Vendredi 10 Février 2012

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Qui sommes-nous?

Loïc Damilaville

Editeur de DNS News depuis 1998, Loïc Damilaville travaille depuis 1997 sur les problématiques liées aux noms de domaine.

Il a fondé en 2005 le Club Noms de domaine, destiné à réunir les personnes en charge des noms de domaine au sein des grandes enteprises.

Il est auteur du Livre blanc sur la gestion des noms de domaine parrainé par l'ACSEL, l'AFNIC, l'APCE, l'APRAM, la CCIP, le CEFAC, le CIGREF, le Club de l'économie numérique, l'INPI, l'ISOC France, le MEDEF, le Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi, et l'Union des Fabricants.

Loïc Damilaville est adjoint au directeur général de l'AFNIC.

Il mène aussi des missions de conseil auprès des grands comptes pour les assister dans l'élaboration, la mise en place et le suivi de leurs stratégies de nommage et de présence sur internet.

Contact:
loic[at]dns-news.fr
ou 01 49 73 79 06

ICANN New Delhi



La réunion ICANN de New Delhi a réuni un peu plus de 700 personnes et a notamment évoqué l’introduction de nouvelles extensions génériques, les noms IDN, le « domain tasting », le Joint-Projet Agreement faisant l’objet d’une consultation publique, le déploiement d’IPv6 et son budget (1, 2).
L’introduction de nouvelles extensions fait l’objet de spéculations intenses, certains évoquant une volonté de l’ICANN d’en créer plusieurs centaines (génériques et IDN), une perspective qui peut réjouir les candidats registres et les bureaux d’enregistrement, tout en inquiétant les utilisateurs. Nous revenons sur ce sujet dans un autre article de ce numéro, tout comme pour le « domain tasting » qui pourrait être cruellement frappé par les mesures projetées par l’ICANN, tout en enrichissant celle-ci.
Le budget, justement, est censé passer de 52 millions de $ en 2007-2008 à 61 millions en 2008-2009 (3), chose extraordinaire lorsqu’on voit comment il est construit et financé. Car ces sommes toujours plus considérables ne sont pas justifiées par des projets ou des affectations budgétaires validées par la communauté de l’Internet, ni même par les bailleurs de fonds. Elles reposent de plus en plus sur les « taxes » levées par l’ICANN sur chaque nom de domaine générique enregistré, taxes forfaitaires et dont le produit augmente mécaniquement avec le nombre de noms déposés, sans corrélation avec les besoins qui justifieraient un tel budget.
Karl Auerbach, ancien membre du Board de l’ICANN, explique ce mécanisme mieux que moi dans un récent témoignage rédigé dans le contexte de la consultation sur le « JPA » (4). Un proverbe boursier indique que « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel » ; mais le budget de l’ICANN semble bien avoir cette intention, et restera sur cette tendance tant qu’il ne sera pas étroitement relié à des besoins réels chiffrés et validés par la communauté de l’Internet…
(1) Briefing Note on the ICANN New Delhi Meeting
http://www.icann.org/announcements/announcement-22feb08.htm
(2) Adopted Board Resolutions | New Delhi
http://www.icann.org/minutes/resolutions-15feb08.htm
(3) Projet initial 2009 pour le budget et opérations de l'ICANN
http://www.icann.org/announcements/announcement-2-04feb08.htm
(4) Statement for the Record of Karl Auerbach
http://www.cavebear.com/archive/public/ntia-jpa-2008.html
[Voir le 1er point – et les autres aussi, qui ne manquent pas d’intérêt]


Dimanche 2 Mars 2008
Loic Damilaville
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