L'Elysée et le 1er tour des municipales



L'Elysée et le 1er tour des municipales
Nicolas Sarkozy aura passé sa soirée dans ses appartements à surveiller le scrutin et appeler ministres et candidats au téléphone. C'est Claude Guéant qui lui a fourni les résultats au fur et à mesure. Pour le président de la République, le vote sanction n'a pas eu lieu. Du moins, "il y a une trop grande disparité qui ne permet pas d'extrapoler", estime Franck Louvrier, le responsable de la communication de l'Elysée, qui ajoute: "la gauche progresse, mais la droite résiste". Sujet de satisfaction, ces ministres qui ont marqué des points, dont Luc Châtel, qui a conquis Chaumont et Laurent Wauquiez le Puy-en-velay, deux villes détenues par l'opposition. Nicolas Sarkozy se déclare évidemment satisfait de l'élection de son fils Jean dans le canton sud de Neuilly-sur-Seine. Et considère que Marseille et Toulouse ne sont pas forcément perdues. Mais le chef de l'Etat va laisser le scrutin se dérouler, sans intervenir, comme ces dernières semaines, même si un déplacement en province est prévu demain. Conclusion à l'Elysée, qui veut minimiser la portée du premier tour: "ce qui était attendu n'est finalement pas arrivé".

Lundi 10 Mars 2008
Jean-François Achilli

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1. Posté par Paddy le 10/03/2008 09:20
On se rassure comme on peut. En somme : il n'y a pas eu de vote sanction, mais on va quand même se faire discret d'ici le deuxième tour.
Comme toujours, il sera bien difficile pour tout le monde de trier le bon grain de l'ivraie. Comment savoir en effet ce qui a motivé les électeurs au moment du choix ? Ces motivations sont évidemment très complexes, et inclassables en une seule catégorie. Un exemple dans ma Gironde d'accueil : à Libourne, le duel était annoncé comme très "chaud" entre un maire PS se présentant pour un quatrième mandat et un député UMP assez médiatisé ces dernières années, et réélu confortablement l'an dernier. ( Et qui avait en deuxième place sur sa liste une conseillère PS retournée : décidément, c'est une manie !) Résultat : PS élu dès le premier tour, et largement. Plébiscite d'un maire sortant ? Vote sanction contre un sarkozyste affirmé ? Punition de magouilles trop voyantes ? Mais les électeurs pourraient-ils eux-même dire avec précision ce qui les a décidés ? Ou en tout cas ne donner qu'une seule raison ?
Hier soir, à la télé, et comme d'habitude, tout le monde était content. Pour ma part, il me semble que ces élections ont été conformes au scénario habituel des élections locales : le pouvoir a perdu des plumes, l'opposition s'est requinquée sans trop avoir à se fatiguer, et l'électorat s'est, quoique puisse en dire la droite, salutairement défoulé.

2. Posté par philippe 93 le 10/03/2008 09:49
Je n'ai pas vu les débats hier, j'étais d'élections. Chez moi à st denis (93) , grosse honte : 60 % d'abstention ! Une bâche pour le maire sortant (PC) en place, mais malgré tout grosse mobilisation des cocos, résultat ils font 43 % et la liste PS 23 %. C'était la première fois qu'une liste autonome PS se présentait. 80 ans d'histoire communiste, de belles choses, de coups tordus, de clientélisme, de réseautage, de débauchages... le bastion tient bon. Les communistes veulent faire de St Denis un modèle, un test, "pôle de radicalité ", les dionysiens vont le sentir passer.
Sinon, d'accord avec Paddy, tout le monte à l'air gagné d'avoir content (comme disait l'autre).

3. Posté par philippe 93 le 10/03/2008 09:51
Du moins, "il y a une trop grande disparité qui ne permet pas d'extrapoler", estime Franck Louvrier, le responsable de la communication de l'Elysée, qui ajoute: "la gauche progresse, mais la droite résiste".

Certains journaux reprennent ces propos a grand renfort de copié-coller.



4. Posté par Achilli le 10/03/2008 09:56
Ce n'est pas du copié-collé, c'est juste ce que dit l'Elysée. Faut bien, à un moment donné, reproduire le propos présidentiel, pour savoir ce que Nicolas Sarkozy pense de tout cela ! Vous voudriez que l'on dise quoi, au juste ? Que nous inventions des phrases jamais prononcées ? JF Achilli.

5. Posté par philippe 93 le 10/03/2008 10:30
Je ne parlais pas de vous Jean François : vous, dans votre article, vous reportez des propos, les choses sont claires, y les guillemets et tout et tout, c'est normal. Ne le prenez pas pour vous donc. Je remarquais juste que certains journaux dont j'ai vu les unes ce matin ne c'étaient pas trop casser la nenette pour trouver leur titre.

Bien à vous

6. Posté par Achilli le 10/03/2008 10:36
Je ne le prenais pasx pour moi ! Rassurez-vous... Vous n'avez pas tort, c'est le côté répétitif des choses qui est souvent agaçant. Je le ressens également. Merci pour vos commentaires. Allez hop, place au deuxième tour à présent... JF Achilli.

7. Posté par philippe 93 le 11/03/2008 09:10
on y voit plus clair aujourd'hui... enfin plus clair, façon de parler... entre le MoDem qui se maintient ici, qui rejoins bidule là, un coup avec le PS un coup avec l'UMP, l'UMP en ordre divisé ailleurs (comme à Asnière) ... le jeu habituel est complètement modifié, c'est amusant. Le clivage gauche/droite ne veut plus dire grand chose. Les gens veulent un()e bon(ne) maire avec une équipe compétente.

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Edito

Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises

Au Cherche Midi, sortie en librairie le 24 avril 2008. Jean Christophe Lagarde, entretiens avec Jean-François Achilli.

Nouveau livre : Les Hypocrisies Françaises
Qu'est-ce qui empêche la France de se réformer ? Quels sont donc ces maux typiquement français, générateurs d'inégalités et d'injustice, qui semblent rendre notre pays ingouvernable ? Peut-on être une femme ou un homme politique, et peser sur le cours des événements ? Peut-on s'inscrire dans l'action politique, tout en respectant ses propres convictions, sans trop de concession avec le système ?

Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy, pourfend ici ce qu'il dénonce comme étant « les hypocrisies françaises », et qui sont aussi bien celles des élus que des électeurs. Un état des lieux clinique de ces dysfonctionnements, de ces comportements parfois égoïstes, de ces us et coutumes souvent dépassés qui depuis de trop longues décennies fabriquent de l'injustice et contribuent à paralyser une partie de l'action publique. Sur la faible représentativité de nos institutions politiques, l'illusion de la grandeur de la France, le droit de vote des immigrés, les ghettos de riches et les ghettos de pauvres, la consommation des drogues, le mariage homosexuel, l'école à deux vitesses, la facture de la santé, la relation parfois ambiguë entre pouvoir et médias… sujet après sujet, ce « jeune » élu fait entendre une autre voix, libre et décalée.

Jean-Christophe Lagarde, 40 ans, est maire de Drancy depuis mars 2001 et député de la cinquième circonscription de Seine-Saint-Denis depuis juin 2002. Il s'est fait connaître pour ses positions pendant les émeutes de novembre 2005, mais aussi en créant la cantine gratuite dans les écoles de sa ville. Soutien de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2007, il a rejoint ensuite les rangs du Nouveau Centre.

L'entretien est mené par Jean-François Achilli, 45 ans, chef adjoint du service politique de France Inter, qui a notamment couvert la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy.

Collection « Documents »
384 pages (14 x 22)  – 20 €
Jean-François Achilli
13/04/2008

En librairie

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»

Deux ouvrages consacrés à la personnalité et à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Publié en mars 2006 chez Robert Laffont, "Sarkozy, carnets de campagne" débute avec l'élection du futur président à la tête de l'UMP. Le premier chapitre s'intitule "La Firme Sarkozy", et décrit la machine de guerre qui accompagnera le candidat jusqu'à sa conquête de l'Elysée. Ces carnets compilent des choses vues et entendues au jour le jour. Au cours de ses déplacements effrénés, Nicolas Sarkozy se confie sans retenue sur tous les sujets, ses adversaires, sa vie privée, son avenir. Des scènes souvent surprenantes, des anecdotes, des confidences inédites... Un récit de terrain, un portrait en action, de celui qui n'a rien changé, ou si peu, depuis son élection.

«Sarkozy, carnets de campagne» & «Jusqu'ici tout va bien»
Cet ouvrage a été publié par Ramsay en février 2007. Il fait suite aux précédents "Carnets". C'est l'histoire d'un candidat à la fonction suprême qui, au fur et à mesure de son parcours semé d'embûches, se répèterait comme pour se rassurer : "jusqu'ici, tout va bien, jusqu'ici tout va bien"… Les temps, depuis l'élection, n'ont guère changé, dans l'esprit et dans le rythme. Un récit ponctué par les témoignages de Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Balkany,  Léo Battesti, Guy Bedos, Stéphane Bern, Pierre Charon, Bernard Debré, Arno Klarsfeld, Charles Pasqua et d'autres encore.
Jean-François Achilli
25/01/2007


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Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé

En direct et en simultané sur i>TELE et France Inter, un invité politique répond au feu roulant des questions de trois journalistes réunis sur le plateau. Un rendez-vous hebdomadaire incontournable où le franc-parler est de rigueur. Lundi 14 avril, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, face à Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Jean-François Achilli.

Lundi 14 avril 19H30 : Patrick Devedjian invité du Franc Parler sur France Inter et I-télé

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