Vendredi 10 Février 2012

Chaque mois, l'actualité mondiale des noms de domaine



Pour vous abonner à DNS News

Pour vous abonner gratuitement à DNS News, veuillez écrire à

dnsnews-subscribe@yahoogroups.com


Qui sommes-nous?

Loïc Damilaville

Editeur de DNS News depuis 1998, Loïc Damilaville travaille depuis 1997 sur les problématiques liées aux noms de domaine.

Il a fondé en 2005 le Club Noms de domaine, destiné à réunir les personnes en charge des noms de domaine au sein des grandes enteprises.

Il est auteur du Livre blanc sur la gestion des noms de domaine parrainé par l'ACSEL, l'AFNIC, l'APCE, l'APRAM, la CCIP, le CEFAC, le CIGREF, le Club de l'économie numérique, l'INPI, l'ISOC France, le MEDEF, le Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi, et l'Union des Fabricants.

Loïc Damilaville est adjoint au directeur général de l'AFNIC.

Il mène aussi des missions de conseil auprès des grands comptes pour les assister dans l'élaboration, la mise en place et le suivi de leurs stratégies de nommage et de présence sur internet.

Contact:
loic[at]dns-news.fr
ou 01 49 73 79 06

DNS News n°19 – novembre 1999



La réunion ICANN de Los Angeles : débats et compromis

La grande nouvelle espérée en novembre était une prise de position minimale de l’ICANN sur la question de la création de nouvelles extensions génériques, recommandée par le Groupe de travail C de la DNSO (Domain Name Supporting Organization) (cf. DNS News d’octobre 1999). Avec une sage lenteur, les décideurs ont ouvert un débat public sur la question qui sera officiellement clos le 10 janvier 2000.
Toujours en ce qui concerne l’ICANN et la réunion de Los Angeles des 4 et 5 novembre, nous pouvons signaler la ratification (attendue) de l’accord entre NSI et l’ICANN, à l’issue de dures négociations dont le résultat, s’il est apparemment favorable aux deux co-contractants, suscite quelques remous parmi les concurrents de NSI. Ceux-ci s’estiment floués et s’exaspèrent de voir que le « monstre » qu’est NSI, avec son fonds de commerce de 6 millions de noms, n’est pas prêt à céder très facilement la place...
Mais si la paix semble en vue sur ce front particulièrement stratégique pour l’ICANN, il reste d’autres batailles à livrer, et non des moindres. Au premier rang, les problèmes de financement de cette organisation mondiale créée ex-nihilo il y a un an.
La réunion de Los Angeles a abouti à des décisions qui pourraient assurer le court terme, posant les principes d’un financement assuré à 55% par les gTLDs (50% par les registrars, et 5% par le registry (NSI) selon le volume de noms installés par chacun), à 35% par les ccTLDs (donc les NIC locaux) et 10% par les RIR (c’est-à-dire les gestionnaires régionaux des adresses IP, tels que le RIPE (Europe), l’APNIC (zone Asie-Pacifique), l’ARIN (Amériques).
Mais cet accord reste temporaire et fragile, certains NICs locaux, au premier rang desquels celui de la Nouvelle-Zélande (.nz), supportant avec quelque irritation l’ingérence plus ou moins discrète de l’ICANN dans leurs affaires. Le second grand dossier de l’ICANN sera de parvenir à formaliser un accord avec les NICs locaux, et cela ne pourra pas être accompli sans un travail de définition précise des missions, droits et devoirs de chacun.

Dimanche 6 Décembre 2009
Loic Damilaville
Lu 405 fois

Présentation | Analyses générales | Gouvernance Internet | Juridique | Sommaires anciens n°