Madame, Monsieur, Cher(e) Ami(e),
Le 29 mai 2005, lorsque les électeurs de notre circonscription ont été appelés à se prononcer sur le projet de Traité constitutionnel européen, c’est avec une très grande lucidité qu’ils l’ont rejeté à près de 72 %. La majorité des Françaises et des Français a fait de même en votant NON à 55 %. C’est donc contre l’avis majoritaire de notre peuple que Nicolas Sarkozy a fait adopter par sa majorité parlementaire le Traité de Lisbonne, copie conforme du Traité constitutionnel que vous aviez rejeté 3 ans plus tôt. Cette remise en cause de la souveraineté populaire est le plus grave des dénis de démocratie !
Le 7 juin 2009, vous aurez une nouvelle occasion de confirmer votre vote lucide du 29 mai 2005. « Vote lucide » parce que vous aviez, par anticipation, compris que la mise en oeuvre des politiques qu’il préconisait, conduirait :
-à l’aggravation de vos conditions de vie,
-à la suppression de milliers d’emplois publics et privés,
-à la remise en cause des acquis les plus précieux, fruits des luttes des générations passées : la sécurité sociale, l’hôpital public, l’école, l’université, la recherche, la propriété publique de l’énergie, des transports, des banques … d’une façon générale, de tous les services publics.
Le privé n’est pas épargné : vous le vivez durement dans notre région avec les pertes d’emplois dans la sidérurgie, la chimie, la pétrochimie, l’activité portuaire et navale … quand, dans le même temps, profits et dividendes explosent. Les faits vous donnent aujourd’hui raison ! Vous le savez, cette politique de régression sociale, d’aggravation des inégalités, est inspirée de directives européennes lesquelles sont elles même dictées par les experts nationaux, européens et internationaux du capitalisme. Ces derniers mois, les luttes sociales se sont développées. Elles ont gagné en ampleur comme en témoignent avec éclat le 29 janvier, le 19 mars, et plus récemment, le 1er mai.
Pourtant Nicolas Sarkozy et sa majorité persistent dans leur volonté de poursuivre leur politique au service des nantis et au détriment des intérêts de l’immense majorité de nos concitoyens, de notre pays, c'est-à-dire, de l’intérêt général. Mais vous savez aussi que le désaveu politique les inquiète davantage encore que la contestation sociale, il est donc indispensable aujourd’hui de donner un prolongement politique à votre légitime colère et à vos luttes face à l’insupportable accroissement des injustices, des inégalités et des inacceptables remises en cause de vos droits et de vos
acquis sociaux. Le 7 juin, l’occasion vous en est donnée !
Le 7 juin, en vous prononçant en faveur des candidats de la liste du Front de Gauche conduite, pour le Sud Est de la France, par Marie-Christine Vergiat et Karim Ghendouf, vous pourrez peser sur le cours de l’histoire. Vous pourrez exprimer votre exigence d’une réorientation des politiques européennes vers la satisfaction des besoins du plus grand nombre au lieu qu’elles servent, comme aujourd’hui, les seuls intérêts d’une caste de privilégiés.
Convaincu de votre attachement aux valeurs de solidarité et de justice sociale, je vous remercie de votre participation au scrutin du 7 juin prochain pour porter ensemble nos valeurs communes.