Les avis sont partagés... Les vœux du Conseil Général des Hauts-de-Seine hier soir ont donné lieu à des spéculations sur le coût des festivités: combien cela a-t-il donc coûté, en temps de crise, qui plus est sous la houlette du président de cette assemblée départementale, qui n'est autre que Patrick Devedjian ? « Nous avons abaissé le coût de cette soirée de 30% par rapport à l'an passé », s'est justifié le ministre de la relance. Et combien ont coûté ces buffets, orchestre et champagne ? « Très cher », s'est-il contenté de répondre, avant d'ajouter: « ces vœux sont un rendez-vous important, ils créent du lien social avec les représentants de tout le département, ils font également travailler les entreprises locales ». Les centaines d'invités présents ont eu un avis divergent sur la prestation: « de qualité », pour les partisans du patron du Conseil Général. « Buffets tristes », selon les nostalgiques de l'ère Pasqua et de ses murs d'huîtres. Nicolas Sarkozy avait déjà réduit la voilure, Patrick Devedjian y a ajouté la fermeture du carré VIP, où des élus se retrouvaient au bar, à deviser à l'écart de la foule. Jean-Paul Huchon a expliqué avoir également réduit ses frais de représentation de 30%, sans autre précision. Les époux Isabelle et Patrick Balkany, pas vraiment copains avec Patrick Devedjian, se sont éclipsés rapidement. Jean Sarkozy était assailli par les médias, comme d'habitude. Le doyen Charles Ceccaldi-Reynaud, ancien maire de Puteaux, a raconté qu'il avait laissé les caisses municipales bien remplies, mais que sa fille depuis les avaient vidées. Lors du discours officiel de Patrick Devedjian, Rama Yade se tenait sur scène, en léger retrait, dans la pénombre. Le président du Conseil Général a salué sa présence, suscitant de bien maigres applaudissements. L'ambiance était quelque peu... morose. Les Hauts-de-Seine, souvent baptisés « Sarkoland », ne sont plus ce qu'ils étaient...