Radio Sans Frontière (RSF radio)
Communiqués

En tant qu'opérateur international, Radio Sans Frontière a participé à la table ronde sur les médias burundais organisée à Bruxelles les 23 et 24 mars 2016.


En avril et mai 2015, quelques jours seulement auront suffi à éradiquer presque complètement le pluralisme d’un paysage médiatique burundais reconnu pour son professionnalisme et cité en exemple en Afrique : cinq radios et une télévision indépendantes ont été détruites, près d’une centaine de journalistes, menacés, ont été contraints à l’exil. Alors que le Burundi continue d’être déchiré par des violences quotidiennes, et que les messages de haine se banalisent, le besoin du peuple burundais d’accéder à une information pluraliste et crédible est chaque jour plus urgent. Conscients de cette exigence, l’ensemble des médias privés d’information, travaillant au Burundi et hors du Burundi, l’instance de régulation des médias (Conseil national de la communication) et une vingtaine d’opérateurs internationaux d’appui aux médias se sont réunis lors d’une table-ronde à Bruxelles les 23 et 24 mars 2016.

L’objectif de cette rencontre était de renouer le dialogue entre les acteurs des médias travaillant à l’intérieur et à l’extérieur du Burundi et d’identifier les recommandations nécessaires à l’action des autorités burundaises et de la communauté internationale afin de restaurer la liberté de l’information au Burundi.

A l’issue d’un dialogue animé et sincère, les observations et engagements suivants ont été pris :

a. Remarques générales
L’ensemble des participants reconnaît et rappelle la nécessité de :

1. Préserver et permettre l’exercice des compétences d’une génération de journalistes formés et garantissant au public burundais l’accès à une information pluraliste et professionnelle ;

2. Refuser avec une extrême fermeté les messages de haine ayant tendance à se banaliser et rappeler aux journalistes des médias publics et privés leur responsabilité déontologique et pénale par rapport aux contenus qu’ils diffusent;

3. Reconnaître les conséquences dommageables de l’absence actuelle du droit des Burundais d’accéder à une information pluraliste et crédible.

b. Engagements

1. Le CNC réaffirme son engagement à assurer sa mission constitutionnelle de régulation des médias publics et privés, à garantir un espace médiatique pluraliste et à favoriser la réouverture de tous les médias ;

2. Les journalistes réaffirment leur engagement à exercer leur métier dans le respect des règles professionnelles, en dehors de tout combat partisan afin d’assurer le droit du public à l’information. Ils projettent de rédiger un manifeste rappelant leur volonté de pratiquer un journalisme répondant aux règles déontologiques ; ce document sera ouvert à la signature de tous.

c. Recommandations à la communauté internationale
Il est demandé aux partenaires internationaux :

 dans son plaidoyer aux autorités burundaises :
1. De demander aux autorités burundaises d’assurer le droit constitutionnel de la population à accéder à l’information ;
2. De mener un plaidoyer pour la réouverture de l’espace médiatique pluraliste, en particulier les radios privées ;
3. De demander au ministère public burundais de mettre un terme aux poursuites arbitraires à l’encontre des journalistes et entreprises de presse ;
4. De demander des garanties quant à la sécurité des journalistes dans l’exercice de leur fonction ;
5. D’insister sur l’importance d’amener la Radio télévision nationale du Burundi (RTNB) à assurer, en toute intégrité, son véritable rôle de service public.

 dans son action à court terme
1. De s’engager à fournir un appui rapide aux initiatives médiatiques actuelles et à venir (développées à l’intérieur et à l’extérieur du Burundi) permettant aux citoyens burundais d’avoir accès à l’information, dans l’attente d’une normalisation de la situation ;
2. D’assouplir les procédures d’appui habituels pour les adapter à une situation de crise tout à fait exceptionnelle et prendre en compte la situation difficile des journalistes en exil et de ceux restés au pays, ainsi que de leurs médias ;
3. De soutenir les activités de monitoring des contenus médiatiques produits à l’intérieur et à l’extérieur du Burundi et la professionnalisation des ressources humaines du Centre de monitoring de l’Organisation des médias d'Afrique centrale (OMAC) ;
4. De soutenir et renforcer le Conseil national de la communication (CNC) afin qu’il puisse assurer effectivement sa mission constitutionnelle de régulation des médias publics et privés et garantir la liberté de la presse.

 dans son action à moyen terme
1. De soutenir la mise en place d’un cadre de rencontres et de dialogue entre les acteurs du secteur médiatique (dont le CNC), ainsi que d’opportunités d’échanges avec les autorités ;
2. De contribuer à la reconstruction technique et économique des médias, une fois qu’ils auront été ré-autorisés à émettre ;
3. De soutenir des actions de sensibilisation aux médias et à leur rôle démocratique à l’attention de différentes familles d’acteurs (acteurs politiques, forces de sécurité…)
4. D’oeuvrer à la redynamisation rapide et claire de l’Union de la presse burundaise (UBJ), de l’Observatoire de la presse burundaise (OPB) et de l’Association de la presse burundaise (ABR), actuellement en situation difficile.

Crise au BURUNDI - Communiqué de presse de Radio Sans Frontière à l’occasion de la Semaine de la Solidarité Internationale du 14 au 22 novembre 2015


Radio Isanganiro, Radio Publique Africaine, Radio Bonesha, Radio Télé Renaissance et Radio Rema pillées et détruites durant le coup d’état avorté du 13 mai 2015 – Photos prises le 11/11/2015 © SOS Médias Burundi
Radio Isanganiro, Radio Publique Africaine, Radio Bonesha, Radio Télé Renaissance et Radio Rema pillées et détruites durant le coup d’état avorté du 13 mai 2015 – Photos prises le 11/11/2015 © SOS Médias Burundi
Au Burundi, les radios indépendantes ont été réduites au silence. Certains journalistes de ces stations continuent d'informer sur la situation du pays via les réseaux sociaux. SOS Médias Burundi témoigne de la volonté et de la capacité de ceux-ci à maintenir le droit à l’information.

A l’occasion de la semaine de la solidarité internationale, Radio Sans Frontière souhaite saluer le courage de ces journalistes de ce petit pays francophone d’Afrique centrale.

Une grande tension sévit au Burundi depuis que le Président Pierre Nkurunziza a décidé de briguer un 3eme mandat. Une grande partie de la population burundaise considère cette décision comme anticonstitutionnelle et a boycotté l’ensemble du processus électoral.

En avril 2015, la population se mobilise dans les rues des quartiers populaires de Bujumbura, la capitale. Le pouvoir considère les manifestants comme des terroristes. Il décide de les combattre par tous les moyens. Les affrontements avec la police s’intensifient.

Les médias, la société civile et les défenseurs des droits de l'homme ne cessent de dénoncer les bavures policières et atteintes aux droits de l’homme. Dès lors, les médias et leurs journalistes sont considérés par la présidence comme des « ennemis du Burundi ». Des représailles sont déclenchées. Les personnels de ces médias sont harcelés et traqués. Certains sont menacés de mort.

Une nouvelle étape est franchie le 13 mai 2015, la majorité des médias privés cesse d'exister.Leurs locaux sont attaqués, pillés et incendiés. Les journalistes et animateurs(trices) sont chassé(e)s de leur lieu de travail. Menacé(e)s, certain(e)s fuient le pays, d'autres se cachent pour échapper aux violences.

Quelques-uns continuent de travailler en proposant une couverture des événements via SOS Médias Burundi, un média utilisant les réseaux sociaux : Facebook, Twitter et Soundcloud. A ce jour, ce sont près de 23 000 personnes qui consultent les informations mises en ligne.

Radio Sans Frontière travaille au Burundi depuis 2008 dans le cadre de la mise en place de projets et de formations ouvertes aux personnels de l’ensemble des radios de la capitale burundaise. Cela rend notre association d’autant plus sensible à ce qui se passe dans ce pays, souvent ignoré par les pays du Nord.

Voici l’appel de SOS Média Burundi auquel chaque citoyen peut répondre à l’occasion de cette semaine de la solidarité internationale : http://sosmediasburundi.strikingly.com/

« 1 - Nous interpellons tout un chacun sur les dangers d'une guerre civile qui menacent le Burundi.
2 - Nous interpellons les institutions internationales ayant des accords avec le Burundi (les Coopérations, l'ONU, l'UE, l'UA, l'EAC). Qu’elles obligent le Président Pierre Nkurunziza à instaurer immédiatement et sans condition le retour du pluralisme des médias permettant la liberté d'expression.
3 - Nous interpellons la communauté internationale. Qu’elle mette en place un plan d'urgence pour restaurer les médias détruits
4 - Nous interpellons les médias étrangers. Qu’ils dénoncent ce qui se passe réellement au Burundi. Qu’ils le fassent avec plus de force et par une information équilibrée.
5- Nous interpellons les organisations internationales des droits de l'homme. Qu’elles apportent une protection aux personnels des médias et de la société civile, qui subissent des intimidations et menaces de mort. »

Radio Sans Frontière (RSFradio) basée au Mans a été créée en 2001, Notre association s’est fixée comme but de participer au développement et à l’accompagnement des radios issues de la société civile, avant tout sur le continent africain francophone, et plus particulièrement dans le domaine des technologies numériques.

Au Mans, le 12 novembre 2015

Contact : secretariat@radiosansfrontiere.org

communication_rsf_sos_mbdi.pdf communiqué de presse  (291.93 Ko)

Eurocom Broadcast partenaire de RSF radio
EUROCOM BROADCAST importe, distribue, intègre et installe des produits pour la radiodiffusion et propose les services qui y sont associés:

• Vente de matériel
• Intégration de produit
• Engineering de système
• Réalisation clés en main (câblage, installation, mobilier...)
• Formation des exploitants

La société existe depuis 1996 et dispose d’une couverture internationale. Elle est basée à l’est de Paris (secteur de Marne La Vallée) où ses locaux offrent la possibilité de voir le matériel distribué, les PackRadio® en démonstration active et de suivre les formations dans sa salle multimedia.

Importateur exclusif des marques: D&R, DHD, AUDESSENCE, SONIFEX, HARRIS, ARRAKIS, CCS, COMREX, AVT, TRILOGY, etc et distribueur des marques: MARANTZ, DENON, NAGRA, APT, etc ; Eurocom est devenu en quelques années un des leaders du monde de la radiodiffusion.

Lien vers le site internet d'EUROCOM
Crédit-Photos : RSFradio
Crédit-Photos : RSFradio
Vous êtes journaliste, animateur(trice), producteur(trice) radio, n'attendez plus! Valorisez vos contenus et créations. Nous vous offrons la possibilité de les publier sur RSFradio.

Cette «Moisson» se doit d'être un florilège de reportages, de chroniques, d’entrevues (de 5 minutes maxi) sur des problématiques et des initiatives méritant d'être soulignées.

Les thémes sont : la santé, l'éducation, l'agriculture, l'environnement, les droits humains, la bonne gouvernance, la fracture numérique ou encore les différentes expressions culturelles.

Ces reportages sont à publier ici

Nous vous proposons ici quelques exemples de contenus

Pour correspondre avec RSF radio : Bureau permanent : Radio Sans Frontière (RSFradio) - Maison des Syndicats et des Associations (bureau 18), 4 rue d'Arcole - 72000 Le Mans - FRANCE

Contactez-nous aussi via ce formulaire
1 2