19h30 mardi soir, André Santini reçoit un appel de François Fillon, « André, tu n'es plus secrétaire d'état à la fonction publique ». Le maire d'Issy-les-Moulineaux tombe de l'armoire, Hervé Morin, son collègue à la défense et président du Nouveau Centre avait pourtant reçu en milieu d'après-midi l'assurance de Matignon qu'il n'y aurait pas de changement pour les ministres centristes. A la vérité, l'Elysée n'a pas voulu prendre le risque de voir l'un de ses ministres traduit en correctionnelle. André Santini est rattrapé par les affaires dans les Hauts-de-Seine. Même s'il dispose d'un mois pour éventuellement y renoncer, l'ancien secrétaire d'état entend récupérer son fauteuil de député. Au détriment de Frédéric Lefebvre, son suppléant, le très médiatique porte-parole de l'UMP qui se retrouve sans mandat. L'Elysée aurait une porte de sortie pour lui.