Le Conseil National de la Résistance renaît,et petit à petit, tous s'y retrouvent. De tous les coins de France, du nord, du sud, de l'est ou de l'ouest, au centre ou même outre-mer, ils adhèrent, chaque jour plus nombreux !
Social , Association , et Humanitaire
Appel contre le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail
À l’heure de la sous déclaration massive des accidents du travail, de l’augmentation des maladies professionnelles et des suicides au travail (comme cela a été révélé à France Télécom) à l’heure de la hausse des accidents cardiaques et vasculaires liés au stress et à la souffrance au travail, à l’heure où dérivent les méthodes de management et leurs exigences dévorantes de productivité, faut-il affaiblir ou renforcer la médecine du travail ?
Après plus de vingt ans de dégradation continue de la santé au travail, nul ne nie qu’il y ait besoin d’une grande réforme pour la reconstruire. Mais les salariés, les syndicats, les professionnels des questions de santé au travail sont terriblement inquiétés par les orientations de la « réforme » annoncée de M. Darcos.
C’est un projet qui va dans le sens de celui du Medef auquel, pourtant, tous les syndicats de salariés se sont opposés unanimement en 2009. Il propose carrément de violer le cadre de responsabilité du médecin du travail pour qu’il serve de bouclier protecteur à celui des employeurs. Il est en contradiction de manière rédhibitoire avec les principes du Code de Déontologie médicale inscrits dans la Loi. Il projette d’organiser les prochains services de santé au travail (SST) en donnant total pouvoir au patronat : seront juges et parties ceux-là mêmes qui créent les risques.
Plus que jamais les médecins du travail et les autres acteurs des SST seront cantonnés dans des activités éloignées de la défense de la santé des travailleurs. Il s’agit de la mort de toute réelle prévention en santé au travail. Il s’agit de « démédicaliser » la seule spécialité dont l’objet est le lien entre la santé et le travail. Il s’agit de prendre prétexte de la pénurie (réversible) de médecins du travail en les remplaçant par des infirmiers alors que ceux-ci ne peuvent pas se substituer aux médecins et qu’ils n’ont pas de statut protégé. Il s’agit de transférer ces missions aux directeurs des services interentreprises de santé au travail (SST) c’est-à-dire aux Conseils d’Administration composés majoritairement d&rsq uo;employeurs (2/3). Il s’agit de déposséder les « commissions de contrôle » de leurs prérogatives notamment en ce qui concerne le droit d’opposition à la mutation ou au licenciement des médecins du travail, alors qu’au contraire ce droit d’opposition devrait être étendu pour que tout « Intervenant en Prévention des Risques Professionnels » bénéficie d’un statut de « salarié protégé ».
Comment une « prévention » peut-elle exister, sans entretien clinique régulier avec les salariés, en espaçant les visites tous les 3 ans ? L’aptitude et l’inaptitude seraient définies du point de vue patronal : actuellement ces notions n’ont pas de définition légale, le médecin du travail les apprécie au cas par cas selon les risques pour la santé liés au poste de travail. Une nouvelle définition écrite dépendrait exclusivement de la capacité du salarié à effectuer la totalité des tâches prescrites : elle aurait une « simplicité » radicale, binaire (apte ou inapte) et reviendrait à supprimer toute notion d’aménagement de poste et d’adaptation des tâches à l’homme.
Le Medef voulait aussi que le médecin-conseil puisse déclencher une procédure obligatoire de retour au travail pendant l’arrêt de travail. L’employeur serait libéré de ses obligations de reclassement dès la visite de reprise. Après cette visite unique, et dans un délai de 21 jours, le salarié déclaré inapte pourrait être licencié. Les voies de recours, aujourd’hui possibles auprès de l’inspection du travail, seraient renvoyées à des dispositions non précisées. Le projet de X. Darcos reprend les mêmes intentions, très dangereuses pour les salariés victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Au contraire de tout cela, une véritable prévention en santé au travail est nécessaire et possible.
L’indépendance professionnelle exige que les préventeurs soient à l’abri des pressions de ceux qui les paient. Avec le mode de production en flux tendu et la recherche effrénée de gain de productivité, les conditions de travail se dégradent partout, tous les secteurs sont « à risques », bureaux comme ateliers. Une authentique médecine de prévention, en adéquation avec les constats sur le terrain, peut tirer sa grande pertinence de l’entretien clinique régulier des salariés avec le médecin du travail. Il faut que la médecine du travail authentique et spécifique soit un véritable service public indépendant, avec les moyens nécessaires, la formation, les effectifs, et la prévention apparaîtra redoutablement efficace, progressive et finalement « économique » dans l’int& eacute;rêt des salariés.
Que tous les acteurs de progrès refusent ensemble le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail POUR une authentique médecine du travail, indépendante, dans l’intérêt exclusif de la santé des salariés !
Signez cet appel sur le site "non-mort-medecine-travail.net"
Collectif des médecins du travail de Bourg-en-Bresse :
Docteurs Mireille Cellier, Odile Chapuis, Jacqueline Chauvin, Elisabeth Delpuech, Karyne Devantay, Yusuf Ghanty, Chantal Lafarge.
À l’heure de la sous déclaration massive des accidents du travail, de l’augmentation des maladies professionnelles et des suicides au travail (comme cela a été révélé à France Télécom) à l’heure de la hausse des accidents cardiaques et vasculaires liés au stress et à la souffrance au travail, à l’heure où dérivent les méthodes de management et leurs exigences dévorantes de productivité, faut-il affaiblir ou renforcer la médecine du travail ?
Après plus de vingt ans de dégradation continue de la santé au travail, nul ne nie qu’il y ait besoin d’une grande réforme pour la reconstruire. Mais les salariés, les syndicats, les professionnels des questions de santé au travail sont terriblement inquiétés par les orientations de la « réforme » annoncée de M. Darcos.
C’est un projet qui va dans le sens de celui du Medef auquel, pourtant, tous les syndicats de salariés se sont opposés unanimement en 2009. Il propose carrément de violer le cadre de responsabilité du médecin du travail pour qu’il serve de bouclier protecteur à celui des employeurs. Il est en contradiction de manière rédhibitoire avec les principes du Code de Déontologie médicale inscrits dans la Loi. Il projette d’organiser les prochains services de santé au travail (SST) en donnant total pouvoir au patronat : seront juges et parties ceux-là mêmes qui créent les risques.
Plus que jamais les médecins du travail et les autres acteurs des SST seront cantonnés dans des activités éloignées de la défense de la santé des travailleurs. Il s’agit de la mort de toute réelle prévention en santé au travail. Il s’agit de « démédicaliser » la seule spécialité dont l’objet est le lien entre la santé et le travail. Il s’agit de prendre prétexte de la pénurie (réversible) de médecins du travail en les remplaçant par des infirmiers alors que ceux-ci ne peuvent pas se substituer aux médecins et qu’ils n’ont pas de statut protégé. Il s’agit de transférer ces missions aux directeurs des services interentreprises de santé au travail (SST) c’est-à-dire aux Conseils d’Administration composés majoritairement d&rsq uo;employeurs (2/3). Il s’agit de déposséder les « commissions de contrôle » de leurs prérogatives notamment en ce qui concerne le droit d’opposition à la mutation ou au licenciement des médecins du travail, alors qu’au contraire ce droit d’opposition devrait être étendu pour que tout « Intervenant en Prévention des Risques Professionnels » bénéficie d’un statut de « salarié protégé ».
Comment une « prévention » peut-elle exister, sans entretien clinique régulier avec les salariés, en espaçant les visites tous les 3 ans ? L’aptitude et l’inaptitude seraient définies du point de vue patronal : actuellement ces notions n’ont pas de définition légale, le médecin du travail les apprécie au cas par cas selon les risques pour la santé liés au poste de travail. Une nouvelle définition écrite dépendrait exclusivement de la capacité du salarié à effectuer la totalité des tâches prescrites : elle aurait une « simplicité » radicale, binaire (apte ou inapte) et reviendrait à supprimer toute notion d’aménagement de poste et d’adaptation des tâches à l’homme.
Le Medef voulait aussi que le médecin-conseil puisse déclencher une procédure obligatoire de retour au travail pendant l’arrêt de travail. L’employeur serait libéré de ses obligations de reclassement dès la visite de reprise. Après cette visite unique, et dans un délai de 21 jours, le salarié déclaré inapte pourrait être licencié. Les voies de recours, aujourd’hui possibles auprès de l’inspection du travail, seraient renvoyées à des dispositions non précisées. Le projet de X. Darcos reprend les mêmes intentions, très dangereuses pour les salariés victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Au contraire de tout cela, une véritable prévention en santé au travail est nécessaire et possible.
L’indépendance professionnelle exige que les préventeurs soient à l’abri des pressions de ceux qui les paient. Avec le mode de production en flux tendu et la recherche effrénée de gain de productivité, les conditions de travail se dégradent partout, tous les secteurs sont « à risques », bureaux comme ateliers. Une authentique médecine de prévention, en adéquation avec les constats sur le terrain, peut tirer sa grande pertinence de l’entretien clinique régulier des salariés avec le médecin du travail. Il faut que la médecine du travail authentique et spécifique soit un véritable service public indépendant, avec les moyens nécessaires, la formation, les effectifs, et la prévention apparaîtra redoutablement efficace, progressive et finalement « économique » dans l’int& eacute;rêt des salariés.
Que tous les acteurs de progrès refusent ensemble le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail POUR une authentique médecine du travail, indépendante, dans l’intérêt exclusif de la santé des salariés !
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Docteurs Mireille Cellier, Odile Chapuis, Jacqueline Chauvin, Elisabeth Delpuech, Karyne Devantay, Yusuf Ghanty, Chantal Lafarge.
Social , Association , et Humanitaire
L'introuvable consensus sur la réforme des retraites, par Michel Noblecour
08/02/2010 - 17:49
13h29 • Mis à jour le 08.02.10
Pour la première fois depuis le début de l'année, une intersyndicale devait se tenir, lundi 8 février, à la CGT. En l'absence de FO - qui boude ce "G8" syndical depuis l'été 2009 - et la CFTC étant là en observateur, la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, l'UNSA, la FSU et Solidaires vont préparer le sommet convoqué par Nicolas Sarkozy, le 15 février, avec les seules confédérations, sur l'agenda social 2010. Elles vont aussi fixer un calendrier de réunions pour rechercher une expression commune sur les retraites. Mais, à défaut de contre-propositions unitaires sur un sujet qui les divise, la CGT, qui lance une semaine de "sensibilisation" du 15 au 19 février, espère un accord minimal de "méthode".
Nonobstant l'avertissement de Michel Rocard, qui assurait, en publiant son Livre blanc sur les retraites en avril 1991, qu'il y avait de quoi "faire sauter trois ou quatre gouvernements", M. Sarkozy va relever le défi "immense" de la réforme des retraites. Le 15 janvier, lors de ses voeux aux partenaires sociaux, le président de la République a eu recours à une curieuse formule pour marteler sa volonté. Après avoir noté que "cela fait cinquante ans que nous gagnons un trimestre d'espérance de vie par an", il a ajouté : "Cinquante ans après, peut-être est-il temps de prendre des décisions." François Fillon, l'artisan, avec la loi du 21 août 2003, d'une réforme - dont l'article premier proclamait que "la nation réaffirme solennellement le choix de la retraite par répartition au coeur du pacte social qui unit les générations" -, a dû apprécier.
Si les gouvernements ne "sautent" pas, chaque équipe doit, tel Sisyphe, rouvrir le chantier des retraites. Edouard Balladur, en 1993, et Jean-Pierre Raffarin, en 2003, s'y sont attelés avec succès. Alain Juppé s'y est cassé les dents en 1995. Lionel Jospin a juste créé un Fonds de réserve, guère alimenté. La réforme de 2003, qui a porté la durée de cotisations à 41 ans en 2012 pour une retraite à taux plein, a souffert d'un double vice. Son financement devait être assuré par un retour au plein-emploi - avec un taux de chômage de 5 % - qui est très loin d'être au rendez-vous. Et la négociation sur la prise en compte de la pénibilité n'a jamais abouti. Sueurs et larmes plantent le décor de la réforme de 2010 et rendent le consensus introuvable.
Avec des accents churchilliens, M. Fillon a fixé le cap. Le besoin de financement des retraites dépasse aujourd'hui 25 milliards d'euros. "Il nous manquera 100 milliards d'euros par an pour financer nos retraites à l'horizon de 2 050", a averti le premier ministre dans Le Figaro du 30 janvier. Ainsi, avant toute concertation avec les partenaires sociaux, le gouvernement semble avoir arrêté ses choix. Il s'oriente vers un nouvel allongement de la durée de cotisations - 41,5 années en 2020, 43 à 44 ans d'ici à 2050 - et, surtout, une remontée de l'âge légal de la retraite.
Depuis le 1er avril 1983, suite à une ordonnance de Pierre Mauroy en date du 26 mars 1982, l'âge légal est fixé à 60 ans. Mais l'âge moyen effectif est de 61,6 ans. "Sans aucun doute, il faudra toucher à ce curseur-là", a lâché Xavier Darcos, le ministre du travail. Avec une arrivée plus tardive sur le marché du travail, les salariés commencent à cotiser à 22 ans, ce qui pourrait conduire à relever l'âge légal à 63 ans. Cerise sur le gâteau, M. Fillon envisage de calculer la retraite des fonctionnaires non plus sur les six derniers mois de salaire mais sur les vingt-cinq meilleures années, comme pour le secteur privé.
Les syndicats voient dans ces projets des chiffons rouges. Ils s'arc-boutent, à l'exception de la CFE-CGC, sur la retraite à 60 ans. Opposés à l'allongement de la durée de cotisations, ils réclament une prise en compte de la pénibilité qui permette aux salariés concernés de partir plus tôt. Et ils relèvent la contradiction entre le recul de l'âge de la retraite, réclamé par le Medef, et un marché du travail qui employait, en 2008, seulement 38 % des 55-64 ans, loin de l'objectif des 50 % en... 2010. Mais sur les solutions, ils divergent même s'ils recherchent de nouvelles ressources, d'un élargissement de l'assiette de cotisations à une taxation des stock-options.
Martine Aubry se dit prête à discuter d'une réforme avec M. Sarkozy. Après avoir esquissé, le 17 janvier, une ouverture sur l'âge de la retraite - "on doit aller, on va aller très certainement, vers 61 ou 62 ans" -, la première secrétaire du Parti socialiste a fait marche arrière, en réitérant le dogme de la retraite à 60 ans. Mais le PS, qui ne détesterait pas que la question soit tranchée avant 2012, n'a pas fermé la porte. Il ne réclame plus l'abrogation de la loi de 2003. Et Laurent Fabius s'est déclaré "favorable à ce qu'il y ait plus de souplesse dans l'effectivité" du droit à la retraite.
En ouvrant le chantier au lendemain des régionales, M. Sarkozy sait qu'il se heurtera à une absence de consensus. Il semble décidé à aller vite, à boucler la réforme d'ici juin - avant le congrès de la CFDT et le renouvellement (éventuel) du mandat de Laurence Parisot au Medef - et à la faire voter en juillet. Il choisirait ainsi le passage en force. Convaincu d'avoir le soutien de l'opinion, il se ferait fort de résister à la fronde syndicale - quitte à "dealer" avec la CGT sur le niveau des pensions, comme sur les régimes spéciaux en 2007 - et d'être le président qui aura réussi la réforme des retraites. Le pari manque de prudence, mais pas d'audace.
Courriel : noblecourt@lemonde.fr.
Social , Association , et Humanitaire
Jusqu'à quatre heures de retard sur les TGV
08/02/2010 - 17:19
Jusqu'à quatre heures de retard sur les TGV
Publié le lundi 08 février 2010 à 15H17
Un incident au niveau de Mâcon crée depuis ce matin des retards très importants sur les TGV, au départ comme à l'arrivée de la gare de Marseille, de celle d'Avignon, d'Aix ou encore de Nice. On compte jusqu'à 4 heures d'écart entre l'heure d'arrivée ou de départ prévue et celle réelle (et même 5 heures pour le Nice-Lille).
Les réparations ont été effectuées et le trafic devrait revenir à la normale dans les prochaines heures.
Publié le lundi 08 février 2010 à 15H17
Un incident au niveau de Mâcon crée depuis ce matin des retards très importants sur les TGV, au départ comme à l'arrivée de la gare de Marseille, de celle d'Avignon, d'Aix ou encore de Nice. On compte jusqu'à 4 heures d'écart entre l'heure d'arrivée ou de départ prévue et celle réelle (et même 5 heures pour le Nice-Lille).
Les réparations ont été effectuées et le trafic devrait revenir à la normale dans les prochaines heures.
Social , Association , et Humanitaire
la disparue de FONTVIEILLE retrouve aux beaux.
08/02/2010 - 17:18
La disparue de Fontvieille a été retrouvée aux Baux
Publié le lundi 08 février 2010 à 08H23
Elle était recherchée depuis vendredi
Hier après-midi, les pompiers et les gendarmes ont indiqué aux bénévoles (randonneurs, CCFF, chasseurs, voisins) l'avancée de l'enquête. Avant qu'ils ne repartent dans les Apilles.
Hier après-midi, les pompiers et les gendarmes ont indiqué aux bénévoles (randonneurs, CCFF, chasseurs, voisins) l'avancée de l'enquête. Avant qu'ils ne repartent dans les Apilles.
La mère de famille de 42 ans, habitant Fontvieille, disparue depuis vendredi dernier a été retrouvée ce matin vers 10 heures aux Baux-de-Provence. Les recherches engagées depuis le jour de la disparition inquiétante sont donc interrompues. La disparue, très affaiblie, doit être rapidement examinée par un médecin.
------------------------------------------------
Hier soir, c'était encore l'angoisse
Hier en fin de matinée, l'enquête confiée à la compagnie de gendarmerie d'Arles et la brigade des Baux concernant la disparition inquiétante d'une femme de 42 ans, partie subrepticement de son domicile vendredi, a pris un nouveau sens. Un témoignage important a été fourni par une habitante de Saint-Martin-de-Crau qui rejoignait samedi après-midi son domicile avec deux autres personnes.
Son véhicule avait été arrêté, au Paradou devant La Poste, par une dame qui "n'avait rien d'une auto-stoppeuse classique, et paraissant assez sereine". Elle a indiqué chercher la gare d'Avignon, dans le souhait de se rendre à Lille. La conductrice a découvert le visage de la Fontvieilloise dans nos colonnes hier matin et a contacté la gendarmerie des Baux. Son témoignage, recoupé avec la famille, s'est avéré fiable.
Des vêtements importants
Tandis que les enquêteurs cherchaient, depuis vendredi 16h30, une personne habillée avec un blouson blanc, le témoin a indiqué qu'elle portait un polaire bleu sans manche. Le mari de la disparue a confirmé qu'elle avait bien ce genre de vêtement le jour de sa disparition. De plus, le témoin a précisé que, voyant celle qui l'interpellait repartir, il a été étonné de voir des brindilles accrochées dans son dos. L'enquête, dès lors, a basculé.
Plutôt que de rechercher une personne souffrante, ou décédée, dans les paysages chaotiques des Alpilles, les pas se sont dirigés vers les axes routiers, avec une enquête de proximité plus accrue. Pendant ce temps et même si le fort mistral semblait contrarier le survol de la zone, la section aérienne de Montpellier est revenue. En vain. La disparue, peut-être déjà loin, peut-être sur le chemin du retour de son domicile, était hier soir encore introuvable. Le témoignage a permis cependant d'activer d'autres réseaux et élargir le champ d'action.
Ce sont en effet des photos qui ont été distribuées dans un secteur du coup plus à l'est de Fontvieille: vers Paradou, St-Rémy-de-Provence, St-Etienne-du-Grès et les différentes gares de la zone ont été alertées. La gare TGV d'Avignon donc, mais aussi celles d'Arles ou de St-Martin-de-Crau. Dans l'après-midi, un appel avait été lancé aux mêmes bonnes volontés qui, samedi, avaient rejoint pompiers et gendarmes pour une nouvelle battue.
Un chien était resté à proximité du PC pour intervenir au cas où une piste se faisait jour. La recommandation, hier, était d'arpenter d'avantage les chemins que les sous-bois inaccessibles puisque la disparue n'était apparemment plus dans une situation de détresse. Reste qu'hier la Fontvieilloise n'avait pas rejoint son domicile, n'avait pas été retrouvée, s'apprêtant, dans le secteur des Alpilles ou plus loin, à passer une nouvelle nuit loin des siens.
Pour toute info utile à l'enquête : 04 90 54 34 91
Publié le lundi 08 février 2010 à 08H23
Elle était recherchée depuis vendredi
Hier après-midi, les pompiers et les gendarmes ont indiqué aux bénévoles (randonneurs, CCFF, chasseurs, voisins) l'avancée de l'enquête. Avant qu'ils ne repartent dans les Apilles.
Hier après-midi, les pompiers et les gendarmes ont indiqué aux bénévoles (randonneurs, CCFF, chasseurs, voisins) l'avancée de l'enquête. Avant qu'ils ne repartent dans les Apilles.
La mère de famille de 42 ans, habitant Fontvieille, disparue depuis vendredi dernier a été retrouvée ce matin vers 10 heures aux Baux-de-Provence. Les recherches engagées depuis le jour de la disparition inquiétante sont donc interrompues. La disparue, très affaiblie, doit être rapidement examinée par un médecin.
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Hier soir, c'était encore l'angoisse
Hier en fin de matinée, l'enquête confiée à la compagnie de gendarmerie d'Arles et la brigade des Baux concernant la disparition inquiétante d'une femme de 42 ans, partie subrepticement de son domicile vendredi, a pris un nouveau sens. Un témoignage important a été fourni par une habitante de Saint-Martin-de-Crau qui rejoignait samedi après-midi son domicile avec deux autres personnes.
Son véhicule avait été arrêté, au Paradou devant La Poste, par une dame qui "n'avait rien d'une auto-stoppeuse classique, et paraissant assez sereine". Elle a indiqué chercher la gare d'Avignon, dans le souhait de se rendre à Lille. La conductrice a découvert le visage de la Fontvieilloise dans nos colonnes hier matin et a contacté la gendarmerie des Baux. Son témoignage, recoupé avec la famille, s'est avéré fiable.
Des vêtements importants
Tandis que les enquêteurs cherchaient, depuis vendredi 16h30, une personne habillée avec un blouson blanc, le témoin a indiqué qu'elle portait un polaire bleu sans manche. Le mari de la disparue a confirmé qu'elle avait bien ce genre de vêtement le jour de sa disparition. De plus, le témoin a précisé que, voyant celle qui l'interpellait repartir, il a été étonné de voir des brindilles accrochées dans son dos. L'enquête, dès lors, a basculé.
Plutôt que de rechercher une personne souffrante, ou décédée, dans les paysages chaotiques des Alpilles, les pas se sont dirigés vers les axes routiers, avec une enquête de proximité plus accrue. Pendant ce temps et même si le fort mistral semblait contrarier le survol de la zone, la section aérienne de Montpellier est revenue. En vain. La disparue, peut-être déjà loin, peut-être sur le chemin du retour de son domicile, était hier soir encore introuvable. Le témoignage a permis cependant d'activer d'autres réseaux et élargir le champ d'action.
Ce sont en effet des photos qui ont été distribuées dans un secteur du coup plus à l'est de Fontvieille: vers Paradou, St-Rémy-de-Provence, St-Etienne-du-Grès et les différentes gares de la zone ont été alertées. La gare TGV d'Avignon donc, mais aussi celles d'Arles ou de St-Martin-de-Crau. Dans l'après-midi, un appel avait été lancé aux mêmes bonnes volontés qui, samedi, avaient rejoint pompiers et gendarmes pour une nouvelle battue.
Un chien était resté à proximité du PC pour intervenir au cas où une piste se faisait jour. La recommandation, hier, était d'arpenter d'avantage les chemins que les sous-bois inaccessibles puisque la disparue n'était apparemment plus dans une situation de détresse. Reste qu'hier la Fontvieilloise n'avait pas rejoint son domicile, n'avait pas été retrouvée, s'apprêtant, dans le secteur des Alpilles ou plus loin, à passer une nouvelle nuit loin des siens.
Pour toute info utile à l'enquête : 04 90 54 34 91
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Beppe Grillo : « Sarkozy est plus dangereux que Berlusconi »
08/02/2010 - 17:09
Figure de l'opposition citoyenne, l'humoriste tient le plus gros blog d'Italie et multiplie les actions choc. Grand entretien.
Imaginez un humoriste français que le Premier ministre évoquerait pendant cinq minutes à la télévision. Un artiste engagé dont le blog se classerait juste derrière les sites du Figaro et du Monde en terme de fréquentation, et parmi les vingt premiers blogs de la planète.
Un homme qui aurait rassemblé suffisamment de petits actionnaires de France Télécom pour s'inviter au conseil d'administration et demander aux dirigeants de rendre leurs bonus et leurs stock-options. Un type capable de faire descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue autour d'un mot d'ordre adressé au Parlement : « Va te faire foutre ! »
Le tout, sans avoir fait la moindre apparition à la télévision depuis près de vingt ans. Cet homme existe, mais en Italie. Il s'appelle Beppe Grillo, né Giuseppe il y a 61 ans près de Gênes. En 1993, sa dernière apparition à la télé italienne (une retransmission de spectacle) a rassemblé 16 millions de téléspectateurs. Record inégalé depuis.
Une seule rencontre avec Berlusconi… qui voulait l'engager sur ses télés
Beppe Grillo est interdit de télévision dans son pays pour avoir, en 1987, fortement sous-entendu que le président du Conseil d'alors, Bettino Craxi, était corrompu. Depuis, Craxi a été condamné à 27 ans de prison, puis est mort. L'un de ses successeurs, Romano Prodi, a répondu à Beppe Grillo qui le surnommait « Valium » :
« On ne dirige pas un pays comme si c'était un spectacle comique. »
Beppe Grillo et l'actuel président du Conseil Silvio Berlusconi se sont rencontrés une seule fois, au début des années 80. Grillo, son diplôme de comptable en poche, commençait à sérieusement percer comme humoriste à la télévision. Choqué par la somme faramineuse que le « tycoon » lui proposait pour rejoindre sa chaîne privée, le comique a décliné.
Ce week-end, Beppe Grillo était à Paris pour donner son dernier spectacle, pris d'assaut par la diaspora italienne en France. Rencontre volubile et désordonnée dans le salon d'un palace près de l'Etoile.
« Avec Berlusconi, les Italiens sont anesthésiés »
Comment fonctionne votre blog ? C'est le premier blog d'Italie ?
Oui, mais ce n'est pas vraiment un blog. J'ai commencé à écrire, j'ai créé un forum de discussion, puis le site est devenu un point de référence pour la contre-information. Aujourd'hui, c'est le troisième site d'information en Italie derrière ceux du Corriere della Serra et de la Repubblica.
Il y a quatre personnes qui travaillent à plein temps dessus, alors que les sites de ces journaux emploient au moins 70 personnes chacun. Nous publions chaque jour deux articles et trois commentaires écrits par des spécialistes d'un sujet. Nous avons publié des contributions de prix Nobel comme Joseph Stiglitz, Dario Fo, Muhammad Yunus, ou d'intellectuels comme Jeremy Rifkin ou Lester Brown.
C'est le cinquième anniversaire du site, et nous avons 300 millions de pages vues depuis le début ; nos vidéos sur YouTube ont été visionnées 60 millions de fois. Nous faisons une version imprimable qui est téléchargée environ 450 000 fois. Il y a des versions anglaise et japonaise, mais pas française parce que ça demanderait un budget trop important. Je ne gagne pas d'argent avec ce site.
Initialement, vous êtes un comédien de stand-up. Quand avez-vous commencé à prendre des positions citoyennes, et pourquoi ?
C'est quand j'ai commencé à être boycotté par la télévision. Je me suis posé des questions sur l'économie, les flux de marchandises, pourquoi on buvait à Palerme de l'eau venue de Milan et inversement… Il y a cinq milliards de tonnes de marchandises qui circulent chaque année dans le monde, en utilisant un milliard de tonnes de pétrole.
C'est la finance qui fait fonctionner tout ça. C'est un cycle perpétuel et stupide, infernal.
A force de se concentrer sur le PIB, on a créé la crise que nous subissons aujourd'hui. La question que je me pose, c'est « pourquoi ce cycle » ?
En 2006, vous avez lancé une « OPA à la gênoise » sur Telecom Italia. Qu'est-ce que ça a donné ?
On a lancé ça comme une provocation, et on a arrêté parce que l'entreprise allait très mal et qu'on aurait pu en prendre le contrôle, ce qui n'est pas notre rôle. Comme beaucoup d'entreprises italiennes, Telecom Italia a été vidée de l'intérieur, les gens ont été licenciés, c'est devenu une coquille vide.
J'ai fédéré des petits actionnaires, qui représentaient au total 1,5% du capital, contre 0,8% pour l'administrateur. Puis je suis venu à un conseil d'administration, et j'ai dit aux administrateurs : « Toi tu es malhonnête, et toi aussi, et toi aussi. Rendez les bonus et les stock-options ! »
Si aujourd'hui, comme vous le dites, les gens ont accès à une information différente, une contre-information grâce à des sites comme le vôtre, comment expliquez-vous que Silvio Berlusconi ait été réélu ?
[Longue hésitation] Parce que… Parce que… Parce que les Italiens sont anesthésiés. Berlusconi a quatre journaux et sept télévisions en comptant les publiques et, au final, la diffusion d'Internet n'est pas encore complète. Et puis c'est aussi l'ADN de l'Italie. Chaque Italien a un peu de Berlusconi dans son ADN.
« Berlusconi n'existe pas, c'est un hologramme »
Vous aussi, alors ?
Oui oui. Moi je sais qu'en fait, Berlusconi n'existe pas. C'est un hologramme. C'est un spot publicitaire, une belle vitrine de magasin. Quand ils passent devant cette belle vitrine, les gens disent « Oh la la, qu'est-ce que c'est beau ! » Puis il entrent, et constatent qu'à l'intérieur, il n'y a rien.
D'ici deux ou trois ans, Berlusconi ne sera plus là. Il aura disparu, comme un hologramme. Et on verra que son bilan, c'est que l'économie, la politique, la justice sont par terre. En moins de dix ans, il aura tout mis par terre.
Mais en 1994, il était déjà président du Conseil et ses opposants disaient aussi qu'il allait disparaître. Alors pourquoi disparaîtrait-il aujourd'hui ?
Il n'y avait pas Internet. Avec des réseaux comme Meetup, les choses peuvent changer. Obama s'en est servi, et en Italie, 100 000 personnes utilisent Meetup, et il y en a qui mettent en pratique localement les idées qu'on voit sur mon site.
Que pensez-vous de la licence pour les sites de vidéos sur Internet, annoncée par son gouvernement ?
Ils essayent de contrôler le moyen de communication le plus moderne avec des méthodes vieilles de cinquante ans.
En 2007 et 2009, vous avez organisé le « V-Day », qu'est-ce que c'est ?
Oh, c'est fantastique… Ça veut dire « Va a fa'n culo ! » Je proposais aux gens de signer une pétition pour nettoyer le Parlement [environ 300 000 personnes l'ont signée, ndlr]. Aujourd'hui, il y a une centaine d'élus qui siègent alors qu'ils ont été condamnés.
Vous dites qu'un parlementaire italien sur dix a un casier judiciaire, alors que parmi les habitants du Bronx, seul un sur quinze est dans ce cas. D'où tenez-vous ce chiffre ?
En Italie, il y a vingt députés ou sénateurs condamnés en troisième instance, la plus haute. Il y en a 80 autres qui ont été impliqués dans des affaires aujourd'hui prescrites, ou condamnés à des degrés moindres. Au total, dans les deux chambres, il y a mille élus. Ça fait donc un sur dix.
Pourquoi dites-vous qu'en Italie, le problème n'est pas la mafia, mais le Parlement ?
Parce que les deux se mélangent, se rejoignent. La mafia a été corrompue par le Parlement, par la politique. Quand on parle de la mafia, on pense à des gens comme Totò Riina. Mais maintenant, c'est la deuxième génération de la mafia, celle qui a un master à Harvard.
En terme de chiffre d'affaires, la mafia est la première entreprise d'Italie. Ils viennent aussi ici, en France, alors on dit « attention, attention »…
« Depuis que Sarkozy fréquente Berlusconi, il n'est plus pareil »
[Sans que je lui pose la moindre question, Beppe Grillo enchaîne brusquement sur Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi] Depuis que Sarkozy fréquente Berlusconi, il n'est plus pareil, il se rapproche de Berlusconi, c'est la compétition. Sinon, comment expliquer que Sarkozy ait voulu donner la présidence d'une administration publique à son fils ? Ça, c'est une chose qu'il a forcément apprise de Berlusconi.
Que pensez-vous de Nicolas Sarkozy ?
Je pense qu'il a beaucoup d'accointances avec Silvio Berlusconi, mais qu'il est plus moderne que lui, et plus dangereux. Parce qu'il tourne son économie surtout sur le nucléaire et le militaire, et influence le reste de l'Europe dans cette direction.
Sarkozy est beaucoup plus intelligent et fourbe que Berlusconi. Il sait s'entourer de grand penseurs ou d'économistes comme Amartya Sen ou Joseph Stiglitz, il les intègre dans son idéologie.
Vous êtes une voix citoyenne, vous portez le combat de nombreuses personnes, pourquoi ne pas vous lancer en politique ?
Parce que je suis vieux, et je voudrais voir des politiciens de 30 ans. Avec les listes civiles que nous avons créées, notamment grâce à Meetup, il y a justement des représentants de la jeune génération qui s'engagent.
Quel est le programme de vos listes ?
Il s'appelle le programme des « cinq étoiles », parce que nous voulons cinq choses :
* Que l'eau soit publique, comme à Paris avec Delanoë. En Italie, la gauche veut privatiser l'eau en la donnant à Veolia.
* Le recours aux énergies alternatives, géothermiques par exemple.
* Le tri sélectif, réutiliser les choses, comme cette bouteille de Badoit qu'il suffirait de nettoyer avant qu'elle resserve.
* Le wifi libre et gratuit, la « citoyenneté digitale », le droit à la connaissance pour tout le monde. Les services peuvent être payants, mais avant tout, il faut que la connexion soit gratuite.
* La mobilité, les transports électriques, le télétravail, le covoiturage.
« Mon idée, c'est de renverser la politique pour la recréer »
Que répondez-vous à ceux qui vous disent qu'il est facile de critiquer, et moins facile d'agir ?
J'ai critiqué, notamment avec les deux « V Day ». Maintenant, j'agis, je mobilise les gens, pour bloquer l'énergie nucléaire par exemple. Nous organisons une grande mobilisation le 8 mai pour l'arrêt du nucléaire et pour que l'eau reste publique. Nous avons déjà une quarantaine de conseillers municipaux à Bologne, Trévise, Ancône… C'est ça qui fait peur au pouvoir.
En mars, pour les régionales, nous présentons des « listes cinq étoiles » dans sept des seize régions italiennes. Mon idée, c'est de renverser la politique pour la recréer.
En France, il y a très peu d'humoristes engagés comme vous. Connaissez-vous des humoristes français ?
[Long silence] Carla [Bruni-Sarkozy, ndlr] ? Non, je dis ça parce qu'elle a repris une chanson du chanteur Gino Paoli, et que sa reprise était tellement meilleure que l'original que Paoli a fait une dépression. Elle est sympathique. Je ne la connais pas, mais elle me plaît beaucoup.
Vous connaissiez Coluche ?
Oui, j'ai fait un film avec lui, de Dino Risi, « Le Fou de guerre ». Le film est allé à Cannes l'année de la mort de Coluche. Un homme extraordinaire.
Vous êtes un peu comme lui, à la fois humoriste et engagé ?
Oui, mais la différence est que Coluche était fou. Fou dans le bon sens du terme.
Social , Association , et Humanitaire
Appel pour le 20 février 2010
07/02/2010 - 23:32
La situation économique du pays s’aggrave de jour en jour : il n’y a plus de progrès, mieux l’ensemble des acquis démocratiques et sociaux concédés en 1936, 1945, 1968 sont mis en charpie. Le gouvernement Sarkozy, fort d’une absence de réponse anticapitaliste à gauche et appuyé sur des appareils syndicaux inscrivant leur action dans le cadre du « dialogue social », a considérablement aggravé l’offensive contre les salariés et la démocratie. La montée en puissance du mouvement social des premiers mois de 2009, qui visait une confrontation politique frontale avec le gouvernement, n’a pas permis d’inverser ce cours.
Si deux partis nouveaux, NPA et PG, sont nés dans l’année qui vient de s’écouler, et s’ils ont regroupé un nombre significatif de militants, c’est bien parce qu’ils prenaient appui sur l’aspiration à changer les règles sociales et économiques, à ouvrir une issue vers le socialisme.
Militants politiques depuis de longues années, nous avons fait les uns et les autres des expériences diverses : gauche du PS, MDC de Jean Pierre Chevènement, PCF ou pour certains, dans un passé plus ancien, au sein des organisations d’extrême gauche. Lorsque le PG s’est constitué il y a un an, nombre de militants parmi lesquels nous étions, y ont vu une ouverture possible. Ce parti est aujourd’hui en crise. Il ne faut donc pas s’étonner, de façon générale, qu’une grande majorité de citoyens ne fassent plus confiance aux partis politiques.
La déception est immense. Ce que nous avons combattu dans les vieux partis du mouvement ouvrier, peut être aussi pour certains dans les organisations d’extrême gauche, se retrouve intégralement dans la vie interne du PG : exclusions, mise sous tutelle d’unités locales, parachutages, mise à l’écart de militants qui contestent les consignes de la direction…
Nous sommes des militants : nous avons en commun d’être libres et de vouloir le rester, dans l’action politique comme dans la pensée. La première exigence que nous posons d’emblée, c’est la rupture avec ce modèle.
Aujourd’hui il nous semble urgent de nous rassembler pour construire sur des bases radicalement nouvelles. Au travers des discussions que nous pouvons avoir avec ceux qui sont restés des militants, des hommes libres, nous posons trois questions :
- Comment construire un outil démocratique ?
- Comment construire l’unité dans les luttes sociales et démocratiques ?
- Quelle liaison entre les luttes sociales et les luttes sur le terrain électoral ?
Travaillant sur plusieurs départements, nous nous sommes regroupés au sein d’un comité de liaison. Nous savons que la crise politique du PG prend diverses formes dans les départements de province. Nous savons aussi que la crise n’est bien sûr pas propre à ce seul parti. Nous proposons aux militants qui partagent avec nous les mêmes préoccupations une rencontre nationale à Paris. Nous pouvons avoir des appréciations politiques différentes sur tel ou tel sujet, mais sur les trois points essentiels précités (la démocratie – l’unité dans un front de gauche démocratique et anticapitaliste – l’unité dans les luttes et dans les urnes), il est de notre devoir de nous regrouper, d’élaborer ensemble et de poser la question d’une issue politique. Pour le socialisme !
Nous demandons à tous les camarades d’accord avec le contenu de cet appel de le cosigner avec nous et d’accepter d’en rendre la signature publique. (appel.20.fevrier@gmail.com)
Rencontre Nationale samedi 20 Février 2010 de 10h à 18h
A l’AGECA 177 rue de Charonne 75011 Paris (Métro Alexandre Dumas)
Pour entrer en contact :
appel.20.fevrier@gmail.com
Profil
Blog Istréen du Conseil National de la Résistance version 2008 . Contact Jacques GARCIA au 06 03 12 14 60 ou par mail garciajacques7766@neuf.fr Hébergeur : Webzine-Maker
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