Après la disparition des derniers poilus de la Grande Guerre, les cérémonies du 11 novembre marquent ce jour l'hommage aux soldats "morts pour la France" sur tous les fronts.
La décision d'honorer à l'occasion du 11 novembre la "quatrième génération du feu" après celles de 14-18, 39-40 et de l'Indochine et de l'Algérie- a été prise à la demande notamment des associations d'anciens combattants.
Cette guerre de 14/18 a tué environ 13 millions d’hommes
Les destructions matérielles ont été considérables dans la France du nord et de l'est, en Belgique, en Italie du nord et dans les territoires polonais de l'ancien Empire russe. L'Angleterre a perdu une part notable de sa flotte de commerce (7 800 000 tonnes). L'appauvrissement des belligérants provient aussi de ce qu'une part notable de leurs ressources avait été consacrée à des productions uniquement militaires. Sans tenir compte des dettes contractées à l'extérieur, il a été calculé que la guerre avait fait perdre à la France l'équivalent de onze années d'investissement .
La démobilisation des soldats provoqua un certain nombre de problèmes, tel celui du reclassement d’une si grande masse d’hommes sur le marché du travail, mais ne se traduisit pas par de graves tensions. “Les héros étaient fatigués”, et même s’ils n’ont pas toujours été accueillis comme ils espéraient l’être, ils appréciaient d’être vivants et à nouveau des civils : “S’insurger, militer eût été encore lutter : ils avaient bien mérité de vivre paisiblement l’humble vie quotidienne des hommes ordinaires” (Antoine Prost).