Edito
A tire d'aile...
Nicolas Sarkozy s'est mis en commandes manuelles, pour changer de cap dans le dossier Airbus. Interrogé la semaine dernière, à deux reprises, le candidat de l'UMP avait semblé militer en faveur d'un désengagement du public. Thierry Breton dimanche soir, sur RTL, a également déclaré que le plan de restructuration d'Airbus était "indispensable", mais que l'Etat ne pouvait pas "intervenir en direct" dans la stratégie de l'entreprise...
Mais aujourd'hui, à Toulouse, le ton du candidat devant les syndicats d'Airbus a changé. Il y a l'urgence sociale, l'attente des salariés en grande difficulté... Comment accepter que plus de quatre mille salariés restent au tapis? Et puis il y a Ségolène Royal qui a été la première à réagir : "il faut que l'Etat recapitalise tout de suite, qu'il soutienne la recherche et l'innovation", a proposé la candidate socialiste. Qui a invité par ailleurs les régions à entrer dans le capital. Nicolas Sarkozy ne veut pas paraitre à la traîne. Le voilà donc prêt à recapitaliser lui aussi, comme il l'avait demandé du temps de Bercy pour sauver Alstom. Concurrence oblige, les grands candidats en tête dans les sondages, Jean-Marie le Pen mis à part, semblent s'aligner sur des positions qui remettent l'Etat face à ses responsabilités, au coeur du jeu, du moins pour aider Airbus à se relever dans un premier temps. Lundi 5 Mars 2007
Jean-François Achilli
|
Tags
Liste de liens
|
|
|
|

Chroniques 2012