L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir...La France face à une Amérique en profonde mutation
« La France est l'amie de l'Amérique », a lancé Nicolas Sarkozy à Washington, sous le dôme du Capitole, à la Chambre des représentants et au Sénat réunis, qui lui ont offert plusieurs minutes d'ovation debout. Le chef d'Etat français, qui a cherché à se poser en "allié", mais pas en "vassal", a mis un terme officiel à la brouille transatlantique, héritée du refus de Jacques Chirac de suivre George Bush en Irak. Pour les uns, le président de la République est allé déclarer allégeance à un président des Etats-Unis discrédité, à bout de souffle. Pour les autres, Nicolas Sarkozy a simplement pris date avec la future administration qui va s'installer dans un an à la Maison Blanche, quelle qu'en soit la couleur politique. Mais par-delà les mots et les gestes de cette reconquête « du cœur de l'Amérique », qui ont exalté les valeurs historiques communes aux deux pays, le président Français a fait part de ses convergences avec son homologue américain, notamment sur le dossier iranien, ainsi que sur l'Afghanistan, laissant entendre que la France pourrait envisager l'envoi de moyens militaires supplémentaires.
A quelle Amérique s'est-il adressé ?
Mais la question reste posée : à quelle Amérique Nicolas Sarkozy a-t-il déclaré sa flamme ? Celle qui va d'Elvis Presley à Martin Luther King, dont il a cité les noms devant le Congrès ? Ou à cette nouvelle Amérique aux contours encore fragiles, qui doute en raison de son échec à imposer la démocratie en Irak, et s'inquiète de l'émergence de la puissance chinoise ?
La presse française pose clairement la question ce jeudi matin : « en venant à Washington déclarer l'amour de la France pour les Etats-Unis, le président Sarkozy sait-il vraiment à qui il s'adresse », s'interroge François Noudelmann, dans les colonnes de Libération. « Les relations franco-américaines sont condamnées à la parodie, celle de George Washington et La Fayette en habits d'Halloween. En Europe, les pros et les antiaméricains s'imaginent toujours l'Amérique comme un bloc de puissance alors qu'elle est en pleine recomposition. Plutôt que jouer la comédie du remariage, la diplomatie française doit se poser cette question: comment adresser son désir d'amour quand l'autre ne sait plus qui il est ni où il va » ? Bernard Guetta sur France Inter salue le discours de Nicolas Sarkozy, avec un bémol, toutefois « ne rien dire sur l'Irak, c'était étrange. Aller parler devant les membres du Congrès américain des réformes en France et leur dire "je ne reculerai pas", c'était gênant ». Le président français, tout au long de sa campagne, n'a jamais caché sa volonté de se rapprocher de cette Amérique « qui a libéré la France », cette Amérique envers laquelle nous aurions « une dette éternelle ». Cette déclaration d'amour sera forcément soumise à l'épreuve des faits, sur le terrain diplomatique, dans les mois qui viennent. Ça n'est qu'à ce moment que la nature de l'engagement réel de Nicolas Sarkozy derrière les Etats-Unis pourra être estimé à sa juste valeur. Jeudi 08 Novembre 2007
Jean-François Achilli
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Edito
Nouveau livre : Les Hypocrisies FrançaisesAu Cherche Midi, sortie en librairie le 24 avril 2008. Jean Christophe Lagarde, entretiens avec Jean-François Achilli.
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concession avec le système ?
Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, pourfend ici ce qu'il dénonce comme étant « les hypocrisies françaises », et qui sont aussi bien celles des élus que des électeurs. Un état des lieux clinique de ces dysfonctionnements, de ces comportements parfois égoïstes, de ces us et coutumes souvent dépassés qui depuis de trop longues décennies fabriquent de l'injustice et contribuent à paralyser une partie de l'action publique. Sur la faible représentativité de nos institutions politiques, l'illusion de la grandeur de la France, le droit de vote des immigrés, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres, la consommation des drogues, le mariage homosexuel, l'école à deux vitesses, la facture de la santé, la relation parfois ambiguë entre pouvoir et médias… sujet après sujet, ce « jeune » élu fait entendre une autre voix, libre et décalée. Jean-Christophe Lagarde, 40 ans, est maire de Drancy depuis mars 2001 et député de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2002. Il s'est fait connaître pour ses positions pendant les émeutes de novembre 2005, mais aussi en créant la cantine gratuite dans les écoles de sa ville. Soutien de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007, il a rejoint ensuite les rangs du Nouveau Centre. L'entretien est mené par Jean-François Achilli, 45 ans, chef adjoint du service politique de France Inter, qui a notamment couvert la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy. Collection « Documents » 384 pages (14 x 22) – 20 € Jean-François Achilli
13/04/2008
En librairie
«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»Deux ouvrages consacrés à la personnalité et à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Publié en mars 2006 chez Robert Laffont, "Sarkozy, carnets de campagne" débute avec l'élection du futur président à la tête de l'UMP. Le premier chapitre s'intitule "La Firme Sarkozy", et décrit la machine de guerre qui accompagnera le candidat jusqu'à sa conquête de l'Elysée. Ces carnets compilent des choses vues et entendues au jour le jour. Au cours de ses déplacements effrénés, Nicolas Sarkozy se confie sans retenue sur tous les sujets, ses adversaires, sa vie privée, son avenir. Des scènes souvent surprenantes, des anecdotes, des confidences inédites... Un récit de terrain, un portrait en action, de celui qui n'a rien changé, ou si peu, depuis son élection.
Cet ouvrage a été publié par Ramsay en février 2007. Il fait suite aux précédents "Carnets". C'est l'histoire d'un candidat à la fonction suprême qui, au fur et à mesure de son parcours semé d'embûches, se répèterait comme pour se rassurer : "jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici tout va bien"… Les temps, depuis l'élection, n'ont guère changé, dans l'esprit et dans le rythme. Un récit ponctué par les témoignages de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Balkany, Léo Battesti, Guy Bedos, Stéphane Bern, Pierre Charon, Bernard Debré, Arno Klarsfeld, Charles Pasqua et d'autres encore.
Jean-François Achilli
25/01/2007
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Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-téléEn direct et en simultané sur i>TELE et France Inter, un invité politique répond au feu roulant des questions de trois journalistes réunis sur le plateau. Un rendez-vous hebdomadaire incontournable où le franc-parler est de rigueur. Lundi 14 avril, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, face à Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Jean-François Achilli.
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