« La gauche hésite parce que le conflit a sa propre logique, ce sont les assemblées générales, les directions syndicales, et que les partis de gauche hésitent à se prononcer sur les formes de la lutte. Mais nous avons un devoir minimum, nous, quand on est de gauche, c’est de manifester son soutien, son amitié, sa solidarité aux cheminots. Parce que ce qu’ils font est très dur, ils font une grève tout seuls, entourés d’une certaine impopularité qui a été entretenue, et ils perdent jour de salaire après jour de salaire, sur la paye qui va compter pour Noël, les cadeaux, les retrouvailles en famille. Il faut ne jamais oublier le sacrifice, la souffrance de ceux qui sont entrés dans cette lutte. Et je le rappelle à tous ceux qui attendent des bus, qui restent sur des quais pendant des heures, tout ceci n’est pas de la faute des cheminots, tout ceci est de la faute de Monsieur Sarkozy ».