Edito
Gouvernement 1 : cosmétique ou ouverture ?Questions-réponses sur la composition de premier gouvernement de l'ère Sarkozy.- Le nouveau président de la République a-t-il réussi son pari de l'ouverture? - C'était toute la difficulté de la composition de ce gouvernement: comment s'ouvrir sans trop bousculer son propre camp, dont Nicolas Sarkozy aura besoin en cas de coup dur. Bernard Kouchner, personnalité populaire, incarne de manière spectaculaire l'ouverture à gauche. Mais cela ne fait qu'un seul ministre sur quinze, c'est finalement peu, alors qu'il était question d'Hubert Védrine, l'ex-ministre socialistes des affaires étrangères ou Anne Lauvergeon, la PDG d'Areva, ancienne sherpa de François Mitterrand. Nicolas Sarkozy s'est donc empressé de faire annoncer - ce qui n'était pas prévu - la nomination à des postes de secrétaires d'Etat, de Jean-Pierre Jouyet, un proche du couple Hollande-Royal, qui aura la charge des affaires européennes, d'Eric Besson, transfuge du PS, à la prospective et à l'évaluation des politiques publiques, ainsi que Martin Hirsch, qui a quitté Emmaüs pour occuper son nouveau poste de Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. De même qu'il n'y a qu'une seule caution UDF, Hervé Morin. Le nouveau chef de l'Etat a donc boosté son annonce, avec l'affichage de quatre personnalités de gauche et un centriste. Dans un gouvernement composé de onze membres originaires de l'ex-RPR. - La parité est-elle respectée? - Chez les ministres, elle est effective. Avec l'arrivée de nouveaux visages, comme Rachida Dati, Valérie Pécresse ou Christine Albanel. Il faut savoir que le gouvernement sortant ne comptait que deux femmes seulement sur seize ministres, et quatre femmes sur les quinze ministres délégués. Il faut attendre après les élections législatives, pour voir si la parité sera respectée au sein des secrétaires d'Etat. - Ce qui change réellement, ce sont les périmètres des ministères? - C'est la grande nouveauté de ce premier gouvernement de l'ère Sarkozy: l'emploi relève désormais du développement économique. Et un même ministre va gérer les comptes de la Nation, ceux de la sécu et le nombre de fonctionnaires. D'où l'inquiètude des organisations syndicales. France Inter, vendredi 18 mai 2007. Vendredi 18 Mai 2007
Jean-François Achilli
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Chroniques 2012