Jean-François Achilli Blog

C'est moi, le patron

Nicolas Sarkozy s'est exprimé le mercredi 20 juin devant plusieurs centaines de parlementaires de la majorité réunis à l'Elysée. Pour leur dire : je suis le boss.



C'est moi, le patron

Il a rendu hommage en fin de discours à François Fillon, a qui il a voulu redire Toute son amitié. Mais cela s'arrête là. "Je me suis exonéré de toutes mes amitiés, de toutes mes attaches partisanes, je suis le président de tous les Français, je n'aurai pas peur", a lancé le chef de l'Etat. Qui s'est projeté en première ligne: "Ce n'est pas au Premier ministre d'en vouloir de telle ou telle ambition déçue. C'est à moi. Les choix je les assume".
Par ces mots sans détour, Nicolas Sarkozy impose la règle : toute la politique se décide dans son bureau. Les choix, les arbitrages, les commentaires, c'est lui. Il va même plus loin: à cette majorité, convoquée à l'Elysée, il annonce la couleur : "nous réussirons ou nous échouerons tous ensemble". Les parlementaires de l'UMP et du Nouveau centre sont donc priés de le suivre. Jusqu'au bout. Leurs destins sont liés. Premier acte de cette affirmation de soi, cette allocution aura ressemblé à un discours de politique générale, qui relègue de fait au second plan celui que prononcera François Fillon. Nicolas Sarkozy a conclu avec cette fausse confidence : Je vais vous dire un truc, ça soulage de faire ce à quoi on croit profondément. Il est aujourd'hui le seul maître à bord.

Mercredi 20 Juin 2007
Jean-François Achilli