L’Armée du Salut en guerre contre les plantes invasives

Jeudi 20 Octobre 2011

La CASE a signé un partenariat avec l’Armée du Salut pour mieux gérer l’espace rural, le long du bras de La Villette, à Louviers.


L’Armée du Salut en guerre contre les plantes invasives
Elles sont belles mais dangereuses. Si la Renouée du Japon, le Buddléïa, le Séneçon du Cap sont des plantes asiatiques qui ont connu leur heure de gloire chez nous, elles sont aujourd’hui considérées comme invasives et dangereuses pour l’éco-système.
« L’homme n’a pas su maîtriser leur prolifération. Elles s’installent partout et tuent les espèces locales. S’il est difficile de les éradiquer complètement, il est possible de les contenir et de les épuiser par un arrachage à la main, puis de les brûler » détaille Patrice Hauduc, technicien rivière, à la CASE.
Le pôle rivières et milieux naturels a donc lancé une campagne de gestion des plantes exotiques invasives, le long de l’Eure, afin de garantir la pérennité des berges du canal de La Villette à Louviers, du bras de contournement et la zone humide, en amont.

L’environnement comme support pédagogique
L’Agglomération a souhaité associervolet environnement et volet social et a confié cette mission à l’Armée du Salut. « Il y a eu un appel d’offres auquel nous avons répondu, explique Onesphore Muhire, directeur de l’Armée du Salut à Radepont. Ce projet représente pour nous 280 heures d’insertion, soit environ 10 jours de travail pour une équipe de cinq personnes. »
Laurent, Jean-François, Jean-Michel et les autres, tous éloignés de l’emploi depuis au moins six mois, viennent de nettoyer 600 mètres de talus le long du bras de déviation de La Villette et 300 mètres le long de la voie verte. Leur efficacité n’est pas à démontrer puisqu’ils ont évacué huit tonnes de plantes invasives !
« Ce type de mission est toujours bénéfique car il permet aux bénéficiaires de sortir de nos locaux, d’être sensibilisé à l’environnement tout en leur laissant la possibilité d’affiner leur projet professionnel » reconnaît Nicolas Boquelet, encadrant technique à l’Armée du Salut. « Dans un chantier d’insertion, la gestion de l’espace rural est un support pédagogique qui aide à reprendre certaines marques par rapport au monde du travail » confirme Onesphore Muhire.
Deux bilans, social et technique, seront tirés suite à cette mission. Ils mèneront peut-être vers d’autres collaborations du même type entre l’Armée du Salut et la Case. L’Armée du Salut possède en effet un agrément Etat/conseil Général, lui permettant d’accompagner vingt personnes dans le cadre de chantier d’insertion.

Communauté d'Agglomération Seine-Eure


1.Posté par michèle lesage le 24/10/2011 13:55
Il faut aller faire un tour chez pépiniéristes, jardineries, fleuristes et vente par correspondance de végétaux : que vendent-ils "d'exotique" qui va bientôt envahir nos espaces naturels dans un avenir plus ou moins proche.
Car QUI a mis à la mode, voici quelques années, la berce du caucase et autres jacinthes d'eau ???????
Il faut éradiquer avant (empêcher l'introduction) ça évitera bien des dégâts et des efforts, après !
Il faut re-montrer aux amateurs de jardins l'intérêt et la beauté de nos propres végétaux locaux.
Sinon, il n'y aura plus d'intérêt à voyager, si on banalise la végétalisation. Enfin ce que j'en dis !

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