"Il a tapé toute le monde", confie un responsable de la majorité. Très très en colère après les journées parlementaires UMP de ce week-end à Strasbourg, Nicolas Sarkozy a tancé au téléphone certains ténors pour leur dire tout le bien qu'il pensait de leur attitude. A Josselin de Rohan, qui préside le groupe UMP au Sénat, le chef de l'Etat a fait savoir qu'il ne supportait plus de voir les sénateurs critiquer l'ouverture et trainer des pieds pour la réforme de la constitution. Jean-Pierre Raffarin s'est vu reprocher son opposition à l'amendement ADN. Jean-François Copé est coupable d'avoir organisé des journées ratées, avec à peine une centaines de parlementaires, qui ont eu l'outrecuidance de rire en écoutant l'humoriste Jacques Mailhot tailler un costume au président et à son ouverture en direction de Jack Lang. Quant à François Fillon présenté comme chouchou des députés et sénateurs, c'en est trop. Nicolas Sarkozy veut recadrer tout ce joli monde, imposer son calendrier de la réforme et sa volonté de prolonger l'ouverture. Il va redire à sa majorité, silence dans les rangs, c'est moi le patron.