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Qui sommes-nous?
Loïc Damilaville
Editeur de DNS News depuis 1998, Loïc Damilaville travaille depuis 1997 sur les problématiques liées aux noms de domaine.
Il a fondé en 2005 le Club Noms de domaine, destiné à réunir les personnes en charge des noms de domaine au sein des grandes enteprises. Il est auteur du Livre blanc sur la gestion des noms de domaine parrainé par l'ACSEL, l'AFNIC, l'APCE, l'APRAM, la CCIP, le CEFAC, le CIGREF, le Club de l'économie numérique, l'INPI, l'ISOC France, le MEDEF, le Ministère de l'économie, des finances et de l'emploi, et l'Union des Fabricants. Loïc Damilaville est adjoint au directeur général de l'AFNIC. Il mène aussi des missions de conseil auprès des grands comptes pour les assister dans l'élaboration, la mise en place et le suivi de leurs stratégies de nommage et de présence sur internet. Contact: loic[at]dns-news.fr ou 01 49 73 79 06 |
IL Y A DIX ANS - DNS News n°44 - Décembre 2001
Les NICs locaux (ccTLDs) face aux nouvelles extensions génériques
L’irruption des nouvelles extensions génériques (BIZ, INFO, NAME…) dans le Système des Noms de domaines ne trouble pas seulement les titulaires de marques et autres grandes sociétés. Elle risque aussi de provoquer à moyen terme un mini-séisme au sein des extensions géographiques correspondant à des « codes-pays », qui pourraient être en définitive aussi touchées que le .com par les nouveaux arrivants. Quelques signes témoignent de ce sentiment : le projet de création du « .me.uk » pour contrer le .name, les déclarations soutenues du président du CIRA (NIC CA) Bernard Turcotte, quant à l’importance de posséder sur internet une identité locale forte et à propos du « succès » des NL, UK et DE qui aux Pays-bas, en Angleterre et en Allemagne seraient plus utilisés que les .COM… Mais on peut aussi noter l’ouverture croissante des chartes de nommage, qui en simplifiant ou facilitant l’enregistrement de noms locaux espèrent sans doute capter des utilisateurs hésitants entre les extensions « génériques » et leur extension nationale. Il y a bien sûr presque autant d’approches que de NICs. Les premiers à s’inquiéter sont ceux qui, fonctionnant selon des systèmes très axés sur la « quantité » de noms déposés, craignent de voir les nouvelles extensions vampiriser une partie de leurs clients naturels. Les gestionnaires des UK et DE notamment, associations regroupant des registrars, sont dans ce cas, mais aussi le CIRA et d’autres pour qui une extension se développe essentiellement selon l’axe du nombre de noms déposés, et qui doivent rendre des comptes sur la base de ces statistiques (oubliant sans doute un peu vite qu’un nom enregistré n’est pas forcement utilisé). Les autres NICs, ceux qui évaluent leur action selon d’autres critères plus qualitatifs, ne peuvent cependant pas rester indifférents à la concurrence que les nouvelles extensions risquent de leur faire, d’autant plus vive qu’elles sont « mondiales », « ouvertes » et de premier niveau, alors que les noms locaux sont la plupart du temps de second niveau (.name.xx), réservés aux citoyens du pays (donc « fermées » car soumis à conditions) et par définition locales. Une double question se pose alors aux gestionnaires d’extensions locales : que faire face à un marché dont le potentiel risque de se tarir au profit de concurrents « internationaux » ? (*) Et les NICs doivent-ils à toute force suivre cette évolution en proposant à leurs communautés respectives les versions « localisées » des extensions génériques, afin de préserver leurs propres extensions et de permettre à leurs utilisateurs de continuer à mettre en avant leur appartenance à tel ou tel pays ? Doivent-ils au contraire s’orienter dans d’autres directions, proposant par exemple des services à valeur ajoutée ou des « labels » qualitatifs que les grandes extensions mondiales ne sauront ou ne voudront pas proposer ? Au-delà des conflits avec l’ICANN, qui se situent à un niveau politique, il y a bel et bien une réflexion de fond à mener par chaque NIC local pour orienter sa stratégie dans les prochaines années. (*) Aux dernières nouvelles, les six principales extensions génériques « ouvertes » actives à ce jour, .com, .net, .org, .biz, .info et .name sont toutes contrôlées par des Registres américains. Un hasard, bien évidemment. Dimanche 8 Janvier 2012
Loic Damilaville
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