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Dimanche 07 Septembre 2008
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L'Inde est pacifique, mais pas avec les chrétiensComme les indicateurs économiques, les attaques contre les églises et les fidèles progressent dans ce grand pays d'Asie. En silence et dans l'indifférence générale. Reportage en Orissa, l'état le plus marqué par les violences
Alors que le monde surveille la Chine d'un œil sévère, des violations aussi graves de la liberté et des droits de l'homme se produisent en Inde, dans l'indifférence générale. Avec les chrétiens comme victimes.
L'épicentre des violences se situe en Orissa, un état qui donne sur le Golfe du Bengale, au sud de Calcutta. Depuis Noël dernier, on y compte six morts, 5 000 sans-abri, 70 églises, 600 maisons, six couvents et trois séminaires détruits. "Un tapis de cendres, voilà tout ce qu'il reste“, a déploré le cardial Telesphore Toppo, archevêque de Ranchi, de retour d'une visite dans les zones frappées par les violences antichrétiennes. Mais des nouvelles alarmantes arrivent aussi d'autres régions de l'Inde. En mars, dans le Maharashtra, capitale Bombay, deux sœurs carmélites qui exercent leur ministère depuis treize ans parmi les tribus hors-castes ont été agressées par des extrémistes hindous. “Ils criaient en les accusant de procéder à des conversions“, ont rapporté des témoins. Le gouvernement du Madhya Pradesh a dû déployer les forces de l'ordre pour défendre les églises à Pâques. Cette mesure fait suite à plus de cent agressions depuis décembre 2003, date à laquelle le BJP – le parti nationaliste hindou – a pris la tête de ce gouvernement local. Au même moment, le parlement d'un autre état indien, le Rajasthan, a approuvé une loi anti-conversion qui inflige une peine de cinq ans de prison et une amende de 50 000 roupies (environ 1 250 dollars) à quiconque procède à des conversions “par la force, la coercition ou l'escroquerie“. Avec le Rajasthan, on compte désormais six états en Inde où est en vigueur ce genre de loi, qui vise de fait les missionnaires chrétiens. Mais le pire se produit en Orissa, cet état indien dont près de la moitié des 36 millions d'habitants est composée de groupes tribaux et de dhalits, c'est-à-dire les groupes sociaux les plus désavantagés par le système rigide des castes. En Orissa la cohabitation de la pauvreté, du retard économique et de la modernité forme un mélange explosif. C'est sur cette toile de fond que la violence antichrétienne se déchaîne. Dans l'indifférence d'un Occident trop occupé par le boom économique de ce géant asiatique. Le reportage sur cette tragédie dans le numéro de mai 2008 du mensuel “Mondo e Missione“ de l'Institut pontifical des missions étrangères.a rompu le silence. Source: journalchretien Sandro Magister
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