Du Vieux port au Modem, à la pêche aux voixNicolas Sarkozy se rend à Toulon ce mardi, avec Brice Hortefeux, un déplacement sur le thème de l'immigration. Officiellement, le chef de l'Etat n'intervient pas avant le deuxième tour des municipales, et c'est son Premier ministre François Fillon qui fait campagne. Un bureau politique se tient également ce matin à l'UMP. Mais le chef de l'Etat garde la haute main sur la stratégie de la majorité, de la négociation avec le Modem jusqu'à l'initiative élyséenne en soutien à un Jean-Claude Gaudin en difficulté à Marseille. L'Elysée et l'UMP tentent par ailleurs des accords locaux avec le Modem, pour sauver certaines villes. Décryptage.Il y a tout d'abord ce courrier du chef de l'Etat, daté du 6 mars, que Jean-Claude Gaudin a opportunément rendu public ce lundi. Nicolas Sarkozy y annonce des mesures pour venir en aide à Marseille, en matière de sécurité et de développement économique et de transports. A ceux qui y voient un coup de pouce présidentiel, l'entourage du maire de la cité phocéenne rétorque: "ce n'est que la marque d'une amitié sincère et profonde". Mais personne n'est dupe. Et la visite élyséenne à Toulon sur l'immigration, thème sensible dans la région, sonne comme un nouveau soutien à distance. Nicolas Sarkozy, qui a réuni Patrick Devedjian et les autres dirigeants UMP à l'Elysée lundi matin, a réclamé une mobilisation "civique et non partisane" pour le second tour. Le chef de l'Etat, rassuré mais prudent, a validé la tactique de main tendue à François Bayrou. Satisfaction : un accord UMP Modem a été trouvé à Colombes, pour tenter de sauver la candidature de Rama Yade, 3ème de liste. Commentaire d'un proche du chef de l'Etat: "de toutes les façons si Bayrou persiste à refuser notre offre globale, il perdra tout, y compris la ville de Pau". François Bayrou, même privé de députés voire d'électeurs (son score du premier tour n'est évidemment pas à la hauteur de celui de la présidentielle), occupe encore et toujours le devant de la scène. Incroyable. Mardi 11 Mars 2008
Jean-François Achilli
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Edito
Nouveau livre : Les Hypocrisies FrançaisesAu Cherche Midi, sortie en librairie le 24 avril 2008. Jean Christophe Lagarde, entretiens avec Jean-François Achilli.
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concession avec le système ?
Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, pourfend ici ce qu'il dénonce comme étant « les hypocrisies françaises », et qui sont aussi bien celles des élus que des électeurs. Un état des lieux clinique de ces dysfonctionnements, de ces comportements parfois égoïstes, de ces us et coutumes souvent dépassés qui depuis de trop longues décennies fabriquent de l'injustice et contribuent à paralyser une partie de l'action publique. Sur la faible représentativité de nos institutions politiques, l'illusion de la grandeur de la France, le droit de vote des immigrés, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres, la consommation des drogues, le mariage homosexuel, l'école à deux vitesses, la facture de la santé, la relation parfois ambiguë entre pouvoir et médias… sujet après sujet, ce « jeune » élu fait entendre une autre voix, libre et décalée. Jean-Christophe Lagarde, 40 ans, est maire de Drancy depuis mars 2001 et député de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2002. Il s'est fait connaître pour ses positions pendant les émeutes de novembre 2005, mais aussi en créant la cantine gratuite dans les écoles de sa ville. Soutien de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007, il a rejoint ensuite les rangs du Nouveau Centre. L'entretien est mené par Jean-François Achilli, 45 ans, chef adjoint du service politique de France Inter, qui a notamment couvert la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy. Collection « Documents » 384 pages (14 x 22) – 20 € Jean-François Achilli
13/04/2008
En librairie
«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»Deux ouvrages consacrés à la personnalité et à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Publié en mars 2006 chez Robert Laffont, "Sarkozy, carnets de campagne" débute avec l'élection du futur président à la tête de l'UMP. Le premier chapitre s'intitule "La Firme Sarkozy", et décrit la machine de guerre qui accompagnera le candidat jusqu'à sa conquête de l'Elysée. Ces carnets compilent des choses vues et entendues au jour le jour. Au cours de ses déplacements effrénés, Nicolas Sarkozy se confie sans retenue sur tous les sujets, ses adversaires, sa vie privée, son avenir. Des scènes souvent surprenantes, des anecdotes, des confidences inédites... Un récit de terrain, un portrait en action, de celui qui n'a rien changé, ou si peu, depuis son élection.
Cet ouvrage a été publié par Ramsay en février 2007. Il fait suite aux précédents "Carnets". C'est l'histoire d'un candidat à la fonction suprême qui, au fur et à mesure de son parcours semé d'embûches, se répèterait comme pour se rassurer : "jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici tout va bien"… Les temps, depuis l'élection, n'ont guère changé, dans l'esprit et dans le rythme. Un récit ponctué par les témoignages de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Balkany, Léo Battesti, Guy Bedos, Stéphane Bern, Pierre Charon, Bernard Debré, Arno Klarsfeld, Charles Pasqua et d'autres encore.
Jean-François Achilli
25/01/2007
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Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-téléEn direct et en simultané sur i>TELE et France Inter, un invité politique répond au feu roulant des questions de trois journalistes réunis sur le plateau. Un rendez-vous hebdomadaire incontournable où le franc-parler est de rigueur. Lundi 14 avril, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, face à Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Jean-François Achilli.
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