Jean-François Achilli Blog

Le précédent Jospin : l'Etat invité à s'impliquer.

L'Etat doit-il intervenir dans le sauvetage d'Airbus? Oui, si l'on en croit les principaux candidats à l'election présidentielle, du moins ceux qui sont allés à la rencontre des syndicats du groupe EADS. Dominique de Villepin, de son côté, a déclaré hier à Matignon que l'Etat était prêt à participer avec les autres actionnaires à toute augmentation de capital jugée nécessaire par l'entreprise. Les trois candidats actuellement en tête dans les sondages ont rivalisé sur le terrain pour venir en aide à l'entreprise menacée.



Le précédent Jospin : l'Etat invité à s'impliquer.
Récit : il y a tout d'abord le virage de Nicolas Sarkozy. Le candidat de l'UMP, qui a rencontré les syndicats hier à Toulouse, a estimé que l'Etat pouvait finalement participer à une augmentation du capital d'Airbus. Alors qu'il avait plaidé en faveur d'un désengagement la semaine dernière. Nicolas Sarkozy a également souhaité une renégociation du pacte d'actionnaires avec l'émergence d'un véritable patron industriel pour diriger l'entreprise. Un changement de cap en réponse à Ségolène Royal, qui dès vendredi a été la première à réagir dans ce dossier, en proposant que l'Etat recapitalise tout de suite l'avionneur européen, en invitant les régions à entrer dans le Capital. François Bayrou, le président de l'UDF, qui a précédé Nicolas Sarkozy à Toulouse hier, a souhaité que l'Etat n'élude pas ses responsabilités. C'est comme si les candidats au chevet d'Airbus avaient retenu la leçon de ce qu'il ne faut plus dire en politique. Quand Lionel Jospin avait déclaré en 1999 à propos des suppressions de postes chez Michelin: "il ne faut pas tout attendre de l'Etat".

Mardi 6 Mars 2007
Jean-François Achilli