Jean-François Achilli Blog

45 secondes, insultes comprises

Le site du "Parisien.fr" explose : 330.000 connexions dimanche 24 février 2008, à midi, pour visionner les 45 secondes qui montrent l'altercation entre Nicolas Sarkozy et un badaud, qui insulte le président de la République, dans les travées du Salon de l'agriculture samedi matin. C'est la nouvelle polémique du jour, une de plus.



 
La vidéo montre le chef de l'Etat, détendu, souriant, serrant des mains dans la cohue. Un homme filmé de dos, plutôt âgé, lui lance alors, en le tutoyant : "Ah non, touche-moi pas". Le président rétorque :  "Casse-toi, alors". Riposte du mauvais coucheur :  "Tu me salis". Nicolas Sarkozy passe son chemin et lâche : "Casse-toi alors, pauvre con". L'extrait fait débat. Il ne doit en rien occulter les autres titres de l'actualité, notamment la polémique autour de la détention de sûreté ou les annonces sur la PAC du chef de l'Etat. Mais c'est toute la question du style de la présidence qui est posée. Le sondage Ifop-JDD qui donne un Nicolas Sarkozy à seulement 38% de satisfaits montre que les Français veulent un pouvoir plus efficace et plus sobre, d'où la cote à la hausse d'un François Fillon (57%) au style plus classique. C'est vrai que Nicolas Sarkozy - les images le montrent clairement - se fait insulter par un badaud. Ce qui n'est pas respecteux. Toute la question est de savoir si un chef de l'Etat doit se mettre au niveau de tous les mauvais coucheurs, de tous les provocateurs qu'il va rencontrer sur sa route. Jacques Chirac a été confronté aux noms d'oiseau lancés sur son passage, aux crachats à Mantes la Jolie. L'ancien président faisait mine de ne pas entendre. Nicolas Sarkozy nous a habitués à réagir de manière musclée, ce qui a participé à sa popularité. C'est le "racaille" du ministre de l'intérieur. Mais il est devenu président. La fonction impose une certaine hauteur, qui interdit à son titulaire de descendre dans l'arène, comme avec les pêcheurs du Guilvinec début novembre. Nicolas Sarkozy enchaîne les déplacements de terrain, deux pour la seule journée d'hier! Mais les Français sont mécontents. Chaque dérapage peut coûter cher au chef de l'Etat.

Dimanche 24 Février 2008
Jean-François Achilli


1.Posté par yves de nantes le 24/02/2008 15:46
pour vous paraphraser cher JFA : "jusqu'ici tout va mal"! je fais finir par me demander apres la fete entre fouquet's et concorde où les choses vont-elles bien?
là haut on multiplie les erreurs, comme neuilly comme la déclaration d'accoyer "l'opposition crée un débat artificiel" n'importe quoi et la question du coup de tete présidentiel contre le conseil constitutionnel n'est pas mieux ressenti par nos français moyens!depuis la presse de droite attaque badinter et traite le consqeil d'assemblée de bouffons! bravo tout dans la finesse et la dignité,je reprends mon leit motiv pourquoi la droite a-t-elle choisi cet homme là;un président de la IV° rép avec les armes de la V°?

2.Posté par Janet le 24/02/2008 19:35
En fait, la vraie histoire de cette altercation, c'est qu'on avait perdu le Président au milieu des vaches, qu'il s'est étalé dans une énorme bouse et donc, un pépé un peu maniaque n'a pas souhaité lui serrer la main de peur de se "salir"...
Et comme notre Président est d'humeur badine en ce moment, il a répondu pour protéger son fan un peu trop fervent de ne pas s'approcher, de se casser en sorte, en le gratifiant au passage d'un tendre qualificatif très répandu : "con". Mais l'UMP nous a habitués à ce genre de douceurs verbales : "salope", "tocard" ou "con", c'est pas méchant !...

Non, c'est pas ça la vraie version ?...

Quand le Pathétique nourrit mon délire...

3.Posté par sanlaville le 24/02/2008 21:40
C'est reparti et ça ne s'arrêtera pas. L'heure de la revanche a sonné. Une certaine presse, moralisatrice à souhait, amer d'avoir vu débouler à la tête de l'état un caractère qui les agace et qu'ils n'ont pas réussi à contrer durant la campagne présidentielle, a décidé coûte que coûte de se faire Sarkozy. Ce n'est pas un point de vue, c'est un constat. Le harcèlement des médias est profondément vicieux car il permet accessoirement de vendre, de faire de l'audience, de gonffler l'audimat. Démonstration aujourd'hui avec l'opération "le parisien.fr" dont on suit à la Une le succès : 700000 visites !!!! Ouahh ! Trop bien !!! Ca en devient le titre principal de l'info !!! Le pouvoir des médias prend tout son sens avec la bulle internet et l'accélération folle de l'information... Sarkozy se casse la gueule dans les sondages de popularité pendant que Fillon monte. Je décrypte. Les Français salue l'action de Fillon... qui applique la politique de Sarkozy mais ces mêmes Français n'aiment pas l'image de Sarko que leur renvoient les médias. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. D'un jugement sur l'image rapportée par la presse. Or la presse, et j'en reviens à l'amorce de mon bla-bla bien peu structuré, a objectivement choisi d'abattre Sarko. Je propose une enquête super vendeuse à placer à la Une des news magazines jeudi prochain : "Veut-on abattre Sarko ?" Ca fera autant de ventes que l'appel de Marianne au sursaut républicain et ça aura peut-être le mérite d'éclairer la situation. Encore faudrait-il, c'est vrai que les journalistes retrouvent un soupçon de déontologie, qu'ils cessent de confondre information et commentaire, qu'ils se coupent deux minutes d'internet, qu'ils se plongent dans une réflexion apaisée, et qu'ils arrêtent de hurler avec la meute. Bon, je rêve, ça n'arrivera pas ou alors il faudrait faire preuve d'un sacré sens de l'auto-flagélation.
Je me fous de savoir si Sarkozy est populaire. Je me fous de savoir s'il a la capacité de tenir ses nerfs face à un mec qui l'insulte. Je souhaite vraiment savoir si les réformes qui sont mises en place sont pertinentes. Je veux connaître le résultats des mesures adoptées depuis l'élection, je veux connaître les propositions alternatives du PS et du Modem, bref, je veux qu'on m'abreuve de choses sérieuses, un peu profondes plutôt que de lire du bla-bla sur la forme.

4.Posté par yves de nantes le 26/02/2008 18:59
comme en histoire:il y a déja eu plusieurs périodes entre sarkozy et les media tout en sachant que le reve de nicolas est d'etre filmé/diffus& 24h/24,si si! jusqu'à la campagne des présidentielles les media aimaient bien sarko avec comme une sorte de crainte dans l'air puis ils découvrent que l'homme a ses faiblesses des lors les media perdent leurs inhibitions,d'où le durcissement;mais on ne peut pas dire que les media coulent sarkozy! ils accompagnent un grand désenchantement

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