"Mme Amara a organisé une consultation avant la mise en place du Plan Banlieue sans inviter les Missions Locales pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes, à s'exprimer sur les difficultés des jeunes de 16 à 26 ans. Monsieur Wauquiez dit ne pas savoir si ces Missions Locales servent à quelque chose... (Il est lui même président de la ML du Puy en Velay). Il faut informer les ministres : les Missions Locales, ce sont plus de 450 associations, plus de 11000 salariés, entre 2 et 3000 bénévoles qui organisent le service public de l'insertion des jeunes depuis plus de 25 ans. Un million 200 mille jeunes y sont accueillis, écoutés, et accompagnés vers la formation, l'emploi, l'autonomie, la citoyenneté et la résolution de questions complexes comme l'accès au logement, aux soins, aux droits, à la culture ...
Ce réseau a besoin d'une reconnaissance financière et politique de son travail qui permet à 35 à 50% des jeunes suivis de s'en sortir chaque année. Au lieu de ce soutien raisonné et constructif, le gouvernement fragilise lui-même ce qu'il cofinance (avec les régions, certains départements, et les communautés de communes et communes) et sème le doute en lançant le Contrat d'Autonomie Jeunes, tel un marché, à des cabinets privés. Cette mesure qui devait être une mesure phare du Plan Banlieue vise 45000 jeunes en 3 ans: une goutte d'eau par rapport aux besoins! Cette mesure démarre très difficilement : elle est confiée à des professionnels certes, mais ils ne sont pas spécialistes de ce public ... Ils seront rémunérés 7500€ pour un jeune inséré alors que le financement de l'insertion d'un jeune en Mission Locale coûte environ 500 à 600€ par jeune et par an dont 150€ à l'Etat (tout compris, salaires et fonctionnement). Cherchez l'erreur! Les jeunes n'ont pas besoin de mensonges (ce contrat d'autonomie n'est pas un contrat de travail, pas plus que le civis... Attention aux ambigüités sur lesquelles on joue), les jeunes n'ont pas besoin d'être assistés (une aide de 300€ par mois pendant le contrat d'autonomie): les jeunes suivis en Mission Locale ont besoin de travail rémunéré, de respect, souvent de formations adaptées et "professionnalisantes", ils ont besoin que des adultes structurants les accompagnent dans les apprentissages concrets qui ont pu leur faire défaut: anticiper, gérer un petit budget, organiser les aspects administratifs de la vie courante, ouvrir un compte, comprendre comment marche la sécurité sociale, se présenter à un employeur, vivre en société en respectant les lois, construire ses propres valeurs etc. Cela peut être rapide ou prendre de longs mois, les jeunes qui rencontrent leur conseiller en Mission Locale quand ils en ressentent le besoin, en urgence, ou régulièrement, selon leur rythme, y trouvent tout cela pour se construire. MESDAMES ET MESSIEURS LES JOURNALISTES IL FAUT INFORMER LES SOLDATS AMARA ET WAUQUIEZ ET LES AUTRES. Contacts : le CNML, l'UNML et l'ANDML sur la toile sans aucun problème. Une directrice de Mission Locale, encore heureuse de l'être, qui ne souhaite pas que son nom soit cité mais préfèrerait de vraies rencontres avec les décideurs politiques"…
Autre courrierl, qui nous est envoyé cette fois par Karim, de Toulon : "Mobilité, Emploi et insertion! Quelles actions innovantes pour améliorer les problèmes d'emploi dues aux difficultés de mobilités ? Que pensez-vous des solutions innovantes (plateformes mobilité insertion Bougez vers l'emploi!) apportées par l'association Voiture & co".