« C'est une tempête dans un verre d'eau, il y aura trois semaines de procès et d'autres polémiques », a déclaré un Nicolas Sarkozy très agacé, à ses proches à New-York, balayant la polémique du revers de la main. « Il n'a mis personne en cause, et quand Villepin l'a attaqué, ça n'a pas provoqué d'indignation », estime Franck Louvrier, son conseiller en communication, qui ajoute: « les Français vont découvrir au fil des audiences ce qui s'est réellement passé dans le dossier Clearstream ». Le lapsus présidentiel ayant secoué la majorité, un proche du chef de l'Etat relaie cette mise en garde: « le débat ne doit pas se faire dans les médias ou au Touquet, mais devant le tribunal correctionnel ». Adressé aux responsables UMP qui se sont un peu lâchés hier sur le thème de la présomption d'innocence. Le clan Villepin, lui, estime avoir marqué des points. « Nicolas Sarkozy est dans une telle logique passionnelle qu'il en oublie la règle élémentaire de prudence », analyse le député villepiniste Georges Tron, qui se dit « convaincu de l'innocence de l'ancien Premier ministre ». Dominique de Villepin serait plus que jamais disposé à en découdre.