Mes chers Compatriotes, voilà déjà deux ans vous m'avez élu président de la République en me faisant massivement confiance.
Cette confiance vous honore et je dois dire, toute hypocrisie mise à part, que je la mérite. Permettez-moi de vous dire que tous ceux qui, aujourd'hui, prétendent que vous ne me faites plus confiance ne sont que des aigris, des jaloux, des représentants d'une élite qui ne connait strictement rien à la réalité des vraies gens qui me font confiance.
Si je m'adresse à vous, mes chers Compatriotes qui me faites confiance c'est parce qu'une scandaleuse et méprisable campagne vise à discréditer mon fils et, bien entendu, à travers lui, ma modeste personne. Je pose la question : me feriez-vous confiance si je n' étais pas un président irréprochable, républicain, démocratique, au dessus de la mêlée, sans aucun esprit partisan ?
Poser la question, c'est y répondre. Alors parce que mon fils a la malchance de s'appeler comme moi, il n'aurait pas le droit d'être démocratiquement désigné, comme tout un chacun, à un poste que je lui ai choisi pour qu'il y soit nommé ?
Quel est donc cette conception de la République où ceux qui portent le même nom que le président de la République n'auraient pas le droit de profiter du piston de la République, au motif qu'il se trouve être leur père ?