Jean-François Achilli Blog

Alléger la barque!

Nicolas Sarkozy arrive en Corse ce mardi 30 octobre. Son voyage apparaît bien chargé... Est-ce bien raisonnable? La question s'est posée à l'Elysée.



Alléger la barque!

« Ce n’est pas un simple sénateur ou un président de conseil général qui se déplace, c’est le chef de l’Etat » ! L’un de ses collaborateurs, inquiet de la multiplication des visites de terrain, aurait souhaité un programme plus digeste pour Nicolas Sarkozy. Les discussions ont duré jusque tard lundi pour savoir si oui ou non le déplacement devait se limiter à Ajaccio, avec le discours à l’assemblée de Corse et le conseil des ministres décentralisé. Ou bien si le président devait courir en Haute-Corse, enchainant la visite de l’Etang de Biguglia, un détour par la mairie de Bastia et une table ronde à la chambre de commerce. Va donc pour l’étape bastiaise, a finalement tranché le chef de l’Etat. « Parce qu’il entretient une relation intime avec la Corse », explique l’Elysée. Et pourtant, éreinté par ses ennuis personnels, Nicolas Sarkozy « mériterait de souffler un peu », estime un proche. Cela devrait se concrétiser par un peu de baume au cœur, en dînant ce soir de pâtes à la langouste dans le célèbre restaurant chez Jeanjean, près de la mairie d’Ajaccio.

Mardi 30 Octobre 2007
Jean-François Achilli


1.Posté par philippe 93 le 30/10/2007 10:04
... et surtout pour quel résulat ?!

2.Posté par dixdeder le 30/10/2007 10:52
Un voyage si chargé... pour justifier sa hausse de salaire programmée ?

3.Posté par cloé sans colère le 30/10/2007 12:38
Nico va-t-il tomber à l'eau ? ....
j'aime beaucoup la photo en "lettrine". elle est de toi ?

4.Posté par philippe 93 le 30/10/2007 14:20
courir, esbrouffer, dévaler, dévorer, la boulimie pour faire oublier le vide de la politique menée et l'absence de résultats tangibles, ses bourdes et celles des seconds couteaux. Vieille technique. Mais coûteuse, après Starsbourg, la Corse et après, les îles Kerguelen pourquoi pas ? La grande question est : pourquoi la gauche (et le ps en particulier) n'arrive pas à être audible, ce ne sont pas les sujets qui manquent bordel ! Ils attendent quoi, que Tsarko se plante tout seul ? Ils parlent, prennet parti, font des choses, gueulent, mais ça tourne à vide pour l'instant.

5.Posté par cloé sans colère le 31/10/2007 21:33
les coms sur ton blog FI ne passant pas,...
il serait intéressant de calculer l'empreinte écologique de notre super président, non ?

6.Posté par alinea le 31/10/2007 23:02
La solution choisie par Nicolas Sarkozy pour indiquer aux yeux du monde que la Corse est une partie du territoire français semble très coûteuse : déplacement d'une vingtaine de ministres et de deux mille policiers, paralysie d'une ville de 60 000 habitants durant deux jours avec obligation pour certains de ses habitants de déposer des RTT, étant dans l'incapacité de rejoindre leur lieu de travail.

Mais les symboles n'ont pas de prix !!!!!!!!!!!!!

Si notre président ne trouve pas rapidement le moyen d'utiliser un mode d'expression moins onéreux, nous seront bientôt mis à la porte de l'Europe suite à l'explosion de nos déficits publics.



Préférer le symbolisme à l'action lorsqu'on s'escrime à démontrer que l'on est un pragmatique et pas un dogmatique, c'est un paradoxe pratiquement aussi grand que celui qui consiste à battre une femme lorsque l'on dit l'aimer.



Suggérons donc à notre président d'utiliser les moyens de communication modernes (télévision, Internet, poste, pigeons voyageurs…) afin d'indiquer aux français (dont les corses font partie) à l'aide de la langue qu'ils comprennent le mieux (le français, par exemple ?) que tous ont droit à la sécurité, la justice, la santé, la solidarité. La Corse cessera de penser qu'elle est une sous-France et les Corses des sous-Français lorsqu'on arrêtera de laisser dire que nous nous complaisons dans le sous-développement, la violence…




Enfin, engageons le à continuer de n'utiliser le langage non verbal qu'à destination de la partie de ses électeurs qui n'avaient pas compris ce qu'il leur a dit durant la campagne électorale. Gageons ainsi que le symbole « vacances familiales à 200 000 euro sans en payer un sou sur yacht d'un ami milliardaire » a ainsi été mieux compris par les ouvriers que les formules « travailler plus pour gagner plus » ou « le travail rend libre ».