Il revient aux fondamentaux
Le chef de l'Etat va se recentrer sur les réformes. "La bataille pour l'emploi et le pouvoir d'achat doit s'accentuer", a déclaré François Fillon, au soir du deuxième tour de ces élections municipales. La priorité sera donnée à l'intéressement des salariés et aux institutions. Nicolas Sarkozy a besoin de stabilité et ne veut pas faire de vagues. Pour ce qui est du remaniement, prévu ce mardi, ce sera à la marge. Avec l'arrivée de trois ou quatre nouveaux secrétaires d'Etat. Le remplacement à l'Outremer de Christian Estrosi, qui l'a emporté à Nice. Mais ce sera tout. Il y aura également une simple réorganisation interne aujourd'hui à l'Elysée. David Martinon disparait à la suite de son échec à Neuilly. L'ex porte-parole, soutenu l'an dernier par Cécilia Sarkozy, devrait être nommé consul général à New-York, à moins que le quai d'Orsay ne l'envoie à Los Angeles. Franck Louvrier, fidèle du président depuis dix ans, se voit conforté dans son rôle de chef de la presse et de la communication. Avec un adjoint chargé d'expliquer la politique internationale, Pierre-Jérôme Hénin. Nicolas Sarkozy a tiré les leçons du scrutin, et se recentre sur ses fondamentaux.
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
1. Posté par
Paddy le 17/03/2008 09:15
Que Nicolas Sarkozy ait tiré les leçons de ce scrutin, je n'en doute pas, mais pour l'instant, là maintenant tout de suite, le simple citoyen disposant de moyens d'information ordinaires ne peut pas vraiment se prononcer ! Je vous crois donc sur parole, même si je trouvais, hier soir, un peu comique le leitmotiv des invités du gouvernement, sur l'air de "si les Français ont voté pour la gauche, c'est qu'ils étaient impatients de voir la droite davantage appliquer son programme".
Je fais partie des gens qui pensent que de toutes façons, le Président a toute légitimité pour mener sa politique selon le mandat de cinq ans qui lui a été confié. Je ne crois pas du tout qu'une défaite, aussi large soit elle, à des élections locales doive entraîner automatiquement un profond remaniement ministériel. Parce que soit on décide de changer totalement de politique, et dans ce cas, autant dissoudre l'assemblée, soit on poursuit dans la même direction, et la question des "têtes" au gouvernement est très secondaire.
2. Posté par
philippe 93 le 17/03/2008 10:02
Ce qui est incalculable aujourd'hui, c'est la bombe à retardement que représente le ressentiment de tous les battu(e)s qui rendent, à tort ou à raison, NS responsable de leur défaite.
Quant à changer de politique,d'après ce qu'on entend et lit ce matin, c'est pas l'angle choisi... donc encore un pari risqué pour la bande à Sarko.
Et je suis d'accord avec Paddy, changer de têtes ne sert à rien. Ca amuse la galerie, that's all.
Chez moi à st denis, le PC lui aussi prend un sérieux avertissement (et ce, malgré une campagne hyper agressive (pour rester poli).
Ha, que ce serait il passé si l'abstention n'avait pas été si forte (58 % !)
En passant, un grand bravo à Dominique Voynet.
Je pense en particulier à un "débat" entre elle et Rama Yade pendant la campagne présidentielle, débat pendant lequel RY avait été odieuse et irrespectueuse, voire insultante ... aujourd'hui, l'une chante, l'autre pas.
3. Posté par
Ephemeridiae le 17/03/2008 10:02
Une petite question: En accédant au pouvoir, Nicolas Sarkosy avait parlé d'un "gouvernement resserré"... Avec 4 Secrétaires d'Etat supplémentaires, ça ne commence-t-il pas à nous faire un des plus gros gouvernements qu'on ait connu?
http://ephemeridiae.over-blog.com
4. Posté par
philippe 93 le 17/03/2008 10:26
Ephemeridiae, vous m'ôtez les mots du clavier...
5. Posté par
exoset le 17/03/2008 10:36
Les presidentielles et les legislatives étant passées, il ne reste aux français pour s'exprimer que les sondages, la rue et les Municipales... voila, les municipales, c'est fait! et avec la large victoire de la gauche on peut se réjouir, la droite a bien entendu et compris le vote des français, à savoir qu'il faut continuer sans rien changer et aller plus vite encore... je n'ose imaginer ce qui se serait passé si la droite avait remporté ces elections "Locales" ... Nous aurions certainement quelques secraitaires d'état en plus des 3 ou 4 prevus pour accelerer les reformes et reduire le train de vie de l'état.
PS : je n'ai jamais vu un premier ministre aussi réjouit, après ce que l'on peut qualifier de défaite, que M. Fillon pendant son allocution d'hier soir!! mais c'est vrai, j'oubliai que le vote des français validait sa politique ...
6. Posté par
yves de nantes le 17/03/2008 12:58
exact philippe,les godillots sarkolatres battus vont faire savoir leur mécontentement!
et aussi quelques tetes vont tomber du coté de l'UMP!je note que l'argumentaire hier soir de fillon et de ses potes était faiblard limite un peu crétin! pour le PS il serait temps de prendre au sérieux le temps qui passe et ses propres échéances!on est dans une mauvaise passe:la politique a pris un mauvais virage=tout se joue sur les erreurs des partis,pas sur leurs réussites
http://www.orange.fr
7. Posté par
sanlaville le 17/03/2008 17:18
Quelques mots quand même pour saluer la défaite de François Bayrou à Pau. A force de balancer d'un côté et de l'autre après avoir rejeté le système de bipolarisation droite-gauche, le navire a fini par chavirer... Pas facile de tenir un cap quand on n'a pas de boussole...
8. Posté par
philippe 93 le 17/03/2008 17:30
N'avait il pas déjà changé ? le fameux "j'ai changé" dont on a rebattu les oreilles pendant la campagne...
En fait, non on s'est aperçu qu'il n'avait pas changé : ces 10 mois nous l'on prouvé : on a vu un sarko tel qce qu'on en voyait quand il était ministre nous le laissait pressentir . Donc, il n'avait pas vraiment changé. Vous me suivez ? Or maintenant, il revient à ses fondamentaux... mais des fondamentaux qui datent de quand ? D'avant le premier changement ? Ou bien sont-ce d'autres fondamentaux ? Des fondamentaux d'après rouste électorale ? Je suis perdu. Quel est le Sarko qui va (re) naître sous nos yeux ébahis ?
Ma parole, il va devoir suivre des cours à l'actor studio pour rester crédible tout en nous inventant des fondamentaux tous les 4 matins.
9. Posté par
GED le 17/03/2008 18:03
Il retourne vers ses fondamentaux, très belle expression vide de sens. Ses fondamentaux nous les avons vu c'est le Bling-Bling, il ne pourra pas s'en empêcher. 1ère épreuve le mariage de son ex, que va-t il inventer? Deuxième épreuve la Présidence de l'Europe, budget prévu 198 millions d'euros du jamais vu en Europe?
10. Posté par
yves de nantes le 17/03/2008 18:26
merci les amis!ça rassure de lire ou d'entendre autre chose que la semoule d'hier soir
j'apprécie! EXOCET exprime tres bien le probleme:français vous avez mal voté en 2005,en 2007! hop fini de jouer le pays est sous controle...des lors l'électorat peut se poser la question en mars 2008 à quoi ça sert d'avoir voté?on va artificiellement faire vivre la politique par des effets d'annonce et des sondages!le PS est tétanisé et l'UMP trop rigide pour comprendre qu'on va mécaniquement vers des affrontements qui n'ont pas de lieux pour s'exprimer!sinon la rue semble-t-il
http://www.orange.fr
11. Posté par
yves de nantes le 17/03/2008 18:37
un fondamental-des fondamentaux:je me tords quand j'entends ça! journée du dernier poilu,bientot le plateau des glieres,juste avant on a beaucoup fait pour la cause israelienne,bref si quelqu'un n'a pas de fondamentaux, mais la culture partisane de ses conseillers et une absence totale de sens concret de l'histoire,c'est bien mon président= sarkozy c'est le jouisseur futile qui fait dans le superficiel,il arrive à l'élysée pour remplacer sa moitié...teste martinon puis son fils jean pour faire croire qu'il a des idées!ce qui est fondamental dans la farce pour sarkozy,c'est nicolas,on va déguster les amis,il n'a pas bon caractere le lascar
http://www.orange.fr
Nouveau commentaire :
|
Edito
Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises
Au Cherche Midi, sortie en librairie le 24 avril 2008. Jean Christophe Lagarde, entretiens avec Jean-François Achilli.
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concession avec le système ? Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, pourfend ici ce qu'il dénonce comme étant « les hypocrisies françaises », et qui sont aussi bien celles des élus que des électeurs. Un état des lieux clinique de ces dysfonctionnements, de ces comportements parfois égoïstes, de ces us et coutumes souvent dépassés qui depuis de trop longues décennies fabriquent de l'injustice et contribuent à paralyser une partie de l'action publique. Sur la faible représentativité de nos institutions politiques, l'illusion de la grandeur de la France, le droit de vote des immigrés, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres, la consommation des drogues, le mariage homosexuel, l'école à deux vitesses, la facture de la santé, la relation parfois ambiguë entre pouvoir et médias… sujet après sujet, ce « jeune » élu fait entendre une autre voix, libre et décalée. Jean-Christophe Lagarde, 40 ans, est maire de Drancy depuis mars 2001 et député de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2002. Il s'est fait connaître pour ses positions pendant les émeutes de novembre 2005, mais aussi en créant la cantine gratuite dans les écoles de sa ville. Soutien de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007, il a rejoint ensuite les rangs du Nouveau Centre. L'entretien est mené par Jean-François Achilli, 45 ans, chef adjoint du service politique de France Inter, qui a notamment couvert la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy. Collection « Documents » 384 pages (14 x 22) – 20 €
Jean-François Achilli
13/04/2008
En librairie
«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Deux ouvrages consacrés à la personnalité et à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Publié en mars 2006 chez Robert Laffont, "Sarkozy, carnets de campagne" débute avec l'élection du futur président à la tête de l'UMP. Le premier chapitre s'intitule "La Firme Sarkozy", et décrit la machine de guerre qui accompagnera le candidat jusqu'à sa conquête de l'Elysée. Ces carnets compilent des choses vues et entendues au jour le jour. Au cours de ses déplacements effrénés, Nicolas Sarkozy se confie sans retenue sur tous les sujets, ses adversaires, sa vie privée, son avenir. Des scènes souvent surprenantes, des anecdotes, des confidences inédites... Un récit de terrain, un portrait en action, de celui qui n'a rien changé, ou si peu, depuis son élection.
Cet ouvrage a été publié par Ramsay en février 2007. Il fait suite aux précédents "Carnets". C'est l'histoire d'un candidat à la fonction suprême qui, au fur et à mesure de son parcours semé d'embûches, se répèterait comme pour se rassurer : "jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici tout va bien"… Les temps, depuis l'élection, n'ont guère changé, dans l'esprit et dans le rythme. Un récit ponctué par les témoignages de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Balkany, Léo Battesti, Guy Bedos, Stéphane Bern, Pierre Charon, Bernard Debré, Arno Klarsfeld, Charles Pasqua et d'autres encore.
Jean-François Achilli
25/01/2007
|
A voir
Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé
En direct et en simultané sur i>TELE et France Inter, un invité politique répond au feu roulant des questions de trois journalistes réunis sur le plateau. Un rendez-vous hebdomadaire incontournable où le franc-parler est de rigueur.
Lundi 14 avril, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, face à Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Jean-François Achilli.
|