </div>
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   <title>Les sept jours qui ébranlèrent la finance</title>
   <pubDate>Mon, 06 Oct 2008 11:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
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      Dans «&nbsp;Sept jours qui ébranlèrent la finance&nbsp;»,&nbsp;l'économiste Jacques&nbsp;Sapir&nbsp;retrace le déroulé de ce qu’il appelle «&nbsp;la folle semaine&nbsp;» allant du 14 au 19 septembre 2008. Il le fait dans un style très enlevé où il sait user de l’humour pour mieux mettre en évidence les turpitudes et incohérences du système qui nous est imposé. Pour autant et malgré sa grande facilité de lecture, c’est ce que l’on peut appeler un «&nbsp;article savant&nbsp;». Il sait parfaitement replacer dans le contexte politique des Etats-Unis et de l’ambiance générale du néolibéralisme, le déroulement de cette «&nbsp;semaine&nbsp;» en en montrant les supports théoriques. Il montre, en particulier, que les interventions publiques à répétition trahissaient en réalité une absence de stratégie, si ce n’est celle de protéger ce qui peut l’être du capitalisme. Il rappelle que, comme en 1929, le mutualisme capitaliste appelé en renfort n’a pas fonctionné&nbsp;! Ce sont alors les injections successives de plusieurs banques centrales à travers le monde. Rien n’y fait, on est au bord de la panique&nbsp;; le secrétaire au Trésor et le président de la Banque centrale des Etats-Unis adoptent alors la seule solution encore possible&nbsp;: une intervention systémique avec la création d’une «&nbsp;Caisse de défaisance&nbsp;» où sera logé un stock considérable de créances douteuses ou, tout simplement, pourries. Un ancien économiste en chef du FMI prévient que les montants nécessaires, annoncés actuellement à 700 milliards de dollars, pourraient s’établirent entre 1&nbsp;000 et 2&nbsp;000 milliards. Le discours officiel est au point&nbsp;: bien entendu, il faut davantage réguler ce système qui, dans son essence, est bon pour interdire la malfaisance de quelques brebis galeuses&nbsp;! Mais, prévient Jacques Sapir, «&nbsp;<em>la réalité est bien différente. Les dérives de la finance américaine qui ont contaminé une bonne partie de la finance mondiale sont d’abord et avant tout le produit de la crise d’un modèle de développement, celui du neo-libéralisme américain qui prétend développer une économie capitaliste en comprimant toujours plus les salaires et en conduisant une fraction toujours plus grande de la population de la paupérisation relative à la paupérisation absolue</em>&nbsp;». Il insiste&nbsp;: «&nbsp;<em>On le voit bien, l’origine de la crise financière n’est pas à chercher dans la finance mais dans des modes de répartition, d’ouverture à la concurrence internationale, et des procédures de déréglementation – sociales, financières, industrielles - qui caractérisent un modèle particulier de capitalisme, que l’on peut caractériser par ses pathologies dans le domaine macroéconomique, institutionnel et idéologique. Le néo-libéralisme est une totalité qui fait système</em>&nbsp;». Mais alors quel cours va suivre le dollar dans un contexte de dette qui va continuer à croître considérablement et, par voie de conséquence, le coût des risques sur les titres proposés&nbsp;?  <br />
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   <title>Declan Ganley : 'cette Europe est à nous !'</title>
   <pubDate>Thu, 25 Sep 2008 18:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[TRIBUNE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[

"La France est le cœur battant de l'Europe. Et la France peut être la clef de voûte de la construction de l'avenir de l'Europe.  En l'Irlande, les hommes de l'ombre s'efforcent depuis Bruxelles d'étouffer la voix du dernier peuple libre, dont les citoyens furent les seuls d'Europe à avoir pu faire entendre leur voix. Plus triste encore, ils sont de connivence avec les médiocres leaders de ce peuple, qu'en fin de compte, ils trahissent. En 1940, un grand homme français s'est dressé seul depuis un sol étranger, pour dire non aux ennemis de la Liberté. Avec cette grande victoire, Charles de Gaulle a maintenu allumée la flamme de la culture européenne pour les générations futures. En juin prochain, lors des élections européennes, la France pourra s'exprimer sur le traité de Lisbonne. Vous avez déjà dit non, il est temps de réitérer ce non à la même méthode anti-démocratique et de demander une Europe responsable et démocratique." Voilà ce que le leader du "non" irlandais Declan Ganley est venu déclarer, devant l'Université de rentrée du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, qu'il avait choisi pour son premier discours public en France.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/1049951-1325542.jpg" alt="Declan Ganley : 'cette Europe est à nous !'" title="Declan Ganley : 'cette Europe est à nous !'" />
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      <u></u> <br /><u>Discours de Declan Ganley, président de Libertas, leader du "non" irlandais au traité de Lisbonne  <br /></u> <br />Université d'Eté du Mouvement pour la France - 21 septembre 2008, Espace Pierre Cardin, Paris  <br /> <br /><em>(traduit de l'anglais)</em>&nbsp;  <br /> <br />&nbsp;  <br />Mesdames, Messieurs,  <br /> <br />Chers amis,  <br /> <br />Vous êtes Européens, comme je suis Européen.  <br /> <br />Je suis fier d'être Irlandais et Européen.&nbsp;  <br /> <br />En effet, nous sommes tous fiers d'être Européens. (...)&nbsp;  <br /> <br />Nous sommes ici aujourd'hui réunis venant de Paris, de Marseille, de Lyon, de Vendée, de nos villes et villages de France, et en effet de cette Europe qui est la nôtre.  <br /> <br />Je dis bien notre Europe, pas la leur, pas celle des élites non élues et irresponsables, mais notre Union Européenne, celle des peuples et des centaines de millions de citoyens qui sont l'Europe. Cette Europe est à nous ! Et nous, les peuples, devons nous employer à décider du futur de l'Europe et de notre rôle à chacun, en son sein. (...)&nbsp;  <br /> <br />Comme je l'ai fait remarquer au Président Sarkozy il y a quelques semaines: "<em>Le Traité de Lisbonne est mort</em>" (prononcé en français)&nbsp;  <br /> <br />Selon ses propres règles, l'Union européenne ne peut plus continuer à ratifier cette constitution recyclée. Ce texte, une constitution déjà rejetée dans les urnes par vos concitoyens, ainsi qu'aux Pays-Bas, il y a seulement trois ans.&nbsp;  <br /> <br />Et qu'est ce qui a changé durant ces trois années ?&nbsp;  <br /> <br />Les élites non élues et irresponsables ont sciemment ignoré la volonté démocratique des peuples de France et des Pays-Bas et ils recommencent en Irlande&nbsp;  <br /> <br />Ces élites ont conspiré pour changer seulement les quelques éléments de la Constitution qui pourraient de nouveau déclencher des référendums &nbsp;dans les Etats membres.&nbsp;  <br /> <br />Ces élites ont décidé qu'elles savent mieux que nous ce qui est bon pour nous et que nous n'avons de fait plus besoin d'être consultés davantage.  <br /> <br />Et maintenant en Irlande, les hommes de l'ombre à Bruxelles s'efforcent d'étouffer la voix du dernier peuple libre, dont les citoyens furent les seuls d'Europe à avoir fait entendre leur voix. Plus triste encore, ils sont de connivence avec les médiocres leaders de ce peuple qu'en fin de compte ils trahissent.&nbsp;  <br /> <br />Est-ce ainsi que Bruxelles se propose de résorber le déficit démocratique du projet européen ? Est-ce vraiment comme cela que nous, Européens allons construire un futur fort, durable et rempli de succès pour l'UE.  <br /> <br />Est-ce ainsi que nous pourrons transformer le projet au service de la paix, le plus ambitieux des temps modernes en un projet économique, démocratique et social prometteur pour le 21ème siècle et au delà ?&nbsp;  <br /> <br />Non !  <br /> <br />Pensent-ils vraiment que nous, peuples d'Europe, soyons stupides à ce point ?&nbsp;  <br /> <br />Pourquoi ont-ils si peur d'un demi-milliard de citoyens d'Europe ? Pourquoi méprisent-ils leurs peuples ?&nbsp;  <br /> <br />Pourquoi ne sont-ils pas aussi fiers de leurs citoyens que ces mêmes citoyens sont fiers d'être des Européens ?&nbsp;  <br /> <br />Je suis particulièrement fier du peuple irlandais, qui a stoppé le traité de Lisbonne et pour avoir donné à nos amis européens l'opportunité de s'interroger réellement sur le but de l'Europe et sur les moyens de préparer notre avenir.&nbsp;  <br /> <br />Il est clair que pour réussir, l'Union Européenne doit s'appuyer sur la souveraineté citoyenne, celle qui vient d'en bas, plutôt que sur la volonté des élites, qui vient d'en haut. (...)&nbsp;  <br /> <br />La première règle pour un éventuel nouveau traité fondamental doit être la suivante : si le texte dépasse vingt-cinq pages, la réponse est "non". Le texte devra ensuite être soumis à des referendums et tous les peuples d'Europe devront alors pouvoir l'approuver ou non.&nbsp;  <br /> <br />Leurs choix seront définitifs car c'est bien du peuple que tout pouvoir politique tire sa légitimité. C'est très important car c'est là l'essence même de notre liberté. Si le peuple dit non, on se remet au travail, Bruxelles ne va continuer à poser sans cesse la même question stupide !&nbsp;  <br /> <br />Nous somme ici en France, un pays dont le nom même se confond avec liberté. La France, fille ainée de l'Europe, ce merveilleux coin de Terre à travers les âges.  <br /> <br />Depuis la Gaule, la Bretagne, la Bourgogne, la Vendée et la Normandie, les Gaulois, les Francs, le peuple français a toujours vécu et respiré cet esprit de liberté, de justice et de courage dans l'adversité.&nbsp;  <br /> <br />La France est le cœur battant de l'Europe.  <br /> <br />Et la France peut être la clef de voûte de la construction de l'avenir de l'Europe.  <br /> <br />C'est ici que doit être décidé l'avenir de l'Europe et assuré pour ses citoyens, pour nos générations futures et pour la pérennité de notre civilisation. Tel fut le rôle de la France à travers les siècles : relever les défis qu'a eu à affronter l'Europe.&nbsp;  <br /> <br />En 1940, un grand homme français s'est dressé seul depuis un sol étranger, pour dire non aux ennemis de la Liberté.&nbsp;  <br /> <br />Avec cette grande victoire, Charles de Gaulle, ce noble fils de France a restauré l'espoir de la civilisation occidentale et maintenu allumée la flamme de la culture européenne pour les générations futures. Des principes enracinés dans les fondations de la démocratie grecque, de la "Respublica" romaine et des valeurs judéo-chrétiennes.&nbsp;  <br /> <br />La précieuse dignité de l'Homme, l'Etat de droit, la valeur du travail et de l'effort, le sens du sacrifice et le rejet de toute forme d'esclavage et d'aliénation du corps et de l'esprit. Et, le plus important, la valeur et le pouvoir de l'amour et du respect de chacun.(...) La vérité est que la France a toujours été féconde de bonnes idées qu'elle a mises en lumière. Comme Jeanne d'Arc ou Charles de Gaulle, je crois que pour la France et l'Europe, les jours meilleurs sont devant nous.&nbsp;  <br /> <br />Parmi ces idées visionnaires, la France a eu le courage de dire non à la Constitution européenne.&nbsp;  <br /> <br />Ce que l'élite irresponsable de Bruxelles ne parvient pas à comprendre, tandis qu'ils essayent de modeler l'Europe au travers de piles toujours croissantes de directives, règles traités et règlements, c'est que les traités sont écrits sur du simple papier. Ils ne sont pas inscrits dans les cœurs des hommes et des femmes d'Europe.&nbsp;  <br /> <br />Cette Europe dans sa version bruxelloise, échoue à parler aux cœurs des européens. Mais cet échec, s'il continue d'être le résultat de l'échec plus large d'un projet européen doit être dénoncé. La bonne nouvelle est que ce projet pourrait être sauvé.&nbsp;  <br /> <br />Il pourrait être sauvé en ouvrant les fenêtres pour laisser briller les lumières de la démocratie, de la transparence et de la responsabilité dans les coins sombres de l'establishment bruxellois. C'est d'ailleurs une Europe que n'auraient pas reniée Schuman ou Monnet. (...)&nbsp;  <br /> <br />En juin prochain, lors des élections européennes, la France pourra s'exprimer sur le traité de Lisbonne. Vous avez déjà dit non, il est temps de réitérer ce non à la même méthode anti-démocratique et de demander une Europe responsable et démocratique.&nbsp;  <br /> <br />Les élections européennes de l'an prochain pourront être le référendum refusé aux peuples d'Europe. Il y aura un choix simple entre des candidats qui&nbsp; soutiennent le système et n'arrêteront pas le traité de Lisbonne et ceux qui dans une perspective positive et pro-européenne souhaitent inclure la démocratie au cœur du projet européen.&nbsp;  <br /> <br />Que la France reprenne la main ! Dites "non" à l'anti-démocratie ! Rejoignez nous pour remettre la France au cœur du défi et rendre l'Europe à ceux à qui elle appartient : son presque demi-milliard de citoyens avec leurs ambitions pour leurs enfants, leurs petits enfants et nos générations futures.&nbsp;  <br /> <br />Continuons ensemble avec courage et confiance, disons "Bonjour l'Europe !", ce siècle nous appartient à nous, peuples d'Europe, qui avons ce qu'il faut pour diriger le monde.&nbsp;  <br /> <br />Invitons le monde entier à voir et témoigner d'une nouvelle renaissance européenne, économique, industrielle, éducative et championne des valeurs individuelles et de la liberté humaine. (...)&nbsp;  <br /> <br />Non à la faillite démocratique du traité de Lisbonne,&nbsp;&nbsp;  <br /> <br />Oui à une Europe des démocraties, transparente et responsable,&nbsp;  <br /> <br />Une Europe qui illumine et étonne le monde.&nbsp;  <br /> <br />Vive la France&nbsp;&nbsp;  <br /> <br />Vive l’Irlande&nbsp;&nbsp;  <br /> <br />Vive l'Europe  <br /> <br />
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   <title>Hannan chez Villiers : 'Vous ne manquerez jamais d'amis !'</title>
   <pubDate>Tue, 23 Sep 2008 17:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[TRIBUNE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[

Jeune député du parti conservateur britannique, le dynamique Daniel Hannan est le député européen le mieux élu du Royaume Uni. Il est au Parlement européen le président de l'intergroupe SOS Démocratie, qui réunit depuis des années, par delà les sensibilités politiques, une soixantaine de députés issus de quinze pays européens, décidés à réenraciner l'Union européenne dans ses démocraties, menacées par l'intégration supranationale. Ce dimanche, sur la scène de l'Université d'Eté du Mouvement pour la France aux côtés de Philippe de Villiers, Declan Ganley et de nombreux parlementaires européens, Hannan a fait vibrer la corde patriotique des quelques 700 participants, en relatant notamment une émouvante ancdote concernant un député anglais francophile revenant pour la première fois en France après la Libération. Un paidoyer résolument européen. Avant de reprendre le train pour Londres, "Dan" a eu le temps de livrer ses impressions de la journée sur son blog : "Pour des prétendus anti-anglais, tout ce que je peux dire, c'est que j'ai reçu des acclamations exceptionnelles de la part de leurs militants [du MPF, ndlr[, comme je n'en n'avais jamais encore eu d'un auditoire au Royaume-Uni..."     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <div><object width="420" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/k6hZrBO3qCHHMZMvcG&related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k6hZrBO3qCHHMZMvcG&related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x6vrim_daniel-hannan-udt2008-mpf_news">Daniel Hannan udt2008 mpf</a></b><br /><i>envoy     </div>
     <div>
      <u></u> <br /><u>Discours de Daniel Hannan  <br />Député au Parlement européen (Parti Conservateur)  <br />21 septembre 2008, Paris</u><u>  <br /></u> <br /> <br />"C'est un honneur pour moi d'être parmi vous aujourd'hui, invité par le seul parti en France qui a toujours su parler honnêtement, avec courage et patriotisme.  <br /> <br />Et c'est un honneur d'être ici aux côtés de me chers amis, Philippe de Villiers, Patrick Louis et Paul-Marie Coûteaux. Ces hommes sont les héros français du Parlement européen. Mais ils sont aussi les héros de tous ceux qui sont attachés à la liberté en Europe.  <br /> <br />Votre combat, mes chers amis, est le combat de toute les nations. Lorsque vous avez voté contre la Constitution européenne en 2005, votre bulletin&nbsp;a été un vote par procuration pour des centaines de millions d'autres Européens. Ce fut un grand moment pour la France, et un grand moment pour la démocratie. Jamais au cours de ma vie, l'honneur de votre pays n'aura brillé avec autant d'intensité que ce jour là.  <br /> <br />Vous avez des allés et des admirateurs dans chacun des autres pays d'Europe. Et nous, aussi, avons aussi toujours eu une certaine idée de la France. Et cette idée ne repose pas simplement sur vos incomparables paysages, sur la gloire de votre langue, sur la richesse de votre cuisine, et sur la durée de votre histoire. Notre idée de la France est celle d'un pays souverain, de la France comme puissance indépendante.  <br /> <br />Permettez-moi d'illustrer ce que je veux vous dire par une petite histoire. Le plus francophile des députés ayant jamais siégé aux communes s'appelait Sir Harold Nicolson. En 1940, son monde s'est écroulé. Il s'est montre bien plus catastrophé par l'occupation de la France que par la perspective, alors presque certaine de la chute de la Grande Bretagne. La civilisation européenne, écrivait il, ne pouvait exister que si la France était elle-même. Le monde entier, poursuivait il, souffrait de la disparition de la souveraineté de la France.  <br /> <br />Immédiatement après la Libération, Nicolson prit le premier ferry à destination de la France. Lorsqu'il débarqua à Dieppe, il s'inclina pour toucher le sol. Un porteur le vit et lui demanda : "<em>Monsieur a perdu quelque chose ?". Nicolson lui répondit : "Non, j'ai retrouvé quelque chose</em>"...  <br /> <br />Et ceci, chers amis, est ce que la reste de l'Europe a ressenti aussi le 29 mai 2005 lorsque la nouvelle s'est répandue du NON français. Nous aussi, nous avons retrouvé quelque chose. Quelle fut la réaction de nos maîtres à Bruxelles ? Ont-ils accepté le verdict du peuple ? Ont-ils tenté de modifier leur projet afin qu'il corresponde aux souhaits du peuple ? Non. La constitution fut ramené à la vie sous la forme d'un zombie appelé Traité de Lisbonne.  <br /> <br />Il y a quinze jours à peine, j'ai eu l'occasion d'assister à Londres à un discours du père de la Constitution, Valéry Giscard d'Estaing. Il a admis avec une admirable franchise que la seule modification de son texte aura été une remise en forme destinée à le rendre illisible.  <br /> <br />Aujourd'hui, ce texte a été rejeté&nbsp;trois fois. Par 55% des électeurs Français, par 62% des électeurs néerlandais, et &nbsp;pars 54 % des électeurs irlandais. Et, croyez-moi que je vous dis qu'une proportion encore plus grande de l'électorat britannique aurait voté non !  <br /> <br />Toutefois, le processus de ratification se poursuit quand même. La plupart des éléments importants dans la Constitution - le service diplomatique européen,&nbsp; la Charte des droits fondamentaux, l'intégration des la justice et des affaires intérieures - ont déjà été mis en œuvre tout comme si la Constitution avait été approuvée et était légalement en vigueur.  <br /> <br />Les leaders de l'Europe ont en quelque sorte repris les mots terrifiants de Berthold Brecht : "<em>Ne serait-il pas plus facile de dissoudre le peuple et d'en élire un autre à sa place</em> ?".  <br /> <br />Et bien, mes chers amis, Nicolas Sarkozy peut bien avoir renversé le résultat de votre référendum, mais vous avez une nouvelle occasion de vous faire entendre. Le 4 juin, il vous reviendra d'élire vos représentants au Parlement européen. Vous aurez le choix entre ceux qui conçoivent leur rôle comme celui de porter à Bruxelles la voix de la France, et ceux qui pensent devoir être les porte-paroles de Bruxelles en France.  <br /> <br />Vous aurez le choix entre la stagnation et le renouveau, entre la technocratie et la démocratie, entre la servitude et la liberté. Vous pouvez non seulement réélire ces trois champions, mais bien d'autres aussi, qui, comme eux, parlerons pour la France et tous les peuples d'Europe. Sachez que agissant ainsi, vous ne manquerez jamais d'amis."  <br /> <br /> <br /><a class="link" href="http://blogs.telegraph.co.uk/daniel_hannan/blog/2008/09/21/french_patriots_cheer_a_british_eurosceptic" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Lire son récit de la journée sur son Blog</a>  <br /> <br />
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   <title>Villiers-Ganley, héros de 'l'Europe majoritaire'</title>
   <pubDate>Tue, 23 Sep 2008 15:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACTUALITE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[

Invité vedette de l'Université d'Eté du Mouvement pour la France, le leader du "non" irlandais Declan Ganley s'est livré à un pas de deux, ce week-end, avec son "ami" Philippe de Villiers, leader du "non" français", devant quelques 700 personnes réunies à l'Espace Cardin à Paris, à deux pas du Palais de l'Elysée. Héros des "peuples européens majoritaires" contre les "élites de Bruxelles" acharnées à faire passer en force le traité de Lisbonne, les deux hommes ont fait ensemble rouler les tambours de la bataille des européennes 2009, avec une tonalité raffraichissante "pour une refondation de l'Europe" au nom même de la démocratie. Et Declan Ganley de conclure en français son discours devant une salle comblée : "Non à la faillite démocratique du traité de Lisbonne,  oui à une Europe des démocraties, transparente, et responsable. Une Europe qui illumine et étonne le monde…"     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/1047128-1320806.jpg" alt="Villiers-Ganley, héros de 'l'Europe majoritaire'" title="Villiers-Ganley, héros de 'l'Europe majoritaire'" />
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       <br /><strong>Villiers, l'avocat cinglant d'une autre Europe</strong>  <br /><strong></strong> <br /><em>(Ouest France, 22 septembre 2008)</em>  <br /><strong> <br /></strong> <br /><div class="texteArt">La France va mal parce que l'Europe va mal. On pourrait résumer ainsi l'analyse de Philippe de Villiers à neuf mois d'élections qui le mettent déjà en verve. Et lui fournissent l'occasion d'appuyer là où ça fait mal.  <br /> <br />Le « non » irlandais au traité <b>« est le non d'un peuple porte-parole de tous les peuples. Il sort l'Europe du confinement idéologique »,</b> a lancé l'élu vendéen devant 650 cadres et militants réunis à Paris. Se tournant vers son ami irlandais Declan Ganley, le <b>« héros du non »</b>, il ajoute : <b>« Vous parlez au nom d'un peuple majoritaire. » </b>Parodiant Brecht, le député britannique Daniel Hannan en rajoute : <b>« Ne serait-il pas plus facile de dissoudre le peuple ? »</b>  <br /><b>« Sarkozy n'a plus les manettes »  <br /> <br />Il ne va pas être facile de désamorcer leurs arguments. À commencer par<b> « la stratégie de contournement du vote populaire. Annoncer aux Irlandais qu'ils devront revoter,</b> dénonce Philippe de Villiers, allusion au souhait de Nicolas Sarkozy, <b>c'est mépriser le peuple ».</b> Sortir de l'obligation référendaire pour toute nouvelle adhésion (la Turquie), <b>« faute majeure de Nicolas Sarkozy,</b> <b>c'est continuer à construire l'Europe sans les peuples ».</b> Prétendre renforcer les pouvoirs du Parlement français est, pour lui, <b>« une curiosité »</b> au moment où l'on transfère de plus en plus de pouvoirs à Bruxelles. Exemples : <b>« On parle d'un référendum sur La Poste ? Mais il y a une directive qui prévoit sa privatisation ! » « On a fait croire qu'il y aura un contrôle sur les OGM ? Et voici que Bruxelles décrète l'importation libre du soja transgénique. »</b> Ainsi de suite.  <br /></b> <br />« Sarkozy n'a plus les manettes »  <br /> <br />Il ne va pas être facile de désamorcer leurs arguments. À commencer par<b> « la stratégie de contournement du vote populaire. Annoncer aux Irlandais qu'ils devront revoter,</b> dénonce Philippe de Villiers, allusion au souhait de Nicolas Sarkozy, <b>c'est mépriser le peuple ».</b> Sortir de l'obligation référendaire pour toute nouvelle adhésion (la Turquie), <b>« faute majeure de Nicolas Sarkozy,</b> <b>c'est continuer à construire l'Europe sans les peuples ».</b> Prétendre renforcer les pouvoirs du Parlement français est, pour lui, <b>« une curiosité »</b> au moment où l'on transfère de plus en plus de pouvoirs à Bruxelles. Exemples : <b>« On parle d'un référendum sur La Poste ? Mais il y a une directive qui prévoit sa privatisation ! » « On a fait croire qu'il y aura un contrôle sur les OGM ? Et voici que Bruxelles décrète l'importation libre du soja transgénique. »</b> Ainsi de suite.  <br /> <br />Ironisant sur un Nicolas Sarkozy <b>« Zorro »</b> qui a beaucoup promis, il poursuit :<b> « Il ne s'est rien passé, mais ce n'est pas de sa faute, c'est qu'il n'a plus les manettes. »</b> Pour que la France aille mieux, le MPF propose une Europe conforme à la volonté des peuples et contrôlée par le pouvoir politique. <b>« En juin</b> <b>2009,</b> lance Daniel Hannan, <b>il faudra élire les porte-parole de la France à Bruxelles et non les porte-parole de Bruxelles en France ! »</b> <b>« Les prochaines élections peuvent être le référendum que l'Europe a refusé aux peuples », </b>ajoute Declan Ganley.  <br /> <br /> <br />M.U.  <br /> <br /><a class="link" href="http://www.ouest-france.fr/Villiers-l-avocat-cinglant-d-une-autre-Europe/re/actuDet/actu_3635-708495------_actu.html" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Ouest France, 22 septembre 2008</a>  <br /></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.observatoiredeleurope.com/Villiers-Ganley,-heros-de-l-Europe-majoritaire-_a997.html</link>
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   <title>Imaginons l'Europe d'après</title>
   <pubDate>Wed, 17 Sep 2008 17:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>L'Europe après le Non ObsE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ANALYSE]]></dc:subject>
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Depuis le "non" irlandais, faisant suite au "non" de la France et des Pays-Bas, et la campagne référendaire qui l'a précédé, la ringardise a clairement changé de camp. Parce que dans chacun des thèmes qui ont cristallisé ce refus, on retrouve un fil rouge : la question démocratique - "par qui voulez-vous être gouvernés ?" -, qui est aussi au coeur du processus de ratification lui-même,  obsédé par l'idée d'éviter les peuples. Ringarde l'Europe de Maastricht à Lisbonne, d'abord parce qu'il apparaît de plus en plus clairement que le centralisme des pouvoirs entre les mains d'institutions technocratiques, relève plus de la doctrine Brejnev imposée aux satellites de l'Union soviétique, que d'un XXIème siècle démocratique. La mondialisation et la révolution des communications ont réduit à néant le vieux concept de masse critique qui exigeait toujours plus d'extension géographique et de centralisation politique. Dans tous les domaines, réussissent aujourd'hui ceux qui sont, au contraire, les plus souples pour s'adapter et les plus porteurs d'une identité forte. Ce que n'est pas l'actuelle Union européenne. D'ailleurs, à part elle, aucune des unions régionales stables et prospères existant aujourd'hui dans le monde n'a choisi ni n'envisage de passer à l'intégration supranationale. Le monde a changé, l'Europe doit changer. 
Deuxième raison de la ringardisation de l'européisme : le refus de la "post-démocratie" que la Constitution européenne recyclée dans le traité de Lisbonne grave dans le marbre, ce besoin des peuples de retrouver le contrôle de leur destin et donc de l'Europe elle-même, l'appel à une restauration démocratique. 
L'Euroréalisme se doit aujourd'hui de poser la question européenne dans ces nouveaux termes (1), de se départir du sentimentalisme national au profit l'argumentation sur l'efficacité économique et politique d'une Europe réenracinée dans ses démocraties nationales face au monde qui vient (2), d'énoncer les premières digues à poser, à traités constants, pour restaurer cette démocratie (3), d'avancer les principes devant guider la refonte des traités européens en repartant du projet (pour quoi faire ?), du périmètre (avec qui ?), puis l'architecture (comment ?) qui pourrait être celle d'une confédération européenne élargie (4), à tout le moins de proposer une "solution de repli" évidemment temporaire de verrous institutionnels réinjectant une dose de démocratie dans la décision européenne (5).      <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.observatoiredeleurope.com/photo/1041721-1312469.jpg" alt="Imaginons l'Europe d'après" title="Imaginons l'Europe d'après" />
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       <br /><strong>1) D'abord poser la question européenne autrement</strong>&nbsp;  <br /> <br />A quoi bon faire de la politique là où il n'y a plus de politique ? A quoi bon présenter d'ambitieux projets aux suffrages des Français, alors que l'Etat ne maîtrise plus ses frontières, les décisions macroéconomiques et près des neuf dixièmes de sa législation nouvelle ? Au cours des campagnes électorales de l'année 2007, aucun des candidats des grands partis n'avait évidemment admis que «&nbsp;le pouvoir n'avait plus le pouvoir&nbsp;», et ce, de leur fait. Aucun n'a été placé devant ses contradictions, notamment sur cette évidence que la mise en oeuvre de la plupart de leurs propositions supposait le rapatriement de plusieurs compétences de souveraineté dans le giron national et ce, au nom même du principe de subsidiarité si longtemps dévoyé. A moins qu'ils n'aient été dotés d'une capacité extraordinaire, surhumaine, à faire plier, devant leurs promesses de campagne, à la fois la Commission, la Cour de Justice et une majorité de gouvernements européens. Face à ces candidatures présidentielles de papier, le discours dit «&nbsp;souverainiste&nbsp;» demeurait perçu comme l'expression d'une nostalgie pour une France «&nbsp;perdue» ou en voie de l'être, l'enfermant dans un passéisme ringard ou nauséabond, quelque puisse être la justesse de ses critiques.&nbsp;  <br /> <br />Deux ou trois décennies de brouillage des repères, de déculturation et de «&nbsp;modernitude&nbsp;» sont passées par là et le marketing a remplacé en un clin d'oeil les véritables projets politiques. Les deux finalistes de la présidentielles de 2007 ont alors pu rivaliser d'imagination pour tenter de faire vibrer la corde patriotique, tout en réaffirmant avec force leur «&nbsp;engagement européen&nbsp;», sans que nul n'y voie de contradiction. Partisans de tous les traités européens y compris d'une relance du traité constitutionnel, ils ont pu, sans être contredits, lancer publiquement en pâture des dizaines de promesses incompatibles avec ces choix européens : sur la réduction des taux d'intérêts directeurs de la BCE et le pilotage de l'Euro, la baisse de la TVA des restaurateurs, l'interdiction des OGM en plein champs, des mesures de protection économique, l'arrêt de l'immigration ou encore un nouveau "compromis de Luxembourg" pour protéger les intérêts vitaux.&nbsp;  <br /> <br />Le traité de Lisbonne lui-même cultive le paradoxe apparent. Il transfert soixante-huit nouvelles compétences à Bruxelles sans donner en échange aux Parlements nationaux le moindre pouvoir de blocage, et consacre la primauté absolue du droit européen même sur les Constitutions nationales, mais prétend en même temps, dans son préambule, protéger les «&nbsp;identités nationales&nbsp;» des Etats-membres. On le voit bien, le discours ambiant laisse donc entendre – et les électeurs semblent le croire - que l'ensemble européen en cours d'unification, pourrait effectivement préserver les «&nbsp;patries&nbsp;», comme l'illustre la formule oxymorique de «&nbsp;fédération d'Etats-nations&nbsp;», dont droite et gauche françaises ont fait leurs gorges chaudes. Il résulte de cette évolution que pour (re)devenir audibles et crédibles, les partisans d'une «&nbsp;autre Europe&nbsp;» préservant les souverainetés, doivent assurément adapter non seulement leur stratégie – mais c'est là un autre débat – et en tout cas leur registre. Au discours sur&nbsp;la nation&nbsp;qui «&nbsp;ne veut pas mourir&nbsp;» - d'ailleurs en sommes-nous si certains ?.. -, il faut substituer un discours résolument pragmatique, en s'inspirant de l'euroréalisme anglais.&nbsp;  <br /> <br />Le pragmatisme&nbsp;anglo-saxon a en effet cela d'admirable qu'il se pose toujours les questions essentielles et, s'agissant de l'intégration européenne par exemple, celle de savoir comment y être associé tout en préservant par exemple sa conception des droits fondamentaux issus notamment de la Magna Carta, son système spécifique de police et de justice et surtout la qualité de sa démocratie parlementaire. Il ne s'agit pas ici de répondre à la question de savoir si en obtenant d'importants «&nbsp;opt-ins&nbsp;» (exceptions) lors des négociations finales du traité de Lisbonne, la Grande-Bretagne aurait réellement préservé ces spécificités. Il s'agit de savoir comment les euroréalistes français peuvent profiter du pragmatisme britannique pour moderniser leur critique de l'Union européenne.&nbsp;  <br /> <br /><strong>2) Démontrer l'inefficacité arithmétique d'une centralisation continentale du pouvoir</strong>&nbsp;  <br /> <br />En France, la critique de l'intégration européenne serait en effet bien inspirée de commencer par aborder la question de l'efficacité de la décision publique – puisque c'est devenu l'argument central des partisans de cette intégration – laquelle efficacité étant très largement conditionnée par l'intelligibilité et l'acceptation (de la décision, de la loi) par le peuple, ce qui suppose une haute qualité de contrôle démocratique s'exerçant sur elle. Aussi, la question pertinente que pose aujourd'hui le traité de Lisbonne consiste à savoir, non pas si la France en tant que nation peut y survivre – seule l'Histoire le dira -, mais, plus prosaïquement, si la délocalisation du pouvoir politique et de son aire de contrôle, du niveau national vers le niveau continental de l'union, constitue ou non un avantage pour les peuples concernés. Dans «&nbsp;<em>Arithmétique de la démocratie</em>&nbsp;», l'économiste Jean-Jacques Rosa l'avait ainsi formulée en 2005 : "<em>la centralisation des décisions politiques au niveau du continent accroît-elle ou réduit-elle le degré de fonctionnement démocratique dans les pays concernés (ou pour les peuples concernés) ? et d'autre part conduit-elle à un accroissement ou une réduction de l'efficacité des économies des pays qui font actuellement partie de l'Union ?"</em>&nbsp; Reprenant les travaux des économistes Dahl et Tufte (Robert A. Dahl et Edward R. Tufte, Size and Democracy, Stanford University Press, 1974, p.38), il souligne le résultat auquel ils sont parvenus, c'est à dire des corrélations systématiquement négatives pour dix-huit démocraties représentatives, entre les dimensions démographiques et géographiques des pays, d'une part, et le degré de centralisation des fonctions gouvernementales, de l'autre.  <br /> <br />La conclusion est limpide : les pays étendus qui sont démocratiques se décentralisent, voire deviennent fédéraux ou mieux, confédéraux, pour rester à la fois démocratiques et efficaces dans la gestion. Or, rappelle Rosa, "<em>c'est l'inverse qui nous est proposé par l'entreprise de «construction politique européenne» et par le traité constitutionnel : on nous propose d'augmenter considérablement la dimension du « pays » (l'Union européenne) par rapport aux nations existantes, tout en accroissant simultanément la centralisation des pouvoirs</em>".  <br /> <br />En effet, et c'est là un second aspect sur lequel la critique souverainiste doit s'adapter à la réalité nouvelle de l'intégration européenne après le traité de Lisbonne&nbsp;: l'Union n'évolue plus vers un Etat fédéral – parce qu'il n'y a pas de peuple européen et que les compétences laissées aux Etats sont résiduelles - mais vers un cadre étatique ultra-centralisé et de plus en plus clairement unitaire. Il s'ensuit un rétrécissement arithmétique brutal du pouvoir de l'électeur (chute de la représentativité par le changement d'échelle de population), une mise en minorité permanente de l'électorat de certaines nations dans la décision du grand ensemble (majorité qualifiée), ainsi qu'une majoration mécanique de l'influence des lobbies et groupes de pression ainsi que celle de la "classe professionnelle bureaucratico-politique" au détriment du corps électoral.  <br /> <br />En second lieu, cette approche permet de démontrer que le passage à une décision européenne là où les électorats nationaux ont des préférences spécifiques (ils ne forment pas un peuple unique) «&nbsp;diminue la représentativité des décisions collectives&nbsp;». Illustrée de mille exemples (niveau de vie des européens en berne, cohésion sociale et civique fragilisée, impuissance beaucoup de grands défis), cette critique de l'inefficacité économique et démocratique européenne doit, dans un second temps, induire les voies et moyens d'un modèle d'organisation qui évite ces écueils sans enterrer l'idée européenne. C'est ce qu'en quelques paragraphes, ce que nous allons tenter maintenant.&nbsp;  <br /> <br /><strong>3) Proposer&nbsp;des réformes&nbsp;intermédiaires pour&nbsp;endiguer la liquidation démocratique&nbsp;  <br /></strong> <br />A juste titre, personne ne prendrait au sérieux un homme politique qui prétendrait qu'une fois élu, il serait en mesure de «&nbsp;changer l'Europe&nbsp;» à lui tout seul puisque précisément il s'agit d'une entreprise collective qui suppose un accord des Vingt-Sept pour renoncer à l'intégration. La géopolitique actuelle de l'Union ne le permet évidemment pas, ne serait-ce qu'en raison du poids de l'Allemagne dans ce processus. Même en imaginant le problème politique éventuellement résolu, l'Union européenne affecte et imprègne profondément et depuis des années presque toute notre législation, notre économie et la plupart de nos politiques. Nul n'imagine donc comment l'on pourrait «&nbsp;retourner en arrière&nbsp;» s'agissant par exemple de la législation sur la concurrence.&nbsp;Les scénarios de&nbsp;sortie de&nbsp;l'euro ou&nbsp;de redéfinition de son périmètre, en revanche,&nbsp;ont été d'ores et déjà ébauchés par certains économistes. <br /> <br />Rappelons à cet égard que le principe de subsidiarité, inscrit dans les traités en tête des principes fondamentaux qui doivent gouverner la construction européenne et le fonctionnement de l'Union, pourrait justifier un «&nbsp;rapatriement&nbsp;» dans la sphère des Etats, de compétences jugées finalement plus efficacement lorsqu'elles sont exercées de manière décentralisée, c'est-à-dire à l'échelle des souverainetés nationales, plutôt que centralisée à l'échelle continentale. Enfin appliqué «&nbsp;à l'endroit&nbsp;», ce principe de subsidiarité supposerait au préalable un véritable audit, législation par législation, politique par politique, de l'efficacité comparée de l'échelon communautaire et de l'échelon national. Une telle évaluation suivrait une liste de critères, sur lesquels il faudrait également se mettre d'accord. Voilà qui donne un bref aperçu des premières difficultés qui surgiraient devant ceux qui, parvenus au pouvoir, envisageraient de remettre en cause des politiques déjà largement intégrées.&nbsp;  <br /> <br />Parallèlement et de manière plus immédiate, il est imaginable d'inscrire quelques garde-fous dans la Constitution, afin de rendre théoriquement «&nbsp;compatible&nbsp;» la démocratie avec l'engagement de la France dans les traités européens actuels y compris le traité de Lisbonne. Soulignons qu'ils peuvent entrer en contradiction frontale avec certaines des dispositions dudit traité. Mais précisément, la première des propositions de révision constitutionnelle suggère de résoudre ce conflit de lois en rétablissant la hiérarchie classique des normes juridiques qui fait du traité et des actes législatifs européens dérivés des normes à valeur supra-législative mais infra-constitutionnelle. Il s'agit en effet en premier lieu de proclamer tout simplement que «la présente Constitution est la norme suprême de l'ordre juridique en France. Elle prime notamment sur les actes de l'Union européenne dans tous leurs éléments.» L'inscription d'une telle clause constituerait certes un coup de tonnerre dans l'ordre juridique en train de s'installer en Europe, mais il présente l'avantage de la facilité procédurale – il suffit de réunir le Parlement en Congrès ou d'organiser un référendum – et ne remettrait en cause aucun engagement de la France dans le processus européen.  <br /> <br />La seconde grande innovation constitutionnelle, qui elle poserait davantage de difficultés juridiques et politiques, consisterait à instaurer une procédure de contrôle parlementaire systématique par le Parlement français des projets de directives et de règlements européen. Elle serait assortie d'un débat suivie d'un vote à l'Assemblée nationale et au Sénat d'une résolution statuant sur la participation ou non de la France à la législation européenne proposée. Il est cependant clair qu'à cette seconde modification constitutionnelle, qui n'est qu'une traduction de «&nbsp;l'Europe à la carte&nbsp;» telle que les Anglais la pratiquent mais en amont, au stade de la négociation des traités, l'Union européenne telle qu'elle est n'y survivrait pas. Elle ne deviendrait réaliste (Voir paragraphe 5) qu'une fois lesdits traités remis éventuellement à plat pour dessiner une organisation de l'Europe plus souple, comme l'ont suggéré plusieurs&nbsp;experts de l'Europe institutionnelle&nbsp;comme le Professeur Michel Clapié ou l'ancien député européen Georges Berthu.&nbsp;  <br /> <br /><strong>4) Proposer un traité refondateur pour une confédération européenne élargie</strong>&nbsp;  <br /> <br />Sur un plan général, il s'agit de reprendre ce qu'il y a de meilleur dans le traité de Rome de 1957 et d'imaginer enfin une architecture de l'Union qui tire les conséquences de l'effondrement des blocs et des idéologies il y a déjà presque vingt ans, et de la riche diversité de nos nations et de nos cultures. L'Europe du XXIème siècle pourrait être constituée de deux types de cercles&nbsp;: l'un très large, au niveau supérieur, les autres à géométrie variable, au niveau inférieur.&nbsp;  <br /> <br />Au niveau supérieur d'abord, c'est le cadre d'une confédération européenne élargie, en réalité ouverte à toutes les nations démocratiques du continent jusqu'à la Russie, mais aussi pourquoi pas de la Méditerranée incluant la Turquie. Elle organiserait une vaste concertation permanente sur le développement préférentiel des échanges, ou encore la résolution des problèmes communs d'environnement et de développement. Le Conseil européen y retrouverait sa véritable fonction stratégique. Il serait assisté dans cette tâche du Parlement européen.&nbsp; Dans ce cercle de coopération sur des questions politiques et économiques communes, les décisions seraient prises à l'unanimité ou dans certains cas mineurs, du consensus, seuls modes de décision en commun qui respectent la volonté populaire. Cela éviterait par exemple les graves conflits rencontrés lors de la guerre en ex-Yougoslavie et de combattre efficacement le terrorisme.&nbsp;  <br /> <br />Au niveau inférieur ensuite, l'on mettrait en place les outils des coopérations à la carte. Les traités actuels y compris révisés par le traité de Lisbonne rendent les coopérations renforcées impraticables, du fait d'une procédure lourde et d'une multiplication d'interdits, notamment au nom de la concurrence, empêchant à l'avenir, des projets industriels fondés sur des partenariats public-privé, de voir le jour. Surtout, elles ne sont concevables que pour servir de groupe pionnier à une intégration toujours plus poussée et non à la coopération proprement dite. On a pourtant assez dit que ce sont les coopérations à la carte, qui ont permis la naissance de grands projets européens stratégiques, sans la Commission et parfois contre elle (Airbus, Ariane Espace, le CERN, Sanofi-Aventis, accords de Malaga, sont les plus souvent cités) L'Europe des coopérations est la seule qui ait vraiment marché et les réalisations qui en sont issues, les seules dont les européens soient fiers. C'est pourquoi nous proposons d'institutionnaliser et de multiplier des pratiques qui ont fait leur preuve.&nbsp;L'Europe concrète que nous voulons doit se développer comme un espace de projets, à travers des communautés spécialisées, à la carte, entre les Etats et les partenaires publics et privés qui le souhaitent, secteur par secteur et à la majorité qualifiée.&nbsp;  <br /> <br />Une Agence serait créée pour chaque communauté spécialisée, en coordination avec l'Agence centrale. Chaque Agence spécialisée serait placée sous la direction du Conseil des ministres correspondant doté de pouvoir de proposition et d'action. Ces Conseils et ces Agences seraient assistés et contrôlés par la commission parlementaire compétente.&nbsp;  <br /> <br />Les coopérations renforcées pourraient concerner tout aussi bien la recherche scientifique, les programmes industriels, les défis environnementaux, la lutte contre l'immigration clandestine, l'aéronautique et l'espace, la protection sociale, la politique agricole commune, etc...&nbsp; Ainsi, pour la zone euro, dont le périmètre devrait sans doute être redéfini, on ne laisserait plus à la seule Banque centrale la gestion de la monnaie. Elle serait confiée à une Communauté spécialisée de l'euro sous contrôle du Conseil des ministres des finances européen et avec la croissance et le plein emploi comme objectif prioritaire.&nbsp; Dans le domaine de la diplomatie et de la défense, une Communauté à vingt-sept ou trente est exclue. Mais certaines nations, désireuses comme la France de peser sur les affaires du monde, pourraient, à terme, constituer un noyau dur à travers une Communauté de la diplomatie et de la défense, renforçant les armements et établissant des états-majors communs pour les armées demeurant nationales.&nbsp;  <br /> <br /><strong>5) Installer des verrous démocratiques dans la décision européenne</strong>&nbsp;  <br /> <br />Comme le soulignait à juste titre la déclaration de Laeken, les peuples ne veulent plus du modèle pyramidal supra-étatique que renforce encore le traité de Lisbonne : primauté absolue du droit européen sur le droit national y compris constitutionnel, personnalité juridique attribuée à l'Union et exclusive de celle de ses Etats-membres, doublement du nombre de compétences transférées et où les Etats peuvent être mis en minorité. La seule organisation européenne démocratique concevable est celle fondée sur les relations horizontales d'égalité entre les souverainetés nationales.&nbsp;  <br /> <br /><strong>5.1) Un droit d'opposition parlementaire sur la législation européenne</strong>&nbsp;  <br /> <br />Aussi, pour concilier coopérations européennes et souveraineté, il conviendrait d'instituer un droit d'opposition parlementaire dans les domaines où les décisions européennes seraient prises à la majorité qualifiée. Le Parlement de tout pays membre pourrait s'opposer à une telle décision dans des formes solennelles (réunion extraordinaire ou référendum d'initiative populaire) exprimant soit un veto (blocage de la décision) dans les cas exceptionnels où les intérêts vitaux de ce pays risqueraient d'être menacés, soit plus simplement un droit de non-participation, qui empêcherait la décision de s'appliquer sur le territoire du pays opposant, mais laisserait les autres libres de l'appliquer pour leur compte.&nbsp;  <br /> <br />Comme le traité constitutionnel qu'il a recyclé, le traité de Lisbonne octroie, magnanime, aux parlements nationaux déjà devenus pour l'essentiel des chambres de transposition du droit communautaire, un droit d'émettre des "<em>avis motivés</em>" ou de déclencher une "<em>alerte précoce</em>". Mais il s'agit d'un simple droit de protestation face à un projet de texte européen qui empiéterait sur le peu qui reste de compétence nationale. Nulle institution européenne n'étant tenue d'y donner suite, ces "<em>droits nouveaux</em>" ne sont qu'un «&nbsp;<em>droit de protestation</em>&nbsp;». Le contrôle de la subsidiarité reste en définitive l'oeuvre de la Cour de Justice de Luxembourg, arbitre suprême, qui juge en premier et dernier ressort, sur la base d'interprétations téléologiques et depuis plus de quarante ans la répartition des compétences selon un adage qui pourrait être celui-ci : " <em>ce qui est à Bruxelles est à Bruxelles, ce qui est aux Nations est négociable</em>"...&nbsp;  <br /> <br />Respectueux des seules assemblées démocratiquement légitimes parce qu'elles sont l'émanation des peuples d'Europe, ce droit d'opposition parlementaire conférerait aux Parlements nationaux la maîtrise de la législation – ce qui est la moindre des choses – ainsi que de la révision des Traités européens, ce qui signifierait la fin des "clauses passerelles" qui permettent des révisions déguisées des traités sans ratification.&nbsp;  <br /> <br /><strong>5.2) Un véritable contrôle de la subsidiarité par les Parlements nationaux</strong>&nbsp;  <br /> <br />Dans le même esprit, il s'agirait d'instaurer un droit de veto national pour faire respecter le principe de subsidiarité, c'est à dire que les limites des transferts de compétences autorisées par les Parlements nationaux soient toujours interprétées par eux, et par personne d'autre. Ainsi pour l'élaboration du droit communautaire, on peut imaginer des assemblées spécialisées de parlementaires nationaux qui seraient chargées au niveau européen, de suivre chacune un domaine particulier : environnement, coopération policière, euro etc. Ces assemblées auraient pour mission exclusive de dialoguer avec le Conseil des ministres correspondant, et de faire ensuite rapport à leurs Parlements nationaux respectifs, afin de faciliter leurs débats et leur permettre de travailler en réseau pour élaborer la législation commune. Les révisions doivent toujours être décidées par chaque peuple solennellement, c'est à dire par référendum. Et si l'un d'entre eux refuse, les autres doivent pouvoir travailler entre eux s'ils le veulent, selon le principe de la géométrie variable.&nbsp;  <br /> <br /><strong>5.3) Faire de la Commission une agence au service du Conseil</strong>&nbsp;  <br /> <br />L'Europe est la seule région du monde où l'indépendance d'un pouvoir par rapport aux élus du peuple est considérée comme une qualité démocratique. Au nom de quoi la Commission et ses hauts fonctionnaires devraient-ils être indépendants des Etats ? Au nom de qui pourraient-ils incarner "l'intérêt général européen" dont on se demande d'ailleurs bien quel peut en être le contenu au regard de l'intérêt des Etats ?&nbsp;La remarque vaut aussi évidemment pour la Banque Centrale Européenne de Francfort.  <br /> <br />La Commission européenne serait remise à sa place, c'est à dire subordonnée étroitement au Conseil des ministres de l'Union, à ses orientations et à ses contrôles : elle serait ramenée au rang de secrétariat du Conseil. Plus précisément, elle deviendrait une "Agence centrale", pour mettre en oeuvre les propositions et actions du Conseil.&nbsp; Ses fonctionnaires seraient soumis au pouvoir politique, et détachés pour une durée limitée par leurs Etats respectifs. Le principe "un membre par Etat membre" y serait maintenu afin que le collège ne soit pas tenté de se détacher des nations. Elle n'aurait évidemment plus le monopole d'initiative des lois européennes : il appartiendrait au Conseil et aux Parlements nationaux de proposer des textes.  <br /> <br />Il conviendrait aussi de réformer ses méthodes de travail, notamment la "comitologie" pour les rendre plus transparentes, mieux la soumettre au contrôle démocratique et, compte tenu des scandales qui ont frappé les Commissions Santer, Prodi et aujourd'hui Barroso, réduire les occasions de clientélisme ou de fraude.&nbsp;  <br /> <br /><strong>5.4) Ramener la Cour à sa place et faire des Parlements nationaux les juges ultimes de la subsidiarité</strong>&nbsp;  <br /> <br />La Cour de Justice des Communautés n'a pas à rendre la justice au nom d'un peuple européen qui n'existe pas, surtout lorsqu'elle en profite pour bousculer la lettre et l'esprit des traités. Le traité de Lisbonne l'a encore renforcée dans ses prérogatives avec l'addition de soixante-huit nouvelles compétences, la mise sous tutelle du Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement (qui devient une institution de l'UE) ou la force juridique donnée à la Charte des droits fondamentaux. Voilà qui fait de la Cour de Luxembourg dont les arrêts auront une autorité supérieure aux lois et même aux Constitutions nationales, la Cour suprême des cours suprêmes.&nbsp;  <br /> <br />Elle devrait donc être remise à sa place, avec un rôle d'arbitrage et d'interprétation stricte des Traités, avec, comme chambre d'appel pour&nbsp;le ou les parlements nationaux des Etats concernés, le "droit de dernier ressort" devant rester l'apanage de la République.&nbsp; Aucun acte législatif ne doit être édicté par la Cour de Luxembourg, contrairement à ce que prévoit les traités révisés par le traité de Lisbonne. Son activisme juridique doit être contenu et elle doit respecter tant la Convention européenne des droits de l'homme que les droits fondamentaux proclamés par les Constitutions des Etats membres.&nbsp;  <br /> <br /><strong>Conclusion</strong>&nbsp;  <br /> <br />Le traité adopté à Lisbonne en décembre 2007 et ratifié dans le dos des peuples recycle mots pour mots la Constitution européenne rejetée en France et aux Pays-Bas. Et le voici promis, malgré le "non" irlandais, à un passage en force par voie de ratification parlementaire et d'un probable second référendum&nbsp;en Irlande,&nbsp;dès que le contexte politico-économique s'y&nbsp;prêtera.&nbsp;Il y a de quoi redouter le jour où cette fuite en avant&nbsp;anti-démocratique débouchera sur un chaos, et peut-être le "retour&nbsp;du refoulé" sous son pire visage. Alors, il faudra bien ouvrir les yeux et, si la belle idée européenne n'est pas définitivement morte avec l'européisme, imaginer de nouveaux modes d'association et de coopération entre nos démocraties. Le moment sera alors venu de la rupture avec l'européisme, au nom même de la défense de la démocratie.&nbsp;  <br />Aussi difficile soit-elle, la révision des concepts issus de la guerre froide - le centralisme continental, l'intégration supranationale etc, - s'impose. On ne peut continuer à construire ainsi l'Europe du XXIème siècle sur des schémas historiquement dépassés, qui conduisent à liquider sans bruit la souveraineté nationale et populaire, c'est-à-dire la démocratie. L'implosion des fédérations artificielles à la fin du siècle dernier indique clairement que la liberté des nations et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes constituent pourtant un invariant, aussi déterminant qu'intangible, du nouvel ordre international. Pourquoi en serait-il autrement en Europe, au berceau même de cette liberté ?&nbsp;  <br />La construction européenne n'a aucun avenir repliée sur une petite partie du continent, se fermant au monde et arc-boutée sur des dogmes du passé. Elle doit être capable des remises en causes fondamentales, sans tabou, sans limite, pour d'abord restaurer les Parlements nationaux dans le rôle qu'ils n'auraient jamais dû quitter, au cœur du processus de décision européen&nbsp;; ensuite pour redéfinir son projet autour d'une confédération élargie de l'Eurasie et de la Méditerranée d'une part, des coopérations différenciées (à géométrie et à géographie variables) d'autre part. C'est à ce traité refondateur pour une Europe des démocraties et des libertés qu'il faut aujourd'hui réfléchir, c'est à dire, pour paraphraser Lincoln et la Constitution française, une Europe des peuples, par les peuples, pour les peuples.  <br /> <br /><strong>Christophe BEAUDOUIN</strong>  <br /><strong><a class="link" href="www.observatoiredeleurope.com?PHPSESSID=14aa6b4fe276044a6671d77b8060f3bf" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">L'Observatoire de l'Europe après le Non</a> </strong> <br />
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