'Sans doute moi-même, j'ai fait des erreurs'



'Sans doute moi-même, j'ai fait des erreurs'
C'était le mot clef de son intervention. Répété à l'envi comme pour éteindre d'inévitables polémiques. Ces erreurs, Nicolas Sarkozy les aurait donc commises, en matière de communication sur le paquet fiscal, sur la carte famille nombreuse. Ou encore pour ne pas avoir sanctionné les couacs ministériels. La faute, selon lui, aux jeunes ministres - mais promis juré, ça ne se reproduira pas. Des mots inédits pour le chef de l'Etat, qui est allé très loin dans la contrition, comme s'il avait quelque chose à se faire pardonner. Un de ses proches s'est dit surpris de le voir reconnaitre pour la première fois avoir repris en main son équipe, qui oui parlait trop dans les médias. Ce mea culpa s'est doublé d'un exercice d'une patience inhabituelle. Finis les effets de manche, le chef de l'Etat se laissait parfois bousculer, pour répondre ensuite sur un ton sobre et didactique. Nicolas Sarkozy a cherché à regagner le cœur des Français, en assumant dans un même élan sa responsabilité dans le désamour de l'opinion, et sa volonté de poursuivre des réformes dont les effets se font toujours attendre.


Vendredi 25 Avril 2008
Jean-François Achilli

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1. Posté par yves de nantes le 25/04/2008 09:35
quelle tristesse,quel théatralisation,on imagine des travaux pratiques à l'ENA:vous etes président comment allez vous utiliser les média pour repartir dans les sondages
exit les vraies questions et vraies réponses:exit les réponses sur les mesures anti pauvres,demandeurs d'emplois et exclus,le RSA est -il meme applicable apres ce ragout!un domaine où le pédalage dans la semoule était notable:notre guerre qui n'est pas une guerre en afghanistan,nous livrons un combat idéologique pour les femmes et les scolaires afghans...on va contenir l'explosion au pakistan!quant à dire qu'on ne négocie pas avec les talibans! c'est faux,il y a des négociations avec des franges des talibans!il y a eu des erreurs?peut etre l'erreur est-elle de l'avoir élu
http://www.orange.fr

2. Posté par sanlaville le 25/04/2008 13:16
Tristesse ? Théatralisation ? C'est le lot des interventions médiatiques depuis la nuit des temps. L'équation est complexe à résoudre. Le ton difficile à ajuster quand il s'agit de convaincre un panel aussi large que... la France et les Français. J'ai trouvé les explications plutôt claires et le ton plutôt sincère. Franchement il ne faut pas avoir la mémoire courte. Vous vous souvenez des interventions de Mitterrand et de Chirac face aux journalistes télé. En matière de théatralisation et de langue de bois, on était à un autre niveau. Après, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, qu'on partage ou qu'on ne partage pas les choix faits par un président (c'est bien ce qu'on lui demande ?), c'est une autre histoire.
Exit les vraies questions ? Faut s'en prendre aux journalistes...
Je reste stupéfait de constater le grand écart qui existe entre le commentaire journalistique, sa tonalité face aux faits politiques quotidiens et la tonalité de ces mêmes journalistes dès lors qu'ils ont l'interlocuteur qu'ils brocardent en face... Ca laisse perplexe quant au rôle des médias dans la popularité et/ou de l'impopularité d'un politique...

3. Posté par Paddy le 25/04/2008 15:31
Après le sondage sur les présidents qui ont le mieux représenté la France, avec les résultats qu'on a vus par ailleurs, reste donc à en lancer un autre, sur le titulaire de la plus belle langue de bois. Pourcentages serrés en perspective. L'exercice en cause (le Face au peuple par l'entremise des journalistes) est fatalement toujours artificiel, tant on sent (et on sait) avec quel soin il est préparé, autant sur la forme que sur le fond, par celui qui va devoir l'affronter. Alors forcément, la sincérité, là-dedans, est difficile à débusquer sous l'apprêt. Sarkozy n' a pas plus échappé à ce problème que les autres. Alors comme d'habitude, les convaincus l'ont trouvé bon, les contempteurs mauvais. Personnellement, j'en suis toujours à me demander à quoi sert exactement ce genre de rendez-vous, que je trouve, pour paraphraser Yves, un tantinet théâtral, en effet.

4. Posté par philippe 93 le 25/04/2008 18:59
Hello
Des journalistes choisi(e)s (casté(e)s), des questions attendues : ça fait 3 ou 4 jours qu'on l'on nous disait déjà de quoi ce barnum serait fait, ce que Sarko y dirait, de quoi il allait parlé ce qu'il allait annoncé... . ça nous a été prévendu. D'ailleurs de plus en plus les décisions du gouvt nous sont présentées en primeur par les médias, qui servent là de 1ere chambre d'écho. On entend la petite musique d'une réforme, d'un décret... la mélodie s'insinue et une fois qu'elle sort pour de bon, elle nous est tellement familière qu'on la trouve incontournable. Je n'ai pas regardé. J'ai déjà vu le film.

5. Posté par c100c le 27/04/2008 19:11
bonjour à tous !
je n'ai pas regardé moi non plus. tout ce cinéma m'énerve au plus haut point. je préfère écouter un bon disque ou lire un peu de poésie.
http://c100c.over-blog.com

6. Posté par philippe 93 le 29/04/2008 10:20
haaaaa la merveille de langue du bois de Nicolas Sarkozy en Tunisie au sujet des droits de l'homme. A faire étudier dans les écoles. Rama Yade a encore du boulot pour arriver à une telle perfection.

7. Posté par philippe 93 le 29/04/2008 10:20
haaaaa la merveille de langue de bois de Nicolas Sarkozy en Tunisie au sujet des droits de l'homme. A faire étudier dans les écoles. Rama Yade a encore du boulot pour arriver à une telle perfection.

8. Posté par yves de nantes le 29/04/2008 12:45
le moral des ménages est rendu dans les chaussettes mais madame lagarde ronronne " tout baigne"...et le président " a évoqué" les droits de l'homme!formidable tous les voyages sont devenus vertueux +le petit lot commercial,quelques airbus!
félicitations;j'ai cru entendre qu'il y avait 7 ministres,pas 1 de moins!gouverner c'est gagner des miles...j'ai cru comprendre quie pour les obseques de aimé césaire c'était la france qui avait financé les déplacements de la métropole aux obseques (voir le canard enchainé) les caisses sont vides mais les politiuques ont encore de l'argent de poche
http://www.orange.fr

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Edito

Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises

Au Cherche Midi, sortie en librairie le 24 avril 2008. Jean Christophe Lagarde, entretiens avec Jean-François Achilli.

Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concession avec le système ?

Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, pourfend ici ce qu'il dénonce comme étant « les hypocrisies françaises », et qui sont aussi bien celles des élus que des électeurs. Un état des lieux clinique de ces dysfonctionnements, de ces comportements parfois égoïstes, de ces us et coutumes souvent dépassés qui depuis de trop longues décennies fabriquent de l'injustice et contribuent à paralyser une partie de l'action publique. Sur la faible représentativité de nos institutions politiques, l'illusion de la grandeur de la France, le droit de vote des immigrés, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres, la consommation des drogues, le mariage homosexuel, l'école à deux vitesses, la facture de la santé, la relation parfois ambiguë entre pouvoir et médias… sujet après sujet, ce « jeune » élu fait entendre une autre voix, libre et décalée.

Jean-Christophe Lagarde, 40 ans, est maire de Drancy depuis mars 2001 et député de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2002. Il s'est fait connaître pour ses positions pendant les émeutes de novembre 2005, mais aussi en créant la cantine gratuite dans les écoles de sa ville. Soutien de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007, il a rejoint ensuite les rangs du Nouveau Centre.

L'entretien est mené par Jean-François Achilli, 45 ans, chef adjoint du service politique de France Inter, qui a notamment couvert la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy.

Collection « Documents »
384 pages (14 x 22)  – 20 €
Jean-François Achilli
13/04/2008

En librairie

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»

Deux ouvrages consacrés à la personnalité et à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Publié en mars 2006 chez Robert Laffont, "Sarkozy, carnets de campagne" débute avec l'élection du futur président à la tête de l'UMP. Le premier chapitre s'intitule "La Firme Sarkozy", et décrit la machine de guerre qui accompagnera le candidat jusqu'à sa conquête de l'Elysée. Ces carnets compilent des choses vues et entendues au jour le jour. Au cours de ses déplacements effrénés, Nicolas Sarkozy se confie sans retenue sur tous les sujets, ses adversaires, sa vie privée, son avenir. Des scènes souvent surprenantes, des anecdotes, des confidences inédites... Un récit de terrain, un portrait en action, de celui qui n'a rien changé, ou si peu, depuis son élection.

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Cet ouvrage a été publié par Ramsay en février 2007. Il fait suite aux précédents "Carnets". C'est l'histoire d'un candidat à la fonction suprême qui, au fur et à mesure de son parcours semé d'embûches, se répèterait comme pour se rassurer : "jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici tout va bien"… Les temps, depuis l'élection, n'ont guère changé, dans l'esprit et dans le rythme. Un récit ponctué par les témoignages de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Balkany,  Léo Battesti, Guy Bedos, Stéphane Bern, Pierre Charon, Bernard Debré, Arno Klarsfeld, Charles Pasqua et d'autres encore.
Jean-François Achilli
25/01/2007


A voir

Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé

En direct et en simultané sur i>TELE et France Inter, un invité politique répond au feu roulant des questions de trois journalistes réunis sur le plateau. Un rendez-vous hebdomadaire incontournable où le franc-parler est de rigueur. Lundi 14 avril, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, face à Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Jean-François Achilli.

Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé

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