Jean-François Achilli Blog

Et le pouvoir d'achat ?

La question est au coeur du débat politique. Elle est le fondement de toute la politique présidentielle. Et pourtant, Nicolas Sarkozy a littéralement "zappé" le sujet sur le pouvoir d'achat.



Et le pouvoir d'achat ?
C'était le terrain le plus glissant, le sujet le plus attendu. Nicolas Sarkozy a pourtant évacué la question mardi matin, lors de sa conférence de presse. Le chef de l'Etat non seulement n'a rien dit sur ce pouvoir d'achat qui était l'une de ses promesses fortes de campagne et le moteur des huit premiers mois de sa présidence. Mais il a tenté de créer une diversion, en se lançant dans une critique du système et une dénonciation du capitalisme financier. Mieux encore: Nicolas Sarkozy a estimé que le seul objet d'un président n'était pas d'augmenter le SMIC, de vider des caisses qui seraient déjà vides, ou de donner des ordres aux entreprises. L'aveu est cinglant : désolé, mais je n'ai rien à vous offrir. Même si les Français, selon les derniers sondages, se prennent à douter de sa capacité à mener à bien ses réformes, le chef de l'Etat, en lieu et place d'annonces concrètes, est resté dans l'incantation, en invoquant son nouveau concept de politique de civilisation et en ouvrant une nouvelle brèche avec son annonce sur la fin des 35 h. Mais Nicolas Sarkozy s'est rattrappé hier lors des voeux devant les parlementaires à l'Elysée: "on peut être en désaccord avec nos propositions, on peut les critiquer, on peut les combattre, on peut même les trouver insuffisantes, mais prétendre qu'on se désintéresse du pouvoir d'achat, c'est un mensonge qui abaisse le débat politique sans servir en bien ceux qui s'y laissent aller", a-t-il déclaré, annonçant son souhait de voir un tiers des profits des entreprises réservé aux salariés. "Il faut inscrire la politique dans la longue durée", avait expliqué Nicolas Sarkozy mardi matin, comme pour dire "donnez-moi du temps".

Jeudi 10 Janvier 2008
Jean-François Achilli


1.Posté par philippe 93 le 10/01/2008 12:18
On a tous entendu son OUI à la question " voulez vous que 2008 voit la fin des 35h ? ". Et mainrenant, il dit "qu'on s'est mal compris" L'homme pressé, qui s'est vendu sur son volontarisme, est assez ridicule dans cet exercice de rétropédalage, le voila maintenant qui demande du temps. Après Speedy Gonzales voila venir Yoda...
Ou alors, c'est encore sa fameuse stratégie : je lache une bombe, je vois les réactions, et j'avise.

Quoi qu'il en soit : cela n'est pas rassurant du tout.

-Cacophonie sur les OGM, Borloo completement dépassé
-Dati qui qui pond des amendements en dépis du bon sens, se faisant tacler par tous les experts
-Le frais de justices de l'Arche de Zoé : Yade et Dati disent que l'Etar ne peut pas prendre ça en charge,
alors que des avocats disent qu'un accord Franco Tchadien aurait déjà été passé...
Ca sent l'impro tout ça.

2.Posté par yves de nantes le 13/01/2008 09:20
il est charmant le président:il fait bien ce qu'il veut et convoque la presse pour une méga conférence=on s'attend donc à des annonces fortes sur les moyens de sa politique...on se retrouve devant un électro plat,un discours mou,sans structure sans enracinement dans le réel,on a un magma verbal que le président touille!
moi qui ne suis meme pas imposable j'attends del a matiere sur le pouvoir d'achat,au lieu de cela "les caisses sont vides" il me dirait j'ai une vitre cassée à l'élysée je lui dirais changez là! les caisses sont vides?et remplissez les,c'est votre job,on vous a élu pour ça,pas pour nous répéter qu'elles sont vides mais sur les moyens de se refaire,la lune de miel vire au vinaigre

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