"Le gouvernement ne pose pas de préalable. La seule priorité, c'est la réforme", expliquait l'Elysée hier soir, après une nouvelle réunion de calage entre Nicolas Sarkozy, François Fillon et Xavier Bertrand. La situation inquiète un exécutif qui ne voit pas d'un très bon oeil des grèves qui s'éterniseraient. "Nous restons déterminés", précise un conseiller du chef de l'Etat, "mais la première des nécessités, c’est la discussion, pas le reste. Reprise du travail ou pas, peu importe. Le pays ne peut pas rester bloquer trop longtemps, nous ce que l’on veut, c’est entamer discussions pour faire passer la réforme". Nicolas Sarkozy se réserve donc la possibilité d'intervenir. Un discours est certes prévu demain après-midi, devant l'association des Maires de France. Mais il est question également d'une probable prise de parole en milieu de semaine. Ce sera de toutes les façons avant son départ pour la Chine samedi. L'important pour l'Elysée reste de ne pas rompre le fragile équilibre que constitue l'ouverture des discussions mercredi, et de conserver les faveur d'une opinion que Nicolas Sarkozy veut croire toujours hostile à la grève.