Banlieues: Nicolas Sarkozy reprend le dossier en main

Nicolas Sarkozy de retour de Chine, à 7h ce mercredi matin, se rend à l'hôpital d'Eaubonne, où a été admis le commissaire divisionnaire grièvement blessé lors de la première nuit d'émeutes. Puis il rejoindra l'Elysée à 9h, afin de recevoir Didier Vaillant, le maire socialiste de Villiers-le-Bel. Mais aussi les familles des deux adolescents tués, a déclaré Fadela Amara. L'une de ces deux familles avait décliné l'invitation hier soir. Une réunion sur la sécurité suivra, avec François Fillon, MAM, Rachida Dati, Fadela Amara, mais aussi Christine Boutin et Laurent Wauquiez. Cette matinée chargée ressemble à une reprise en main du dossier. Récit.




"Très très mécontent Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat, qui a téléphoné à Michèle Alliot-Marie depuis la Chine, aurait laissé éclater sa colère, jugeant la ministre de l'intérieur trop en retrait au départ de la crise. Autre coup de fil, autre manifestation de mauvaise humeur, à l'encontre du Premier ministre cette fois. François Fillon s'est rendu hier en fin de matinée sur le terrain à Villiers-le-Bel? Un retard à l'allumage aux yeux du chef de l'Etat, préoccupé par le nombre inquiètant de policiers blessés et par l'angoisse de la population. Nicolas Sarkozy veut ainsi rattraper le temps perdu, dès sa descente d'avion à Roissy. Le président de la République a même prévu avant son retour à l'Elysée un crochet par l'Hôtel Dieu, là où sont hospitalisés les policiers les plus durement touchés. "Nos collègues sont tellement sous pression que ces manifestations de confiance de l'autorité présente sont très importantes", explique Bruno Beschizza secrétaire général de Synergie. Comme un retour de l'histoire, Nicolas Sarkozy deux années plus tard, fait de nouveau face à l'urgence dans les banlieues.

Mercredi 28 Novembre 2007
Jean-François Achilli

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1. Posté par philippe 93 le 28/11/2007 09:31
Désolé mais l'exemple d'un rapport de force complétement stérile vient d'en haut : Un pays où un Président de la république se faisant traité d'enculé (déjà ça pouve dans quelle estime et quel respect est désormais tenue la fonction) et qui répond comme un gamin en cour de récré genre "descends le dire ici", prêt à en découdre ... Sauf que là, c'est avec des barres à mine et des flingues. Images ahurissantes de Villier le Bel hier en état de siège avec les cow boy de service, c'est sûr qu'en couvrant les rues de la ville de bleu on calme les choses. Mais quand on dit que les types qui ont tiré passeront aux assises... c'est pas vraiment source de zenitude. Et la réaction atrabilaire de MAM (était-ce avant ou après l'engueulade de Tsarko dont vous parlez ?) à l'Assemblée Nationale suite aux attaques de la gauche, n'est pas très encourageant quant à la sérénité de nos dirigeants qui perdent leur nerfs car ils sont dépassés par ces evenements. Ca fait pas pro, plutôt impro.

2. Posté par yves de nantes le 28/11/2007 13:22
monsieur sarkozy:" vous stigmatisiez 1968 en france!..." j'ai vécu les greves dures des années 1950 puis de pres la semaine du 6/10 mai 1968 la violence était grande mais pas extreme!je reproche à l'hyper président de ne pas avoir tenu compte de l'automne 2005!on a encore une fois oublié les banlieus,je veux dire tous ces hommes toutes ces femmes qui sont dans le volcan,dans la tourmente,des etres humains en attente...en face que peut la police? que peuvent penser et ressentir ces soldats casqués de la république?avons nous le personnel pour gerer ces évenements dramatiques,bon courage à la région parisienne

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3. Posté par corbo le 28/11/2007 13:30
que le spectacle continue...

4. Posté par yves de nantes le 28/11/2007 17:17
belle reprise en main:le chef de l'état s'affranchit de la séparation des pouvoirs et devient un justicier pour se la jouer aupres des familles!rachida pourra apprécier et nous on souhaite que le chef de l'état se contente d'etre chef de l'état à plein temps
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5. Posté par féat29 le 28/11/2007 17:37
Le probléme est bien là: la situation n'a pas changée depuis les émeutes de 95, pire elle s'est aggravée quand on voit le nombre de blessés parmi les policiers. Le taux de chômage est toujours aussi important dans les quartiers populaires et ce n'est pas les 17 milliards d'euros donnés aux plus riches, ainsi que l'attaque de notre régime de retraite par répartition qui vont arranger les choses. En 1789, la révolution française faisait tomber la monarchie et ses serviteurs, aujourd'hui, en 2007, il reste de nouvelles bastilles à prendre. Attention que les émeutes des banlieues rejoignent les mouvements sociaux..., là le pouvoir pourrait trembler. En attendant, deux jeunes de 15 et 16 ans sont morts et je pense à leurs familles et à leurs enfants. Et puis, n'avons nous pas, nous aussi, fait les cons sur une mob et ceci sans casque. La différence, c'est qu'à notre époque il n'y avait pas de ghettos pour les pauvres et que les gendarmes ne se prenaient pas pour des cow-boys...!!
http://Phil195829.overblog.com

6. Posté par cloé-sans-colère le 28/11/2007 19:11
Sarkozy oserait-il utiliser ce tragique accident de la route pour remuer un peu plus le couteau dans la plaie de la fracture sociale ? dresser la france d'en haut contre la france d'en bas...

http://c100c.over-blog.com

7. Posté par philippe 93 le 29/11/2007 09:25
C'est très bien que la justice passe, comme on dit. Mais est-ce au président de la république d'annoncer qu'une information judiciaire est ouverte ? Bonjour la séparation des pouvoirs !

8. Posté par philippe 93 le 29/11/2007 18:57
Et le voila qui parle de voyoucratie. Une rhétorique habile (et plus que proche du vocabulaire d'un Le Pen au sommet de sa forme) pour éviter de mettre les problèmes des banlieues sur le terrain du social. Et ainsi éviter que l'on puisse pointer les lacunes de la droite en la matière. Fadela Amara, elle, parle tout de même de pauvreté, petit iatus ente ses 2 personnages... Pour Tasrko le social, c'est bon pour les mous, les intelo de gauche, lui ce qu'il veut c'est jouer au flic, c'est un belliqueux, on dirait qu'il n'est à l'aise que dans le rapport de force. Il s'amuse comme un petit fou avec ses légions de CRS, ses escouades gendarmes, ses RG. Il aurait du faire carrière dans l'armée ce mec ! (ha, il aurait bien voulu, mais un problème avec sa taille peut-être... je sais c'est vil...vil, mais tentant).

Mais ok, admettons, ce sont des voyous qui ont foutu le souk à Villiers-le-Bel, dans ce cas là, qu'a fait la police, qu'a fait le prédécesseur de MAM pendant 5 ans ? Comment les armes sont elles entrées ? Pourquoi ces caïds se baladent ils tranquillement ?

9. Posté par philippe 93 le 29/11/2007 19:06
Il a peut être repris le dossier, mais il n'a toujours pas pris son livre de Français.
"Après tout ce qui a été fait et bien fait sur les bâtiments, on va investir sur les gens" Du Sarko dans le texte.

10. Posté par yves de nantes le 29/11/2007 19:28
d'accord avec vous philippe 93 et feat 29 et ça prouve que l'on peut dialoguer, en revanche: logiquement monsieur sarkozy ,ce soir ,devrait faire monter en ligne les ministres de l'intérieur et de la justice,ce serait republicain!le le fera t'il?on trouve des radicalisations extremes sur des forum,meme au"P oint"...faire donner la légion dit un lecteur! a mon age on a connu la guerre d'algérie en france et nous gardons un tres mauvais souvenir d'une armée policiere:on en arrive à la guerre civile...les franges extremes en profitent pour "se lacher"
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11. Posté par yves de nantes le 30/11/2007 09:50
la reprise en main?aux questions multiples une unique réponse:ce sont des voyous et nos force de l'ordre vont etre dotée de flash balls longue portée!réduire par les mots un chaos réel amplifié par une voyoucratie comme si il s'agissait d'une sorte de fait divers?est-ce bien sérieux!et donc l'alternative n'offre qu'une solution:une forme de militarisation des forces de l'ordre,ça s'appelle une escalade alors que tout doit etre fait revenir au calme
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Edito

Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises

Au Cherche Midi, sortie en librairie le 24 avril 2008. Jean Christophe Lagarde, entretiens avec Jean-François Achilli.

Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concession avec le système ?

Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, pourfend ici ce qu'il dénonce comme étant « les hypocrisies françaises », et qui sont aussi bien celles des élus que des électeurs. Un état des lieux clinique de ces dysfonctionnements, de ces comportements parfois égoïstes, de ces us et coutumes souvent dépassés qui depuis de trop longues décennies fabriquent de l'injustice et contribuent à paralyser une partie de l'action publique. Sur la faible représentativité de nos institutions politiques, l'illusion de la grandeur de la France, le droit de vote des immigrés, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres, la consommation des drogues, le mariage homosexuel, l'école à deux vitesses, la facture de la santé, la relation parfois ambiguë entre pouvoir et médias… sujet après sujet, ce « jeune » élu fait entendre une autre voix, libre et décalée.

Jean-Christophe Lagarde, 40 ans, est maire de Drancy depuis mars 2001 et député de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2002. Il s'est fait connaître pour ses positions pendant les émeutes de novembre 2005, mais aussi en créant la cantine gratuite dans les écoles de sa ville. Soutien de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007, il a rejoint ensuite les rangs du Nouveau Centre.

L'entretien est mené par Jean-François Achilli, 45 ans, chef adjoint du service politique de France Inter, qui a notamment couvert la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy.

Collection « Documents »
384 pages (14 x 22)  – 20 €
Jean-François Achilli
13/04/2008

En librairie

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»

Deux ouvrages consacrés à la personnalité et à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Publié en mars 2006 chez Robert Laffont, "Sarkozy, carnets de campagne" débute avec l'élection du futur président à la tête de l'UMP. Le premier chapitre s'intitule "La Firme Sarkozy", et décrit la machine de guerre qui accompagnera le candidat jusqu'à sa conquête de l'Elysée. Ces carnets compilent des choses vues et entendues au jour le jour. Au cours de ses déplacements effrénés, Nicolas Sarkozy se confie sans retenue sur tous les sujets, ses adversaires, sa vie privée, son avenir. Des scènes souvent surprenantes, des anecdotes, des confidences inédites... Un récit de terrain, un portrait en action, de celui qui n'a rien changé, ou si peu, depuis son élection.

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Cet ouvrage a été publié par Ramsay en février 2007. Il fait suite aux précédents "Carnets". C'est l'histoire d'un candidat à la fonction suprême qui, au fur et à mesure de son parcours semé d'embûches, se répèterait comme pour se rassurer : "jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici tout va bien"… Les temps, depuis l'élection, n'ont guère changé, dans l'esprit et dans le rythme. Un récit ponctué par les témoignages de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Balkany,  Léo Battesti, Guy Bedos, Stéphane Bern, Pierre Charon, Bernard Debré, Arno Klarsfeld, Charles Pasqua et d'autres encore.
Jean-François Achilli
25/01/2007


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Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé

En direct et en simultané sur i>TELE et France Inter, un invité politique répond au feu roulant des questions de trois journalistes réunis sur le plateau. Un rendez-vous hebdomadaire incontournable où le franc-parler est de rigueur. Lundi 14 avril, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, face à Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Jean-François Achilli.

Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé

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