La source à laquelle nous puisons

Une méditation pour la semaine

Google
Web www.acep.asso.fr



Les contributeurs
Quelques rédacteurs des articles ou dossiers que vous trouverez sur ce site avec un lien vers une de leurs contributions.



Visitez la librairie




Cliquez ici pour visiter DocumentationJuridique.com.

Crise Financière
François Villeroy de Galhau

           

Culture

Scoop ou canular ?

Un documentaire produit par le réalisateur de "Titanic", James Cameron, affirme que Jésus est enterré en Israël aux côtés de Marie-Madeleine et de leur fils, Juda. Mais pour de nombreux scientifiques, cette pseudo-découverte n'est que de la poudre aux yeux.



Le 27 février dernier, James Cameron et Simcha Jabovici ont présenté à la presse américaine leur dernier documentaire. Intitulé "La tombe perdue de Jésus", celui-ci porterait sur dix petits coffrets découverts en 1980 dans le quartier de Talpiot, à Jérusalem, et qui pourraient avoir abrité les os de Jésus et de sa famille. Certains de ces cercueils portent en effet les noms hébreux de "Yehoshoua Ben Yossef" (Jésus fils de Joseph), de "Yéhouda Bar Yehoshoua" (Judas fils de Jésus) et de "Mariamene" qui, dans les textes chrétiens primitifs, est le nom de Marie-Madeleine. Une coïncidence ? Pas vraiment, estiment les deux réalisateurs, car selon Andrey Feuerverger, professeur de mathématiques à l'Université de Toronto, la probabilité de trouver tous ces noms ensemble, au même endroit, est de 600 contre 1.
Ce chiffre est toutefois contesté par d'autres chercheurs, comme Amos Kloner, éminent archéologue israélien, pour qui le documentaire n'apporte "pas de preuves scientifiques" concernant l'identité des personnes qui se trouvent dans cet ossuaire. "Les noms visibles sur six des ossuaires sont très intéressants, car ils rappellent ceux des principaux personnages du Nouveau Testament, mais qui dit que "Marie" est Madeleine et que "Judas" est le fils de Jésus ? Cela ne peut être prouvé." De plus, précise-t-il, sur les 900 tombeaux retrouvés autour de la vieille ville de Jérusalem et datant de la période du Second Temple, le nom de Jésus revient 71 fois, bien que sans la mention "fils de Joseph".



Tricherie ?

Pour Stephen Pfann, spécialiste de la Bible à l'université de Jérusalem, les hypothèses du film de James Cameron sont un peu légères. "Je ne pense pas que les chrétiens avaleront ça", a-t-il dit. "Mais les sceptiques en général sont friands de tout ce qui peut ébranler une histoire si importante pour beaucoup de gens." Même son de cloche de la part de l'historien Pietro Boglioni. "Je suis persuadé à 99,9% que ce n'est pas fondé parce qu'il faut établir un protocole de fouille clair et soumettre les analyses à des expertises indépendantes pour qu'elles soient validées." Plusieurs spécialistes rappellent d'ailleurs combien il est facile de "tricher" en archéologie, citant notamment l'exemple de la découverte, il y a cinq ans, du sarcophage de Jacques, fils de Joseph et frère de Jésus. L'étude des paléographes avait vite conclu que les inscriptions étaient fausses et que des lettres avaient été ajoutées.
De leur côté, plusieurs organisations chrétiennes ont tenu à faire connaître leur mécontentement suite à l'annonce de cette découverte. Pour le pasteur Rob Schenck, président du Conseil national du Clergé aux États-Unis, il s'agit en effet d'une "fiction hollywoodienne déguisée en fait scientifique". "Depuis des années, Hollywood attaque le christianisme", regrette-t-il, citant le précédent du "Da Vinci Code". "En affirmant que les restes de Jésus sont redevenus poussière, avec ceux des membres de sa famille, le cinéaste hollywoodien nie la divinité du fils de Dieu et sa victoire sur la mort. Cameron veut clairement planter un pieu dans le coeur du christianisme." Ce que conteste le cinéaste américain. "Je sais qu'on va dire qu'on tente de saper le christianisme. C'est loin d'être le cas", insiste-t-il. "Cette enquête salue l'existence réelle de ces personnes." De son côté, le président de la Ligue catholique américaine, Bill Donahue, fait remarquer que "pas une saison de carême ne se passe sans qu'un auteur ou une émission ne jette le doute sur la divinité ou la résurrection de Jésus".





Une entreprise de sape

Archéologue à l'École biblique de Jérusalem, le P. Jean-Baptiste Humbert estime, quant à lui, que le documentaire relève d'une logique commerciale. "Avec les droits, c'est un filon qui rapporte gros", explique-t-il dans "Le Figaro". "Mais il y a aussi de l'idéologie et des buts politiques sous-jacents. Cela relève d'un besoin extrême de reconstruire, voire de reforger les racines de Jérusalem, pour prouver qu'elles sont juives. On essaie de réduire le christianisme à un événement historique banal, qui aurait pris une ampleur surprenante."


Scoop ou canular ?
Pour mieux connaître Dimanche Express ou vous abonner : Cliquez

Pascal ANDRÉ


« »



1. Posté par FORST le 30/05/2007 20:00
Ce qui me dérange dans la propagation de la foi par les quatre évangiles, est le fait, que Jésus fils du Dieu tout puissant, qui s’est manifesté au sein de la communauté juive, à laquelle il appartenait, après avoir prêché pendant trois ans à tout venant, s’est éclipsé au sein de sa famille, sans se remanifester à tous ceux qu’il avait converti. S’il avait prêché avant sa crucifixion, pourquoi n’a-t-il pas prêché après sa résurrection pour prouver sa divinité ? Et puis il y a la question fondamentale : Un Dieu tout puissant maître absolu de tout ce qui se fait et défait dans l’Univers, a-t-il besoin d’une macabre mise en scène d’un homme crucifié pour prouver ou imposer sa divinité et son pouvoir aux hommes de cette planète ?
http://www.forst-roger.com

Nouveau commentaire :

Nom*
Adresse email* (non publiée)
Site web

Commentaire
Me notifier l'arrivée de nouveaux commentaires

  • Un bref commentaire, une courte proposition ? Faites-les ici !

  • Vous souhaitez nous soumettre une plus importante contribution ( article, proposition,... ? Postez-la !

Laïcité et religion | Economie, social, environnement | Droits de l' homme | Institutions, Constitutions | Mondialisation | Famille et éducation | Justice et sécurité | Industrie et recherche | Culture | Actualités | Christianisme et innovation