Il y a d'abord la priorité, la polémique sur les forfaits hospitaliers. "Est-ce la CNAM ou le gouvernement qui négocie, laissez la CNAM faire son travail", a déclaré un Nicolas Sarkozy quelque peu irrité, en marge de son déplacement à Brasilia. "Nous écouterons ce qu'auront à nous dire les experts de la caisse nationale d'assurance maladie", a juré l'entourage présidentiel. Reste que Xavier Darcos, après avoir confirmé dimanche que le forfait serait augmenté, a été prié dare-dare de démentir dans un communiqué. Luc Chatel, en sa qualité de porte-parole, a ensuite été briefé par Claude Guéant à l'Elysée, en lien direct avec le chef de l'Etat au Brésil, pour tenter d'enrayer la cacophonie. Deuxième casse-tête, la taxe carbone. C'est à la faveur d'un discours lors de son déplacement jeudi que Nicolas Sarkozy rendra ses arbitrages, lui qui a jugé sa réforme historique comparable selon ses mots à la décolonisation, l'abolition de la peine de mort ou le suffrage universel. Mais il lui faut trouver la formule verte magique. Plusieurs réunions d'urgence sont programmées jusqu'à demain, les ministres sont priés de se taire.