Analyses politiques
Il y a 40 ans naissait 'Mai 68'.... Samedi 22 Mars 2008 - 18:14
Initié par les "baby-boomers" qui ont bousculé, par leur seul nombre, une société craquant de partout, le Mai-68 français provient d'un mouvement de fond, culturel et politique, entamé des années auparavant à l'étranger.
"C'est la rencontre entre une vague internationale - partie des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, amplifiée par la guerre du Vietnam, avec la rythmique de la rock music -, et une crise française", résume Serge July, ex-patron de Libération, dans l'album récemment paru "La France en 1968" (éd AFP/Hoëbeke).
"Sur l'humus de la pop music et de la contestation esthétique et vestimentaire, une plante politique va pousser, aux fleurs d'un rouge éclatant", a écrit l'actuel directeur de l'ancien journal gauchiste, Laurent Joffrin, dans son essai "Mai-68".
En 1964, le soulèvement de l'université californienne de Berkeley donne le coup d'envoi de contestations estudiantines contre l'ordre établi et "l'impérialisme américain". Elles vont toucher, dans des contextes politiques différents, la Tchécoslovaquie et la Pologne, le Mexique et le Japon ou encore l'Allemagne et l'Italie. L'année 68 (marquée sur le plan international par la grande offensive vietcong du Têt qui commence fin janvier) sera particulièrement agitée dans de nombreux pays, dont les Etats-Unis.
En France, la courbe des naissances s'est envolée spectaculairement dès 1942. Ce fut le début des "Trente Glorieuses", période de reconstruction et d'installation de la société de consommation qui a permis à la jeunesse de grandir dans une atmosphère de croissance rapide. Cette longue période de fécondité concerne d'ailleurs l'ensemble des démocraties occidentales.
Dans leur "roman vrai" des années 60 et 70, "Génération", Hervé Hamon et Patrick Rotman constatent qu'à partir de la fin de la guerre d'Algérie (1962), "la France est en paix" mais ajoutent: "c'est un soulagement et une inquiétude". Et de s'interroger en substance : les jeunes, qui s'apprêtent à découvrir en vrac Jean-Luc Godard, les Beatles ou la mini-jupe, vont-ils supporter longtemps le modèle social, paternaliste, autoritaire et conservateur, qu'on leur impose?
Dans ces étouffantes années 60, les femmes ne sont pas autorisées à travailler en pantalon, la pilule n'est pas en vente dans les pharmacies, le divorce par consentement mutuel n'existe pas, les congés payés ne sont pas généralisés. En 1964, une présentatrice de télé, Noëlle Noblecourt, est licenciée pour avoir trop montré ses genoux. La censure, notamment à la télévision, veille. Godard est contraint de changer en "Une femme mariée" le titre de son film "La femme mariée" pour éviter "tout rapprochement avec toutes les épouses françaises" !
Alors que le nombre d'étudiants français ne cesse de grossir (500.000 en 1968 contre 50.000 en 1936), le journaliste politique du Monde Pierre Viansson-Ponté, écrit dans un article célèbre, paru le 15 mars 1968, que "la France s'ennuie". "La prospérité généralisée des années 60 a donné (aux jeunes) une nouvelle visibilité : ils représentent désormais un groupe à part entière, avec un mode de vie et une culture qui n'est plus celle des générations précédentes", note-t-il.
Une semaine plus tard, la crise estudiantine, finalement plus sociétale que politique, qui culminera en mai, démarre à Nanterre où, non loin de la faculté, des bidonvilles abritent 400.000 Maghrébins, manoeuvres sur les chantiers de la croissance
"Sur l'humus de la pop music et de la contestation esthétique et vestimentaire, une plante politique va pousser, aux fleurs d'un rouge éclatant", a écrit l'actuel directeur de l'ancien journal gauchiste, Laurent Joffrin, dans son essai "Mai-68".
En 1964, le soulèvement de l'université californienne de Berkeley donne le coup d'envoi de contestations estudiantines contre l'ordre établi et "l'impérialisme américain". Elles vont toucher, dans des contextes politiques différents, la Tchécoslovaquie et la Pologne, le Mexique et le Japon ou encore l'Allemagne et l'Italie. L'année 68 (marquée sur le plan international par la grande offensive vietcong du Têt qui commence fin janvier) sera particulièrement agitée dans de nombreux pays, dont les Etats-Unis.
En France, la courbe des naissances s'est envolée spectaculairement dès 1942. Ce fut le début des "Trente Glorieuses", période de reconstruction et d'installation de la société de consommation qui a permis à la jeunesse de grandir dans une atmosphère de croissance rapide. Cette longue période de fécondité concerne d'ailleurs l'ensemble des démocraties occidentales.
Dans leur "roman vrai" des années 60 et 70, "Génération", Hervé Hamon et Patrick Rotman constatent qu'à partir de la fin de la guerre d'Algérie (1962), "la France est en paix" mais ajoutent: "c'est un soulagement et une inquiétude". Et de s'interroger en substance : les jeunes, qui s'apprêtent à découvrir en vrac Jean-Luc Godard, les Beatles ou la mini-jupe, vont-ils supporter longtemps le modèle social, paternaliste, autoritaire et conservateur, qu'on leur impose?
Dans ces étouffantes années 60, les femmes ne sont pas autorisées à travailler en pantalon, la pilule n'est pas en vente dans les pharmacies, le divorce par consentement mutuel n'existe pas, les congés payés ne sont pas généralisés. En 1964, une présentatrice de télé, Noëlle Noblecourt, est licenciée pour avoir trop montré ses genoux. La censure, notamment à la télévision, veille. Godard est contraint de changer en "Une femme mariée" le titre de son film "La femme mariée" pour éviter "tout rapprochement avec toutes les épouses françaises" !
Alors que le nombre d'étudiants français ne cesse de grossir (500.000 en 1968 contre 50.000 en 1936), le journaliste politique du Monde Pierre Viansson-Ponté, écrit dans un article célèbre, paru le 15 mars 1968, que "la France s'ennuie". "La prospérité généralisée des années 60 a donné (aux jeunes) une nouvelle visibilité : ils représentent désormais un groupe à part entière, avec un mode de vie et une culture qui n'est plus celle des générations précédentes", note-t-il.
Une semaine plus tard, la crise estudiantine, finalement plus sociétale que politique, qui culminera en mai, démarre à Nanterre où, non loin de la faculté, des bidonvilles abritent 400.000 Maghrébins, manoeuvres sur les chantiers de la croissance
Rédigé par Guy QUEYTAN le Samedi 22 Mars 2008 à 18:14
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Avec le monde Associatif
Concert de piano au profit de l' Avancée Samedi 01 Mars 2008 - 20:47
Je vous encourage vivement à venir assister à ce concert de piano donné au profit d'une grande cause , voilà une belle occasion de démontrer la réalité d'un engagement citoyen au delà des simples apparences , en témoignant de notre soutien aux bénévoles qui animent cette association !
Rédigé par Guy QUEYTAN le Samedi 01 Mars 2008 à 20:47
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Coup de projecteur
Mal-logement: Le cri d'alarme Dimanche 03 Février 2008 - 14:45
En France, près de six millions de personnes vivent dans des logements précaires, en situation de "réelle difficulté". Dans son treizième rapport annuel, la Fondation Abbé Pierre tire la sonnette d'alarme. Et souligne que le mal-logement va bien au-delà de la question des sans-abris. De manière générale, les ménages aux ressources moyennes ont de plus en plus de mal à trouver un toit.
Selon la Fondation Abbé Pierre, la France compte 100 000 sans-abris.
Six millions de personnes en situation de "réelle fragilité". Trois millions trois cent mille personnes mal-logées. Un million vivant dans des logements indignes. Cent mille sans-abris. Ces chiffres sont sans appel. Dans son treizième rapport annuel, la Fondation Abbé Pierre s'alarme. Et de détailler la liste des personnes concernées : SDF, occupants d'habitation de fortune ou de centres d'insertion sociale, personnes hébergées par des tiers, vivant en situation de surpopulation ou encore en instance d'expulsion pour impayés de loyer.
Cette année, la Fondation Abbé Pierre met l'accent sur les ménages modestes, qui gagnent en moyenne 2 500 euros par mois. Ces derniers ont de plus en plus de mal à trouver un logement. Principales raisons: des moyens financiers insuffisants et l'absence d'une offre immobilière bon marché. Ainsi, chaque année, près de quatre millions de ménages sont à la recherche d'un toit. Soit près de 15% du total des ménages. Si deux millions trouvent dans le parc privé - avec des loyers de plus en plus élevés -, dans le parc social, la situation s'aggrave.
Six millions de personnes en situation de "réelle fragilité". Trois millions trois cent mille personnes mal-logées. Un million vivant dans des logements indignes. Cent mille sans-abris. Ces chiffres sont sans appel. Dans son treizième rapport annuel, la Fondation Abbé Pierre s'alarme. Et de détailler la liste des personnes concernées : SDF, occupants d'habitation de fortune ou de centres d'insertion sociale, personnes hébergées par des tiers, vivant en situation de surpopulation ou encore en instance d'expulsion pour impayés de loyer.
Cette année, la Fondation Abbé Pierre met l'accent sur les ménages modestes, qui gagnent en moyenne 2 500 euros par mois. Ces derniers ont de plus en plus de mal à trouver un logement. Principales raisons: des moyens financiers insuffisants et l'absence d'une offre immobilière bon marché. Ainsi, chaque année, près de quatre millions de ménages sont à la recherche d'un toit. Soit près de 15% du total des ménages. Si deux millions trouvent dans le parc privé - avec des loyers de plus en plus élevés -, dans le parc social, la situation s'aggrave.
Rédigé par Guy QUEYTAN le Dimanche 03 Février 2008 à 14:45
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Analyses politiques
Entrée en vigueur des franchises médicales au 1er janvier ! Mercredi 02 Janvier 2008 - 10:45
Nouvelle attaque du gouvernement UMP contre les plus modestes : Les franchises médicales s'appliquent à partir du 1er janvier sur les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires.
Instaurées par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), les franchises médicales, qui laissent à la charge des patients une partie des frais médicaux, ont fait l'objet de fortes oppositions d'associations, de professionnels de santé et de syndicats.
Le produit de ces franchises, estimé à 850 millions d'euros, servira à financer les investissements consacrés à la lutte contre le cancer, la maladie d'Alzheimer et l'amélioration des soins palliatifs.
Le montant de la franchise, rappelle la Cnam, est de 50 centimes d'euros par boîte de médicaments et par acte paramédical, et de 2 euros par transport sanitaire, et ne pourra excéder un plafond global de 50 euros par an.
En pratique, cette somme sera déduite au fur et à mesure des remboursements effectués par les caisses d'assurance maladie, explique le communiqué.
En cas de tiers-payant, la franchise est déduite d'un remboursement ultérieur.
Les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) les enfants et les femmes enceintes en sont exonérés, rappelle la Cnam.
Un plafond journalier a été mis en place pour les actes paramédicaux et les transports sanitaires : on ne pourra pas déduire plus de 2 euros par jour sur les actes paramédicaux et 4 euros par jour pour les transports sanitaires.
Un rapport sera présenté tous les ans devant le Parlement pour préciser l'affectation des montants correspondant aux franchises, précise la Cnam.
Le Conseil constitutionnel a validé ces franchises le 13 décembre, repoussant la requête des parlementaires socialistes qui, fin novembre, leur avaient demandé de les censurer au nom des "principes constitutionnels qui garantissent le droit à la santé pour tous et l'égalité devant la solidarité".
Pour le Conseil, cette franchise "répond aux exigences constitutionnelles liées à léquilibre financier de la Sécurité sociale". Il a toutefois demandé que son montant ne remette pas en cause "les exigences du onzième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946", qui garantit "à tous, notamment à lenfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé".
Rédigé par Guy QUEYTAN le Mercredi 02 Janvier 2008 à 10:45
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Analyses politiques
Pourquoi la gauche ne bande plus ? Mardi 18 Décembre 2007 - 15:47
A mi-chemin entre la sociologie, l'ethologie et l'analyse politique, La Gauche et le sexe (ed. Danger public), de nos consoeurs journalistes à Marianne Anna Alter et Perrine Cherchève, est un ouvrage très sérieux qu'on lit pourtant, forcément, en gloussant. Puisque cet essai explique tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la gauche sans jamais oser le demander, on leur donc posé LA question : on dit le PS «inaudible», «en berne», bref, en panne... alors comment expliquer que la gauche ne bande plus ?
Rédigé par Guy QUEYTAN le Mardi 18 Décembre 2007 à 15:47
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Guy QUEYTAN
Blog de Guy Queytan, citoyen militant à Istres (13) Ouest Provence Paca. Des réflexions, des actions, un dialogue fraternel permanent.
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