« Ce n’est pas un simple sénateur ou un président de conseil général qui se déplace, c’est le chef de l’Etat » ! L’un de ses collaborateurs, inquiet de la multiplication des visites de terrain, aurait souhaité un programme plus digeste pour Nicolas Sarkozy. Les discussions ont duré jusque tard lundi pour savoir si oui ou non le déplacement devait se limiter à Ajaccio, avec le discours à l’assemblée de Corse et le conseil des ministres décentralisé. Ou bien si le président devait courir en Haute-Corse, enchainant la visite de l’Etang de Biguglia, un détour par la mairie de Bastia et une table ronde à la chambre de commerce. Va donc pour l’étape bastiaise, a finalement tranché le chef de l’Etat. « Parce qu’il entretient une relation intime avec la Corse », explique l’Elysée. Et pourtant, éreinté par ses ennuis personnels, Nicolas Sarkozy « mériterait de souffler un peu », estime un proche. Cela devrait se concrétiser par un peu de baume au cœur, en dînant ce soir de pâtes à la langouste dans le célèbre restaurant chez Jeanjean, près de la mairie d’Ajaccio.