Les Jeunes Radicaux

Pour une République Européenne



Pour une République Européenne
A la demande d’Alexis Taugé, je suis intervenu samedi après midi au nom des Jeunes Radicaux, à un débat organisé par les Jeunes Européens, rassemblant des représentants des Jeunes Centristes, Jeunes Verts, Jeunes Populaires, Jeunes Modem ou encore Jeunes Radicaux de Gauche, destiné à recueillir notre sentiment sur le traité de Lisbonne.

J’ai bien entendu rappelé que notre mouvement avait officiellement soutenu le Traité Constitutionnel Européen et que nous nous félicitions de la relance de la construction européenne avec ce traité de Lisbonne. J’ai toutefois rappelé qu’en politique, la forme comptait autant que le fond et que le vote de ce nouveau texte, bien que nécessaire, allait à l’encontre de l’opinion de la majorité de nos concitoyens, exprimée lors du dernier référendum, ce qui constituait un « malaise démocratique ».

Sur le texte du traité, j’ai indiqué que nous prenions acte de l'apparition d'une personnalité juridique pour l'Union Européenne, de l'apparition d'une citoyenneté européenne mais que nous appelions à une clarification du statut de cette organisation qui, avec une capitale, un territoire, un parlement, un président, un hymne, un drapeau, une devise, une monnaie et même un embryon d'armée, disposait désormais de tous les symbôles d'un véritable Etat.

Au même titre que nos camarades des Jeunes Radicaux de gauche, j’ai suggéré que cet Etat en devenir soit officiellement qualifié de « République » et qu’il proclame l’égalité juridique de l’ensemble de ses citoyens, y compris au sein des différentes monarchies de l’union. J’ai également rappelé l’importance du principe de laïcité et j’ai proposé son application à l’ensemble de l’Union Européenne, une union où bon nombre d’Etat fonctionnent encore sous le principe du concordat avec des Eglises.

Face à un public réclamant l’Elargissement géographique ET l’Approfondissement politique de l’Union Européenne, j’ai enfin rappelé que ces deux objectifs pouvaient désormais être contradictoires comme le démontraient certains pays de l’Est comme la Pologne, favorables au marché commun mais clairement hostiles à l’idée de perdre leur souveraineté, quelques années à pays après l’avoir recouvert. L’idée d’élargir à nouveau l’Union à certains pays d’Europe orientale ou du proche-orient m’a donc semblé contradictoire avec l’idée d’un approfondissement politique, qui reste à mes yeux notre principale priorité.

Pour une République Européenne

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Samedi 10 Mai 2008
Jerome B

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