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 <title>ACEP, Alliance avec les Chrétiens en Politique</title>
 <subtitle><![CDATA[]]></subtitle>
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 <updated>2008-07-09T05:34:58+01:00</updated>
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   <title>Terre de sens : Des chemins de rencontres</title>
   <updated>2008-07-04T09:16:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chretiensenpolitique.eu/Terre-de-sens-Des-chemins-de-rencontres_a1726.html</id>
   <category term="Culture" />
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   <published>2008-07-04T09:13:00+01:00</published>
   <author><name>Hubert WATTIER</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Offrir un questionnement de type spirituel sans être à proprement parler un pèlerinage et proposer donc des voyages nourris d'occasions de rencontres interpellantes : tel est l'esprit de &#8220;Terre de sens&#8221;, le nom donné à de nouvelles destinations organisées cette année par les Pèlerinages Namurois.        <br />
       L'Égypte en mars-avril et la Bourgogne en mai, en attendant le &#8220;Paris des monothéismes&#8221; en octobre : c'est le programme de la première saison de &#8220;Terre de sens&#8221;. Pour les Pèlerinages Namurois, il s'agit là d'initiatives nouvelles même si elles sont reliées à l'esprit général qui prévaut depuis un siècle. Cela fait déjà de nombreuses années que les Pèlerinages Namurois diversifient leurs destinations : au très classique séjour à Lourdes se sont ainsi ajoutés des pèlerinages vers Lisieux, la Terre Sainte, le Mont-St-Michel... Et, bimillénaire de sa naissance oblige, une &#8220;croisière oecuménique Saint-Paul&#8221; est programmée pour septembre-octobre vers la Grèce et la Turquie. Les destinations &#8220;Terre de sens&#8221; s'inscrivent dans un contexte différent : &#8220;Les voyages font aujourd'hui partie de la vie des gens, qui sont donc prêts à aller plus loin&#8221;, dit Bertrand Tavier, membre de l'équipe namuroise. &#8220;Certains donnent une connotation désuète aux pèlerinages, tout en marquant un intérêt pour les questions de sens. Ils veulent des voyages qui leur donnent des clés de lecture du passé pour se nourrir aujourd'hui.&#8221; L'abbé Philippe Goffinet, directeur des Pèlerinages, souligne la demande de voyages qui ne présupposent pas une pratique religieuse régulière. Et voilà comme le concept de &#8220;Terre de sens&#8221; a vu le jour : sans prosélytisme mais sans renier non plus les racines chrétiennes : &#8220;À une époque où le fait religieux réapparaît avec force et parfois violence dans notre société, nous voulons proposer des voyages ayant en filigrane une démarche de questionnement. Au travers de rencontres, de visites, nous voulons nous laisser interpeller par ce que nous découvrons.&#8221; Le mot rencontre est ici déterminant, là où le pèlerinage traditionnel est davantage centré sur le groupe des pèlerins euxmêmes.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un Paris différent</b></div>
     <div>
      Lorsqu'elle a mis en chantier le projet &#8220;Terre de sens&#8221;, l'équipe des Pèlerinages Namurois a d'abord songé à une destination assez proche et c'est la Bourgogne qui a été retenue pour son patrimoine et son ancrage religieux. Mais le projet Égypte est ensuite venu sur la table : on sortait là d'un programme strictement chrétien pour se tourner vers différentes religions...et vers le soleil. Le troisième objectif, ce fut Paris, mais un Paris différent de celui qu'on connaît généralement puisqu'il s'agira, à l'automne, de mettre ses pas dans ceux des juifs, des chrétiens et des musulmans. Manifestement, les Pèlerinages Namurois ont visé juste : tant l'Égypte que la Bourgogne ont vite affiché complet, avec respectivement une trentaine et une cinquantaine de participants. Et Paris marche bien aussi. Alors &#8220;Terre de sens&#8221; va continuer. Un premier voyage est déjà programmé pour avril 2009 : &#8220;De Constantinople à Istambul &#8221; proposera &#8220;la découverte d'une cité au carrefour de l'Europe et de l'Asie, de l'Occident et de l'Orient&#8221; : c'est sûr, les questionnements spirituels et les occasions de rencontres interpellantes ne manqueront pas...       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/981099-1224065.jpg" alt="Terre de sens : Des chemins de rencontres" title="Terre de sens : Des chemins de rencontres" />
     </div>
     <div>
      Pour mieux connaître Dimanche Express ou vous abonner : <a class="link" href="http://www.dimanche.be/spip.php?rubrique22">Cliquez</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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   <title>Les vacances, temps de remise en question</title>
   <updated>2008-07-04T09:11:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chretiensenpolitique.eu/Les-vacances,-temps-de-remise-en-question_a1725.html</id>
   <category term="Les éditos de Dimanche Express" />
   <photo:imgsrc>http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/imagette-981093-1224055.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-07-04T09:07:00+01:00</published>
   <author><name>Charles DELHEZ  </name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/981093-1224055.jpg" alt="Les vacances, temps de remise en question" title="Les vacances, temps de remise en question" />
     </div>
     <div>
      Et revoilà les vacances ! Pour certains, ce ne sera pas de refus et pour d'autres, c'est un temps plus difficile. Les services qu'offre la société vont en effet tourner au ralenti, ce qui handicapera certaines personnes et sera source d'une plus grande solitude. Ne les oublions pas. Quant à ceux qui pourront prendre des vacances, ils seront de différents modèles. Certaines aiment rester chez eux de manière plus détendue et donc, paradoxalement, plus intense. D'autres se replongeront dans la nature, la niche écologique de l'être humain. D'autres encore feront du tourisme culturel... Étonnant, cet attrait pour les ruines, celles de Rome, d'Istanbul, de Terre Sainte ou d'Égypte. Les êtres humains ont en effet besoin de reprendre le contact avec la nature, mais aussi avec leur passé.        <br />
       Visiter des ruines fait naître en nous l'humilité : il y a eu des civilisations brillantes avant la nôtre, qui ont trouvé leur équilibre et leur grandeur. Mais elles ont fini par disparaître... Impressionnant, en effet, de voir comment ces empires, plus puissants les uns que les autres, puisque se détruisant les uns les autres. &#8220;Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles&#8221;, disait le poète Paul Valéry. Notre société actuelle, marquée par la modernité et la mondialisation feraitelle exception ? Serions-nous enfin arrivés au faîte de l'aventure humaine ? Rien ne pourrait-il désormais évincer la vision du monde que nous avons et la manière dont nous l'habitons ?        <br />
       Rien ne dit donc que la hiérachie des nations et des empires sera la même dans cinquante ans. Quelle sera alors &#8220;l'arborescence&#8221; de notre planète ? Impossible de répondre tant les variables sont nombreuses : la question écologique, les pays émergeants, l'islamisme, la dénatalité de nos vieilles démocraties, les mouvements migratoires, la sécularisation, la question des énergies (dont le pétrole)... Liste non exhaustive.        <br />
       L'histoire, &#8220;maîtresse de sagesse&#8221;, nous rappelle que tout est relatif et passager. L'essentiel ? Il demeure : chaque personne humaine. C'est dans nos relations interpersonnelles que se joue l'humanité, à toutes les époques. &#8220;À quoi sert-il à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme ?&#8221;, demandait déjà Jésus, qui ramenait tout à l'amour mutuel. Puisse donc ce temps de vacances être un moment d'attention à chacun de ceux avec qui nous vivrons ces mois d'été, que l'équipe Dimanche vous souhaite excellents.        <br />
              <br />
               <br />
                <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/981093-1224056.jpg" alt="Les vacances, temps de remise en question" title="Les vacances, temps de remise en question" />
     </div>
     <div>
      Pour mieux connaître Dimanche Express ou vous abonner : <a class="link" href="http://www.dimanche.be/spip.php?rubrique22">Cliquez</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>Le témoignage de foi d'Ingrid Bétancourt</title>
   <updated>2008-07-05T08:44:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chretiensenpolitique.eu/Le-temoignage-de-foi-d-Ingrid-Betancourt_a1723.html</id>
   <category term="Les éditos d'Isabelle Deschard" />
   <photo:imgsrc>http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/imagette-980125-1222583.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-07-03T08:10:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Deschard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/980125-1222583.jpg" alt="Le témoignage de foi d'Ingrid Bétancourt" title="Le témoignage de foi d'Ingrid Bétancourt" />
     </div>
     <div>
      Mercredi 2 juillet au soir,heure française,   nous apprenons la libération, par l'armée colombienne  de 15 otages des Farc. Et alors que nous nous attendions à l'apparition de  visages et de corps fatigués, nous découvrons des gens à priori en bonne santé et  pleins de dynamisme.       <br />
       Vous me direz que ce n'est pas anormal. Comment en serait il autrement ? Ils viennent d'être libérés, pour certains, de plus de dix années de captivité éprouvante.       <br />
              <br />
       Alors, bien sûr, l'attention des caméras s'est surtout portée sur Ingrid Bétancourt. C'est l'expression de son sourire, la force et l'expression qui se dégageaient de sa personne qui m'ont retenue, devant mon écran de télévision à cette heure tardive,et jusqu'au bout des trois quart d'heure de la conférence de presse qu'elle a donnée..       <br />
              <br />
       Je ne m'attarderai pas sur les remerciements ni sur les circonstances du sauvetage qu'elle n'a pas manqué d'énumérer et de raconter. Les médias et les politiques le feront bien suffisamment. Même pas sur ses qualités humaines que je savais déjà rares et naturelles, si ce n'est pour dire qu'elles ont visiblement atteint une dimension que  seules l'épreuve et l'expérience sont capables de produire.        <br />
              <br />
       Mais l'épreuve et l'expérience ne suffisent pas toujours, loin de là, à humaniser à ce point.       <br />
       Qu'est ce qui peut bien faire dire à Ingrid, qu' « il faut respecter la vie des autres même si ce sont vos ennemis » ?       <br />
       Elle nous le révèle  simplement en nous disant, à maintes reprises,  qu'elle puisait sa force et son espérance dans la foi en Dieu et en la prière.       <br />
              <br />
       Je sais bien qu'en France particulièrement, on se débrouillera pour éviter le sujet.       <br />
       Déjà, le lendemain matin,  jeudi, le psychiatre invité sur France Inter, ne pouvant le contourner , n'assimilait-il pas la foi d'Ingrid à  une  « idéologie politique ».       <br />
              <br />
       La foi, une idéologie ? Oui, la religion, quand elle est utilisée pour justifier des fins politiques ou mercantiles. Ce fut le cas, souvent,  à travers l'histoire et c'est encore une tentation dans laquelle il est facile de tomber aujourd'hui, même chez les chrétiens.       <br />
       Ce même 2 juillet, la rue Jaffa, une des principales artères de Jérusalem, a été le théâtre d'un «attentat à la pelleteuse» perpétré par un travailleur palestinien, qui a lancé son véhicule à grande vitesse, sur plusieurs centaines de mètres, contre de nombreux  passants, avant de «broyer» plusieurs automobiles et de «retourner» littéralement deux autobus. Ce massacre est bien le fruit  de religions  devenues  «  idéologies politiques ».       <br />
              <br />
       L'idéologie est condamnée  à batailler  pour sa survie ou à disparaître.       <br />
              <br />
       La  foi que nous a révélée Ingrid n'a rien à voir avec cela. On a bien compris que c'est une source d'espérance et d'amour qui unit , équilibre et donne la vie.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>12 minutes de la conférence de presse d'Ingrid Bétancourt</b></div>
     <div>
      <div><object width="420" height="256"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x5zxwx&related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x5zxwx&related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="256" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x5zxwx_ingrid-betancourt-cest-un-miracle_news">Ingrid Betancourt : &quot;C&#039;est un miracle !&quot;</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/lemondefr">lemondefr</a></i></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>NOUVEAU !</b> <a class="link" href="http://www.chretiensenpolitique.eu/isabelledeschard/">Retrouvez tous les articles d'Isabelle Deschard sur son blog</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chretiensenpolitique.eu/Le-temoignage-de-foi-d-Ingrid-Betancourt_a1723.html" />
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  <entry>
   <title>En création d'entreprises les Français sont, comme au foot, les derniers de l'Euro ! Mais c'est beaucoup plus grave !</title>
   <updated>2008-07-02T21:00:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chretiensenpolitique.eu/En-creation-d-entreprises-les-Francais-sont,-comme-au-foot,-les-derniers-de-l-Euro-!-Mais-c-est-beaucoup-plus-grave-!_a1722.html</id>
   <category term="Economie, social, environnement" />
   <photo:imgsrc>http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/imagette-979890-1222223.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-07-02T19:46:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/979890-1222223.jpg" alt="En création d'entreprises les Français sont, comme au foot, les derniers de l'Euro ! Mais c'est beaucoup plus grave !" title="En création d'entreprises les Français sont, comme au foot, les derniers de l'Euro ! Mais c'est beaucoup plus grave !" />
     </div>
     <div>
      Malgré la volonté que les français ont d'entreprendre, ils sont les bons derniers de tous les pays européens.       <br />
       Une excellente analyse de ce problème est faite par Jean-Paul Debeuret *sur son site d'une rare qualité que devrait connaître et encourager tous ceux qui souhaitent entreprendre : TV des entrepreneurs       <br />
              <br />
       *Jean-Paul Debeuret a écrit son premier « guide du créateur d'entreprise » en 1994. Depuis 5 ans, il parcourt les routes de France, de Belgique et de Suisse avec la Caravane des Entrepreneurs, entreprise privée qui ne perçoit aucune subvention.       <br />
       <a class="link" href="http://www.caravanedesentrepreneurs.com">www.caravanedesentrepreneurs.com </a>        <br />
              <br />
       Sa connaissance approfondie de la création d'entreprise et son indépendance permettent à Jean-Paul Debeuret d'avoir une vision objective de la création d'entreprise en France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chretiensenpolitique.eu/En-creation-d-entreprises-les-Francais-sont,-comme-au-foot,-les-derniers-de-l-Euro-!-Mais-c-est-beaucoup-plus-grave-!_a1722.html" />
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  <entry>
   <title>Le Pèlerinage National à Lourdes (11-16 août) invite   les élus.</title>
   <updated>2008-07-02T19:44:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chretiensenpolitique.eu/Le-Pelerinage-National-a-Lourdes-11-16-aout-invite-les-elus-_a1721.html</id>
   <category term="Partenaires" />
   <photo:imgsrc>http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/imagette-979883-1222216.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-07-02T19:35:00+01:00</published>
   <author><name>www.pelerinage-national.org</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/979883-1222216.jpg" alt="Le Pèlerinage National à Lourdes (11-16 août) invite   les élus." title="Le Pèlerinage National à Lourdes (11-16 août) invite   les élus." />
     </div>
     <div>
      A l'occasion de l'année jubilaire marquant le 150ème anniversaire des Apparitions de Lourdes, le Pèlerinage National à Lourdes (11-16 août) invite tous les élus de notre pays       <br />
              <br />
       Présent à Lourdes dès 1873, en une période importante et troublée pour la France, et mené par les Pères de l'Assomption et aujourd'hui par les Congrégations de l'Assomption, le Pèlerinage National marquera cette année sa 135ème édition. Un pèlerinage jubilaire qui portera une marque résolument internationale, suivant en cela la géographie très large de la Province de France des Assomptionnistes.       <br />
       Le Pèlerinage National se déroule depuis longtemps autour du 15 août. Il est servi par une Hospitalité (Hospitalité Notre-Dame de Salut) très vivante, de près de 4000 bénévoles, entourant cette année plus de 1100 pèlerins malades ou handicapés et plus de 10.000 pèlerins, dont de nombreuses familles.        <br />
       Le Pèlerinage National assume aussi lors de la fête du 15 août, dans une prière pour la France, le v&#339;u de Louis XIII vouant notre pays à la Vierge. Il assume cette prière dans le sens d'une ouverture au monde, correspondant à l'engagement aujourd'hui et à la responsabilité de notre pays à l'égard du monde.       <br />
       Le Pèlerinage National a toujours été le lieu de rassemblement de parlementaires chrétiens, heureux de vivre cet événement spirituel fort au c&#339;ur de l'été.       <br />
       Aussi dans la ligne même de son histoire, il entend redonner tout son souffle à cette proposition, et dès cette année 2008, marquée par le jubilé du 150ème anniversaire des Apparitions, invite cordialement tous les élus catholiques à prendre part à ce pèlerinage, du 11 au 16 août.       <br />
              <br />
       Plus de renseignements sur le site : <a class="link" href="http://www.pelerinage-national.org">www.pelerinage-national.org</a>       <br />
       <b>Ou à son adresse</b> :10 rue François Ier 75008 &#8211; Paris       <br />
       des comités dans toutes les régions de France       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chretiensenpolitique.eu/Le-Pelerinage-National-a-Lourdes-11-16-aout-invite-les-elus-_a1721.html" />
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   <title>Les résultats de l'enquête du Conseil de l'Europe pour les jeunes européens</title>
   <updated>2008-07-03T11:16:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chretiensenpolitique.eu/Les-resultats-de-l-enquete-du-Conseil-de-l-Europe-pour-les-jeunes-europeens_a1720.html</id>
   <category term="Entrez en Europe" />
   <photo:imgsrc>http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/imagette-979169-1221318.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-07-02T10:21:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/979169-1221318.jpg" alt="Les résultats de l'enquête du Conseil de l'Europe pour les jeunes européens" title="Les résultats de l'enquête du Conseil de l'Europe pour les jeunes européens" />
     </div>
     <div>
      Vous étiez nombreux à les attendre. Voici les résultats de l' enquête du Conseil de l'Europe à laquelle l'ACEP s'était associé en en assurant une large publicité.       <br />
       <b>Jenny Schuller </b>, rapporteur de la Conférence des OING du Conseil de l'Europe,  nous en avait donné des <a class="link" href="http://www.chretiensenpolitique.eu/L-enquete-du-Conseil-de-l-Europe-pour-les-jeunes-europeens-des-nouvelles_a1390.html">nouvelles</a>, il y a quelques mois.       <br />
              <br />
       Elle vient de rédiger le rapport final. Vous pouvez le télécharger au format pdf ci-dessous       <br />
              <br />
       <b>Rappel: </b>       <br />
       Cette enquête avait  pour objectif de demander l'avis des jeunes sur l'Europe et se constituait de 3 parties :        <br />
       - une 1ère partie où l'on a testé  les connaissances européennes des jeunes,        <br />
       - une 2ème partie où on leur a demandé leur avis sur les grands sujets débattus au Conseil de l'Europe,        <br />
       - une 3ème partie d'expression libre sur leur propre définition de la famille, ainsi que leurs rêves.        <br />
              <br />
       L'enquête était adressée à des jeunes de 11 à 20 ans.        <br />
       Elle est traduite en en 10 langues.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chretiensenpolitique.eu/Les-resultats-de-l-enquete-du-Conseil-de-l-Europe-pour-les-jeunes-europeens_a1720.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les Femmes et l'Europe</title>
   <updated>2008-07-03T11:15:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chretiensenpolitique.eu/Les-Femmes-et-l-Europe_a1719.html</id>
   <category term="Entrez en Europe" />
   <photo:imgsrc>http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/imagette-979116-1221273.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-07-02T09:25:00+01:00</published>
   <author><name>Pascale Joannin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div><b>Résumé : </b></div>
     <div>
      Depuis l'origine, l'Europe &#339;uvre en faveur des femmes. C'est tout à l'honneur de nos démocraties modernes de considérer qu'il ne saurait y avoir de discrimination fondée sur le genre. Ces droits essentiels et ces libertés ne sont malheureusement pas encore accordés à toutes les femmes dans le monde. L'Union européenne, avec ses initiatives, indique la voie à suivre et incite ses États membres à prendre des mesures audacieuses pour définir un modèle. Les femmes trouvent en effet dans l'Union européenne un de leurs plus fervents soutiens. L'Europe s'écrit de plus en plus au féminin. Promouvoir les droits des femmes, c'est vraiment l'un des moyens efficaces de faire progresser la civilisation et de conforter la démocratie. Car finalement, le premier des droits de l'Homme, c'est le droit de la femme.       <br />
       Malgré cela, les Européennes montrent un moindre enthousiasme que les Européens en faveur de la construction européenne. Il reste à l'Union européenne à mieux communiquer sur ses réalisations et à être encore plus proche des priorités des femmes pour gagner leur plein et entier soutien
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Introduction :</b></div>
     <div>
      Le continent européen est féminin. Dans la mythologie, "Europe", princesse phénicienne, est enlevée par Zeus. Le mot signifie littéralement "aux grands yeux". Dans son acception géographique, l'Europe est le continent de l'ouest, là ou se couche le soleil. Sa population est actuellement majoritairement féminine en raison du fait même que les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Il est le continent où la place des femmes dans la société, sans être idyllique, est la meilleure. Cela est dû, en grande partie, au rôle joué par les Communautés européennes, puis par l'Union européenne, notamment en matière d'égalité entre les femmes et les hommes, depuis 1973. Certes, tout n'est pas parfait et il reste encore beaucoup à faire. Mais l'Europe constitue peu à peu un modèle pour d'autres continents où la place des femmes reste encore précaire, sans parler des pays où les droits des femmes sont bafoués.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le rôle déterminant de l'Europe</b></div>
     <div>
      L'égalité entre les hommes et les femmes est un principe fondateur de l'Union européenne inscrit dans les Traités (articles 2, 3, 13, 137 et 141 du Traité instituant la Communauté européenne). Ce principe a sans cesse été réaffirmé (protocole social annexé au Traité de Maastricht, Traité d'Amsterdam, Charte sociale européenne, Charte européenne des droits fondamentaux). Pour remédier aux écarts non négligeables existant entre les États membres, l'Union européenne a développé une législation en faveur de l'égalité entre les hommes et les femmes que ce soit dans le domaine de la vie professionnelle (l'égalité de rémunération, l'accès à la formation et à l'emploi, le temps de travail, le travail à domicile, la protection sociale de la maternité, le congé parental ou le harcèlement sexuel), de la vie politique ou encore de la vie privée. Cette législation, devenue importante au fil des années, - 13 directives ont été adoptées à ce jour -, s'impose aux États membres qui doivent la transcrire dans leur droit national.       <br />
              <br />
       Ainsi s'élabore progressivement un modèle européen qui pousse les États de l'Union européenne à favoriser l'égalité entre les sexes et à développer des sociétés plus ouvertes et plus modernes. Les "moins disants" sont incités à rattraper leur retard et à se rapprocher des "mieux disants". Une émulation se crée entre les Etats membres, tirant vers le haut ceux qui sont en position moins favorable.        <br />
              <br />
       En matière politique par exemple, alors que les États scandinaves, en particulier la Finlande et la Suède, ont toujours fait preuve d'une exemplarité en matière d'accession des femmes aux fonctions électives et gouvernementales, l'Espagne, pays du Sud de l'Europe, a décidé en 2004, de constituer un gouvernement paritaire. En 2008, le gouvernement espagnol compte même plus de femmes que d'hommes. C'est une question où la "volonté" politique a joué un rôle considérable. Ce qui l'a propulsé aux premiers rangs européens, juste derrière la Finlande.       <br />
       En bas de tableau, un seul gouvernement, celui de la Roumanie, ne comprend aucune femme !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/979116-1221235.jpg" alt="Les Femmes et l'Europe" title="Les Femmes et l'Europe" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Il n'empêche que cette volonté n'est pas présente partout. Il faut quelquefois l'intervention du législateur et cela même ne suffit pas. En France, par exemple, la Constitution du 4 octobre 1958 a été modifiée en 1999. L'article 3 stipule que "la loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives" et l'article 4 prévoit que les partis doivent "contribuer à la mise en &#339;uvre" de ce principe. Une loi a été votée en 2000 qui oblige les partis politiques à présenter autant de femmes que d'hommes. Mais les résultats ne montrent pas, loin s'en faut, que la parité soit devenue une réalité. Le pourcentage de femmes maires, présidentes de collectivités locales ou membres du Parlement l'atteste. Si la France se classe 4e pour la participation des femmes au gouvernement, elle n'est que 19e au Parlement pour la représentation féminine !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/979116-1221237.jpg" alt="Les Femmes et l'Europe" title="Les Femmes et l'Europe" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pourtant, 7,5 des 12 millions de nouveaux emplois créés depuis 2000 dans l'Union sont occupés par des femmes. Le taux d'emploi des femmes s'établit à présent à 57,2 % en Europe. De plus, 59% des étudiants de l'Union européenne sont des étudiantes ! 41% sont des doctorants sont des doctorantes et 58% des diplômées de Master sont des filles. Aux États-Unis, on recense 57% d'étudiantes en Bachelor (Licence), 58% en Master et 29% en MBA. Au Japon, 38% des étudiants de Master sont des filles. Pourquoi ne retrouvons-nous pas cette proportion chez les dirigeantes ? Car la part des femmes dirigeantes dans les entreprises, quoique de 33 %, stagne ! Seulement 10% des membres des conseils d'administration et 5% des membres des comités exécutifs des grandes entreprises de l'Union sont des femmes. Cette faible représentation cache, en réalité, une grande disparité de situation au sein de l'Union européenne. En effet, la Suède compte 27% de femmes dans les espaces de décision des entreprises, alors que la Belgique n'en a que 1,8% et l'Italie 2,6 %. L'Amérique du Nord (États-Unis et Canada) est, dans ce domaine, plus avancée que la moyenne de l'Europe avec respectivement 13,6% et 12%, mais reste en retard par rapport aux pays scandinaves (32% en Norvège). L'Asie demeure très en deçà avec respectivement 2% et 2,2% en Chine et au Japon.       <br />
              <br />
       Y a-t-il un problème d'orientation ? Les filles resteraient-elles "confinées" à certains secteurs d'activité ? Il est certain qu'elles sont davantage présentes dans les universités de langues (75%), de lettres (73%), de sciences humaines (72%) que dans les sciences fondamentales (27%) ou les écoles d'ingénieurs (25%). Ceci peut expliquer cela. Il y a encore quelques stéréotypes à briser.       <br />
              <br />
       Ou alors y a-t-il un âge ou les femmes se trouvent confrontées à des obstacles, à des difficultés pour concilier harmonieusement leur vie professionnelle avec leur vie familiale ? Le dernier rapport de la Commission européenne [1] pour 2008, et le premier réalisé pour l'Union à 27, montre que le taux d'emploi des mères de jeunes enfants n'est que de 62,4 % contre 91,4 % pour les pères. De même, 76,5 % des travailleurs à temps partiel sont des femmes. Pour faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale avec des enfants, l'Union a adopté des mesures instaurant un congé parental ou développant les possibilités de garde des jeunes enfants. Les pays, comme l'Allemagne, qui ne connaissaient pas ce type de services, sont peu à peu incités à les mettre en place. C'est déjà une révolution dans un pays où pendant longtemps la place de la femme était d'être à la maison !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le </b></div>
     <div>
      L'Union européenne s'est donc peu à peu préoccupée de tous les domaines dans lesquels l'égalité n'était pas convenablement assurée et s'efforce de susciter l'intérêt des États membres afin d'y remédier. La jurisprudence de la Cour de Justice des Communautés européennes vient consolider l'édifice en rappelant le droit communautaire en la matière et les obligations qui en découlent pour les États membres.       <br />
              <br />
       La situation évolue donc plutôt dans le bon sens. La politique des institutions européennes, discrète mais tenace et efficace, contribue, progressivement, à améliorer le statut des femmes en Europe plus sûrement que nous ne l'imaginons. En effet, l'Union européenne a forgé un corpus considérable en faveur des femmes au point d'être l'ensemble politique où les femmes vivent le mieux au monde et où l'égalité entre hommes et femmes semble la mieux assurée.       <br />
              <br />
       Dans le classement du World Economic Forum [2] des pays les plus favorables aux femmes, parmi les 10 premiers pays au monde se trouvent 8 pays européens dont 6 de l'Union européenne (Suède, Finlande, Allemagne, Danemark, Irlande, Espagne). Sur les 10 suivants, 6 pays sont européens dont 5 membres de l'Union européenne (Royaume-Uni, Pays-Bas, Lettonie, Lituanie, Belgique), soit sur les 20 premiers, un total de 14 pays européens dont 11 de l'Union.       <br />
              <br />
       Si les pays européens ne sont pas tous en tête des classements, la somme des indicateurs tend à prouver que c'est sur le continent européen que les femmes sont les mieux traitées et qu'elles possèdent la meilleure qualité de vie.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/979116-1221245.jpg" alt="Les Femmes et l'Europe" title="Les Femmes et l'Europe" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/979116-1221248.jpg" alt="Les Femmes et l'Europe" title="Les Femmes et l'Europe" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour encore améliorer la situation des femmes et réduire les inégalités qui persistent [3], l'Union européenne doit développer de nouveaux instruments pour parvenir à la conciliation entre les vies professionnelle, familiale et privée, assurer la représentation égale dans la prise de décision, éliminer tous les stéréotypes de genre, lutter contre les violences fondées sur le genre et promouvoir l'égalité entre les sexes à l'extérieur de l'Union. Par ailleurs, elle a mis en place un Institut européen pour l'égalité entre les femmes et les hommes, opérationnel depuis le 1er janvier 2007. Cet Institut a pour mission de devenir un centre de référence pour toutes les questions relatives à l'égalité entre les femmes et les hommes. L'Union européenne, et ses États membres, veut accélérer le mouvement et agir pour faire de la femme l'égale de l'homme.       <br />
              <br />
       Comment alors expliquer que les Européennes soient plus réticentes que les hommes vis-à-vis de l'Europe ? En effet, les enquêtes d'opinion montrent un plus faible enthousiasme des femmes sur les questions européennes ? Cela voudrait-il dire que les femmes sont antieuropéennes ? Ou que leurs attentes sont déçues ? Ou bien encore que l'Europe ne répond pas à leurs attentes ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les attentes des femmes</b></div>
     <div>
      Pour aller plus loin, la Commission européenne, gardienne des traités et de l'intérêt général européen, cherche, depuis plusieurs années, les moyens de rapprocher les citoyens de l'Europe. Et notamment depuis les résultats négatifs des référendums français et néerlandais en 2005. Il faut bien avouer que, jusqu'à présent, elle n'y est pas réellement parvenue. Pour l'aider, elle a donc souhaité confier à des organisations indépendantes de mener des projets pour mieux comprendre cette réticence des femmes. La Fondation Robert Schuman est de celles-ci et a, depuis plusieurs mois, analysé les relations entre l'Europe et les femmes, et tenter de mieux cerner ce qu'attendent les femmes de l'Europe.       <br />
       Ces résultats seront notamment présentés lors d'une conférence qui se tiendra à Paris le 2 juillet sous le haut patronage du Président de la République française, Nicolas Sarkozy, et avec le soutien de la Commission européenne. Ayant obtenu le label de la présidence française de l'Union, cette conférence intitulée "Femmes, passerelles d'Europe" sera l'une des premières manifestations de la société civile durant cette présidence. En voici quelques uns des principaux résultats.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les femmes ne sont pas anti-européennes</b></div>
     <div>
      Elles sont moins favorables à la construction européenne que les hommes, c'est un fait indéniable. Le tableau 1, issu d'un sondage spécialement réalisé par l'Institut CSA [4] pour la Fondation Robert Schuman, en atteste ; les hommes sont 71% à se dire favorables à la construction de l'Europe, soit une avance de 5 points par rapport aux femmes. Mais il met, néanmoins, en évidence qu'une grande majorité (deux tiers) des femmes (66%) est favorable à l'Europe.        <br />
       Par ailleurs, il n'y a pas plus de femmes que d'hommes qui se disent tout à fait opposés à la construction européenne (9% chez les deux). Nous pouvons donc en conclure que les femmes ne sont pas anti-européennes.        <br />
       Quel est donc le regard, ou le jugement, que les femmes portent sur l'Europe ?        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/979116-1221252.jpg" alt="Les Femmes et l'Europe" title="Les Femmes et l'Europe" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le regard des femmes sur l'Europe</b></div>
     <div>
      Les femmes sont réalistes et pragmatiques. Elles n'ont pas oublié la raison première pour laquelle le mouvement d'unification européenne a été lancé en 1950 par Robert Schuman : assurer la paix sur le continent après plusieurs effroyables conflits, dont les deux Guerres mondiales.        <br />
       Elles sont 42% à exprimer, en premier choix, la paix comme plus la importante réalisation de l'Union à ce jour. Nous avons tendance à l'oublier, mais la paix reste un acquis fragile et les femmes, parce que plus sensibles naturellement à l'avenir des jeunes générations, sont là pour nous le rappeler.        <br />
       En seconde position, les femmes font preuve d'une grande lucidité, et dans le même temps, d'une bonne information sur les travaux européens en cours, en plaçant la protection de l'environnement comme une réalisation importante de l'Union. Pour elles, mais surtout pour leurs enfants, l'Europe doit agir pour préserver l'environnement. Effet de mode ? Effet médiatique ? En tout cas, elles sont 37% à vouloir un cadre européen pour l'environnement, contre seulement 29% des hommes.       <br />
       En 3e choix, les femmes mettent l'euro comme principale réalisation de l'Union avec 30% alors que les hommes avaient mis la monnaie unique en 1ere position avec 39%. L'euro est donc perçu comme une vraie avancée de l'Union. C'est une monnaie forte qui rassure, c'est aussi une monnaie valable dans 15, bientôt 16, Etats membres. Avis aux responsables politiques qui voudraient encore remettre en cause cet acquis. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/979116-1221255.jpg" alt="Les Femmes et l'Europe" title="Les Femmes et l'Europe" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les priorités européennes des femmes </b></div>
     <div>
      C'est la première fois qu'une telle question était posée, demandant ouvertement aux Européennes de quoi elles voudraient que l'Europe s'occupe. Les réponses donc tout à fait intéressantes.       <br />
       En 1ere position, les femmes placent l'emploi (39%) qui arrive en 2e position chez les hommes (37%). Les femmes sont donc proches des hommes en la matière. Elles souhaiteraient qu'une vraie politique européenne de l'emploi soit mise en &#339;uvre et que les dirigeants européens agissent ensemble pour leur assurer un avenir professionnel. Ce n'est pas encore une compétence de l'Europe. Il risque donc d'y avoir des désenchantements. A moins que les décideurs prennent conscience que si l'Europe ne répond pas aux besoins de ses citoyens, sa raison d'être risque d'être fragilisée.       <br />
       Pour les hommes (38%) comme pour les femmes (35%), le pouvoir d'achat doit être garanti au niveau européen et non plus au niveau national. C'est, à la fois, inattendu et en lien avec la question précédente. Si l'euro est une avancée européenne, c'est au niveau européen que le pouvoir d'achat peut être maintenu. Les Européennes ont bien compris le rôle de la Banque centrale européenne en matière de maîtrise de l'inflation Elles attendent des gouvernements nationaux des pays de l'Union des avancées concrètes.       <br />
       Enfin, les femmes placent en 3e position la santé avec 36%. Les femmes sont plus sensibles à l'organisation des systèmes de protection de la santé dans une définition large qui ne concerne pas seulement les questions médicales (accès aux soins et aux médicaments), mais aussi tout ce qui concerne la sécurité alimentaire (origine et qualité des produits, OGM) et les questions de l'environnement (qualité de l'air, de l'eau, taux de co2) qui peuvent avoir des conséquences sur la santé.        <br />
       C'est un domaine où l'Europe pourrait davantage apporter des réponses concrètes. Compte tenu des difficultés qu'elle pourrait avoir avec les deux premières exigences, elle devrait même renforcer son action dans ces domaines. La Présidence française, qui s'ouvre pour 6 mois, affiche donc dans ses 4 priorités, l'environnement et l'agriculture, où la dimension santé répond aux préoccupations réelles des Européennes       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/979116-1221259.jpg" alt="Les Femmes et l'Europe" title="Les Femmes et l'Europe" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'égalité hommes-femmes</b></div>
     <div>
      Il est très intéressant de constater que 68% des personnes interrogées pensent que l'Europe est un exemple dans le monde pour l'égalité entre les femmes et les hommes, ce qui montre bien que le travail de l'Union porte ses fruits, même s'il reste encore des efforts à faire pour vaincre les réticences des femmes qui ne sont que 64%, contre 72 % des hommes, à le penser. Il est tout aussi intéressant de constater également que 66% des personnes interrogées estiment que la construction européenne permet d'agir pour une plus grande égalité entre femmes et hommes en France. Là encore, ce sont les hommes qui sont les plus nombreux à le penser (69%) contre 63% des femmes.        <br />
       Si les femmes restent très majoritairement confiantes dans l'avenir, cette différence de résultats avec les hommes (6 et 8 points) montre qu'un très vaste travail de persuasion reste à entreprendre pour indiquer aux femmes comment l'Union agit pour elles concrètement et réellement. C'est une urgence si l'Union ne veut pas que la composante majoritaire de sa population se détourne de ses actions. Dans sa volonté de se rapprocher de ses citoyens, l'Union doit donc mieux communiquer en privilégiant, lorsque cela est possible, la cible des femmes. Car ce sondage CSA montre que les femmes ignorent encore trop souvent ce que l'Union a fait ou fait pour elles. Les femmes sont également très en retrait sur le fait que l'Europe permet d'envisager un avenir meilleur pour leurs enfants (62% d'opinions favorables contre 72 % chez les hommes, soit une différence de 10 points). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/979116-1221264.jpg" alt="Les Femmes et l'Europe" title="Les Femmes et l'Europe" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le public féminin concentre un scepticisme réel à l'égard des politiques de l'Union qui résonne comme une alerte de plus dans les relations entre les institutions européennes et les citoyens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div>
       Les femmes moins enthousiastes que les hommes : voila ce que confirme ce sondage. S'il est impossible de dire que les femmes sont contre l'Europe, elles n'en perçoivent pas tous les bienfaits même si une grande majorité d'entre elles expriment une opinion positive et favorable. Il y a là matière pour l'Union de s'interroger sur ce différentiel hommes-femmes qui transparaît dans toutes les enquêtes en matière de perception de l'Europe. Les femmes attendent visiblement de l'Europe des réalisations plus concrètes qui concernent leur vie quotidienne et qui répondent à leurs préoccupations principales. Or, l'un des enseignements de cette enquête c'est que les femmes ont des priorités qui ne relèvent pas toutes, à l'heure actuelle, de la compétence de l'Union. Cela montre aussi un déficit de projet mobilisateur, un questionnement sur les réalisations concrètes de l'Union, un manque de débat politique. Pour autant, il n'y a pas de remise en cause de l'appartenance à l'Union.        <br />
       Les femmes ont bien compris que l'Union était le bon niveau à l'échelle du monde pour régler les grands problèmes. Mais elles expriment clairement le choix d'une Europe concrète qui s'intéresse aussi au quotidien des citoyens. Elles sont inquiètes. Les dirigeants ne doivent pas l'oublier, comme ils ne doivent pas oublier que l'Europe ne pourra pas se faire sans ou contre les citoyens, et notamment contre les femmes qui sont plus nombreuses et qui constituent un élément essentiel de l'avenir de ce continent.        <br />
       La femme a un rôle unique dans le genre humain : elle donne la vie. Les Européennes peuvent donner vie aux progrès de l'unification européenne. Elles demandent encore à être convaincues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      [1] <a class="link" href="http://eur-lex.europa.eu/smartapi/cgi/sga_doc?smartapi!celexplus!prod!DocNumber&lg=fr&type_doc=COMfinal&an_doc=2008&nu_doc=10">http://eurlex.europa.eu/smartapi/cgi/sga_doc?smartapi!celexp...</a>       <br />
              <br />
       [2] <a class="link" href="http://www.weforum.org/pdf/gendergap/report2007.pdf">http://www.weforum.org/pdf/gendergap/report2007.pdf</a>       <br />
              <br />
       [3] <a class="link" href="http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_OFFPUB/KS-80-07-135/FR/KS-80-07-135-FR.PDF">http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_OFFPUB/KS-80-07-1...</a>       <br />
              <br />
        [4] Sondage exclusif CSA / FONDATION ROBERT SCHUMAN réalisé par téléphone les 23 et 24 janvier 2008. Echantillon national représentatif de 960 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération.       <br />
       [5] Total supérieur à 100, les interviewés ayant pu donner trois réponses        <br />
              <br />
       [6] Total supérieur à 100, les interviewés ayant pu donner trois réponses
     </div>
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/979116-1221273.jpg" alt="Les Femmes et l'Europe" title="Les Femmes et l'Europe" />
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     <div>
      La <a class="link" href="http://www.robert-schuman.eu/">Fondation Robert Schuman</a> , créée en 1991 et reconnue d'utilité publique, est le principal centre de recherches français sur l'Europe. Elle développe des études sur l'Union européenne et ses politiques et en promeut le contenu en France, en Europe et à l'étranger. Elle provoque, enrichit et stimule le débat européen par ses recherches, ses publications et l'organisation de conférences. La Fondation est présidée par M. Jean-Dominique GIULIANI. 
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   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chretiensenpolitique.eu/Les-Femmes-et-l-Europe_a1719.html" />
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  <entry>
   <title> Construire une supra-nationalité des citoyens européens.</title>
   <updated>2008-06-27T11:36:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chretiensenpolitique.eu/Construire-une-supra-nationalite-des-citoyens-europeens-_a1718.html</id>
   <category term="Comment relancer la démocratisation de l'UE ?" />
   <photo:imgsrc>http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/imagette-974228-1213473.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-06-26T00:00:00+01:00</published>
   <author><name>morucci@orange.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un point fondamental semble aujourd’hui  faire l’unanimité chez les tenants du oui et du non, entre les états-membres, entre les partis politiques. Il s’agit du caractère supranational de l’Union européenne développé par Robert Schuman. C’est une piste concrète qui se présente aux Européens pour sortir de l’ornière dans laquelle l’Union s’est enfoncée. Cette voie mérite d’être explorée. Elle peut permettre d’apporter des réponses concrètes en matière de démocratie, de citoyenneté, de sens de la construction européenne. Je veux parler de l’idée nouvelle de la structuration de la supranationalité des citoyens européens     <div><b>Réflexion</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/974228-1213473.jpg" alt=" Construire une supra-nationalité des citoyens européens." title=" Construire une supra-nationalité des citoyens européens." />
     </div>
     <div>
      Le non irlandais résonne comme un coup de pen baz comme on dit en Bretagne. C'est le coup de bambou qui plonge les Européens dans un ko debout les laissant perplexes pour ne pas dire hagards. Le sommet des chefs d'états et de gouvernement qui a suivi n'a pas éclairci la situation, la visibilité du devenir de l'union reste brouillée.        <br />
              <br />
       Pour autant il faut avoir confiance, car l'Union européenne, rebondira. Personne, en effet (hormis quelques irresponsables), à l'analyse des commentaires des uns et des autres ne souhaite la fin de l'aventure de soixante années pour la paix et l'union des peuples et des nations européennes que les traités, signés par les pays membres, veulent « sans cesse plus étroite ». il s'agit aujourd'hui d'avoir une vision et d'avancer les idées qui vont permettre de dépasser une situation bloquée.        <br />
              <br />
       Tous ceux qui, ici et là, prônent le non permanents aux traités clament haut et fort qu'ils sont Européens. Mais que veut dire « être européen » ? On pourrait ici s'inspirer de la fameuse formule de Morvan Levesque et dire qu'être européen c'est être conscient de sa qualité d'Européen. Cela touche au sentiment d'appartenance et sans doute à quelque chose de plus fort que la citoyenneté européenne qui finalement n'est plus perçu que comme un outil de la possession de droits communs en Europe. Encore faut-il, pour la vox populi, définir ce qu'est l'Europe.        <br />
              <br />
       L'Union est-elle, aujourd'hui, faites pour ses citoyens et ses nations membres ou bien pour le reste du monde dans une perspective d'équilibre planétaire ou les deux ? Répondre à cette question, voilà la première mission que doit remplir tous ceux qui ont la charge de penser la suite de la construction européenne ? Une seconde est de s'attacher, enfin, à organiser une Europe de la cohérence entre nations, visible, lisible, acceptée par ses citoyens et la cohésion entre ces mêmes citoyens.  Ce sera le travail de la PFUE qui commence la semaine prochaine. D'autant plus que les sondages Eurobaromètre confirment la volonté de plus forte intégration de l'opinion européenne.        <br />
              <br />
       Les citoyens sont lucides :Comment, en effet imaginer poursuivre la construction d'une Europe de l'euro fonctionnant avec des systèmes économiques différents ? Une Europe qui parle de sa défense et de sa sécurité commune mais qui, dans le même temps organise et consolide, en son sein, la compétition entre ses membres. Il faut donc donner une autre nature à l'Union européenne.        <br />
              <br />
       Si elle a un caractère géopolitique et stratégique évident, celle-ci doit être plus concrète pour ses citoyens, palpable, saisissable. Sans doute pèche-t-elle en ce domaine mais c'est la résultante des points précédemment énumérés. La nécessaire pédagogie proposée par la PFUE devra donc être rapide, offensive, omniprésente et honnête. C'est-à-dire informer mais plus surement former les citoyens de l'Union a ce qu'est l'Europe, ce qu'elle dit, ce qu'elle fait pour et avec ses citoyens et ses membres.        <br />
              <br />
       L'union, si elle veut perdurer, ne peut, non plus faire l'économie du débat. Sans doute est ce là un élément compliqué à mettre en place mais nécessaire. Ecouter et entendre les Européens, mesurer leurs sentiments, adapter la construction de l'Union à leur propres projets. En un mot ouvrir le dialogue. Les faire s'exprimer sur le sens de la construction européenne.        <br />
              <br />
       A l'analyse, un point fondamental semble aujourd'hui  faire l'unanimité chez les tenants du oui et du non, entre les états-membres, entre les partis politiques. Il s'agit du caractère supranational de l'Union européenne développé par Robert Schuman. C'est une piste concrète qui se présente aux Européens pour sortir de l'ornière dans laquelle l'Union s'est enfoncée. Cette voie mérite d'être explorée. Elle peut permettre d'apporter des réponses concrètes en matière de démocratie, de citoyenneté, de sens de la construction européenne. Je veux parler de l'idée nouvelle de la structuration de la supranationalité des citoyens européens. En effet, ce qu'il manque c'est, pour reprendre l'expression de jacques Delors « une âme à l'Europe ».  Puisque l'on ne peut (encore) parler de nation européenne, érigeons alors la supra nationalité européenne comme principe spirituel. Plus que la citoyenneté, non intégrée par les Européens, la supra-nationalité du citoyen est un moyen de développer et d'exprimer le sentiment d'appartenance à l'entité commune.         <br />
       Dans qu'est ce qu'une nation, Ernest Renan nous donne des clefs pour avancer dans la proposition. L'âme de l'Europe est dans le passé, elle est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs. Le principe spirituel est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis. Si, dans le passé, un héritage de gloire et de regrets à partager. Dans l'avenir s'ouvre un même programme à réaliser.  C'est à cet avenir que doivent être conviés les Européens.        <br />
       La supranationalité des citoyens européens serait alors une nouvelle forme de solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices déjà faits et de ceux que les Européens sont disposé à faire encore. Elle suppose le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Emmanuel Morucci est docteur en sociologie de l'Europe. Il est membre du réseau d'experts-conférenciers Team Europe de la Commission européenne et fondateur de la Maison de l'Europe de Brest et de Bretagne ouest.  IL est également conseiller municipal de Guipavas (Brest métropole Océane) </span>       <br />
                <br />
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   <title>J.O. de Pékin - La Chine prise à ses propres Jeux</title>
   <updated>2008-06-24T12:06:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chretiensenpolitique.eu/J-O-de-Pekin-La-Chine-prise-a-ses-propres-Jeux_a1717.html</id>
   <category term="Droits de l' homme" />
   <photo:imgsrc>http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/imagette-972154-1210554.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-06-24T11:57:00+01:00</published>
   <author><name>Louis MATHOUX</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En 2001, le CIO (Comité international olympique) avait pris une décision risquée : confier l'organisation des Jeux de 2008 à un État dont l'idéologie est a priori peu compatible avec l'idéal olympique, la République populaire de Chine. En agissant ainsi, les instances olympiques espéraient que cet évènement inciterait les autorités de Pékin à se rapprocher d'un État de droit. Sept ans plus tard, alors que l'ouverture des Jeux se fait proche, qu'en est-il ? L'Empire du Milieu est-il plus démocratique ? Les récents évènements du Tibet n'incitent pas à l'optimisme. Chronique d'un malaise annoncé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/972154-1210554.jpg" alt="J.O. de Pékin - La Chine prise à ses propres Jeux" title="J.O. de Pékin - La Chine prise à ses propres Jeux" />
     </div>
     <div>
      La XXIXe olympiade se déroulera à Pékin du 8 au 24 août prochains. À cette occasion, le pari du Belge Jacques Rogge, président du CIO, se résume en une phrase : &#8220;Faire de la Chine un État à part entière de la communauté des nations, en lui attribuant l'organisation du plus grand évènement sportif de la planète&#8220;. En un mot : contribuer à la démocratisation par le sport de ce qui reste une république socialiste et autoritaire. La question est la suivante : l'attribution des Jeux olympiques à Pékin mènera-t-elle la Chine à un authentique État de droit, ou confortera-t-elle le pouvoir communiste chinois dans son idéologie autoritaire ?        <br />
       À l'heure de boucler cette édition, rien n'incite cependant à l'optimisme. Certes, les autorités chinoises ont opté depuis quinze ans pour une &#8220;économie de marché socialiste&#8221;, mais rien n'indique qu'elles soient prêtes à lâcher du lest sur le plan politique. Autrement dit, le marché chinois s'ouvre à une économie marchande de type capitaliste, ce qui engendre l'émergence d'une classe moyenne friande de consommation, mais cette évolution demeure placée sous le strict contrôle du PCC (Parti communiste chinois), ce qui fait du régime une sorte de &#8220;dictature éclairée&#8221;.       <br />
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     <div><b>Une censure d'État</b></div>
     <div>
      En fait, les caciques du Parti unique semblent atteints de ce que l'on pourrait appeler le &#8220;syndrome Gorbatchev&#8221; : l'ancien Secrétaire général du PCUS (Parti Communiste d'Union Soviétique) ayant entrouvert la porte du libéralisme politique par l'entremise de la &#8220;perestroïka&#8221; et de la &#8220;glasnost&#8221;, il avait ainsi, sans le savoir, ouvert le chemin qui mena quelques années plus tard à la désintégration de l'URSS et à l'effondrement du communisme comme idéologie d'État dans les pays de l'Est. Un tel scénario paraît constituer le cauchemar du pouvoir chinois actuel, d'où son obsession de ne rien lâcher sur le plan politique.        <br />
       C'est ainsi que les droits de l'homme continuent à être bafoués dans l'Empire du Milieu. Les dissidents, dont le plus célèbre d'entre eux, Hu Sia, sont arrêtés, emprisonnés, torturés. La censure d'État s'exerce contre les radios et télévisions étrangères, et surtout filtre les liaisons internet. Les tentatives de sécession internes - en particulier les Ouïghours de confession musul-mane peuplant le Xinjiang, les adeptes du mouvement spirituel Falungong et les habitants de la Mongolie intérieure - sont durement réprimées. Sans parler de la question la plus délicate : celle du Tibet.       <br />
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     <div><b>Des réactions hypocrites</b></div>
     <div>
      Il faut savoir que le Tibet était jadis un pays indépendant jusqu'à l'invasion communiste chinoise de 1951. Depuis lors a commencé une politique de &#8220;génocide culturel&#8220; à l'égard de la nation tibétaine, et de colonisation par l'ethnie chinoise majoritaire - les &#8220;Han&#8221;. En 1959, l'actuel dalaï-lama - le chef politique et spirituel des Tibétains - a été contraint à l'exil en Inde. C'est pour commémorer cet anniversaire que, dès le 10 mars dernier, des émeutes anti-chinoises ont éclaté dans la capitale tibétaine Lhassa. La riposte de l'armée chinoise a coûté la vie à plusieurs dizaines de manifestants tibétains. Cette répression sauvage a suscité de la part de la communauté internationale des réactions en apparence indignées, mais en réalité hypocrites, aucun pays n'envisageant sérieusement de boycotter les Jeux olympiques de l'été prochain... ni de remettre en question les juteux contrats commerciaux qui les lient à la Chine.        <br />
       Il n'en reste pas moins que ces évènements pourraient tourner à la déconfiture du pouvoir en place à Pékin : alors que l'organisation des Jeux olympiques était censée consacrer le caractère moderne et démocratique de l'Empire du Milieu, ceux-ci pourraient en effet révéler la véritable nature d'un régime autoritaire et rétrograde...        <br />
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      Pour mieux connaître Dimanche Express ou vous abonner : <a class="link" href="http://www.dimanche.be/spip.php?rubrique22">Cliquez</a>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chretiensenpolitique.eu/J-O-de-Pekin-La-Chine-prise-a-ses-propres-Jeux_a1717.html" />
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   <title>Soyez fair-play ... Laissez-nous croire !</title>
   <updated>2008-06-27T08:00:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chretiensenpolitique.eu/Soyez-fair-play-Laissez-nous-croire-!_a1716.html</id>
   <category term="Les éditos de Dimanche Express" />
   <photo:imgsrc>http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/imagette-972108-1210483.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-06-24T11:29:00+01:00</published>
   <author><name>Charles DELHEZ </name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/972108-1210483.jpg" alt="Soyez fair-play ... Laissez-nous croire !" title="Soyez fair-play ... Laissez-nous croire !" />
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     <div>
       Fatigants, ces livres qui, en ce siècle dit de tolérance, paraissent pour, à mots plus ou moins couverts, mépriser les croyants. Ainsi ce récent &#8220;Pour en finir avec Dieu&#8221;, d'un certain Richard Dawkins. À lire ces pages, il faut être franchement demeuré pour continuer à croire en Dieu. Le tout repose sur deux types d'arguments souvent ressassés, la science et la violence. Comme si les croyants ne s'étaient jamais posé ces questions...        <br />
       La science, tout d'abord. L'hypothèse &#8220;Dieu&#8221;, en science est inutile. Évidemment. Et même nuisible. La science a en effet pour but d'expliquer les phénomènes par eux-mêmes, par des lois internes au système. Si Dieu entre dans la série des causes et des effets, nous sortons de la science, car nous avons introduit un corps étranger dans la démarche, et il fausse celle-ci. Certes, il a fallu du temps aux croyants pour le comprendre - et tous n'y sont pas encore parvenus, ainsi les créationnistes. Soyons cependant logiques jusqu'au bout. La science ne peut pas non plus servir d'argument contre Dieu, car elle sortirait de son domaine. Ce n'est d'ailleurs plus de Dieu qu'elle parle alors, mais d'une hypothèse parmi d'autres. Qui pourra cependant nier que des hommes et des femmes trouvent lumière et force dans la foi ? Peut-on écarter cela d'un revers d'argument scientifique ? Dieu sera toujours, s'il existe (et telle est bien ma conviction), un surplus de sens, à un autre niveau, et non un chapitre dans un traité scientifique. L'homme ne se réduit pas à ce que l'on peut prouver.        <br />
       La violence, ensuite. Cette phrase : &#8220;Imaginez un monde sans Dieu : il n'y aurait ni Croisades, ni 11 septembre, ni Holocauste.&#8221; Staline et Hitler et même Napoléon auraient-ils eu besoin de l'hypothèse Dieu pour leurs massacres ? Et, tant qu'on y est, pourquoi ne pas expliquer la violence conjugale par la religion ? Les causes de la violence sont toujours complexes. L'histoire de l'humanité est celle de la lutte contre la violence, au sein des couples, des États et même des religions. Bataille toujours à reprendre, de génération en génération. La violence n'est pas un argument pour ou contre, mais un défi toujours à relever, par par le croyant comme par l'incroyant.        <br />
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chretiensenpolitique.eu/photo/972108-1210484.jpg" alt="Soyez fair-play ... Laissez-nous croire !" title="Soyez fair-play ... Laissez-nous croire !" />
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      Pour mieux connaître Dimanche Express ou vous abonner : <a class="link" href="http://www.dimanche.be/spip.php?rubrique22">Cliquez</a>
     </div>
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   <link rel="alternate" href="http://www.chretiensenpolitique.eu/Soyez-fair-play-Laissez-nous-croire-!_a1716.html" />
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