« Entre eux et nous, il y aura toujours une croix de Lorraine », avait dit Alain Juppé dans les années 1990, au sujet des alliances entre la droite et l’extrême droite. Aujourd'hui, la digue a sauté dans certaines circonscriptions. Dans l’Ain, un conseiller général UMP a annoncé sa candidature sous l’étiquette frontiste. Dans la Somme, une ancienne dirigeante de Chasse pêche nature et traditions (CPNT), associé à l’UMP, a été investie par le FN. Leurs exclusions ont été annoncées. D’autres candidats, souvent membres de la Droite populaire, ont fait part de leur désir de « rapprochement » avec les frontistes (lire notre article). Dans les Alpes-Maritimes, la porosité est importante, comme l’a vérifié Mediapart dans un reportage.
Mais c’est dans les Bouches-du-Rhône que les signaux d’ouverture entre les deux partis sont sans doute les plus flagrants à l’approche des législatives. Au premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen est arrivée en tête dans trois des seize circonscriptions du département et en deuxième position dans sept autres. Même dans la 5e circonscription marseillaise, celle de Renaud Muselier, le redécoupage opportun d'Alain Marleix, spécialiste électoral de Sarkozy, n'empêchera sans doute pas une triangulaire (le FN a recueilli 18,8 % au premier tour). Aux cantonales en 2011, déjà, le parti frontiste était arrivé premier à Marseille.
Les échanges ont donc commencé. Le conseiller régional FN, Stéphane Durbec, militant historique du FN, a rejoint l’UMP marseillaise où il a été « très bien accueilli ». La droite n’a pas à« être la plus bête du monde en bunkérisant le FN », a lancé le député Dominique Tian, en recevant sa nouvelle recrue lors d’un meeting, le 9 mai. Valérie Boyer, autre députée UMP sortante, n'a« rien a priori contre Stéphane Durbec » et estime qu’« il n'y a aucune raison de se boucher le nez». « On discute avec tout le monde. Pourquoi on tolérerait tous ces chanteurs de cantiques deL'Internationale et pas les autres? » a interrogé le sénateur et maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. « Les valeurs qu'a Marine Le Pen, je les ai toujours défendues », a lâché la députée et maire UMP d’Aix-en-Provence, Maryse Joissains, tout en se déclarant« imperméable à toute négociation », « au moins jusqu’au second tour ».
« Des discussions existent avec l'UMP à Aix », affirme de son côté Bernard Marandat, conseiller municipal et régional FN de Paca et candidat aux législatives dans la 7e. Contacté par Mediapart, il différencie « la théorie et la pratique, les positions officielles nationales et les positions officieuses locales » et affirme qu'« il y a des discussions à titre individuel ». « On milite tous depuis trente ans ici, on se connaît, quand on se voit on discute. Les appels de l’UMP parisienne à voter à gauche en cas de duels avec le FN sont moins vrais au niveau provincial et notamment provençal. On essaye de voir comment faire pour battre le PS. Mais rien ne se fait gratuitement, sans contrepartie, c’est donnant-donnant : si on les aide quelque part, ils nous aideront ailleurs. » Certes, « rien n’est prévu comme en 1986-1988 où il y avait des désistements réciproques », reconnaît-il, mais « au soir du premier tour, tout est possible. il y aura des coups de téléphone, en général c’est de leur part ! ».
« A quoi joue la droite », interrogent les socialistes locaux, tandis qu'au centre droit, on condamne à l'avance « toute tentation d'ouverture bleu Marine» et « main tendue au FN » (Parti radical) ou on dénonce « le racolage des ex-FN » (Nouveau centre). Officiellement, bien sûr, l’UMP des Bouches-du-Rhônes reste sur la « même ligne que le parti » : « pas d’alliance ». « Notre position est très claire », «le FN est un adversaire politique, à chaque fois ils veulent m’éliminer !» résume à Mediapart le patron de la fédération, Renaud Muselier. « Impossible et inenvisageable », « la question ne se pose pas », explique aussi Yves Moraine, patron du groupe UMP au conseil municipal de Marseille et dauphin de Gaudin.
« Très rares seront les candidats qui s’écarteront de la ligne nationale », assure-t-il. Car pour l’élu marseillais, « l’époque de 1986-1988 est terminée. Avant, il y avait des liens sociologiques, humains, ils se connaissaient tous depuis longtemps, dit-il en citant les exemples des frontistes Jean Roussel, Gabriel Domenech et Ronaldo Perdomo, qui ont bénéficié d’accords de désistement entre la droite et l'extrême droite. Aujourd’hui ce n’est plus le cas ». Muselier explique que, depuis qu'il est à la tête de la fédération, « il n’y a jamais eu de fausse note dans le département ». Les « écarts » seraient selon lui le fait « de candidats novices, pas encore bien formés, qui n’ont pas l’habitude des turbulences » : « Il faut les comprendre, ils sont dans des circonscriptions difficiles, ils ont peur pour leur peau.»Le ralliement de Durbec ? « C’est un cas bien particulier, il veut se recycler. »
L'homme fort de l'UMP marseillaise laisse tout de même une porte entrouverte et des interrogations. « On ne fait aucun procès d’intention à Hollande qui s’allie à Mélenchon, on en fait à la droite. Moi, les drapeaux rouges et l’Internationale, ça me gêne, pas les drapeaux tricolores et la Marseillaise », explique-t-il. DansLa Provence, il évoque aussi « une situation locale particulière »avec le PS. Nicolas Sarkozy l’avait déjà souligné le 26 avril, sur France-2 : l'UMP verra « au cas par cas » et ne pourra pas voter pour des Guérini (voir notre vidéo).
« Est-ce qu’on peut poser la question d’un accord ? »
Dans les trois circonscriptions du département où le FN est arrivé en tête le 22 avril (la 12e de Marignane, la 13e d'Istres-Martigues, la 16e d'Arles), les candidats UMP, membres de la Droite populaire, adressent des signaux clairs aux électeurs du FN. Deux d'entre eux (le troisième n'a pas souhaité répondu à nos demandes – lire notreBoîte noire) n'excluent pas des alliances locales.
A Marignane, la ville où le FN fait l'un de ses meilleurs scores nationaux, le député sortant Eric Diard a sous-traité la chasse des électeurs frontistes à son suppléant pied-noir, ancien sympathisant du parti d'extrême droite au discours populiste (exemple ici). A Martigues, Michèle Vasserot, élue municipale et candidate pour la première fois aux législatives, a expliqué à Canal Plus que cela ne lui paraissait « pas idiot » « de laisser sur le terrain, en fonction de la situation locale » les candidats « faire des accords » :
Candidate dans une circonscription historiquement communiste, où le poids du FN est important (25,6 % au premier tour de la présidentielle), cette enseignante ne sait pas encore ce qu’elle fera si elle arrivait derrière le Front national le 10 juin. « C'est la seule chose qui intéresse les médias, s'agace-t-elle. Si par malheur j’étais derrière, je verrai. Mais on fera en sorte que la question ne se pose pas, en faisant campagne en amont. » L’élue municipale estime que l’UMP locale « est enfermé(e) dans un piège » dont« profite la gauche ». Elle nous explique son « dilemme » : « Vous prenez les chiffres, vous additionnez les voix du FN et celles de l’UMP, on est largement devant. Or, depuis 50 ans, la gauche est au pouvoir. Les électeurs obtiennent le contraire de ce qu’ils veulent. Avec une triangulaire, on va faire réélire le maire communiste ! »
Bien sûr, « ça (la) gênerait d’avoir à faire ce choix (d’alliance) qui n’est pas dans la ligne du parti », mais « est-ce que cette ligne doit nous empêcher de penser ? Est-ce qu’on ne peut pas entendre ce qui est dit quotidiennement sur le terrain ? Est-ce qu’on peut poser la question de l’hypothèse d’un accord ? » interroge-t-elle, évoquant les « particularismes de chaque circonscription ».
Dans la circonscription voisine, la 16e (Arles), le candidat UMP, Roland Chassain – maire et conseiller général de Saintes-Maries-de-la-Mer depuis 1994 –, tient un discours similaire. Elu député en 2002, battu en 2007 par le patron socialiste du conseil régional de Paca, Michel Vauzelle, il explique que « les portes ne sont fermées à personne ». « Laissons passer le premier tour et on verra. Je vais d’abord faire ma campagne », dit-il. Pour lui, la balle est dans le camp de Marine Le Pen : « Ce n’est pas à nous de mettre des passerelles avec le FN, c’est à elle de faire des propositions. Pour l’instant, elle veut faire exploser l’UMP. Pour une droite élargie, je crois qu'il faudra encore une décennie. » Sollicité cette année pour un parrainage par son adversaire frontiste, il avait refusé : « Je lui ai dit : "Vous voyez le portrait au mur, c’est celui de Nicolas Sarkozy !" »
Pour le programme en revanche, pas besoin d’attendre « une décennie » pour se rapprocher du FN. En dehors de leurs désaccords sur « le programme économique » et « le retour au franc », la proximité idéologique est évidente. Roland Chassain la revendique d'ailleurs : « Mon programme est très très proche de celui du FN, mais sans les slogans tournés vers le passé de Jean-Marie Le Pen. Je suis pour une France droite et respectée : contre le droit de vote aux étrangers, contre l’assistanat, pour le contrôle des frontières – il faut juguler les flux, sinon on va être envahis –, pour la peine de mort pour les terroristes et agresseurs de personnes âgées et d'enfants », dit-il en rappelant qu’il a signé, en 2004, la proposition de loi pour le rétablissement de la peine de mort pour les auteurs d’actes terroristes.
« Je vais hausser le ton et toute ma communication va être basée sur ces points, promet-il. Notre gouvernement (sortant) a manqué de communication sur ces sujets. »« Il y a des gens qui ne votent plus pour nous car ils considèrent qu’on n’a pas rempli notre mission », renchérit Michèle Vasserot. « Le FN exprime un peu plus violemment ce que nous disons. La seule façon de s’en sortir, c’est que la droite soit la droite, qu’elle ne transige pas avec ses valeurs : le droit de vote aux étrangers, le port du foulard, les horaires de piscines réservés, le halal, le droit de vote des étrangers. » « On peut être rigoureux sur la question des alliances et ne pas céder au politiquement correct en défendant certaines idées », estime Yves Moraine, qui « refuse la stigmatisation morale sur le FN », « rentré depuis longtemps dans le champ républicain ».
« Il faudra que l’UMP vienne vers le FN »
Pour ces élus UMP, les demandes des électeurs du FN ne sont pas en premier lieu économiques et sociales. « Mes rencontres ne se font pas sur le terrain économique, ce sont souvent des gens aisés qui ont peur de la modification de leurs modes de vie, de l’islam radical, de l’immigration, affirme l'adjoint de Jean-Claude Gaudin. Il justifie cette hypothétique « peur » par « la sociologie locale ».« Quand le FN dénonce une islamisation rampante dans les cités, au-delà des termes, cela correspond à une réalité. Il y a des thématiques non traitées qui vont nous péter à la figure et qui ne cessent de faire monter le FN. »
Michèle Vasserot fait le même constat. « A Martigues ou Fos-sur-Mer, le FN est important et ce sont des villes où il y a de l’argent, des entreprises avec la pétrochimie », souligne-t-elle. L’explication selon elle ? Les « pressions communautaires». Une situation dont serait responsable « la gauche ». A Port-de-Bouc, ville que géra Michel Vaxès, député sortant et mentor de son adversaire Front de gauche, « c’est le tiers-monde », affirme-t-elle. « La population est maintenue dans l’assistanat. Avant, les marchés de Provence, c'était les nappes à carreaux, l’huile d’olive, maintenant ce sont des stands de foulards, des femmes voilées, des barbus. Il faut faire en sorte de moins choquer les gens, qu'ils soient moins visibles. Avant ils étaient dix, puis 50, maintenant 200. Quand il y en a trop, on n’arrive pas à les intégrer. »
En face, le FN ne peut qu’acquiescer. « Nous avons des idées en commun : la défense de la nation, de l’identité nationale, de notre culture, nos racines, et de l’honnêteté », croit Bernard Marandat. Des idées suffisantes pour envisager plus que de simples accords.« La droite doit être reconstruite. Il faudra que l’UMP vienne vers nous. Le problème ce n’est pas la droite populaire ou le FN, c’est la défense de nos convictions communes. » Michèle Vasserot, elle, préfère que les élus du FN « nous rejoignent » que « l’inverse »: « Si demain il y a un élu du FN qui veut venir à l’UMP, je dis oui. Ça ne pose de problème à personne. »
En attendant, les candidats UMP sont décidés à porter leur parole« un peu plus fort » pendant cette campagne. Michèle Vasserot parcourt la circonscription, étalée sur 100 km, à bord d’un camion qui fait office de permanence. Pour « aller à la rencontre des gens », dit-elle, et ratisser des zones plus rurales. Roland Chassain a installé sa permanence « à l’entrée d’un quartier difficile » d'Arles. Tous deux enchaînent marchés, porte-à-porte, et tractages, en ciblant leur véritable adversaire, la gauche. « A Martigues, le maire a cumulé sept mandats, tout est noyauté, l’opposition n’a aucune liberté. On croule sous les affaires dans le département », dit-elle en énumérant Jean-Noël Guérini, René Raimondi (maire de Fos-sur-Mer et soutien de celui-ci), Bernard Granié (président PS d'une intercommunalité des Bouches-du-Rhône, condamné à deux ans de prison ferme pour corruption).
« Je fais campagne contre la corruption du département. Mon slogan, c’est “Le choix d’un député honnête et efficace” », explique aussi Roland Chassain, citant les mêmes personnalités et s’en prenant à son adversaire Michel Vauzelle. Renaud Muselier mise lui aussi sur « un effet Guérini », qui avait permis à l’UMP de rafler deux cantons en 2011. Son credo ? « “Le choix du courage”, le courage des réformes, de se battre contre Guérini », raconte-t-il. Mais « l’effet Guérini » ne suffira pas, d’autant qu’il pourrait n’être que « ponctuel », déplore Yves Moraine car « les effets des affaires locales sur des élections plus nationalisées comme les législatives sont réduits ».
L'UMP locale affiche en tout cas une grande confiance, avec les mêmes arguments que Thierry Mariani, chef de file de la Droite populaire, dans le Vaucluse. « J’ai déjà gagné deux fois en triangulaires », « quand vous additionnez Le Pen et Mégret avant, c’était les mêmes scores », « aux cantonales de 1993, le FN faisait 44 % ici », relativise Renaud Muselier. « Quand les candidats sont enracinés, il n’y a pas de problème », explique Yves Moraine en citant le député Guy Tessier qui «fait face à un FN à 25 % et va le battre ». L'adjoint de Gaudin estime que la stratégie de droitisation de l'UMP « est la bonne », mais le reconnaît : « Entre Pierre Méhaignerie et Lionnel Luca, c’est le grand écart. »
Nouvelle loi du travail au Venezuela : un pas de plus vers la vraie vie ! La nouvelle Loi du Travail célébrée en grande pompe par les travailleurs vénézuéliens ce 1er mai 2012 est un vieux rêve devenu réalité au bout d’un débat citoyen qui a duré près de trois ans. Plus de 19000 propositions ont été remises par toutes sortes d’organisations de travailleurs, syndicats, coordinations, etc.. à la commission présidentielle chargée d’élaborer le projet. Avec la Constitution Bolivarienne, c’est le texte de loi qui a le plus bénéficié de la participation populaire.
Résultat : la loi signée le 30 avril 2012 par le président Chavez brise enfin le carcan néo-libéral où les gouvernements antérieurs avaient étouffé les droits sociaux. Depuis le 2 mai la loi (dont on peut lire ici le texte intégral en espagnol ) circule gratuitement sur internet et de main en main, massivement, dans plusieurs journaux. Sauf dans ceux de l’opposition qui relaient les critiques patronales contre la loi, contre l’égalité homme/femme, contre l’augmentation des indemnités dues aux travailleurs, etc… Des réunions seront organisées partout dans les mois qui viennent, notamment par les syndicats, pour continuer à faire connaître la loi et pour qu’elle soit un levier de nouvelles transformations.
Points forts : l’égalité entre hommes et femmes ; l’interdiction de la sous-traitance du travail ; les conseils de travailleurs. Ceux-ci ne substituent pas les syndicats (qui voient leurs prérogatives renforcées par la loi). Leur fonction, bientôt développée par une loi spéciale, est de promouvoir la participation des travailleurs et de la communauté vivant autour des centres de travail, dans la gestion des entreprises. Ainsi que de lutter contre la spéculation, l’accaparement des produits de première nécessité. Détail amusant (qui rappelle l’extrême misère de l’information sur le Venezuela en France) : pour occulter le débat citoyen à la base de cette loi, le Monde et l’AFP n’ont rien trouvé de mieux que de la présenter comme une épreuve de force entre un autocrate et son opposition. Saluons cette nouvelle victoire du droit des lecteurs qu’on “informe” sur une Loi du travail sans donner la parole à un seul des millions de travailleurs concernés mais en la donnant… au patronat. Cette loi s’accompagne par ailleurs d’une nouvelle augmentation du salaire minimum, qui en fait le plus élevé d’Amérique Latine. Une augmentation du pouvoir d’achat protégéee par la baisse continue de l’inflation depuis cinq mois consécutifs (0,8% en avril), par une loi de contrôle des prix pour les produits de première nécessité et l’offre concomitante de biens bon marché produits par les entreprises nationalisées. Voici un résumé (non exhaustif) de quelques uns des droits dont jouissent à présent les travailleurs vénézuéliens.
Les indemnités auxquelles aura droit le travailleur lors de la fin ou lors de la rupture d’un contrat seront calculées en fonction du dernier salaire. Le travailleur y a droit de manière immédiate, tout retard dans le paiement entraînant des intérêts supplémentaires à lui verser. Ce calcul d’indemnités a un effet rétroactif à partir de de juin 1997, date à laquelle le gouvernement néo-libéral de Rafael Caldera et de Teodoro Petkoff avait modifié la loi au détriment des travailleurs. A présent le patron devra verser pour chaque trimestre et à chaque travailleur une somme équivalant à 15 jours de salaire.
DAVANTAGE DE BÉNÉFICES NON SALARIAUX : La loi crée des avantages nouveaux (non décomptables des cotisations et des épargnes déjà établies en faveur des travailleurs) : notamment le remboursement de soins médicaux, l’octroi de bourses ou le financement de formations, de spécialisations.
DURÉE DU TRAVAIL: La durée du travail qui était jusqu’ici de 44 heures (ce qui obligeait à travailler les samedis) se réduit à 40 heures hebdomadaires . L’idée est d’avancer progressivement vers plus de temps libre
SIX MOIS DE CONGÉ PRÉ- ET POST-NATAL : (six semaines avant l’accouchement et vingt semaines ensuite) . Les pères auront droit de leur côté à quatorze jours de congé à partir de la naissance de leur enfant . Les parents sont désormais protégés contre toute forme de licenciement durant deux années à partir de l’accouchement. La loi prévoit des avantages semblables en cas d’adoption. L’idée est de permettre à l’enfant d’être mieux accueilli, mieux entouré affectivement par ses parents . Des repos quotidiens sont prévus pour l’allaitement des nourrissons
LA SOUS-TRAITANCE DU TRAVAIL EST INTERDITE : Cette pratique s’était étendue à toute l’Amérique latine depuis les années 90 avec la néo-libéralisation du continent. On estime qu’au Venezuela 1 million 200 mille travailleurs en sont victimes.
RETOUR DE LA DOUBLE INDEMNISATION : Comme l’avait annoncé le président Hugo Chávez peu avant la promulgation de la loi. Ce mécanisme vise à sanctionner le patron qui effectue un licenciement injustifié, et à compenser la perte de l’emploi pour le travailleur en doublant ses indemnités de licenciement
LE PATRON PAIERA PLUS S’IL LICENCIE : Tandis qu’en Europe les politiques d’ajustement visent à rendre les licenciement moins chers pour le patronat, au Venezuela la nouvelle loi en élève le coût pour le patron
QUINZE JOURS D’INDEMNITÉS DE VACANCES : C’est ce que devra payer à présent le patron au travailleur en plus du salaire normal
PLUS DE JOURS FÉRIÉS : La nouvelle loi prévoit quatre jours fériés de plus en faveur des travailleurs
VACANCES OBLIGATOIRES : Le travailleur devra jouir de ses vacances de manière effective et obligatoire
LE CALCUL DES DIVIDENDES ET AUTRES BÉNÉFICES DE FIN D’ANNÉE DÛS AU TRAVAILLEUR : Se fera a présent sur la base de trente jours au lieu de quinze. La fourchette va donc à présent de trente jours minimum à quatre mois maximum de salaires). Les organisations syndicales pourront aussi inspecter les comptes de l’entreprise pour déterminer si ce qui est versé aux travailleurs reflète bien la réalité des bénéfices de l’entreprise Sanctions légales contre les patrons délinquants, avec DE POSSIBLES PEINES D’EMPRISONNEMENT. Nouveauté introduite par la loi, la détention comme mécanisme de sanction en cas d’infraction à la loi par un patron. Exemples d’infractions: le refus de réembaucher un travailleur, la violation du droit de grève, le refus d’appliquer ou l’obstruction aux actes des autorités du Travail. Ces infractions seront sanctionnées par une mesure de détention de six à quinze mois.
LA FERMETURE D’UN CENTRE DE TRAVAIL : Sera également cause d’une mesure de détention qui peut aller de six à quinze mois selon le verdict des organes juridiques compétents de la République. Toute récidive est punie d’une peine augmentée
TRAVAILLEURS FIXES DÈS LE PREMIER MOIS : Les travailleurs de durée indéterminée (comme de durée déterminée, ou à la tâche) seront considérés comme fixes par la loi dès le premier mois et non à partir de trois mois (en fin de période d’essai) comme auparavant. Dans la loi antérieure le patron pouvait rompre le contrat en payant simplement la valeur de celui-ci au travailleur ou en s’appuyant sur les causes de licenciement
ENTREPRISES SOUS CONTRÔLE OUVRIER : C’est le mécanisme établi par la loi pour faire face à la fermeture illégale ou frauduleuse d’entreprises et de centres de travail. Si le patron ne se soumet pas à l’ordonnance de reprise des activités productives, le Ministère du travail réunira les travailleurs pour former une instance d’administration et réactiver la production. Dans ce Conseil d’Administration Spécial est prévue la participation du patron. Si celui-ci s’y refuse, le contrôle revient totalement aux travailleurs. La loi prévoit la possibilité que l’État offre son assistance technique et participe à la gestion à travers les ministères compétents
CE N’EST QU’APRÈS LE PAIEMENT DES TRAVAILLEURS : Quand ceux-ci s’estiment pleinement satisfaits que les tribunaux peuvent désormais procéder à la déclaration de faillites. Le paiement des salaires est prioritaire par rapport à tout autre engagement de l’entreprise.
CONTRE LE HARCÈLEMENT MORAL AU TRAVAIL ET SEXUEL : La loi interdit tout autant ce harcèlement au travail que sexuel et établit les sanctions. Elle définit le harcèlement au travail comme la pression constante et la conduite abusive exercée par le patron ou ses représentants ou un travailleur portant atteinte à la dignité ou à l’intégrité bio-psycho-sociale d’un travailleur. Le harcèlement sexuel est défini comme l’imposition d’une conduite sexuelle non désirée et non demandée, exercée de manière isolée ou de manière répétée par le patron ou ses représentants contre le travailleur. La norme légale établit à présent que l’État, les travailleurs, leurs organisations sociales, les patrons sont dans l’obligation de promouvoir des actions qui garantissent la prévention, l’enquête, la sanction, ainsi que la diffusion, le traitement, le suivi et l’appui aux dénonciations de harcèlement.
Source : Venezuela info
PermalienGuy Queytan avec Istres |
Commentaires (2)
| Rédigé par Guy Queytan avec Istres le 10/05/2012 à 10:13
Le Front de Gauche au sommet du VENTOUX (photo Ali Dufresne)
Dimanche, avec le Front de Gauche, nous pouvons battre à la fois la droite et l’extrême droite. Le Front de Gauche est la première force à avoir fait baisser les yeux au Front National. Il peut maintenant passer devant lui dans les urnes. Cela serait un bol d’oxygène pour le pays. Il faut en finir avec la recherche de boucs émissaires pour affronter les vrais responsables de la crise.
Ceci est notre dernier message. La loi nous interdit de diffuser des messages à compter de ce soir minuit.
Alors maintenant, c'est à vous de jouer et de convaincre.Tous derrière Jean-Luc MELENCHON !
PermalienGuy Queytan avec Istres | Rédigé par Guy Queytan avec Istres le 20/04/2012 à 14:25
Liste des condamnations pénales et mises en examen des élus UMP
Une information citoyenne qu'il est intéressant de connaître. Et oui chers amis, il me semble que la justice soit une des grandes valeurs à l'ordre du jour. Il est vrai que nos élus de l'UMP ont une expérience conséquente en la matière et qu'ils savent bien de quoi ils parlent. En effet, bien des fois à les entendre, nous nous demandions s'ils savaient vraiment ce que justice veut dire. On se trompe, beaucoup y ont fait des stages ... Peut-être pas encore assez, mais nous avons toute confiance en la justice de notre pays.
Plus que tous les grands discours, lisons donc cette "petite" liste :
Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée. Alain Carignon (UMP) 1999, condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins. Alain Ferrand (UMP) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 1998, condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale. Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt. Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d’origines étrangères dans sa commune. Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation. Brice Hortefeux (UMP) 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence. Il a également été condamné pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre. Brigitte Barèges (UMP) 2011, condamnée pour refus de mariage. Bruno Sandras (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. Charles Fabre (UMP) 2010, mis en examen pour favoritisme. Charles Pasqua (UMP) 2009 à 2010, condamné pour trafic d’influence, pour favoritisme, pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance. Il est cité dans l’affaire de recel d’abus de biens sociaux pour l’association France Afrique Orient. Il également mentionné dans l’affaire du financement occulte du ministère de l’Intérieur et de l’Union des groupements d’achats publics.Christian Vanneste (UMP) 2006 et 2007, condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation. Il avait déclaré l’homosexualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité. Claude Polony (UMP) 2001-2009, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds. Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Il avait déjà été condamné pour harcèlement moral. Damien Meslot (UMP) 2010, condamné pour outrage à magistrat, mis en examen pour atteinte ou tentative d´atteinte à la sincérité d´un scrutin. Denis Gautier-Sauvagnac (UMP) 2008, mis en examen pour blanchiment d’argent. Denis Jacquat (UMP) 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales. Didier Schuller (RPR-UMP) 1994, il s’enfuit aux Bahamas après la révélation d’une tentative de déstabilisation du juge Éric Halphen puis il continue sa cavale en Dominique Républicaine où il bénéficie d’une protection diplomatique, avant de revenir en France.> 2005, condamné pour financement illégal de sa campagne.> 2007, condamné pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques. Dominique Paillé (UMP) 2004, condamné pour abus de confiance. Frédéric Chazal (UMP) 2010, condamné pour diffamation. Gaston Flosse (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. Georges Tron (UMP) 2011, mis en examen pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol. Gérard Dezempte (UMP) 2006, condamné pour discrimination. Gérard Larrat (UMP) 2011, condamné pour constitution de partie civile abusive ou dilatoire dans le but de nuire à son adversaire socialiste.> 2011, mis en examen pour complicité d’atteinte à la sincérité du scrutin, complicité de faux administratif et usage et complicité de manœuvre frauduleuse tendant à l’exercice irrégulier du vote par procuration, son élection a été annulée. Gilles Forray (UMP) 2006, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux. Guy Drut (UMP) 2005, condamné pour avoir bénéficié d’un emploi fictif.Guy Wildenstein (UMP) 2011, mis en examen pour recel d’abus de confiance. Henry Chabert (UMP) 2002, condamné pour recel d’abus de biens sociaux. Jacques Blanc (UMP) 2009, mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt. Jacques Masdeu-Arus (UMP) 2006 à 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux. Jacques Myard (UMP) 2009, condamné pour diffamation.Jean Reynaud (UMP) 2004, condamné pour prise illégale d’intérêt. 2006, condamné pour harcèlement moral et dégradation des conditions de travail. Jean Tiberi (UMP) 2009, condamné pour occupation illégale des locaux de sa permanence et fraude aux électeurs. Jean-Louis Garnier (UMP) 2011, condamné pour coups et blessures. Jean-Louis Masson (UMP) 1997, condamné pour avoir financé la campagne d’un concurrent afin d’affaiblir sa rivale à droite. Jean-Paul Alduy (UMP) 2008, son élection est annulée pour fraude. Jean-Paul Fournier (UMP) 2009 à 2010, condamné pour prise illégale d’intérêt. Joëlle Ceccaldi-Raynaud condamnée (UMP) 2006, condamnée pour diffamation et complicité de diffamation. Joëlle Ferrand (UMP) 2010, condamnée pour prise illégale d’intérêt et malversations. Laurence Spicher-Bernier (UMP) 2010 à 2011, condamnée pour exercice illégal de la profession d’avocat et escroquerie. Lionel Cressiot (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation. Lucette Michaux-Chevry (UMP) 2002, condamnée pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics. Manuel Aeschlimann (UMP) 2009, condamné pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public. Marie-Jeanne Bozzi (UMP) 2002, condamnée pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs et dissimulation de travail clandestin.> 2007, condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale.> 2009, mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée. Maurice Gutman (UMP) 2010, condamné pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans. Michel Buillard (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. Michel Habig (UMP) 2006, condamné pour avoir fait incendier 14 caravanes appartenant à des Roms installées sur un terrain municipal. Nicolas Bazire (UMP) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. Olivier Deleu (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation.Olivier Rey (UMP) 2008, condamné pour violences, menaces et dégradation grave du bien d’autrui à raison de la religion. Patrick Balkany (UMP) 2003, condamné pour injure publique et pour diffamation. 1999, condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny. Philippe Brun (UMP) 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux.Pierre Bédier (UMP) 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux. Philippe Pemezec (UMP) 2010, condamné pour injures. 2007, condamné pour irrégularités lors de sa campagne, son élection sera annulée.Renaud Donnedieu de Vabres (UMP) 2004, condamné pour blanchiment d’argent.> 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. René Vestri (UMP) 2009, condamné pour travail dissimulé.> 2010, mis en examen pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d’influence et association de malfaiteurs. Richard Cazenave (UMP) 1999, condamné pour abus de biens sociaux.> 2004, condamné pour recel et complicité d’abus de biens sociaux. Serge Dassault (UMP) 1998, condamné pour corruption. 2010, condamné pour procédure abusive.> 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales. Thérèse Aillaud (UMP) 2002, condamnée pour détournement de fonds publics. Thierry Gaubert (proche de l’UMP, collaborateur de Sarközy) 2008, mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie.> 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. Thierry Leprince (UMP) 2007, condamné pour viol sur une mineure de 12 ans. Vincent Toni (UMP) 2008 et 2011, condamné pour corruption passive. Xavier Dugoin (UMP) 1997, condamné pour trafic d’alcool, salaires fictifs et corruption.> 1999 à 2000, condamné pour abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêt.> 2001, mis en examen dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs du conseil général de l’Essonne, cette procédure sera annulée pour vice de forme.2010, un cadre de l’UMP dont le nom n’a pas été diffusé a été mis en examen pour vol de carte bancaire d’un ancien dirigeant et pour le piratage, lors de la guerre interne à l’UMP 31, de l’ordinateur de l’ex-présidente Christine de Veyrac.> Les policiers ont retrouvé des objets acquis frauduleusement au domicile du jeune homme.L’UMP condamnée pour atteinte au droit à l’image avec son LipDub en diffusant pour le clore la photo d’une jeune femme n’y ayant pas consenti. L’UMP, à l’origine de la loi Hadopi, condamnée pour piratage d’une musique de MGMT utilisée lors de leurs meetings et pour illustrer plusieurs vidéos diffusées sur Youtube. André Santini avait été mis en examen le 30 mai 2006 pour «prise illégale d'intérêt», «faux et usage de faux» et «détournement de fonds publics». UMP Eric Woerth mis en examen jeudi 9 février 2012, cette fois pour "recel" dans l'enquête sur l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, a déclaré son avocat. Si vous avez d'autres infos sur des condamnations pénales, vous pouvez nous en faire part afin de mettre à jour cette liste qui est non exaustive.
Un grand merci et un grand bravo à la personne qui a fait cet excellent travail que je diffuse. La source provient de Libération et a été relayée par Médiapart. Voici donc mes amis, un aperçu de quelques condamnations de membres de l'UMP. Si je dis que cela est peut-être la partie immergée de l'iceberg ... Suis-je mauvaise langue ou tout simplement une simple citoyenne qui a le droit de se poser quelques questions ?
RESISTANCE et REVOLUTION CITOYENNE. LIBERTE, EGALITE et FRATERNITE
Finalement, il n’y a que deux manières de faire de la politique :
- Se battre pour ses idées, les diffuser, éduquer, convaincre, et finalement prendre des risques et ainsi faire preuve de courage,
- Calculer des part de marchés à gagner en ne prenant pas le risque de perdre celles déjà acquises.
Alors entendre un Jean Luc-Mélenchon proclamer en plein meeting que sa couleur c’est le rouge, son signe de ralliement le poing levé, son obsession la défense des classes populaires, démontre qu’il se bat pour ses idées, les diffuse. Lorsqu’en plein meeting il déclare que la gauche est de retour, qu’il faut avoir peur d’elle quand on est ultra riche. Lorsqu’en plein meeting il qualifie le F Haine et ses dirigeants de vermines fascistes qui agissent comme les chiens de garde d’un capitalisme dévastateur, il éduque, il convainc, il prend des risques, il fait preuve de courage politique. Il n’y a alors plus aucun doute aux yeux des Français. Il est celui qui marque des points dans cette campagne présidentielle, loin devant tous ses concurrents selon une étude Sofres du jour. En clair, il a le courage d’affirmer les idées du Front de Gauche, sans calcul, sans arithmétique, simplement pour ramener à la politique ceux qui la fuient. Comment ? En faisant de l’éducation, sans dévier, sans renoncer, en affirmant chaque jour les valeurs d’une gauche qui est désormais de retour en France.
Entendre à l’inverse, un François Hollande vouloir taxer les hauts revenus à 75% parce que la poussée populaire de gauche est forte n’est qu’un calcul. Déclarer le lendemain qu’il n’a rien contre les riches, c’est chercher à ménager une part de marché potentielle. Puis finir par affirmer que cette taxe (donc ce n’est plus une tranche d’impôt) sera transitoire le temps de la crise, c’est refuser de prendre le risque de froisser l’électeur centriste qui serait un consommateur potentiel du bulletin Hollande. La conséquence, c’est que les Français ne comprennent plus, n’adhèrent plus et le critiquent sévèrement pour son manque d’obstination et son absence de prise de risque. Aussi, toujours selon cette étude de la Sofres, il perd 11 points de crédibilité.
Mais comme toujours avec les sociaux libéraux, la baisse de leur champion est la conséquence de la dispersion des voix à gauche, comme la dispersion d’un nuage de points sur un graphique statistique. Et les appels au vote utile reprennent de plus bel, en dépit du fait que jamais depuis des décennies le nombre de candidats de gauche à une élection présidentielle n’aura été aussi faible.
Alors que la raison principale de cette reculade, qui met en danger toute la gauche, et dont les sociaux libéraux devront assumer toute la responsabilité en cas de défaite, incombe d’abord aux sociaux libéraux eux mêmes. Leurs peurs, leurs calculs de petits marketeurs, leurs craintes de froisser Pierre au profit de Paul finit par leur faire dire tout et son contraire à la fois. Un jour ils veulent taxer les riches, le lendemain ils s’abstiennent sur le MES et le surlendemain ils déclament partout que les riches sont leurs amis. Allez y comprendre quelque chose.
Alors que le Front de Gauche et son porte voix, Jean-Luc Mélenchon, ne dévient pas, s’arment de patience et de courage, éduquent et n’hésitent pas à désigner l’adversaire de droite et d’extrême droite. Ils progressent et offrent à toute la gauche une réserve de voix inespérées. Ils progressent tellement qu’ils se font attaquer désormais par tous les chiens de garde du capital et de la petite notabilité bourgeoise qui craint pour ses petits intérêts.
Car en politique, il y a toujours un adversaire. Le nier ou chercher à le ménager par crainte de paraître trop radical ça finit toujours par redonner l’avantage à votre adversaire ! Hollande, et tout ses conseillers sociaux libéraux, Valls en tête suivi d’un Sapin affaiblissent finalement la gauche, rendant désormais crédible une victoire de Nicolas Sarkozy.
Alors, la seule intention de vote utile qui rendra le courage aux sociaux libéraux d’affronter l’adversaire de droite, parce que l’arithmétique rendra l’équation imparable et qu’ils n’entendent décidément que cet argument algébrique est de porter au plus haut le Front de Gauche et son porte voix, Jean-Luc Mélenchon. Finalement, en politique, le courage paie bien plus que le marketing.
Sydne93
PermalienGuy Queytan avec Istres |
Commentaires (3)
| Rédigé par Guy Queytan avec Istres le 17/03/2012 à 20:10