C'est marrant quand même. Tout est fait pour que le miracle du capitalisme fasse oublier les conditions de sa possibilité, en faisant disparaitre la production de nos représentations. Seuls comptent les magasins et les petites vendeuses fringantes seuls membres acceptables des classes populaires, puisque ayant l'apparence extérieure des classes moyennes et le langage aseptisé des classes dites supérieures
Ceux qui rappellent le demi-esclavage des chinois sont des "emmerdeurs" mais il n'est pas non plus possible de souligner que derrière la magie du business il y a des usines et des plateformes logistiques, de la sueur , de la pollution et parfois des conditions de vie indignes . Par contre, les contraintes économiques se sont vues accorder de plus en plus de poids, délégitimant d'avance toute revendication salariale et transformant forcément les grèves en opération de sabotage organisée par des "voyous" .
Bien sûr c'est la faute à la télé, trop préoccupée de montrer jusqu'à la nausée des vrais-faux gens en pavillon avec cuisine équipée et pelouse impeccable ornée de palmier , et qui fait donc disparaître les classes populaires , soit en les reléguant à des rôles de figurants, voisins, cousins ou témoins des faits divers glauques des JT, soit en les kitschifiant jusqu'à les rendre méconnaissables en leur prétant une existence détachée des contingences matérielles. L'intérêt de la télé et celui du capital, c'est simplement de faire disparaître les pauvres, de faire disparaître également la question de la répartition et surtout de faire oublier que notre économie a toujours besoin de soutiers mais qu'elle n'est plus prête à les rémunérer correctement.
Enfin la politique elle-même ne s'est pas grandie en faisant également disparaître les classes populaires, et en particulier les ouvriers, de ses représentations. En visitant virtuellement le siège du PS il y a quelques mois, une exposition historique montrait des affiches figurant des ouvriers, chose presque impensable aujourd'hui .Si le parti a perdu leur vote, et celui des employés, c'est qu'il ne recrute plus chez eux mais qu'il n'assume plus d'être la voix des moins favorisés , et de le montrer.
Tant qu'il n'y aura pas une autre conscience de la réalité au PS et ailleurs, et justement une solution viable pour rééquilibrer les revenus du travail et soutenir les moins riches, les dites classes populaires ne seront pas enthousiastes pour signer de leur propre vote leur avis de marginalisation et ce n'est pas les apparitions d'une nouvelle madone qui fera passer longtemps la pilule. C'est pour cela qu'il y a eu le non au référendum : pas un problème de pédagogie, plutôt la conséquence d'une trop bonne compréhension de la situation .
Bien sûr c'est la faute à la télé, trop préoccupée de montrer jusqu'à la nausée des vrais-faux gens en pavillon avec cuisine équipée et pelouse impeccable ornée de palmier , et qui fait donc disparaître les classes populaires , soit en les reléguant à des rôles de figurants, voisins, cousins ou témoins des faits divers glauques des JT, soit en les kitschifiant jusqu'à les rendre méconnaissables en leur prétant une existence détachée des contingences matérielles. L'intérêt de la télé et celui du capital, c'est simplement de faire disparaître les pauvres, de faire disparaître également la question de la répartition et surtout de faire oublier que notre économie a toujours besoin de soutiers mais qu'elle n'est plus prête à les rémunérer correctement.
Enfin la politique elle-même ne s'est pas grandie en faisant également disparaître les classes populaires, et en particulier les ouvriers, de ses représentations. En visitant virtuellement le siège du PS il y a quelques mois, une exposition historique montrait des affiches figurant des ouvriers, chose presque impensable aujourd'hui .Si le parti a perdu leur vote, et celui des employés, c'est qu'il ne recrute plus chez eux mais qu'il n'assume plus d'être la voix des moins favorisés , et de le montrer.
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Guy Queytan avec Istres
Blog de Guy Queytan, citoyen militant à Istres (13) Ouest Provence Paca. Des réflexions, des actions, un dialogue fraternel permanent.
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