Alors que les lois Aubry fêtent leurs dix ans, le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian s'est prononcé pour un "démantèlement définitif des 35 heures" et l'instauration d'une durée du travail "contractuelle, entreprise par entreprise". Cela ressemble fort à un nouveau "couac". Alors que l'UMP vient de demander "avec force le démantèlement définitif des 35 heures", en réclamant "que la durée du travail soit contractuelle, entreprise par entreprise", par la voix de son secrétaire général Patrick Devedjian, le ministre du Travail Xavier Bertrand a corrigé le tir, déclarant à l'Agence France Presse qu'il "fallait garder une durée légale du travail à 35 heures".
En deux mots : C'est plutôt "panique à bord" au sein de ce gouvernement ! Un dira blanc , l'autre dira rouge et ce qui est vrai au Ministère du Travail l'est aussi au niveau de notre Politique étrangère.....
Pour parfaire votre information, voici le témoignage anonyme d'un Médecin du Travail à propos de la Grande Distribution :
-La maltraitance managériale est devenue une règle. Tout le monde s’y plie, de la direction aux chefs de rayon. Il s’agit de mettre la pression sans arrêt pour que les salariés donnent toujours plus. Jusqu’à craquer”. Au début, je pense que les salariés sont victimes de brimades de la part de leurs chefs qui seraient “des sales types formés dans le même moule et payés pour malmener leur équipe”. En recevant dans mon cabinet plusieurs de ces chefs que je vois craquer à leur tour, je découvre toute la complexité du système managérial. Les petits chefs sont des manipulateurs eux-mêmes manipulés. Le problème, c’est que la souffrance au travail n’est pas reconnue comme une maladie professionnelle. Ainsi, une fois déclaré inapte médicalement, le salarié se retrouve au chômage. “Nous n’avons parfois vraiment pas d’autre solution, mais c’est illogique. Si les entreprises étaient responsables financièrement, cela changerait peut-être les mentalités”. En attendant, nous observons l’ampleur de ce problème de santé publique. “Il s’agit d’un scandale de la même ampleur que celui de l’amiante. On a d’ailleurs beaucoup reproché aux médecins du travail de ne pas avoir parlé de l’amiante, pourtant maintenant, dès que nous voulons dénoncer la souffrance au travail, on nous tape sur la tête”, . Au cours d’une réunion, un directeur me demande de ne “pas s’occuper de ce qui se passe dans la tête des gens”. Un autre me réclame la liste des “gens à problèmes” !
“Ne pas avoir de travail, cela rend malade, mais avoir un travail avec la peur au ventre, cela détruit aussi. Qu’est-ce qu’on ramène à la maison le soir ? De la haine et de la violence. Est en train de se créer devant nous un monde de violences, d’irrespect, de mépris de l’autre, où chaque travailleur est un adversaire potentiel de celui qui désire sa place, où il n’y a plus de valeur morale, où tout est permis jusqu’à détruire l’autre…”. D’ailleurs aujourd’hui, on ne dit plus service du personnel mais des “ressources humaines”. Le personnel doit donner toujours plus en ayant moins. “Tout le monde sait ce qui se passe dans la distribution : la direction, les salariés, les clients, les syndicats, les fournisseurs, la Sécurité sociale, l’inspecteur du travail, le contrôleur de la prévention, il est temps de faire quelque chose…”