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Médicaments : Les risques de l'achat en ligne
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Mercredi 25 Janvier
L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) rappelle aux internautes les risques sanitaires liés à l'achat de produits pharmaceutiques en ligne. En France, la vente en ligne n'est pas autorisée pour les médicaments nécessitant une ordonnance.
«The ultimate online pharmaceutical » : pour les internautes, l'objet du message qu'ils viennent de recevoir est clair. Des vendeurs de stéroïdes, de tranquillisants et de stimulants sexuels les invitent à visiter leur e-pharmacie. Ces derniers mois, les courriels non sollicités généralement émis des États-Unis et proposant ce type de substances se sont multipliés. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a donc décidé de mettre en garde ceux qui seraient tentés d'acheter des médicaments via Internet.
Dans un récent communiqué, elle rappelle que la vente de produits nécessitant une ordonnance ne peut pas se faire par ce moyen. L'autorité sanitaire souligne ensuite les risques pour la santé liés au « mauvais usage » de ces médicaments achetés en ligne. Elle insiste sur le rôle de conseil des pharmaciens en matière de contre-indications et d'interactions médicamenteuses. Des informations qui apparaissent partiellement, voire pas du tout, sur les sites des e-pharmaciens.
De plus, selon l'Agence, même si des médicaments sont proposés sous un nom connu, rien ne prouve que ce sont vraiment ceux qui ont fait l'objet d'une autorisation de mise sur le marché (AMM). Puisqu'ils sont vendus en dehors des circuits de distribution réglementés, le consommateur n'a aucun moyen de vérifier leur qualité et leurs conditions de conservation.
L'Agence déconseille tout autant l'achat et l'utilisation de médicaments qui n'ont pas été évalués par les autorités sanitaires françaises, comme la DHEA, la mélatonine ou encore la pregnénolone. En effet, pour ces produits, « il n'est pas démontré que le bénéfice qu'ils apportent soit supérieur aux risques qu'ils génèrent », explique l'Afssaps.
L'autorité met aussi en garde contre les contrefaçons pharmaceutiques. Quantité insuffisante ou absence de principe actif, présence d'impuretés ou d'éléments dangereux... l'usager risque au mieux un échec thérapeutique ; au pire, il met sa vie en péril ! L'Agence dénonce aussi les produits qui relèvent du « charlatanisme » dont « les descriptifs utilisent un registre superlatif voire irréaliste qui doivt inspirer la méfiance ».
Amende à forte dose
Les internautes ayant succombé à la tentation d'acheter des médicaments en ligne, s'ils ont échappé aux aléas sanitaires, risquent cependant de répondre de leurs actes devant la justice. « Les personnes qui achètent ces produits en ligne ne sont pas à l'abri de poursuites », souligne Benoît Tabaka, juriste pour le Forum des droits sur l'Internet. « S'ils achètent des contrefaçons de médicaments, ils encourent les mêmes peines que pour avoir introduit un faux sac de grand couturier. » Le recel d'un produit contrefait est puni de 5 ans de prison et 375 000 euros d'amende (article 321-1 du code pénal). De la même façon, les internautes ayant introduit en France des médicaments n'ayant pas reçu d'AMM commettent une infraction punie de 3 750 euros d'amende (article L. 5421-1 du nouveau code de santé publique).
«The ultimate online pharmaceutical » : pour les internautes, l'objet du message qu'ils viennent de recevoir est clair. Des vendeurs de stéroïdes, de tranquillisants et de stimulants sexuels les invitent à visiter leur e-pharmacie. Ces derniers mois, les courriels non sollicités généralement émis des États-Unis et proposant ce type de substances se sont multipliés. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a donc décidé de mettre en garde ceux qui seraient tentés d'acheter des médicaments via Internet.
Dans un récent communiqué, elle rappelle que la vente de produits nécessitant une ordonnance ne peut pas se faire par ce moyen. L'autorité sanitaire souligne ensuite les risques pour la santé liés au « mauvais usage » de ces médicaments achetés en ligne. Elle insiste sur le rôle de conseil des pharmaciens en matière de contre-indications et d'interactions médicamenteuses. Des informations qui apparaissent partiellement, voire pas du tout, sur les sites des e-pharmaciens.
De plus, selon l'Agence, même si des médicaments sont proposés sous un nom connu, rien ne prouve que ce sont vraiment ceux qui ont fait l'objet d'une autorisation de mise sur le marché (AMM). Puisqu'ils sont vendus en dehors des circuits de distribution réglementés, le consommateur n'a aucun moyen de vérifier leur qualité et leurs conditions de conservation.
L'Agence déconseille tout autant l'achat et l'utilisation de médicaments qui n'ont pas été évalués par les autorités sanitaires françaises, comme la DHEA, la mélatonine ou encore la pregnénolone. En effet, pour ces produits, « il n'est pas démontré que le bénéfice qu'ils apportent soit supérieur aux risques qu'ils génèrent », explique l'Afssaps.
L'autorité met aussi en garde contre les contrefaçons pharmaceutiques. Quantité insuffisante ou absence de principe actif, présence d'impuretés ou d'éléments dangereux... l'usager risque au mieux un échec thérapeutique ; au pire, il met sa vie en péril ! L'Agence dénonce aussi les produits qui relèvent du « charlatanisme » dont « les descriptifs utilisent un registre superlatif voire irréaliste qui doivt inspirer la méfiance ».
Amende à forte dose
Les internautes ayant succombé à la tentation d'acheter des médicaments en ligne, s'ils ont échappé aux aléas sanitaires, risquent cependant de répondre de leurs actes devant la justice. « Les personnes qui achètent ces produits en ligne ne sont pas à l'abri de poursuites », souligne Benoît Tabaka, juriste pour le Forum des droits sur l'Internet. « S'ils achètent des contrefaçons de médicaments, ils encourent les mêmes peines que pour avoir introduit un faux sac de grand couturier. » Le recel d'un produit contrefait est puni de 5 ans de prison et 375 000 euros d'amende (article 321-1 du code pénal). De la même façon, les internautes ayant introduit en France des médicaments n'ayant pas reçu d'AMM commettent une infraction punie de 3 750 euros d'amende (article L. 5421-1 du nouveau code de santé publique).
® Que Choisir 24 janvier 2006
Rédigé par ® Que Choisir 24 janvier 2006 le Mercredi 25 Janvier à 09:59
Publié en annexe du site de l'Association familles-Rurales de Flavigny sur Moselle,
voir les autres mentions sur le site lui même à
http://familles-rurales-flavigny.fr
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http://familles-rurales-flavigny.fr
