Nicolas Sarkozy aura passé sa soirée dans ses appartements à surveiller le scrutin et appeler ministres et candidats au téléphone. C'est Claude Guéant qui lui a fourni les résultats au fur et à mesure. Pour le président de la République, le vote sanction n'a pas eu lieu. Du moins, "il y a une trop grande disparité qui ne permet pas d'extrapoler", estime Franck Louvrier, le responsable de la communication de l'Elysée, qui ajoute: "la gauche progresse, mais la droite résiste". Sujet de satisfaction, ces ministres qui ont marqué des points, dont Luc Châtel, qui a conquis Chaumont et Laurent Wauquiez le Puy-en-velay, deux villes détenues par l'opposition. Nicolas Sarkozy se déclare évidemment satisfait de l'élection de son fils Jean dans le canton sud de Neuilly-sur-Seine. Et considère que Marseille et Toulouse ne sont pas forcément perdues. Mais le chef de l'Etat va laisser le scrutin se dérouler, sans intervenir, comme ces dernières semaines, même si un déplacement en province est prévu demain. Conclusion à l'Elysée, qui veut minimiser la portée du premier tour: "ce qui était attendu n'est finalement pas arrivé".