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 <title>TENDANCES ECONOMIQUES</title>
 <subtitle><![CDATA[Mensuel de L'Economie et des Affaires--------*******----------Directeur Général/ Directeur de publication: Maxime Kazagui]]></subtitle>
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 <updated>2008-09-07T01:52:46+01:00</updated>
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  <entry>
   <title>Passage à vide ou descente aux enfers ?</title>
   <updated>2008-05-30T17:21:00+01:00</updated>
   <id>http://www.tendanceseco.info/index.php?action=article&amp;numero=147</id>
   <category term="Chronique" />
   <published>2008-05-30T17:17:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Langui-Ngambika</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Je me suis souvent demandé si notre pays n'était pas en train de prendre une pente fatale. Quand on voit ce qui se passe dans le pays depuis quelques temps &#8211; en tout cas depuis à peu près vingt ans &#8211; on est en droit d'être inquiet.       <br />
              <br />
       J'ai vaguement l'impression que, sur le long terme, nous risquons de perdre notre pays au profit de gens venus d'ailleurs, et cela à cause de nos propres comportements. Jugez-en vous-mêmes :       <br />
       Tout, dans nos mobiles, semble se ramener au profit personnel au détriment de l'intérêt général. Tout le monde tire la couverture à soi. En ces temps de crise, les militaires qui vont en mission ne pensent pas à leur mission : ils pensent à rafler les cabris, rafler les femmes, piller les domiciles privés, et dans des accès de folies, tirer au pigeon sur tout ce qui passe à proximité, hommes ou bêtes. Et quand ils sont en repos, ils érigent des barrages pour plumer systématiquement les voyageurs. Dans cet exercice irresponsable, ils laissent passer des hommes dangereux et des armes, des étrangers sans papier et sans visa d'entrée sur le territoire. Nous sommes progressivement envahis par des hommes venus d'ailleurs.       <br />
              <br />
       Mais il n'y a pas que les militaires. Les hauts cadres de l'Etat en mission à l'étranger ne sont pas de reste : munis de leurs importants frais de séjour, ils ne pensent guère à leur mission mais plutôt aux costumes qu'ils vont ramener, aux boissons de prix qu'ils vont consommer, bref, au profit personnel qu'ils vont tirer de ce déplacement.       <br />
              <br />
       Les salariés n'ont qu'une idée en tête : voler leur patron. Le travail devient un prétexte pour s'emparer de tout ce qui peut l'être sur le lieu du travail : argent, matériel, trafic d'influence, et même commerce personnel.       <br />
              <br />
       Les forces de l'ordre sensées gérer la cité jettent en geôle tous ceux qui se présentent avec des problèmes, gardent les coupables pour les juges et relâchent les plaignants sous paiement d'une forte rançon. Les juges eux-mêmes traitent les prévenus comme les poules traitent les cafards : malheur à qui se retrouve en détention préventive !       <br />
              <br />
       Les artisans de tous bords, maçons, menuisiers, cordonniers, horlogers, techniciens de maintenance, tous sont pressés de bâcler leur travail et de voler le client.       <br />
              <br />
       Les métiers dits ‘nobles' sont pratiqués par des voyous : infirmiers, sages-femmes, instituteurs. Un accidenté qui arrive en urgence doit au préalable débourser de l'argent s'il veut être orienté quelque part. Faute de quoi il peut mourir là, sur son brancard. Même chose pour les femmes en travail qui viennent accoucher. Il faut graisser les mains de la matrone accoucheuse. A l'école il n'y a plus de notes : il n'y a que des billets de banque ; sans billet, pas de notes. Aux examens, c'est le plus riche qui passera. Les surdoués désargentés n'ont qu'à rester à la maison !       <br />
              <br />
       Le système est généralisé, à tel point que rares sont ceux qui gardent encore la moindre idée de ce qu'est l'intérêt général, et surtout pourquoi il est nécessaire d'y penser.       <br />
              <br />
       Dans ces conditions le pays tout entier fonce droit dans le mur. Ou dans le vide. Certes, il y a quelques personnes qui abritent encore des comportements sains, mais leur nombre n'est pas suffisant pour contrebalancer la folie générale.       <br />
              <br />
       Que faire ? Attendre et voir ? Confier la situation à ces évangélistes qui pullulent dans le pays et qui cocufient et plument leurs ouailles ?       <br />
       Mes frères, aidez-moi&#8230;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.tendanceseco.info/index.php?action=article&amp;numero=147" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Flambée des prix : voici quelques pistes  de sortie proposées par les Boubanguérés</title>
   <updated>2008-08-09T15:28:00+01:00</updated>
   <id>http://www.tendanceseco.info/index.php?action=article&amp;numero=146</id>
   <category term="Eco-actu" />
   <photo:imgsrc>http://www.tendanceseco.info/photo/imagette-951426-1181330.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-05-30T17:14:00+01:00</published>
   <author><name>Wilfried Maurice Sebiro</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.tendanceseco.info/photo/951426-1181330.jpg" alt="Flambée des prix : voici quelques pistes  de sortie proposées par les Boubanguérés" title="Flambée des prix : voici quelques pistes  de sortie proposées par les Boubanguérés" />
     </div>
     <div>
      Alors que les prix des produits de première nécessité continuent de flamber et que le gouvernement centrafricain tarde à trouver des solutions idoines pour stopper cette hémorragie, les commerçants casseurs de prix communément appelés les Boubanguérés ont décidé de s'impliquer dans cette affaire. La hausse des prix est en train de devenir un problème national, vu la stagnation du pays sur le plan industriel et le nombre de chômeurs qui va croissant. Suite à la dernière interpellation de la Ministre du commerce par les élus du peuple sur le coût de la vie actuellement en RCA et qui tarde à porter ses fruits, les Boubanguérés ont décidé de faire surface. Pour ces derniers la « vie chère » est d'abord un problème qui concerne les commerçants dans leur globalité avant d'arriver aux ménagères. Pères ou mères, souvent principaux soutiens des familles dans un pays où le chômage  touche 80% de la population, ils souhaitent devenir les principaux acteurs du désenclavement économique de la Centrafrique.       <br />
              <br />
        	  Ce souhait est motivé par la hausse généralisée des produits comme le sucre, le café, l'huile, le savon, le ciment&#8230; qui jadis, étaient bon marché mais qui s'arrachent aujourd'hui au prix d'or. A titre d'exemple une boîte d'allumettes qui se vendait à 25f l'unité et qui coûte 2 pour le même prix dans beaucoup de pays d'Afrique de l'Ouest se vend à 50f l'unité à Bangui. A ce prix on peut s'interroger si on va retourner à l'âge de la pierre taillée où les premiers hommes frottaient les cailloux pour obtenir du feu. Dans l'arrière pays, le paysan se voit dans l'obligation d'utiliser les feuilles de papayer à la place du savon pour laver ses affaires comme à l'époque post-coloniale.       <br />
              <br />
       	<b>Voici les solutions que les Boubanguérés préconisent pour enrayer ce fléau :</b>       <br />
       <b>Primo,</b> ils souhaitent créer une association reconnue par le ministère du Commerce dans lequel il n'y aura que les acteurs nationaux.       <br />
              <br />
       <b>Secundo :</b> mettre en place une commission d'enquête qui permettra de définir les meilleurs d'entre eux, laquelle  travaillera de concert avec les banques commerciales de la place afin de proposer des crédits qui leur permettront d'augmenter leurs capitaux. Ce chapitre est important dans la mesure où il facilitera aux commerçants centrafricains de devenir des grossistes ou diriger des grandes structures à l'image de leurs confrères libanais qui dominent littéralement le marché en Centrafrique.       <br />
              <br />
       Notons que les centrafricains sont depuis des lustres victimes d'entente illicite des commerçants d'origine libanaise qui organisent de manière sporadique des pénuries des produits clés comme la farine du blé, le ciment...       <br />
              <br />
       <b>Tercio : Supprimer la taxation du prix sur les produits de première nécessité.</b>       <br />
       Enfin, abroger  l'éternel problème des barrières légales et illégales de sécurité qui contraignent les commerçants à verser de l'argent aux éléments des forces de l'ordre à chaque point de contrôle. Cette pandémie affecte souvent leur budget d'où  l'augmentation des prix sur le marché pour éviter les pertes.       <br />
              <br />
       	D'après un Boubanguéré, les centrafricains doivent prendre l'économie de leur pays en main et c'est une urgence, pour lui si l'Etat ne fait rien pour encourager les petits commerçants à devenir grands, ce problème perdurera. Sans cet apport les capitaux continueront à s'évader à l'étranger principalement dans les pays des commerçants étrangers qui investissent rarement dans ce pays qui pourtant leur a tout donné.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.tendanceseco.info/index.php?action=article&amp;numero=146" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La fin du commencement ou le commencement de la fin ?</title>
   <updated>2008-08-09T17:54:00+01:00</updated>
   <id>http://www.tendanceseco.info/index.php?action=article&amp;numero=145</id>
   <category term="Editorial" />
   <photo:imgsrc>http://www.tendanceseco.info/photo/imagette-951424-1181326.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-05-30T17:06:00+01:00</published>
   <author><name>Ange Maxime Kazagui</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.tendanceseco.info/photo/951424-1181326.jpg" alt="La fin du commencement ou le commencement de la fin ?" title="La fin du commencement ou le commencement de la fin ?" />
     </div>
     <div>
      Il faudrait être frappé de surdité ou de cécité pour ne pas voir et entendre que (une fois de plus) l'Afrique aborde un autre tournant important et  est dans l'obligation de faire face à de nouveaux défis.       <br />
       Le plus frappant dans cette observation est que une fois de plus la menace vient à la fois des causes exogènes d'une part , et de manque de vision et d'anticipation de la part des africains ou en tout cas de ceux qui les gouverne, d'autre part.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Il y a quelques années, nos économies avaient été frappées par « la détérioration des termes de l'échange », tout naturellement s'en est suivie « la dévaluation du franc CFA » pour les pays de la zone monétaire concernée. Depuis peu, s'apprête à tomber sur nous un autre malheur selon certains, à travers les accords de Partenariat Economique (APE). Ces accords qui prônent la réciprocité et l'ouverture de nos marchés à travers un désarmement fiscal de porte auraient pu être très intéressant si par impréparation, nous les africains, n'avions oublié de préparer nos économies en créant un tissu industriel et de PMI qui auraient créé l'activité économique nécessaire pour générer une fiscalité intérieure de remplacement.       <br />
              <br />
       Il en va de même de la hausse généralisée des prix qui frappe non seulement l'Afrique, mais tous les pays du monde. Bien que  mondiale, cette crise frappera encore plus durement les pays faibles. Tout le monde (y compris la banque Mondiale !) s'accorde aujourd'hui pour dire que la priorité doit être donnée à une nouvelle politique agricole basée sur les produits vivriers dans les pays d'Afrique au détriment (cette fois-ci !) de l'agriculture de rente. On s'interroge en même temps s'il est sain d'entamer cette réorientation en même temps que la promotion des biocarburants qui lui serait antinomique (ce que je ne crois pas personnellement).       <br />
              <br />
       Dans tous les cas cités plus haut, la vision et l'anticipation ont fait défaut. Et nous risquons d'aller vers de grandes catastrophes si nous les leaders africains (responsables politiques, hommes et femmes d'affaires, société civile &#8230;) ne changeons pas d'approche pour comprendre que l'ère précédente est déjà terminée et qu'une autre a déjà commencé où les paradigmes en vigueur sont ceux de l'anticipation, de la consistance, de la concurrence opiniâtre entre zones et de la solidarité régionale.       <br />
       De grands débats sur ces questions sont impératifs et urgents entres les Etats et leaders africains, mais qui s'en soucie?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.tendanceseco.info/index.php?action=article&amp;numero=145" />
  </entry>
  <entry>
   <title>LA FLAMBEE DES PRIX SUR LE MARCHE, UN PHENOMENE EN AFRIQUE</title>
   <updated>2008-05-30T17:05:00+01:00</updated>
   <id>http://www.tendanceseco.info/index.php?action=article&amp;numero=144</id>
   <category term="Eco-actu" />
   <photo:imgsrc>http://www.tendanceseco.info/photo/imagette-951404-1181299.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-05-30T16:42:00+01:00</published>
   <author><name>J. Soupou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du Sénégal au Mali, de la Côte d’Ivoire au Burkina Faso pour arriver au Cameroun, c’est le même son de cloche : flambée des prix sur le marché, manifestation contre la vie chère. 
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.tendanceseco.info/photo/951404-1181299.jpg" alt="LA FLAMBEE DES PRIX SUR LE MARCHE, UN PHENOMENE EN AFRIQUE" title="LA FLAMBEE DES PRIX SUR LE MARCHE, UN PHENOMENE EN AFRIQUE" />
     </div>
     <div>
      L'Afrique bouge au rythme des prix des produits de première nécessité de plus en plus galopants. La manifestation contre la vie chère est devenue le quotidien des Africains du sud du Sahara ces derniers temps. De sorte qu'on peut parler d'une fatalité, car les Africains vivant déjà dans une condition précaire n'attendre qu'à disparaitre sous du phénomène de la vie chère. Si l'Afrique de l'ouest bouge plus, l'Afrique centrale, et la République Centrafricaine en particulier  n'est cependant pas épargnée même si elle n'est pas encore arrivée au niveau des manifestations violentes comme ailleurs. C'est justement pour éviter ce niveau de la chose que les députés de la Nation qui représentent le peuple se sont affirmés en interpelant mercredi 02 avril 2008 au palais de l'Assemblée nationale, la ministre du Commerce, de l'industrie, des petites et moyennes entreprises Mme Béatrice Emilie Epaye pour lui demander des explications sur les flambée des prix des produits de première nécessité sur le marché et les mesures prises par le gouvernement pour résoudre cette crise et éviter à la RCA le pire.       <br />
              <br />
       <b>Mieux vaut prévenir que guérir</b>       <br />
       En interpelant la ministre du Commerce Mme Epaye, les députaient estimaient que la République Centrafricaine était un pays potentiel de la manifestation contre la vie chère compte tenu de la flambée des prix sur le marché, leur rareté et parfois leur mauvaise qualité. Nous avons interpelé le responsable du commerce parce nous estimons que  «Mieux vaut  prévenir que guérir », a confié un député. En effet, le ciment, la farine de blé, le riz, le lait etc. qui sont des produits de première nécessité ont vu leur prix augmenté, de même qu'ils devenus rares sur le marché. D'ailleurs « même s'ils sont sur le marché, ils sont de très mauvaise qualité », a fait remarquer un autre député. Dès lors, l'on est obligé de s'interroger si la RCA peut-être à l'abri d'une manifestation violente contre la vie chère dans les jours à venir. Les préoccupations des élus de la nation sont tout à fait justifiées. Car si un pays comme le Sénégal, la Côte d'Ivoire, Cameroun et surtout le Burkina Faso souvent cité en référence connait une ébullition à cause de la vie chère, quelle serait la situation de la République Centrafricaine ? Dans ce pays, les fonctionnaires revendiquent encore le déblocage, l'apurement des arriérés et le paiement régulier des maigres salaires, alors qu'ailleurs demandent l'augmentation de salaire. C'est dans ce contexte qu'il faut appréhender l'ampleur et l'enjeu du phénomène de la flambée des prix en République Centrafricaine. Si on considère toutes questions susmentionnées, il n'est pas exagéré de dire que la vie chère vient simplement achever le peuple centrafricain qui vit déjà en dessous du seuil de la pauvreté.       <br />
              <br />
       <b>Pourquoi la flambée des prix ?</b>       <br />
       Pour la plupart des centrafricains, la flambée des prix des produit sur le marché est a conséquence du monopole du commerce par des expatriés d'une part, et de l'absence totale d'une politique d'exploitation et d'industrialisation de la part du gouvernement. Le fait que le commerce soit monopolisé par des étrangers fait que parfois ces derniers profitent d'une situation  éventuelle pour créer délibérément et « intentionnellement » la pénurie en vue s'enrichir davantage.       <br />
       Sans critiquer le système économique, la ministre du Commerce Mme Epaye pense que la République Centrafricaine est un train de payer le prix du libéralisme économique auquel elle a opté depuis 1980. Selon elle, en optant pour ce système, l'Etat donne la liberté à chaque commerçant  de fixer son prix. «L'Etat n'intervient dans ces conditions qu'en cas de hausse excessive ou pour règlementer la concurrence ».       <br />
              <br />
       Cependant elle précise que la flambée des prix est un phénomène mondial dû à l'augmentation du prix des produits pétroliers, les coûts élevés de transport d'une part, l'absence d'industries dans le pays, la cessation de production des quelque rares usines qui fonctionnent, les tracasseries routières qui découragent les commerçants, mais aussi et surtout le nombre limité du personnel du commerce (93 fonctionnaires) et leurs conditions de travail difficiles qui ne leur permettent pas d'assurer la surveillance et le contrôle des prix, d'autre part. Pur ce qui concerne le ciment en particulier, Mme Epaye explique que la pénurie de ce produit est due au refus du Cameroun et de la République démocratique du Congo d'exporter leur ciment vers la Centrafrique.       <br />
              <br />
       <b>Quelles mesures pour arrêter la flambée des prix ?</b>       <br />
       Pour les élus de la Nation, il est serait souhaitable que le gouvernement à travers le ministère du Commerce détaxe d'une part et supprime la Tva d'autre part de certains produits de première nécessité en vue de favoriser leur importation, quand on sait que la RCA importe presque tout. En même temps ils demandent que le gouvernement a intérêt à encourager les nationaux dans le domaine des affaires, ce qui favoriserait de démonopoliser du commerce en Centrafrique, supposant que des centrafricains tenant le commerce serait plus soucieux de leurs compatriotes.       <br />
       Des mesures sont déjà prises selon la ministre du Commerce       <br />
       En répondant aux préoccupations des députés et dons de la population, Mme Epaye rassure que des mesures ont déjà été prises et continuent d'être prises pour résoudre ce problème. « Nous voyons l'ampleur de la crise. C'est ce qui nous a poussé à prendre des mesures d'urgence pour soulager le peuple centrafricain », déclare-t-elle, faisant allusion à tout le gouvernement.  Parmi les mesures, elle cite la mise en place d'un système d'alerte Bangui Douala chargé de suivre les véhicules quittant le port de Douala à destination de Bangui ainsi que la création d'un comité tripartite ministère du Commerce, ministère des Finances et ministère des Transports qui conjuguent leurs efforts pour résoudre le problème de l'inflation à travers leur implication respective.       <br />
              <br />
       Pour être plus concrète, Mme Epaye explique qu'un comité d'homologation et de diffusion des prix homologués à la population. « En deux mois, nous avons notifié 200 millions d'amende transactionnelle », affirme-t-elle.       <br />
              <br />
       <b>Un compromis pour le ciment </b>       <br />
       A propos du ciment dont la situation est des plus compliquée, la ministre affirme que les négociations ont repris avec le Cameroun et la République Démocratique du Congo et que la situation serait bientôt décantée. « Le directeur général de Cimencam va bientôt arriver à Bangui pour voir la possibilité d'installer une filiale en Centrafrique en vue de stabiliser le prix », annonce-t-elle. Tandis que pour le ciment de la RDC, l'exportation devrait reprendre dès le mois de mai prochain, précisant le prix homologué du ciment camerounais est de 11.500Fcfa.       <br />
              <br />
       Il faut savoir que la flambée des prix de produits de première nécessité sur le marché qui secoue actuellement les pays africains « les plus avancés » est un grand danger pour l'Afrique en général et la République Centrafricaine compte tenu de son état avancé de pauvreté. C'est pourquoi les autorités centrafricaines ont intérêt trouver des solutions concrète maintenant pour éviter le pire. L'initiative de l'homologation des prix prise par le département du commerce est louable. Il faudra surtout faire en sorte que ces prix homologués soient respectés par les commerçants pour soulager la population.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.tendanceseco.info/index.php?action=article&amp;numero=144" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La proie pour l'ombre !</title>
   <updated>2006-09-22T13:00:00+01:00</updated>
   <id>http://www.tendanceseco.info/index.php?action=article&amp;numero=143</id>
   <category term="Editorial" />
   <photo:imgsrc>http://www.tendanceseco.info/photo/imagette-452451-554380.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2006-09-22T12:57:00+01:00</published>
   <author><name>Ange Maxime KAZAGUI</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.tendanceseco.info/photo/452451-554380.jpg" alt="La proie pour l'ombre !" title="La proie pour l'ombre !" />
     </div>
     <div>
      D'un point de vue de l'évolution économique, la République centrafricaine se trouve à un point déterminant. En effet, le Premier Ministre Elie DOTE vient d'être reconduit et le Gouvernement légèrement réaménagé. Cette reconduction renforce la position d'un Premier Ministre qui a piloté avec un certain succès les négociations avec les institutions économiques et financières internationales et introduit des réformes courageuses bien que controversées.       <br />
       Comme une suite logique à ce qui précède, les observateurs constatent un retour de l'Investissement Direct Etranger dans les secteurs des mines, des télécoms, de l'aviation et de l'agriculture notamment à travers des investisseurs de pays périphériques tels l'Afrique du Sud, la Chine et la Libye , la Côte d'Ivoire. La coopération internationale frémit à nouveau à travers des projets et financements de la France et de l'Union Européenne.       <br />
       Les autorités centrafricaines auraient tort de se laisser aller à l'euphorie par cette situation en clair obscure.        <br />
       En effet, même si beaucoup a été fait du point de vue du rattrapage des salaires de la fonction publique, le front social n'est pas totalement apaisé et la sécurité n'est pas encore rétablie sur toute l'étendue du territoire.       <br />
       Par ailleurs, les efforts porteurs de fruits visibles qui ont été fournis dans certains secteurs tels que les mines en vue d'attirer les investisseurs pourraient être annihilés par les nouvelles exigences des conventions imposées aux sociétés établies et en approche. En effet, plusieurs sociétés minières ont suspendu l'importation de certains équipements lourds dans l'attente de connaître l'évolution de cette question des conventions de développement minier. Quant on sait qu'une société minière installée dans un pays en attire potentiellement deux autres, les autorités devraient se garder d'annihiler les résultats de leurs propres actions.       <br />
       La sécurité juridique et la stabilité des lois et règlement feront partie des critères scrupuleusement observés dans les mois à venir. Il vaut mieux avoir des sociétés sérieuses qui s'installent et investissent pour le long terme que de chercher à maximiser leur implantation par des royalties ou bonus exorbitants. Les troubles créés par cette approche dans le secteur de la téléphonie cellulaire s'estompent à peine.       <br />
       On peut constater un travail de fond et une volonté soutenue des autorités de la République Centrafricaine , mais celles-ci devront accompagner le mouvement perceptible des investisseurs étrangers par des actions d'incitation et d'encouragement à la sous-traitance ou au partenariat avec des sociétés centrafricaines et non pas par un dispositif fiscal de plus en plus lourd et de visée courte.       <br />
       En un mot, le Gouvernement ne devra pas lâcher la proie pour l'ombre s'il veut capitaliser progressivement les résultats et continuer de marquer des points.
     </div>
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