Le Parti de Gauche lance un appel aux militants socialistes à ne pas suivre leurs chefs, en se réunissant autour du Front de Gauche
Agissez en Citoyens libres comme vous l’avez fait en 2005. Faisons le front à la base, dans les urnes, ensemble. Nous ne dirons pas que c’est le PC qui a gagné les élections, que c’est le PG qui a gagné les élections ; nous dirons, c’est la gauche qui a gagné ! Nous avons besoin de votre aide. Rien ne vous oblige à participer à cette infamie ! Faites entendre votre voix, celle qui dit Non ! Si l’union est impossible au sommet, et l’union est impossible avec le Parti socialiste, posez-vous la question : Ne vous êtes-vous pas fait voler votre Non par vos dirigeants ?
Avec le Front de Gauche, nous donnons un outil au Peuple qui veut se battre. On propose au NPA que la gauche passe devant la droite. Ce n’est pas difficile à comprendre. Si vous avez une autre méthode….... Mais il y a une chose sur laquelle nous ne transigerons pas : Nous, nous ne ferons jamais perdre la gauche ! Nous n’avons pas à distribuer des certificats de bonne moralité révolutionnaire, ce n’est pas notre intention. Nous n’avons qu’un objectif le 7 juin : Battre la droite et arriver en tête de la gauche. Et nous voulons le faire avec vous (le NPA). Comment il faut vous le dire ? Unis dans les luttes, unis dans les urnes, voilà notre slogan !».
Seul le Peuple incarne l’intérêt général! Le Front de Gauche n’est pas la propriété de deux ou trois partis. C’est un signal qu’on donne au Peuple. Nous avons tiré la grande leçon de nos échecs passés : On ne peut rien changer sans implication populaire ! Il faut que le Peuple s’implique, comme l’ont fait nos camarades en Amérique latine. Il faut qu’on encourage les gens à militer, à lutter contre la petite voix mielleuse de la résignation. Si nous n’avons pas un bon résultat, c’est que la résignation aura gagné du terrain. Quand on lit Jaurès, sans cesse il parle du Peuple conscient. C’est le Peuple qui incarne l’intérêt général car il représente le grand nombre. Nous ne réclamons rien pour nous-mêmes, rien pour nos partis, mais tout pour la Patrie !
Ensemble, le 7 juin, nous pouvons adresser un carton ROUGE VIF à Sarkozy, ne faites pas le jeu de cette droite qui depuis longtemps considère l'individu et plus particulièrement le travailleur comme une vulgaire marchandise !
Texte inspiré du carnet de campagne de Jean-Luc MELENCHON
A lire et à relire lentement en pesant le sens historique et émotionnel de chaque mot............jusqu'à la dernière phrase !
Monsieur le procureur de la république Près du TGI de Pointe à Pitre
Ainsi vous avez décidé d'ouvrir une enquête à l'encontre de Monsieur Elie DOMOTA porte parole du LKP au motif qu'il aurait commis le délit de provocation à la haine raciale pour avoir indiqué que les patrons qui refusent de signer l'accord salarial accordant 200 euros aux salariés qui perçoivent des bas salaires doivent quitter l'île et qu'il ne laisserait pas une bande de békés rétablir l'esclavage en Guadeloupe. Votre décision qui intervient à l'issue d'une grève particulièrement dure et pénible pour les travailleurs guadeloupéens, et alors que les gros patrons béké refusent obstinément de signer un accord arraché de haute lutte, me semble procéder d'un insigne mépris à l'égard du peuple de la Guadeloupe et risque de constituer une caution au comportement éminemment raciste de cette caste béké qui sévit en Martinique et en Guadeloupe.
Monsieur le procureur de la république, vous ne pouvez ignorer ni contester cette vérité connue maintenant de toute la planète, à savoir que ceux que les Martiniquais et Guadeloupéens appellent les békés constituent le regroupement de descendants de français esclavagistes qui vivent entre eux, se marient entre eux, refusent de se mêler biologiquement et socialement aux populations non européennes pour préserver la pureté de leur race au point d'exclure de leur « communauté » tout membre qui aurait enfreint cette règle. De manière délibérée ce que vous appelez la « communauté béké » s'est coupée du reste de la population qu'elle ne fréquente pas et vit principalement dans une partie de l'ile de la Martinique sur le territoire de la commune du François appelée Cap Est, ou, pour reprendre les termes de HUYGUES DESPOINTES, « Béké land ».
Retranchés dans leur ghetto luxueux les békés possèdent la majeure partie des richesses des deux pays Martinique et Guadeloupe. Ainsi à titre d'exemple, le groupe de Monsieur Alain HUYGUES DESPOINTES détient 80 % des parts de marché dans le secteur de la production agro alimentaire dans ces deux pays, ce qui lui permet de pratiquer des prix prohibitifs tout en versant aux travailleurs martiniquais et guadeloupéens des salaires de misère. C'est donc cette caste qui depuis près de quatre siècles s'est constituée et fonctionne sur un mode raciste, que vous entendez protéger de la « haine raciale ». Alors qu'en France votre gouvernement nomme des ministres à l'intégration et fustige tous étrangers principalement les africains caribéens parmi lesquels se trouvent ceux que vous appelez « domiens » qui refuseraient de s'intégrer, voilà que non seulement vous tolérez le comportement inadmissible de ces gens dans nos pays mais entendez de surcroit les protéger en tant que tels.
Monsieur le procureur il y a des limites à ne pas dépasser et je crois honnêtement qu'en votre qualité de représentant de la société française, vous êtes en train de les franchir. Dois-je vous rappeler que le racisme est d'abord et avant tout la théorie de la hiérarchie des races, qui conclut à la nécessité de préserver la race dite supérieure de tout croisement, ainsi qu'à son droit de dominer les autres.
C'est exactement cette théorie qu'appliquent les membres de la caste béké et que leur patriarche, a si bien rappelée dans l'émission diffusée sur CANAL + intitulée « les derniers maîtres de la Martinique ». Aucun membre de cette caste même ceux qui ont mis en place l'association « Tous créoles » ne peut venir dire le contraire : alors qu'ils ne représentent pas 1% de la population ils se marient tous à l'intérieur de leur caste et à défaut aux fins d'éviter les méfaits de la consanguinité avec des conjoints qu'ils vont chercher en Europe.
Un racisme biologique, social et viscéral c'est ça la réalité triste mais incontournable des békés que votre Etat cautionne et entretient depuis plus de 4 siècles nonobstant les récentes poursuites que vous exercez contre le sieur HUYGUES DESPOINTES et qui ne sont que poudre aux yeux dans la mesure les effets se voient d'emblée annulées par les poursuites que vous exercez contre Elie DOMOTA lequel ne fait pourtant que dénoncer ce racisme.
Le comportement actuel des gros patrons békés (qui dominent au sein du MEDEF Guadeloupe), consistant à refuser l'accord salarial après que les Guadeloupéens se soient sacrifiés durant plus de 6 semaines pour obtenir cette augmentation de salaire, relève de l'arrogance coutumière des békés qui n'ont que mépris envers les travailleurs guadeloupéens et martiniquais qu'ils ont toujours considérés comme des non humains, des êtres à créoliser à soumettre à leur culture afin de les empêcher d'être eux mêmes.
Ce refus de signer cet accord est aussi un moyen pour eux de prouver leur supériorité raciale, économique et social et partant de faire savoir à ces nègres mais aussi au représentant de l'Etat français qui a signé l'accord, qu'ils sont les seuls et véritables maîtres de la Guadeloupe et de la Martinique.
C'est ce même Etat d'esprit qui leur a fait croire qu'en pleine grève générale contre la vie chère en Martinique il pouvaient se permettre d'organiser une contre manifestation en prenant la capitale d'assaut avec leurs tracteurs et leurs 4x4 en guise de chars d'assaut..
Le peuple martiniquais leur a fait comprendre que même s'ils considéraient toujours les martiniquais comme moins que des macaques à peine créolisés, il savait en de telles circonstances se défendre. Et grâce à la détermination du petit peuple des quartiers défavorisés, ils n'ont pas pu entrer dans le centre ville de la capitale et ont dû regagner leur békés land.
Comment ne pas dénoncer de tels comportements de la part de békés qui en situation de monopole et d'oligopoles savent pertinemment qu'en pratiquant des salaires de misère : ils affament les nègres reproduisant les méthodes de leurs ancêtres esclavagistes.
En toute objectivité il faut bien admettre que leur comportement actuel consistant à refuser catégoriquement de signer un accord qui aurait permis à des pères et des mères de famille de bénéficier d'un surplus de revenus pour nourrir leurs enfants relève du racisme et du mépris envers nos deux peuples.
Elie DOMOTA a donc entièrement raison de dénoncer ce racisme et de dire que ce refus équivaut à rétablir l'esclavage dans la mesure où aucun être humain ne peut vivre décemment avec les salaires ridiculement bas servis par les békés dans un pays ou la vie est en moyenne 100 % plus cher qu'en France.
Comment un SMICAR guadeloupéen travaillant dans le Carrefour du groupe Bernard Hayot, peut il apporter à ses enfants les aliments nécessaires à leurs croissance quand quatre yaourts coutent plus de 7 euros, qu'une bouteille de lait plus d'un euro, un petit paquet de beurre de 250 grammes près de 3 euros ?
Dans les familles nombreuses guadeloupéennes les enfants n'ont pas droit tous les jours au lait au beurre et encore moins au yaourt. Sans doute que pour les békés les nègres quand ils sont de conditions modestes ne devraient peut être pas consommer de telles denrées réservées à ceux que l'Etat alloue 40 % de prime de vie chère et qui de plus en plus ne peuvent même plus les acheter
Accepter cela c'est cautionner les comportements discriminatoires et raciale des békés. Poursuivre Monsieur Elie DOMOTA parce qu'il met le doigt sur ces comportements relèvent de la complicité pure et simple avec de telles pratiques.
Monsieur le Procureur, si vous avez un minimum de respect pour notre peuple ou pour le genre humain tout court vous deviez poursuivre, non pas Monsieur Elie DOMOTA, mais l'ensemble des membres de cette caste béké pour pratiques ancestrales et quotidiennes de discriminations raciales à l'égard des Martiniquais et des Guadeloupéens.
Quoiqu'il en soit, je tiens à vous préciser que si des poursuites devaient être effectivement déclenchées contre cet homme vous provoquerez la mobilisation des milliers des derniers damnés de la terre que sont nos deux peuples unis pour venir vous dire qu'ils sont totalement d'accord avec les propos de Monsieur Elie DOMOTA.
Rappelez-vous Monsieur le Procureur que dans un de ses discours prononcé en 2007 votre président de la République Monsieur Nicolas SARKOZY a dit aux étrangers vivants déjà dans des conditions difficiles sur le sol français « aimez la France ou partez » sans faire l'objet de critique alors que dans ce cas de figure il aurait du être fustigé puisqu'à l'inverse des békés qui refusent de se mélanger au Martiniquais par racisme, ces étrangers sont bien souvent rejetés, victimes d'ostracisme ce qui les empêche de s'intégrer c'est-à-dire d'aimer la France.
Monsieur Elie DOMOTA, lui a plaidé la cause des plus défavorisés en disant aux patrons racistes et ségrégationnistes de Guadeloupe «signer cet accord ou quitter le pays autrement dit accorder aux guadeloupéens les plus démunis un minimum vital ou partez. Et il a parfaitement raison car le Peuple Guadeloupéen n'aurait pas fait 44 jours de grève avec une détermination exemplaire pour retourner au travail et percevoir des patrons békés le même salaire de misère. Si vous le poursuivez vous devrez par souci d'équité et d'égalité de tous devant la loi poursuivre l'ensemble des Martiniquais qui ont chanté et chantent dans la rue en parlant des békés « une bande de békés profiteurs, voleurs nous les mettrons dehors »
Les Guadeloupéens et les Martiniquais savent que votre Etat répugne à poursuivre et à condamner les membres de cette caste bien protégée, l'affaire du sieur MARRAUD DESGROTTES est là pour nous le rappeler, mais gardez vous pour autant de franchir des limites qui ne feraient que révéler la complicité terrible existant entre l'Etat français et les békés.
Déjà vous faites injure à notre intelligence en prétendant voir dans les propos d'Elie DOMOTA une incitation à la haine raciale. Aussi, prenez garde monsieur le procureur de ne pas allumer les feux de la colère de nos deux peuples en voulant à tout prix salir DOMOTA pour venger les békés qui ont démontré qu'ils n'avaient pas changé d'un pouce durant des siècles et qu'ils étaient aussi racistes que ces blancs du sud des Etats-Unis qui traitent le président noir des Etats- Unis Barak OBAMA de macaque.
« Tant va la cruche à l'eau ….. » et cette cruche y va depuis bientôt près de 5 siècles. C'est au nom de vos principes républicains et de la déclaration universelle des droits de l'homme que je vous invite à mettre un terme à toute velléité de poursuites judiciaires à l'encontre de Monsieur Elie DOMOTA.
Souvenez vous Monsieur le Procureur : En 1848 après avoir aboli l'esclavage, l'Etat français au lieu d'indemniser les victimes de ce viol permanent du corps et de l'esprit qu'a été l'esclavage, a payé les criminels pour la perte de leurs « biens » estimant dans la droite ligne du code noir que nous n'étions pas des humains mais des objets qui pouvaient être achetés des mains des colons.
C'est d'ailleurs avec ces fonds et notre labeur payé au rabais que les békés ont bâti leur fortune pendant que nous étions maintenu dans un quasi esclavage compensé par des aides publiques d'un Etat français complice. Votre démarche actuelle me donne à penser que vous entendez toujours et une fois de plus poursuivre les victimes du racisme et leur demander d'indemniser les békés tout simplement parce qu'ils entendent mettre fin à la pwofitasyon exercée sur eux par ces descendants d'esclavagistes.
161 ans après le décret d'abolition de l'esclavage la situation est en train de changer et le peuple guadeloupéen n'acceptera pas que vous veniez user de votre pouvoir de poursuite pour apporter un soutien aux membres de la caste béké.
Le Peuple vous dit ça suffit ! Nous avons les yeux ouverts !
Veuillez agréer, Monsieur le Procureur, l'expression de mes salutations de négresse en lutte contre l'esclavagisme et le colonialisme.
Texte Contribueur Claudette DUHAMEL Avocat 48 rue SCHOELCHER Fort de France
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| Rédigé par Guy Queytan avec Istres le 26/03/2009 à 05:30
Après avoir choisi de recevoir Gordon Brown en premier, le président américain inflige un nouveau camouflet à Nicolas Sarkozy : sa première lettre à un Français est adressée à… Jacques Chirac !
«Je suis certain que nous pourrons au cours des quatre années à venir collaborer ensemble dans un esprit de paix et d'amitié afin de construire un monde plus sûr». A votre avis, à qui s'adresse la lettre de Barack Obama dont cette phrase est extraite? (indice : c'est un français).
Vous avez répondu Nicolas Sarkozy? Vous avez tout faux : cette lettre a été envoyée, il y a une quinzaine de jours, à… Jacques Chirac. Le nouveau président des Etats-Unis a, paraît-il, apprécié la farouche opposition de l'ancien président français à l'intervention en Irak, il y a cinq ans.
En revanche, le fayotage de Sarkozy — dont le dernier exemple est le retour de la France dans l'Otan —est bien mal récompensé : caniche un jour, caniche toujours, semble se dire Obama.
Pourtant, Nicolas Sarkozy avait tout fait pour être le premier à poser en photo au côté d'un Obama fraîchement élu. En vain. Puis il avait tout tenté pour être le premier dirigeant européen à être reçu par le président américain. Sans succès : c'est Gordon Brown qui lui a soufflé la place, ruinant ses espoirs d'être l'interlocuteur privilégié du dirigeant américain en Europe.
Et voilà qu'il doit, en plus, se battre pour être tout bêtement le premier interlocuteur d'Obama… en France.
PermalienGuy Queytan avec Istres |
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| Rédigé par Guy Queytan avec Istres le 22/03/2009 à 20:18
Christian Picquet est militant du Nouveau Parti anticapitaliste et animateur de l’association Unir. Selon lui, aucune force politique ne peut incarner seule une alternative crédible de transformation sociale.
Loin de la diplomatie et de la langue de bois. Ce début mars va représenter la première épreuve de vérité pour le Nouveau Parti anticapitaliste. Épurée d’une large part des représentants de la minorité « unitaire » au terme du coup de force orchestré à l’issue de son congrès fondateur , sa direction va devoir définitivement sortir de l’ambiguïté : ou, à l’occasion des rencontres organisées avec ses partenaires potentiels, elle ouvre enfin la porte laissée entrebâillée à la constitution d’un front de gauche pour les élections européennes ; ou, comme elle semble vouloir en préparer par touches successives le terrain, elle va jusqu’au bout d’un choix de fermeture, donc de la division délibérée de la gauche de gauche.
L’enjeu n’est pas mince. À l’heure où la crise du capitalisme place la planète tout entière au bord de catastrophes humaines et écologiques majeures, où la construction libérale de l’Europe révèle sa finalité destructrice de conquêtes sociales et démocratiques fondamentales, où l’exaspération populaire peut à tout moment déboucher sur une explosion dont la grève générale de Guadeloupe dessine possiblement les prémisses, la question est plus que jamais posée d’une réponse politique à la hauteur de défis littéralement historiques. Face à un Parti socialiste irréversiblement prisonnier d’une ligne d’accommodement qui entraîne la gauche française dans les mêmes impasses désintégratrices que son homologue italienne, aucune force ne peut à elle seule incarner une alternative crédible de transformation sociale. Y compris le NPA, dont le succès et l’écho proviennent, par-delà la personnalité d’Olivier Besancenot, de la promesse affichée d’un renouvellement profond des pratiques politiques à gauche, autrement dit d’une réconciliation du dire et du faire.
Pour savoir si le rassemblement d’une gauche digne de ce nom, susceptible d’initier un bouleversement de la donne politique hexagonale, s’avère possible, trois critères, trois seulement, méritent d’être retenus. Il doit d’abord être porteur d’un contenu clairement en rupture avec les politiques capitalistes et libérales conduites ces trois dernières décennies, avec les résultats que l’on sait. L’appel de Politis en a, à grands traits, tracé les contours : refus du traité de Lisbonne, redistribution radicale des richesses au moyen d’une harmonisation sociale et fiscale au niveau le plus élevé, réappropriation publique du système bancaire et du crédit, instauration d’un bouclier social protégeant les populations du continent des politiques patronales de sortie de crise, mise en œuvre d’un processus constituant pour une Europe authentiquement démocratique, sortie de cette alliance belliciste aux mains des États-Unis qu’est l’Otan… Il lui faut encore afficher le plus large pluralisme, offrant aux organisations ou mouvements politiques engagés une identique visibilité, tout en englobant dès le départ le maximum d’acteurs du mouvement social. Il a enfin le devoir impératif d’impulser, sur le terrain, une dynamique populaire d’une ampleur comparable à la campagne du « non » de gauche de 2005.
Toute autre « condition » ne sera que prétexte ou faux-semblant, inavoué car inavouable, et il sera perçu ainsi à une large échelle. Ne parlons même pas de la demande d’un accord programmatique sur la sortie du nucléaire, si incongrue qu’en son temps la LCR se garda bien de chercher à l’imposer à Lutte ouvrière pour la conclusion d’alliances électorales. Quant à l’exigence que le front des européennes se prolonge aux régionales de l’année suivante, elle ne saurait représenter un préalable justifié. Non que l’indépendance envers le social-libéralisme fût un point secondaire. Elle constitue, au contraire, le problème dont dépend, in fine, l’émergence d’une force à même de disputer au PS l’hégémonie dont il continue à jouir sur la gauche, en dépit de son incurie. Mais l’unique manière de faire avancer cette indispensable clarification n’est-elle pas de remédier à cet éparpillement fatal qui pousse une partie de la gauche de transformation à se résigner à la satellisation par le PS ? Quelles que soient les tensions entre organisations que l’on peut redouter pour les jours prochains, le découragement ne doit pas être de mise. La construction du plus large front de gauche et, surtout, l’élan militant qui le portera vont très largement découler de l’engagement de ceux qui firent le succès du 29 Mai et, plus largement, de ces milliers d’hommes et de femmes qui veulent d’un même vote, vraiment à gauche, sanctionner les politiques libérales et donner un prolongement à une attente sociale sans précédent. Jusqu’au dernier instant, celui où il s’agira de déposer officiellement les listes de candidats, il leur revient de créer les conditions d’une union anticapitaliste dont nul ne pourra, au bout du compte, se tenir à l’écart. La bataille est suffisamment décisive pour qu’aucune énergie ne manque à l’appel…
Le site de la Gauche Unitaire de Christian PICQUET est consultable ICI
Signez l'appel des Comités de soutien Front de Gauche en cliquant ICI
Semaine après semaine, les annonces de suppressions d'emplois s'accumulent : Total, Continental, La Redoute, Les Trois Suisses, Valéo, Caterpillar, Arcelor Mittal, FNAC, etc. La vague s'étend et la plupart des secteurs de l'économie sont touchés. Les décisions de chômage partiel sont également nombreuses. Sans compter ces suppressions « invisibles » que constituent les fins de CDD ou de missions d'intérim.
Le phénomène est général partout dans le monde. Les chiffres font froid dans le dos : près de 2 millions de chômeurs supplémentaires aux Etats-Unis pour les mois de décembre à février, 350 000 chômeurs de plus en deux mois en Espagne, 90 000 de plus en deux mois et une prévision de 500 000 de plus à la fin 2009 en Allemagne. En France même, l'Unedic ne cesse de réviser à la hausse ses prévisions et annonce maintenant 450 000 chômeurs supplémentaires à la fin de l'année. Mais les 90 000 chômeurs supplémentaires du seul mois de janvier peuvent faire craindre bien davantage.
Les entreprises réagissent à la récession économique par des suppressions d'emplois, même quand elles font des profits. L'insupportable Madame Parisot, patronne du Medef, veut « sécuriser les licenciements pour les entreprises et les salariés ». En fait, elle veut assouplir les procédures de licenciements en vertu de cette idée éculée selon laquelle si les employeurs peuvent licencier plus facilement, ils embaucheront davantage !
De son côté, Sarkozy et son gouvernement s'obstinent dans leur politique libérale. Le mini plan de « relance » de fin 2008 n'est pas de nature à relancer l'activité économique, pas plus que son saupoudrage de mesurettes « sociales ». du début de l'année. Dans le même temps, le paquet fiscal continue de redistribuer aux riches des milliards qui manquent pour l'emploi ; et la liquidation des 35H, la libéralisation des heures supplémentaires, la réduction des emplois publics, continuent de jouer contre l'emploi.
Il est temps d'imposer un changement de cap. Ce n'est pas aux salariés et à la population de payer la crise pendant que spéculateurs et profiteurs seraient épargnés. La lutte des travailleurs des Antilles et de la Réunion, la mobilisation du 29 janvier expriment cette exigence. D'autres luttes sectorielles dans le secteur public (santé, éducation, recherche, Poste, etc) ou dans des entreprises privées confrontées aux restructurations et suppressions d'emplois, confirment la nécessité de l'unité pour construire les rapports de force.
La journée de grèves et de manifestation du 19 mars permettra de se faire entendre avec encore plus de force face à un gouvernement qui fait la sourde oreille face aux revendications légitimes pour l'emploi, les salaires, les services publics. Le Front de Gauche est totalement solidaire de cette mobilisation et appelle à tout faire pour en assurer le succès.