Xavier Bertrand est à la manoeuvre, Nicolas Sarkozy depuis l'Elysée, par la voix de Claude Guéant, annonce qu'il accepte de négocier, par entreprise, en présence de l'Etat. La confiance semble s'installer à l'Elysée, qui espère une issue rapide. "Nous assumons pleinement, mais avec la porte ouverte", répétait l'entourage présidentiel hier soir au démarrage de la grève. Message inchangé: Nicolas Sarkozy mènera les réformes jusqu'au bout, rien ne le détournera de son objectif. François Fillon, une fois n'est pas coutume, a été placé en première ligne, à la télévision hier soir, pour soulager un peu le chef de l'Etat. Les deux hommes ont établi cette stratégie lundi, lors de leur déplacement à Berlin. Le Premier ministre retrouve ainsi ponctuellement un rôle que l'hyperactivité présidentielle a quelque peu éclipsé. Un tract de mobilisation de l'UMP, tiré à un million d'exemplaires en Ile-de-France et 3 millions en province, est prêt à être éventuellement distribué, en fin de semaine, mais ça ne pourrait ne pas être nécessaire. Nicolas Sarkozy peut à tout instant interpeller l'opinion. Le bras de fer a commencé. L'entourage élyséen parle de "moment de vérité". Si ça passe, les objectifs seront atteints. Si ça coince, la rupture et la réforme auront du plomb dans l'aile.