Jean-François Achilli Blog

Fillon 'ça avance', Le Reste (CGT) 'la grève reconduite jeudi'

ça discute, ça discute, et la CGT qui a fait un geste avant le début de la grève veut reconduire le mouvement.



Xavier Bertrand est à la manoeuvre, Nicolas Sarkozy depuis l'Elysée, par la voix de Claude Guéant, annonce qu'il accepte de négocier, par entreprise, en présence de l'Etat. La confiance semble s'installer à l'Elysée, qui espère une issue rapide. "Nous assumons pleinement, mais avec la porte ouverte", répétait l'entourage présidentiel hier soir au démarrage de la grève. Message inchangé: Nicolas Sarkozy mènera les réformes jusqu'au bout, rien ne le détournera de son objectif. François Fillon, une fois n'est pas coutume, a été placé en première ligne, à la télévision hier soir, pour soulager un peu le chef de l'Etat. Les deux hommes ont établi cette stratégie lundi, lors de leur déplacement à Berlin. Le Premier ministre retrouve ainsi ponctuellement un rôle que l'hyperactivité présidentielle a quelque peu éclipsé. Un tract de mobilisation de l'UMP, tiré à un million d'exemplaires en Ile-de-France et 3 millions en province, est prêt à être éventuellement distribué, en fin de semaine, mais ça ne pourrait ne pas être nécessaire. Nicolas Sarkozy peut à tout instant interpeller l'opinion. Le bras de fer a commencé. L'entourage élyséen parle de "moment de vérité". Si ça passe, les objectifs seront atteints. Si ça coince, la rupture et la réforme auront du plomb dans l'aile.

Mercredi 14 Novembre 2007
Jean-François Achilli


1.Posté par féat29 le 15/11/2007 11:03
Comme en 2003, quand la CFDT avait signé les mesures Raffarin, Chérèque appelle (déjà) à la suspension du mouvement de grèves. Il est vrai que l'ouverture faite par Thibault a ouvert une brèche que le gouvernement s'empresse de combler... La question est de savoir si la base va suivre les Etats-majors syndicaux, déjà de nombreux syndicats CGT disent: "A Paris, ils veulent négocier... Et bien nous, nous porsuivons le mouvement tant que nous n'obtenons pas satisfaction..." Heureusement, il y a SUD, mais c'est vrai que le pouvoir ne le considère pas comme syndicat représentatif... Le fossé qui existait entre certaines centrales syndicales, la base et la grande majorité des salariés va encore s'aggrandir...Dans ce sens, la situation peut devenir explosive...!!

2.Posté par philippe 93 le 15/11/2007 15:34
Je vois peut être la mal partout mais il planne sur toute cette séquence l'affaire des fonds du MEDEF (UIMM). Lancée quelques semaines avant les négo et les grèves annoncées, par le Figaro, mettant hors jeu le négociateur habituel du MEDEF... Au final, tout le monde est content, les syndicats comme comme le gouvernement, même si Tsarko aura maintenant du mal à dire qu'il est un manager inflexible.
(C'est ce qui se disait ce matin sur les quais du métro que j'ai fréqenté.) Bref, on sent comme un modus vivendi généralisé : tu me files ça et je balances pas ce que je sais, tu acceptes ce que je te files et je ne dis rien de ce que je sais sur toi . Mais attention, il y a la base et des syndicats plus durs (ou moins mouilllés que d'autres). Des grèves uniquement pour la forme ? Suis-je parano ?