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Quelques rappels d'histoire...
Si nous remontions dans la nuit des temps, nous rencontrerions, au pied de la colline, des dinosaures. Il a été retrouvé une activité débordante d'animaux géants dans ce qui n'était alors qu'un marais.
L'Oppidum de Roquefavour
8000 ans avant J-C, une civilisation particulière à la basse Provence, nommée les Montadiens fit son camp à Ventabren. Le site se trouve à « l'abri des bœufs « au lieu-dit « la Plantade ». Il s'agit d'une énorme escargotière de 20 m de long. Il y a quelques vingt deux siècles, les collines provençales étaient parsemées de petits villages fortifiés, les « oppidas » où vivaient les Salyens. L'oppidum de Roquefavour situé sur la commune de Ventabren est l'un des plus vaste de Provence Occidentale avec 6 ha de superficie. Culminant à 181.60 m d'altitude, c'était un poste clé commandant le passage de la basse vallée de l'Arc et l'Étang de Berre.
Dix années de recherche ont permis de dégager deux zones d'habitation et la principale période d'occupation semble se situer dans la 2ème moitié du 1er siècle avant J.C. L'habitat y est organisé selon un plan d'urbanisme à l'architecture ordonnée. Le village fortifié présentant une occupation importante mais assez brève est abandonné vers l'an 25 avant J.C.
Ruines du Château, surplombant le village
La tradition et l'imagination voulaient voir dans le village fortifié de Roquefavour un camp retranché du général Romain Marius, mais l'étude stratigraphique et le matériel archéologique recueilli permettent d'affirmer que l'oppidum de Roquefavour présente les caractéristiques d'une occupation celto ligure. Au Xème siècle, les maisons de village se groupent autour du château construit depuis peu. Les Sarrazins dévastent les villes, chassant les indigènes. Ceux-ci cherchent sur les hauteurs une sécurité qu'ils ne trouvent plus dans la plaine. On peut donc considérer la naissance du village de Ventabren vers 920-940.
les murs d'une toise d'épaisseur
A ce moment, Guillaume 1er , Comte de Provence, ayant définitivement chassé les Sarrazins, fit distribuer à ses compagnons d'armes les terres libérées. Ces derniers construisent alors des ouvrages fortifiés dont le château de Ventabren, dénommé à cette époque: le château royal. C'était un imposant ensemble encadré de tours et de remparts totalement inaccessible du côté du couchant. Il est donc vraisemblable que le village se soit construit à l'emplacement actuel à cette période, en se mettant le plus près possible, à l'abri du château. De nombreuses caves témoignent encore par leurs vestiges (piliers, voûtes en plein cintre ou ogives ) du passé médiéval.
une seule porte
La possession seigneuriale de Ventabren apparaît dans un document testamentaire de Raymond des Baux en 1170. Le château fort constituait un ouvrage défensif considérable: Son architecture était d'une grande simplicité, ses murs construits avec des matériaux de choix avaient une toise d'épaisseur. Son enceinte était flanquée de tours rondes et carrées. Le château n'avait qu' une seule porte du coté du levant. Les autres cotés, bâtis sur des rochers à pic, étaient absolument inaccessibles. A l'intérieur, il y avait des caves et une immense citerne, une chapelle était attenante au château.
ici ne subsiste qu'un pan de mur
La Reine Jeanne Reine de Jérusalem et de Sicile, Comtesse de Provence, de Forcalquier et de Puymont, fille de Charles Martel, Duc de Calabre et petite-fille de Robert d'Anjou devint Reine de Naples à 14 ans. En tant que Comtesse de Provence, chacun de ses actes fut apprécié par les populations. Elle réunit plusieurs fois les Etats de Provence, afin d'aviser les mesures à prendre pour la défense du pays. C'est à partir de ce moment là que le château primitif prit de l'importance. En 1345, à Naples, la reine Jeanne fait assassiner son époux, André de Hongrie, par son amant. Elle épouse ce dernier, mais en danger de mort, elle quitte Naples pour la Provence, fin 1347. Trois galères pavoisées, portant gammes, ors, chamarrures, entrèrent dans le port de Marseille où la ville toute entière l'accueillit sur le quai. Les maisons étaient décorées de branches de buis et de cyprès. Les vivats couvraient les fifres et les tambourins. En 1349, elle nomme Raymond des Baux, Sénéchal de Provence, avant de repartir pour Naples. Elle meurt en 1382 à l'âge de 58 ans. En 1381, son fils adoptif, Louis d'Anjou, fait donation du château à Bertrand d'Agoult, membre d'une puissante famille provençale. Plusieurs familles se succèdent avec des fortunes diverses dans la possession de Ventabren. En 1425, le château devient propriété des Quinqueran. En 1472, celle des Bardelins.
ruines du château médiéval
En 1591, il appartient aux Gaillard-Longjumeau qui détenaient leurs terres d' Henri IV. Ce sont les derniers seigneurs de Ventabren. Dés le début du 18ème siècle, ils n'habitent plus le château mais leur maison de LaBaronne. La forteresse résiste aux guerres et aux temps, mais c'est la République, qui en 1794, dépêche un nommé Micoulin pour détruire ce château «qui rappelait des souvenirs fâcheux ». Les habitants du village de cette époque, soit par intérêts, soit pour réparer leurs maisons, soit par peur, aidèrent à la démolition. On trouve, à l'heure actuelle dans les murs de plusieurs maisons, de nombreuses pierres taillées qui manifestent ces évènements. En 1851, on compte 327 maisons dans le village. Le 31 août 1857, on inaugure l'arrivée du chemin de fer.
Au 19ème siècle, Ventabren compte quelques usines et fabriques. Une usine travaillant le minerai de cuivre, une fabrique de papier, une blanchisserie pour les draps, 4 minoteries, 6 huileries (salle des fêtes, la Recense, galerie VAC, les Brès, Pieulle…). En 1924, l'éclairage électrique arrive dans le village.
En 1962, la commune comptait 603 habitants. Depuis, l'attractivité du village a conduit de nombreuses personnes à choisir ce village, reputé pour son cadre de vie, pour s'y installer.
Hébergement
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Patrimoine
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Les principaux édifices
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Balades
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