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Vendredi 04 Juillet 2008
Terre de sens : Des chemins de rencontres
Les vacances, temps de remise en question
Le témoignage de foi d'Ingrid Bétancourt
En création d’entreprises les Français sont, comme au foot, les derniers de l’Euro ! Mais c’est beaucoup plus grave !
Le Pèlerinage National à Lourdes (11-16 août) invite les élus.
Les résultats de l'enquête du Conseil de l'Europe pour les jeunes européens
Les Femmes et l'Europe
Construire une supra-nationalité des citoyens européens.
J.O. de Pékin - La Chine prise à ses propres Jeux
Soyez fair-play ... Laissez-nous croire !
L'Union européenne après le 'non' irlandais
Lettre du Président Evo Morales à l'Union Européenne
La campagne est en train de brûler et c’est le gouvernement qui doit éteindre le feu.
Procès Fourniret : celle qui a changé le cours des choses
Un monde armé jusqu'aux dents
Vu d'Amérique: ce qu'il faut attendre de la présidence française de l'Union européenne (juillet-décembre 2008) - 2ème partie
Comme Pékin et New Delhi, le Japon courtise l'Afrique
L'Union européenne en quête de sens : quelles finalités pour l'Europe?
Moving Forward in Uncertain Times! Political Periscope on the Middle East
Mai 68: sous le vernis, le piège
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Les dossiers des membres
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9 mai: journée de l'Europe. Quelques fragmentsPour marquer la journée de l'Europe, nous avons choisi quelques fragments de l'œuvre essentielle de Robert Schuman, "Pour l'Europe" , auxquels nous joignons bien entendu sa fameuse Déclaration du salon de l'Horloge.
"Le Français sait lancer de grandes idées, parfois des idées révolutionnaires; mais il n'aime pas rompre avec ses habitudes. Celles-ci sont, pour lui, comme une garantie de la liberté et de l'indépendance. Il aime à dire: «Charbonnier est chez soi». Ce dicton était valable tant qu'il dans nos forêts des charbonniers. Mais l'ère de ces honorables spécialistes est dépassée,irrévocablement révolue. Etre jaloux de son indépendance est naturel et légitime. Mais on n'est réellement indépendant que dans la mesure où l'on besoin d'autrui, et si, comprise dans ce sens, l'indépendance devient une cause de faiblesse, notre intérêt veut que nous nous résignions à l'abandonner. Le «splendide isolement» est devenu erreur, une prétention insoutenable.
La loi de la solidarité des peuples s'impose à la conscience contemporaine. Nous nous sentons solidaires les uns des autres dans la préservation de la paix, dans la défense contre l'agression, dans la lutte contre la misère, dans le respect des traités, dans la sauvegarde, de la justice et de la dignité humaine. Les continents et les peuples dépendent plus que jamais les uns des autres, tant pour la production des biens que pour leur débit, tant pour l'échange des résultats de la recherche scientifique que pour celui de main-d'œuvre indispensable et des moyens de production. L'économie politique devient inévitablement une économie mondiale. Cette interdépendance a pour conséquence que le sort heureux ou malheureux d'un peuple ne peut laisser les autres indifférents. Pour un Européen qui réfléchit, il n'est plus possible de se réjouir avec une malice machiavélique de l'infortune du voisin; tous sont unis pour le meilleur et pour le pire dans une commune destinée. Ces idées devront être popularisées par l'école et par la presse ; elles ne sont le monopole d'aucun parti. On ne saurait trop le répéter : l'unité de l'Europe ne se fera ni uniquement ni principalement par des institutions européennes; leur création suivra le cheminement des esprits. D'où l'importance d'une libre circulation des idées et des hommes entre les pays européens ; les pays qui s'y refusent par principe, s'excluent eux-mêmes de l'Europe. En formulant ce principe, nous ne méconnaissons nullement le souci raisonnable de la sécurité, les précautions temporaires à prendre contre le chômage, la nécessité de sauvegarder le secret professionnel, la propriété littéraire et artistique. Ce que nous réprouvons, c'est le protectionnisme systématiquement pratiqué au détriment d'un libre échange qui signifie émulation, sélection automatique, et confiance. Supprimer les barrières n'est pas tout; il faut organiser la coopération. Celle-ci suppose avant tout la multiplicité des contacts personnels; échanges et stages, congrès et voyages d'études, expositions, tournées, rencontres de jeunes manuels et intellectuels. Les publications littéraires, artistiques et scientifiques seraient à rendre plus accessibles de part et d'autre, leur prix est parfois prohibitif. L'utilisation des bibliothèques publiques et privées serait à faciliter. Certaines recherches scientifiques devraient être organisées et financées en commun, lorsque les ressources nationales n'y suffisent pas ou se dispersent inutilement. La désintoxication des manuels d'histoire est une des premières nécessités. Elle n'est en contradiction ni avec la liberté de pensée et d'expression des adultes, ni avec le véritable patriotisme qui doit être enseigné à la jeunesse. Sous prétexte de servir le sentiment national et le culte d'un passé glorieux, on méconnaît souvent le devoir d'impartialité et de vérité: on croit devoir faire systématiquement l'apologie de ce qui a été perfidie, exploitation cynique de la force et de la terreur; on impute trop souvent les torts à la nation rivale. On devrait, au contraire, enseigner les causes profondes des antagonismes qui ont déchiré l'humanité; l'absurdité des sacrifices que tant de guerres dynastiques et idéologiques ont imposés aux peuples qui ont fait les frais des ambitions frivoles et du fanatisme. D'autre part, il y a lieu de faire ressortir, de mettre en valeur la réelle communauté d'idées et d'aspirations qui a toujours existé entre les nations à des degrés divers et qui a été étouffée par les passions suscitées et exploitées. Si dans cet exposé de l'histoire, il est juste de faire une place aux aspirations et aux valeurs nationales, notamment au besoin d'unification nationale, il faudrait cesser d'y voir principalement la lutte, autour des frontières politiques ou la rivalité entre les races; car ramener le sens de l'histoire à ces deux notions, c'est aboutir au nationalisme ou au racisme. Au-dessus de ces contingences et de ces compétitions qui, jusqu'ici, ont déterminé le cours de l'histoire, il y a les affinités et la communauté d'intérêt qu'il nous appartient de dégager dans le passé comme virtualités de l'avenir. Sans vouloir rétrospectivement corriger l'histoire, nous nous refusons au fatalisme qui se résigne à une inévitable alternance des épreuves de force. L'enseignement doit prédisposer l'élève à une vision moins pessimiste, plus constructive, de l'avenir." Déclaration de Robert Schuman (9 mai 1950)
Messieurs,
Il n'est plus question de vaines paroles, mais d'un acte, d'un acte hardi, d'un acte constructif. La France a agi et les conséquences de son action peuvent être immenses. Nous espérons qu'elles le seront. Elle a agi essentiellement pour la paix. Pour que la paix puisse vraiment courir sa chance, il faut, d'abord, qu'il y ait une Europe. Cinq ans, presque jour pour jour, après la capitulation sans conditions de l'Allemagne, la France accomplit le premier acte décisif de la construction européenne et y associe l'Allemagne. Les conditions européennes doivent s'en trouver entièrement transformées. Cette transformation rendre possibles d'autres actions communes impossibles jusqu'à ce jour. L'Europe naîtra de tout cela, une Europe solidement unie et fortement charpentée. Une Europe où le niveau de vie s'élèvera grâce au groupement des productions et à l'extension des marchés qui provoqueront l'abaissement des prix. Une Europe où la Ruhr, la Sarre et les bassins français travailleront de concert et feront profiter de leur travail pacifique, suivi par des observateurs des Nations Unies, tous les Européens, sans distinction qu'ils soient de l'Est ou de l'Ouest, et tous les territoires, notamment l'Afrique qui attendent du Vieux Continent leur développement et leur prospérité. Voici cette décision, avec les considérations qui l'ont inspirée. Lire la déclaration Nouveau commentaire :
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