Grèves, deuxième...



"Le gouvernement ne pose pas de préalable. La seule priorité, c'est la réforme", expliquait l'Elysée hier soir, après une nouvelle réunion de calage entre Nicolas Sarkozy, François Fillon et Xavier Bertrand. La situation inquiète un exécutif qui ne voit pas d'un très bon oeil des grèves qui s'éterniseraient. "Nous restons déterminés", précise un conseiller du chef de l'Etat, "mais la première des nécessités, c'est la discussion, pas le reste. Reprise du travail ou pas, peu importe. Le pays ne peut pas rester bloquer trop longtemps, nous ce que l'on veut, c'est entamer discussions pour faire passer la réforme". Nicolas Sarkozy se réserve donc la possibilité d'intervenir. Un discours est certes prévu demain après-midi, devant l'association des Maires de France. Mais il est question également d'une probable prise de parole en milieu de semaine. Ce sera de toutes les façons avant son départ pour la Chine samedi. L'important pour l'Elysée reste de ne pas rompre le fragile équilibre que constitue l'ouverture des discussions mercredi, et de conserver les faveur d'une opinion que Nicolas Sarkozy veut croire toujours hostile à la grève.

Dimanche 18 Novembre 2007
Jean-François Achilli

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1. Posté par yves de nantes le 19/11/2007 09:47
quel paradoxe:on a eu la rapidité et l'ubiquité de N.S. puis aussi brutalement il devien urgent d'attendre...on crée la confusion en multipliant les voix autorisées,on est censé attendre la parole précieuse du chef! le chef n'est il pas embarassé parce que l'enjeu est surtout l'opinion publique qui s'impatiente et peut reprocher au chef de n'avoir pas su cette fois agir vite,on ne prete qu'aux riches,il voulait tout on va l'accuser de tout,fini le guivinec et les centres SNCF il s'agit de traiter une question sociale,il s'agit d'atterrir en france profonde
http://www.orange.fr

2. Posté par Paddy le 19/11/2007 10:27
En ce qui concerne l'hostilité de la majorité des Français face au mouvement de grève, et, plus inquiétant, au droit de grève en général, j'ai l'impression qu'un changement s'est produit dans le traitement donné par les médias ces derniers jours. Il y a quelque temps, j'avais exprimé ici (sur le blog F.I. plutôt) ma satisfaction toute personnelle devant le recul de la manie des « micros trottoirs » à sens unique et la meilleure couverture des raisons des grèves. Concernant les régimes spéciaux, le balancier semble repartir dans le sens inverse. A première vue, comme nombre de mes concitoyens, je trouve que cette réforme tombe sous le (bon) sens. Cotiser plus à une époque de meilleure espérance de vie et d'amélioration des conditions de travail (la vapeur, c'est fini !) paraît être une évidence. Egaliser privé et public aussi. Est-ce aussi simple ? Le hic, c'est que j'ai beau regarder et écouter journaux télévisés et radiodiffusés, difficile d'y entendre une analyse un tant soit peu complète du problème. Quels régimes spéciaux ? Pour qui exactement ? Pourquoi ? Y-a-t-il, ou pas, des problèmes spécifiques liés à certaines professions ? Comment la réforme crée-t-elle plus, ou moins d'égalité entre les citoyens ? Sans parler du problème aigu du syndicalisme français moribond. Depuis quelques jours, j'entends surtout parler de « blocage », « d'otages », voire de manifestation anti-grève. De nouveau, on tend beaucoup le micro sur les trottoirs. En direction des usagers mécontents, mais aussi, soyons juste, des grévistes. Mais soyons juste également, ce ne sont pas les quelques mots qu'on leur concède qui peuvent nous aider à une analyse objective ! A quelle information avons-nous vraiment droit ? Et pour finir, cette question entraînée par l'ambiance générale actuelle : quelle expression pour les salariés dans les médias aujourd'hui ?

3. Posté par philippe 93 le 19/11/2007 10:41
Au jeu du chat et de la souris avec les syndicats... Nicolas sera t il chocolat ?. Pensait il que les centrales allaient restées "unies" comme elles le sont encore ? Pensait il que les grevistes allaient tenir le coup ... Non : Il pensait que le mouvement allait exploser en vol et que la fameuse jonction avec les grèves du 20 ne se ferait pas. Ca va être interresant de suivre son discours, car comme le dir Yves de nantes, il s'agit d'un tout autre challenge que d'aller faire le beau à Malte, aux USA, en Libye au Tchad, ou même en Bretagne face aux marin pêcheurs. Aujourd'hui, ce n'est plus lui qui dicte l'actu, il l'a subit... c'est inédit. Tsarko et la vraie vie, épisode 1.

4. Posté par féat29 le 19/11/2007 10:46
En 1995, nous avions été surpris du soutien que la population donnait aux grévistes, alors que le conflit durait depuis plus de 15 jours. Aussi, je me demande s'il n'y a pas une part d'intox de nous faire croire que la majorité des Français soutiendraient Sarkozy. C'est vrai, il a été élu avec 55% des voix mais les instituts de sondage interrogent-ils les plus de 65 ans (c'était la première tranche d'âge où l'on trouvait Sarkozy majoritaire...) où leurs questions sont faites de telle manière où on ne peut que demander de l'égalité au sujet des régimes de retraite...? Le gouvernement propose de fondre les régimes spéciaux dans le régime général, d'augmenter progressivement l'âge légal de départ à la retraite à taux plein, de réduire le montant des pensions et d'inciter les citoyens à compléter la faiblesse des revenus par une assurance vieillesse privée, comme aux Etats-Unis. D'ailleurs, nous entendons à la radio des pubs pour AXA, Préfonds et la retraite par capitalisation. Notre système repose sur les cotisations liées au travail, alors qu'aujourd'hui il y a de plus en plus de machines. Il faudrait donc les faire contribuer...!! Il faut élargir l'assiette des cotisations aux revenus du capital, mais il ne faut pas le dire trop fort...les Français risqueraient d'être pour...!!
http://Phil195829.overblog.com

5. Posté par Françon le 19/11/2007 11:31
Bonjour,

Je souhaite l'abolition des régimes spéciaux et non leur alignement sur celui des fonctionnaires.
Lisez les études présentées sur le site "défense retraite", elles sont très édifiantes.
Si vous ètes d'accord avec cette idée, diffusée la.

Camarade ne nous laissons pas faire !

6. Posté par philippe 93 le 19/11/2007 14:18
quand je disais que Tsarko aujourd'hui subissait l'actu plus qu'il ne la contrôlait... faudrait pas exagérer non plus : voir le lien ci dessous. Il tient bien son monde notre president.

http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/291977.FR.php

7. Posté par philippe 93 le 19/11/2007 14:21

voir là aussi pour comprendre que Tasrko est quand même bien informé...

http://www.rue89.com/2007/11/18/quabd-nicolas-sarkozy-recompose-le-paysage-de-la-presse

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Edito

Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises

Au Cherche Midi, sortie en librairie le 24 avril 2008. Jean Christophe Lagarde, entretiens avec Jean-François Achilli.

Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concession avec le système ?

Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, pourfend ici ce qu'il dénonce comme étant « les hypocrisies françaises », et qui sont aussi bien celles des élus que des électeurs. Un état des lieux clinique de ces dysfonctionnements, de ces comportements parfois égoïstes, de ces us et coutumes souvent dépassés qui depuis de trop longues décennies fabriquent de l'injustice et contribuent à paralyser une partie de l'action publique. Sur la faible représentativité de nos institutions politiques, l'illusion de la grandeur de la France, le droit de vote des immigrés, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres, la consommation des drogues, le mariage homosexuel, l'école à deux vitesses, la facture de la santé, la relation parfois ambiguë entre pouvoir et médias… sujet après sujet, ce « jeune » élu fait entendre une autre voix, libre et décalée.

Jean-Christophe Lagarde, 40 ans, est maire de Drancy depuis mars 2001 et député de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2002. Il s'est fait connaître pour ses positions pendant les émeutes de novembre 2005, mais aussi en créant la cantine gratuite dans les écoles de sa ville. Soutien de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007, il a rejoint ensuite les rangs du Nouveau Centre.

L'entretien est mené par Jean-François Achilli, 45 ans, chef adjoint du service politique de France Inter, qui a notamment couvert la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy.

Collection « Documents »
384 pages (14 x 22)  – 20 €
Jean-François Achilli
13/04/2008

En librairie

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»

Deux ouvrages consacrés à la personnalité et à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Publié en mars 2006 chez Robert Laffont, "Sarkozy, carnets de campagne" débute avec l'élection du futur président à la tête de l'UMP. Le premier chapitre s'intitule "La Firme Sarkozy", et décrit la machine de guerre qui accompagnera le candidat jusqu'à sa conquête de l'Elysée. Ces carnets compilent des choses vues et entendues au jour le jour. Au cours de ses déplacements effrénés, Nicolas Sarkozy se confie sans retenue sur tous les sujets, ses adversaires, sa vie privée, son avenir. Des scènes souvent surprenantes, des anecdotes, des confidences inédites... Un récit de terrain, un portrait en action, de celui qui n'a rien changé, ou si peu, depuis son élection.

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Cet ouvrage a été publié par Ramsay en février 2007. Il fait suite aux précédents "Carnets". C'est l'histoire d'un candidat à la fonction suprême qui, au fur et à mesure de son parcours semé d'embûches, se répèterait comme pour se rassurer : "jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici tout va bien"… Les temps, depuis l'élection, n'ont guère changé, dans l'esprit et dans le rythme. Un récit ponctué par les témoignages de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Balkany,  Léo Battesti, Guy Bedos, Stéphane Bern, Pierre Charon, Bernard Debré, Arno Klarsfeld, Charles Pasqua et d'autres encore.
Jean-François Achilli
25/01/2007


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Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé

En direct et en simultané sur i>TELE et France Inter, un invité politique répond au feu roulant des questions de trois journalistes réunis sur le plateau. Un rendez-vous hebdomadaire incontournable où le franc-parler est de rigueur. Lundi 14 avril, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, face à Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Jean-François Achilli.

Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé

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