En bord de Seine, Herqueville a un charme fou. Cette petite commune de 155 habitants, aux larges maisons de pierres blanches est connue pour avoir été le fief de Louis Renault. L’histoire de la commune a été rappelée par le maire Jean-Pierre Bréval et son adjoint Paul Emaer, tous deux délégués communautaires, à Franck Martin et aux directeurs de la Case lors d’une visite de commune : le centre historique ; « la Plage », point d’arrivée du bac à péage ; la première rue du village qui mène jusqu’à l’actuelle mairie, construite par Louis Renault.
La visite a mené aux chantiers pilotés par la CASE : l’extension des réseaux, mais surtout la rénovation de l’église, qui a bénéficié d’un chantier Cursus.
Avant 2007, l’église des XV et XVIIe siècles était en piteux état mais les travaux étaient beaucoup trop lourds financièrement pour que la commune puisse les envisager. Grâce au chantier Cursus, dont le double avantage est de favoriser l’insertion de demandeurs d’emploi tout en rénovant le patrimoine communal, l’église d’Herqueville a pu bénéficier d’une rénovation en deux temps : d’abord un chantier de 5 mois pour la rénovation intérieure et extérieure, puis un autre de 4 mois pour la toiture. « Sur 85 000 € de travaux, la commune n’a eu à supporter qu’une charge financière de 8 000 €. Sans la Case, nous n’aurions jamais pu les réaliser » reconnaît le maire. Le petit cimetière qui entoure l’église a la particularité d’accueillir la tombe de Louis Renault (1877-1944) et celle de son épouse Christiane.
De nouvelles habitations ?
C’est précisément avec la famille Renault que se joue l’avenir du village. Toutes les terres agricoles lui appartiennent encore. Pour construire de nouveaux logements, les petits enfants du célèbre constructeur automobile doivent accepter de céder une superficie de 2,3 hectares, dans le quartier de La Plante. Des négociations sont en cours et Franck Martin a assuré le conseil municipal du soutien de la CASE pour les mener à leur terme.
L’avenir de l’école en dépend. Celle-ci compte une unique classe à double niveau (grande section de maternelle-CE1), de 25 enfants. Un regroupement pédagogique a été conclu avec Daubeuf et Muids qui a permis jusqu’à maintenant, de la maintenir ouverte.
Si la CASE ne peut pas intervenir sur le nombre d’enfants, elle le peut sur le bâtiment. Julie Ngo, conseillère en énergie partagée, est venue y réaliser un bilan énergétique pour que la commune puisse connaître précisément la consommation d’énergie de ce bâtiment de 1972 et les travaux à réaliser pour y faire des économies.