Soulagé, enfin presque. Chez Julien Dray mercredi soir, le sourire était de rigueur, mais pas de déclaration, ni même de triomphalisme. « Cela fait longtemps que nous n'avons pas eu une aussi bonne nouvelle », a reconnu son entourage, avant d'ajouter, prudent: « nous préférons attendre la décision du parquet ». Cela fait des mois que Julien Dray clame son innocence, évoquant un « complot » qui aurait eu pour but de le faire taire, lui, l'une des personnalités les plus médiatiques du PS, qui a fait un bout de chemin avec Ségolène Royal. Le coup fatal lui a été porté lorsque la direction du parti l'a écarté de la tête de liste dans l'Essonne, pour les élections régionales en Île-de-France, avec la promesse toutefois d'être réintégré si aucune poursuite n'était engagée. François Lamy, député maire de Palaiseau et bras droit de Martine Aubry, est venu en personne lui proposer le marché. Ce qui a fait dire à certains ténors socialistes que « la présomption d'innocence n'était pas respectée au sein du parti ». Si l'affaire est classée, Julien Dray sera en droit de réclamer son dû, voire peut-être de régler quelques comptes non soldés.